Électricité : la panne de courant, c’est pour bientôt

« Une panne de courant n’est qu’une question de temps, préparez-vous bien à l’avance. »

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Électricité : la panne de courant, c’est pour bientôt

Publié le 16 avril 2021
- A +

Par Michel Negynas.

En matière d’énergie, comme sur d’autres sujets, l’Allemagne, forte de sa puissance économique, fait la loi.

L’Allemagne, puissance schizophrène

L’efficacité de ses lobbyistes à Bruxelles comme de son personnel politique arrive à des choses étonnantes : le rejet du nucléaire, exclu de la taxonomie financière alors que le gaz y est intégré, l’appui au gazoduc russe alors que les relations avec la Russie sont pour le moins difficiles, la réglementation de plus en plus surprenante en faveur de l’éolien et du solaire dans un soi-disant processus de libéralisation de l’électricité

Le problème, c’est que l’Allemagne est schizophrène, entre un matérialisme appuyé par une redoutable efficacité, une confiance totale en la technologie et un pragmatisme à toute épreuve, et un relent de vieux pangermanisme romantique qui la pousse à des désastres, ici un écologisme complètement irrationnel.

Cela ne date pas d’hier. Et tout le monde suit, tant bien que mal, parce que c’est le modèle de vertu : 120 GW d’énergie intermittente installés, on veut en faire autant…

Pourtant, certains résistent

On pourrait croire que les Allemands votent en bloc pour leur programme d’Energiewende de transition énergétique. Or, il n’en n’est rien. Comme chez nous, il y a de l’opposition.

Différentes structures  se sont constituées, y compris contre le consensus du changement climatique, comme l’association EIKE, et qui milite aussi contre la folie de l’Energiewende. Certains organes des ministères fédéraux commencent même à tirer la sonnette d’alarme comme le rapporte Die Welt.

L’équivalent allemand de la Cour des comptes conclut par exemple :

« Le Contrôle fédéral des finances soutient que les hypothèses essentielles sur lesquelles se fonde l’évaluation actuelle de la sécurité d’approvisionnement sur le marché de l’électricité sont irréalistes ou dépassées. »

L’arrêt des centrales charbon a duré huit jours…

Cette crainte est partagée par de nombreux scientifiques et experts énergétiques, à tel point qu’un blog a été crée sur ce sujet, avec un titre qui en dit long.

L’objectif de l’association :

« Nous devons fournir des informations sur la situation actuelle dans nos articles, en particulier pour remettre en question les affirmations techniques et physiques, souvent simplement pour les recalculer, afin d’amener la discussion, que nous jugeons très idéologique, à un niveau objectif. »

Un de leurs derniers articles concerne l’arrêt des centrales à charbon, effectif au 1er janvier 2021.

« L’élimination progressive du charbon n’a duré que 8 jours, après quoi plusieurs centrales ont dû être reconnectées au réseau en raison du marasme prolongé […]  (que cela occasionnait sur le réseau)

« La centrale électrique d’Heyden réaffectée a dû être redémarrée six fois d’ici la fin du mois de février afin de pouvoir assurer l’alimentation électrique. L’Agence fédérale des réseaux a maintenant confirmé qu’elle re-classait les centrales électriques déjà fermées Heyden, Datteln, Walsum 9 et la centrale électrique de Westphalie comme étant d’importance systémique et que celles-ci doivent rester prêtes à être utilisées comme centrales de réserve. Les opérateurs sont donc obligés de continuer à fonctionner sous  bref délai. L’élimination progressive du charbon n’a duré que 8 jours. Après l’arrêt, les centrales au charbon ont dû être de retour sur le réseau pour éviter une panne de courant »

En fait, ces centrales sont astreintes à tourner à vide pour fournir l’inertie et l’énergie réactive nécessaire au réseau, ce qui est impossible avec la plupart des éoliennes et le solaire. Nous avons déjà évoqué ce problème.

L’article poursuit :

(C’est un) « un désastre économique pour les opérateurs. En effet, ils ont les coûts de fonctionnement et de maintenance des systèmes et pratiquement aucun revenu, car seules quelques secondes ou quelques minutes de puissance sont injectées pour combler les chutes de fréquence du réseau. Il faut donc subventionner ces systèmes. C’est un paradoxe, car ces centrales ont jusqu’à présent produit l’électricité la moins chère et se sont gérées sans subventions. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons l’électricité la plus chère au monde ».

C’est ce qu’on appelle l’effet Bitur-Camember, qui creuse un trou pour y mettre les déblais du précédent : on subventionne les ENR, ce qui oblige à subventionner les centrales classiques qui n’en n’avaient pas besoin.

Mais c’est encore pire que ce qu’on pensait

« En 2022, les dernières centrales nucléaires, ainsi que d’autres centrales au charbon d’une puissance totale de 1,5 GW, seront mises hors ligne. Ces centrales seraient capables de générer environ 3 % de la demande totale d’électricité. En outre, environ 6000 éoliennes d’une capacité d’installation de 16 GW seront démantelées d’ici 2022 en raison de l’expiration des subventions EEG.

En 2020, ceux-ci ont généré environ 7 % de la demande totale d’électricité. Les nouvelles constructions prévues de production d’électricité verte ne pourront même pas être près de compenser cette perte.

Lorsque la demande d’électricité augmentera à nouveau au niveau de 2019 après la fin de la COVID 19, ce sera particulièrement excitant au cours de l’hiver à venir. Parce qu’il y aura alors une pénurie de 10 à 15 % de capacité du côté des producteurs. Beaucoup de personnes devront alors prendre note que les lois physiques s’appliquent même si on ne les comprend pas. »

Et de conclure :

« Une panne de courant n’est qu’une question de temps, préparez-vous bien à l’avance. »

En France, le Réseau de Transport RTE dit lui-même que nous n’avons pas de marge non plus, mais qu’une solution réside dans les importations…

Connaissez- vous l’histoire du musicien qui demande à un ami de le remplacer lors d’une répétition ? L’autre lui objecte qu’il ne sait pas jouer. Aucune importance, tu fais semblant… Le jour venu, le chef abaisse sa baguette… et aucun son ne vient. C’étaient tous des remplaçants.

Nous avons le désastre sous les yeux, il est dénoncé par les Allemands eux-mêmes. Mais toute l’Europe continue d’enjamber le bastingage en bêlant …

« Une panne de courant n’est qu’une question de temps, préparez-vous bien à l’avance. »

 

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  • On croirait lire une tribune de l’APHP : « il faudra BIENTÔT trier les patients »…
    Ca fait jamais que 20 ans que l’Allemagne diminue la part du charbon dans son mix énergétique et augmente celle de l’éolien…
    291 TWh en 2000… 134 TWh en 2020…
    Ce qui au passage me fait marrer quand je lis « L’élimination progressive du charbon n’a duré que 8 jours »…
    Bref, tout ça n’est pas très serieux !

    • L’article parle des absurdités actuelles du système où l’on n’a, sur papier, pas besoin du charbon, mais où la réalité technique – la variabilité de la production éolienne / solaire ( subsidiée ) impose de maintenir en réserve, avec une très faible production, une flopée de centrales traditionnelles ( du coup également subsidiées )
      Cette aberration se prépare également en Belgique, qui envisage de fermer ses centrales nucléaires en 2025 et a lancé un programme de construction de centrales à gaz …. qui seront subsidiées. Ça s’appelle clairement un « lose-lose »

      Et, comme ça ne suffira pas pour couvrir la demande, la ministre écolote a annoncé qu’elle ferait appel aux voisins en cas de pénurie

      • La Belgique va faire appel aux voisins , l’Allemagne et la France ?? ça tombe bien parce que l’Allemagne aussi va faire appel aux voisins ( la France et la Belgique ) et la France compte sur ses voisins ( l’Allemagne et la Belgique ) !!
        On peut se dire que l’Italie, l’Espagne et les autres font le même calcul .. blackout européen droit devant

      • Sauf que les voisins seront dans le même état de pénurie!

      • Je vous trouve bien aimable avec les arguments au doigt mouillé de l’auteur…
        Pendant des années, les opposants français à l’éolien ont relayé un énorme mensonge sur les ENR allemandes. Celles-ci avaient favorisé, à les écouter, un recours accru au charbon… Plus d’éoliennes, c’était plus de charbon cramé dans de sales centrales fortement émettrices de CO2…
        Les chiffres de la production allemande d’électricité montrent pourtant tout le contraire à qui prend la peine de se renseigner 5 min sur le sujet.
        Cette supercherie éventée, les mêmes nous expliquent aujourd’hui que les Allemands ont été obligé de maintenir la même capacité de production pour pallier l’intermittence des ENR.
        Vous me permettrez donc de prendre cet argument avec des pincettes car j’imaginer avec grand peine qu’aucune centrale à charbon n’a été fermée en 20 ans quand dans le même temps la production a été divisée par plus que 2. Et ce au moment même où l’Allemagne vient de décider de fermer sa quatre-vingtaine de centrales à charbon restantes d’ici 15 ans…

    • Ils ont été obligés de débrancher en urgence des industries début janvier, la fréquence du réseau ayant atteint le premier niveau d’alerte.
      Cela promet…

    • C’est surtout vous qui n’êtes pas sérieux lorsque vous recevez des informations contredisant votre idéologie, que vous rejetez en les qualifiant de pas sérieuses! Lorsqu’on aura plus d’électricité on viendra vous demandez des comptes!

      • C’est l’hôpital qui se moque de la charité !
        Pour ma part j’en reste toujours aux chiffres et aux faits.
        Je ne me satisfais pas de vagues explications et de sombres pronostics…
        Rien que votre « quand on n’aura plus d’électricité » révèle que votre naïveté succombe bien vite à un article qui ne démontre ni ne prouve rien…
        Je vous le répète : j’ai l’impression de revivre la séquence covid, quand on nous annonçait 500000 morts en France, ou 80000 au mois d’août 2020 quand on aurait déconfiné le pays.
        La gouvernance par la peur, vous n’êtes pourtant pas le dernier à la dénoncer. Je m’étonne que vous l’utilisiez, sans limite, quand elle conforte vos croyances…

        • La France et l’Allemagne ont, à ce jour, toujours assez de capacités pilotables (https://allemagne-energies.com/bilans-energetiques/, figure 5), pour compenser l’absence d’ENR.

          L’Allemagne a du rebrancher les centrales à charbon au bout de 8 jours (cité dans l’article).
          Qu’est-ce qui se serait passé si ces centrales n’avait pas été branchées?

          Quand on regarde le mix de capacité française, que va-t-il se passer quand on aura réduit les capacités en nucléaires (volonté), sans augmenter le fossile (volonté), ni hydraulique (pas de barrage ni de STEP à construire), les périodes sans vent ni soleil?

          Ce n’est pas gouverner par la peur. Tout gestionnaire d’entreprise s’attèle à garantir ses besoins.
          La France à une pointe estimée à 101GW = besoin
          -61.4 GW par le nucléaire (qu’on va réduire)
          -18.9 GW par le fossile (ne va pas augmenter, doit réduire)
          -25.7 GW par l’hydraulique (ne va plus augmenter, sera moindre en cas de remplissage bas des réservoirs par été/automne/hiver secs)

          Comment vous atteignez les 101GW la nuit sans vent quand on aura réduit le nucléaire?

          • Je doute réellement qu’on réduise le nucléaire… Vous voyez bien déjà comment une petite musique se fait entendre ici ou là pour dire que le nucléaire est essentiel dans la lutte contre le réchauffement climatique…

            • Il l’est en effet. Les chiffres le prouvent . C’est la meilleure techno à l’heure actuelle.

              Après ça a ses inconvénients…

    • L’automne dernier la France a fermé la centrale nucléaire de Fessenheim, mais a été contrainte d’importer de l’électricité d’origine fossile d’Allemagne et de rallumer ses centrales au charbon de Cordemais, en Loire-Atlantique, du Havre, en Seine-Maritime, de Gardanne dans les Bouches-du-Rhône, et de Saint-Avold, en Moselle. D’exportatrice, elle est devenue importatrice d’électricité !

    • Il faut arrêter de rester sur les statistiques annuelles.

      Prenez les statistiques journalières, notamment la répartition horaire de la production électrique.

      • Je n’en vois pas d’autres, pourtant, si l’on veut étudier raisonnablement le contenu du mix énergétique d’un pays et son évolution dans le temps…
        Les stats journalières ou horaires, on leur fait dire ce qu’on veut…

        • Je ne vois pas comment on peut mal interpréter jour X, pas de production eolienne.
          Ce jour là, personne ne chauffe/cuisine/travaille donc?

          Votre statistique annuelle n’indique pas si les TWh éoliens produits sont effectivement consommé sur le marché, ou bradé en exportation (prix spot négatif).

          Vous raisonnez sur la production électrique comme on produit et on stocke du blé. Si on produit trop, on stocke dans les silos et on utilise quand on en aura besoin.

          Avec des capacités de stockage à grande échelle très limitées (pas plus de barrage, pas plus de STEP), le marché de l’électricité est un système à flux tendu.
          Si on produit trop par rapport à ce qu’on peut stocker et ce qu’on consomme, c’est perdu (bradé à l’export, pour l’équilibre).
          Si on ne produit pas assez (pas d’éolien), on compense par le pilotable (majoritairement fossile en Allemagne). Si les capacités de production pilotable sont inférieures à la demande, problème.
          D’où qu’ils ont rebranché des centrales à charbon qu’ils voulaient fermer au bout de 8 jours seulement.

          • Les réseaux européens sont interconnectés. Bon an mal an, le solde net allemand importation/exportation se situe entre -5% et +5% de sa production.
            Pas de quoi altérer fondamentalement les statistiques de production. On est largement en dessous, avec ces chiffres, des % de production de l’éolien ou du charbon…

            • « Les réseaux européens sont interconnectés. »
              Ou alors, la fuite en avant « si je ne produit pas assez, j’importerais ».
              C’est juste que nos voisins ont également la même réflexion en même temps.

    • la part du charbon diminue, mais il faut garder les centrales au charbon lors des pénuries de vent et de soleil…

    • Ce n’est pas parce que vous êtes nombreux à avoir tort que vous avez raison…

      • C’est vous qui avez tord car depuis quelques mois, la consommation de charbon a augmenté en Allemagne par manque de renouvelables.

  • Energiewende et non energiewenge.
    Oui, je sens que l’on va « s’amuser » un de ces prochains hivers…

  • Analyse intéressante. Un point seulement me chiffonne : « en 2022, quand la Covid sera terminée ». Je demande à voir… Et je rappelle que les élus écologistes ont partout été très en pointe dans la mise en place des « mesures barrières » les plus liberticides. Une nouvelle forme de convergence des luttes, comme on disait avant?

  • Vous aussi vous confondez KW et KWh? Vous êtes un journaliste d’un concurrent?

    • Ce poste s’adressait à M Lapurée, évidemment.

    • Le Watt, c’est pratique et écolo.

      Cela permet de considérer une puissance maximale théorique en utilisant même au besoin les puissance crête, à la source avant pertes en ligne et de conversion, et en évitant d’intégrer l’intermittence ou la chute du rendement avec le temps.

      Et par dessus tout, on contourne le « détail technique » navrant de l’électricité : une puissance produite doit être consommée immédiatement et vice-versa.

      C’est comme dans la blague du garçon qui demande à son père la différence entre réel et virtuel :
      – demande à ta mère et ta soeur si elles sont prêtes à coucher avec un inconnu pour un million d’euros
      – elles disent oui
      – ben tu vois : virtuellement on est riches, réellement on a 2 putes à la maison …

    • Un peu court, jeune homme… Et bien léger…
      Votre commentaire est à la hauteur de votre article.
      Vous êtes constant… et pas intermittent. C’est bien le moins pour le Don Quichotte de l’éolienne !

      • M Lapurée, allez réviser votre cours de physique de seconde, et apprendre ce qu’est une puissance et une énergie.
        Ensuite nous reprendrons le débat?

        • Amabilité pour amabilité, apprenez à lire correctement ce que vous lisez…
          Cf mon post du 16 avril 13h18, où je fais bien la différence entre production et capacité, energie et puissance…

          • Alors vous n’êtes pas ignorant, vous êtes malhonnête intellectuellement.

            • Dialogue de sourd:
              Jeremy avance le seul vrai argument qui est que quand on mets des éoliennes, ça remplace une partie de la conso de charbon. C’est exact (sauf pour ce qu’il affirme sur la baisse continue en Allemagne, il me semble que cette baisse est récente).

              Mais il oublie ( lobbying pro éolien?) de préciser que ça ne remplace quasiment aucune centrale fossile, et que l’effet sur les émissions de CO2 est limité.

              Il oublie aussi de dire que les pays qui misent sur les ventilateurs n’arrivent pas à atteindre le niveau des émissions des pays qui utilisent massivement l’atome… (Et sont pas prêts d’y arriver…)

              J’espère que ça mettra tout le monde d’accord.

  • Hier 15 avril vers midi le cout du MWh en Belgique est monté à 1900 €/MWh. Au lieu de 50. Pour le mieux le signe qu’il n’y a plus assez de puissance disponible.
    https://www.elia.be/fr/donnees-de-reseau/equilibrage/prix-de-desequilibre-15-min

  • La realite, c’est ce qui continue d’exister meme quand on y croit plus…
    Au fait comment faire pour se preparer au black out?

    • Etrangement, de la même manière qu’un survivaliste.

      Note : lors d’un blackout : pas de télé/internet/4G etc… cad oublier ce qui occupe et divertit la majeure partie de la populace à la maison.
      Bougies et jeux de société à la place.

    • Briquet, bougies, piles…
      Poêle à pétrole…
      Des conserves pour une semaine… la durée d’un blackout…

    • De l’expérience de 48h de coupure l’été dernier et des souvenirs de la grande panne de 78, il vaut mieux avoir prévu de manger ses surgelés en quelques heures et avoir un chargeur de téléphone sur l’allume-cigare de sa bagnole.

      • Pourquoi un chargeur de téléphone, quand les infra mobile seront éteintes également?

        La est l’intérêt du RTC.

        Le peu d’énergie qu’on a, autant le concentrer et l’utiliser pour se nourrir et se chauffer.

    • Groupe électrogène. Fonctionnant aux bonnes énergies fossiles!
      Évidemment, il faut aussi avoir prévu 2 ou 3 jerricans de d’essence.
      L’ensemble pour pas très cher. Quand vous faites la somme du prix des surgelés stockés dans un congélateur…

      • Groupe diesel insonorisé chez nous, suffisant pour tout, sauf la grosse pompe à chaleur. Les deux poêles à bois et le Zibro compenseront.

        Pas de risque d’explosion avec le stock de carburant, qui est aussi celui de nos véhicules, au fin fond de la campagne.

        • Le diesel est un bon choix: Se conserve mieux, et moins de problèmes pour relancer un moteur qui est resté longtemps à l’arrêt.
          Pour de l’occasionnel il vaut mieux un groupe équipé d’un lanceur manuel.
          C’est toujours quand on en a besoin la batterie est a plat…

      • Groupe électrogène diesel 😉
        On peut rallonger avec de l’huile de colza en cas de besoin.

  • Je suis optimiste, nous aurons tous été nuclearisé avant le blackout et au mieux moribond au bord de la route de l’exode à la recherche d’un vaccin.
    Des coupures d’electricite, ce n’est pas grave tant qu’il y a un réchaud à gaz dans le maison et que la cheminée ronronne.

    • Le soucis, ce sont les immeubles d’habitation à chauffage électrique individuel.

      Entre cuisiner au gaz et se chauffer au pétrole, il n’y a pas forcément la ventilation suffisante pour évacuer le CO2.

      • C’est vrai , j’ai une baraque avec ventilation mécanique, un poêle à gaz s’arrête au bout de 30 min, sécurité. Même ventilé le gaz ou le pétrole est à proscrire dans une maison isolée.

      • Ce n’est pas l’horrible CO2 tueur de petits enfants par noyade dans les générations futures qui est dangereux mais le monoxyde de carbone produit par une combustion incomplète.

        Et en l’occurrence, c’est l’isolation qui est incompatible avec les systèmes à combustion en supprimant la ventilation naturelle.

        Alors si on n’a plus ou pas assez de courant pour se chauffer … En cas de blackout, ma gazinière sera ma seule possibilité de me chauffer (tout en me calfeutrant) : à mes risques et périls.

    • On ne parle pas de coupure d’électricité mais de blackout sur une grande partie de l’Europe. C’est très très grave, et il pourrait falloir plusieurs jours pour redémarrer le système.
      Seuls les bobos trop habitués au confort que le nucléaire leur a assuré pour maintenant presque deux générations peuvent croire le contraire.

      • Dans le s/o cela arrive assez souvent, la dernière tempête, 3 semaines sans electricite, avec un groupe ça va. Après y a le gaz, et le bois, j’ai tout ça en cas de… Biensur en ville…… Camping gaz et gros pull.

  • « ces centrales sont astreintes à tourner à vide … »

    Même en tournant à vide, je doute qu’on soit capable de maintenir en état de fonctionnement ces systèmes.

    Ils ont été conçus pour être utilisé, entretenu, révisé. Quand une machine n’est pas entretenue, qu’il n’y a plus de pièce détachée ni de techniciens pour la réparer et la régler, on s’aperçoit le jour où on en a besoin qu’elle ne fonctionne pas. La probabilité de casse à haut régime doit augmenter avec le temps d’inutilisation et le défaut de maintenance.

    • ben si, on les maintient en les faisant tourner (à vide)… d’où l’absurdité.

      • Ca marche comment une centrale à charbon qui fonctionne à vide ?…

        • C’est simple, c’est comme un camion au delà du cercle polaire arctique, le camion est arrêté, mais le moteur tourne toute la nuit, sinon il ne démarre plus par -60°.

          Il tient le moteur au chaud en attendant simplement de reprendre la route le moment venu…

          Kif kif la centrale !

          • « Les mécanos mènent aussi une vie de chien. Avec ce froid, il faut une équipe de nuit toutes les vingt minutes pour démarrer les moteurs et les chauffer jusqu’à cent dix degrés ».

            Pierre Clostermann, Le grand cirque.

            (Il parle des avions de chasse basés à Volkel (Pays Bas) durant l’hiver 44-45).

        • Et la méthode est simple, on ralentit ou accélère la vitesse du tapis roulant qui alimente le foyer en charbon pour réguler la pression/production de vapeur.

          • Oui, mais il y a un problème: le rendement est épouvantable. En fait, à partir d’un certain niveau d’ENR, les centrales classiques en réserve ont un rendement tellement bas qu’elles compensent par leurs émissions ce qu’on gagne avec le vent et le soleil.

            • Je ne sais pas si c’est à ce point mais cet aspect de la question mériterait un article.

              Au feeling, je ne serais pas surpris que lorsque les allemands auront fini leur « Energiwende », ils émettront plus de CO2 que s’ils s’étaient équipés uniquement de centrales gaz a cycle combiné…
              On verra.

    • Pour ma part, je serais curieux de voir une centrale à charbon « tourner à vide ». Ça doit être un spectacle merveilleux, s’il existe quelque part dans la réalité…

  • quand on a une politique énergetique…on a des trucs comme ça;.
    on a des « enjeux » des objectifs globaux n un mission, socio environnemento strategico machin truc…et ça COUTENT du pognon, à qualité égale .. parce que sinon satisfaire les clients avec un prix  » vrai » le marché sait faire…

  • je crains que le grand black out soit nécessaire pour que les opinions publiques se révoltent enfin contre la dictature écolo.

    mais tant pis pour tous ceux qui y laisseront leur peau…

    • Le « soucis » (en fait plutôt rassurant) c’est que les mesures de protection (coupure des sites industriels energivores, coupure localisé..) seront utilisés pour prévenir les black out.

      Et les écolos reviendront « vous voyez, pas de black out, donc ça marche »…. Juste qu’on aura coupé une partie du pays pendant quelque temps..

  • M Lapurée

    Vous dites:

    « car j’imaginer avec grand peine qu’aucune centrale à charbon n’a été fermée en 20 ans quand dans le même temps la production a été divisée par plus que 2 »

    Parce que vous confondez (ou feignez de confondre) énergie et puissance, KWh et KW, production et capacité. Si on installe plusieurs centaines de milliers d’éoliennes et des km2 de panneaux solaires, on finit bien par produire la majorité de l’énergie… mais pas forcément quand on en a besoin.
    Il faut donc en parallèle maintenir des capacités (KW) classiques pour les nuits sans vent.

    Cette confusion, par ignorance ou malhonneteté est entretenue dans les media, le monde politique et les affairistes des ENR.

    • Je m’avance peut-être mais …

      Il me semble qu’on assure la rentabilité des éoliennes ou PV en garantissant un prix d’achat de TOUTE la production à prix fixe.

      Mais qu’il faudrait avoir une capacité théorique (« foisonnement ») de 5 ou 10 fois le besoin pour pallier à l’intermittence.

      Qui est le dindon de la farce ?

    • « Parce que vous confondez (ou feignez de confondre) énergie et puissance, KWh et KW, production et capacité »
      Vous plaisantez j’espère. Ou vous avez lu mes posts en diagonale…
      Si j’ai rappelé les chiffres du mix de la production électrique, c’est parce que le mythe des ENR allemandes qui auraient nécessité d’augmenter le recours au charbon est encore vivace chez les anti-eoliens.
      J’ai également rappelé que les plus malins de ceux-ci ont déplacé l’argumentaire sur les capacités et les coûts liés au maintien des dites capacités.
      Ce qui montre bien que je ne confonds pas les deux.
      Et j’ai déjà fait part de mes remarques sur ces sujets. Inutile d’infliger à vos lecteurs une nième version des mêmes choses. Je ne m’appelle pas Gay ou Negynas…

      • un des problème des enr à mon opinion est qu’on les agrège quand ça arrange et qu’ on classe la combustion de divers trucs organiques comme propre..ou judicieux en terme écologique, ce qui est très discutable.

        je regarde ..https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lectricit%C3%A9_en_Allemagne

        j’essaye de me souvenir des objectifs.

        et je regarde le prix…

        et la question que je me pose mais pourquoi les prend on comme « modèle.. ». et modèle de quoi au juste sinon d’objectifs idéologiques discutables.. mais bon..si les objectifs idéologiques étaient partagés par tous ça ne me choquerait pas.. j’ai comme un doute.

      • Vous parlez de mix énergétique, qui n’a rien à voir avec la sécurité d’alimentation.
        Vous dites:
        « J’ai également rappelé que les plus malins de ceux-ci ont déplacé l’argumentaire sur les capacités et les coûts liés au maintien des dites capacités. »

        Il ne s’agit pas de « déplacer » quoi que ce soit. Il s’agit juste de constater qu’il y a des nuits sans vent.
        Les ENR allemandes nécessiteront d’augmenter le recours au gaz si ils arrêtent le charbon. Le choix est entre nucléaire et gaz, pas entre ENR et autre chose.

        Sur un autre post, vous condamnez férocement les subventions…pas pour les ENR?

        • L’argumentaire du sieur Lapurée, c’est de comparer:
          -une situation sans ENR et full fossile
          -une situation avec ENR et les centrales fossiles toujours présentes.

          Alors oui, l’utilisation des centrales fossiles a été réduire (car la production réduite a été remplacée par les ENR). Mais les capacités pilotables doivent être gardées et maintenues (et payées).

          Si les politiques écologistes assument le prix (prix de l’électricité, prix environnementale des installations..), soit.
          Par contre, dans toutes les campagnes de « sensibilisation écologique », il ne me semble pas avoir lu d’annonce que l’électricité coutera 3 fois plus cher. Ni qu’il faut garder autant de capacités pilotables en réserve au cas où. Les discours écologistes, c’est « fermer, fermer, fermer » (et vous soulevez qu’en Allemagne, ils n’ont pas pu).

          L’autre drame pour les Allemands : devoir dépendre du gazoduc russe. Ou comment transformer l’Allemagne.

          En bref, beaucoup de décalage entre les promesses annoncées, et la réalité.

      • « les chiffres du mix de la production électrique »

        Moi ce qui me gêne est cette notion de mix intégré à la novlangue. On produit bien sur avec toutes les sources possibles quand elles sont adaptées, y compris de la géothermie, de la cogénération, des moulins à eau, des centrales marée-motrice ou ce que vous voulez. Mais qui parle de mix dans l’approvisionnement en pétrole de différente qualité ou de camemberts plus ou moins affinés ?

        Un mix de mauvaises solutions (et vous pouvez y inclure des mauvaises centrales nucléaire si vous voulez) ne donne pas une bonne solution. Les raisons objectives du « mix » devraient être techniques, financières et géopolitiques (priorités à définir clairement). Mais on nous présente le « mix » comme une solution à la mauvaise idée de l’éolien comme source d’énergie.

        Mauvaise idée dans la mesure ou la réponse de peut être que partielle, probablement pas durable (on a plus de chance d’inventer de nouvelles technologies que du vent constant) , et que la précipitation dans une pseudo-transition n’est pas justifiée (l’évolution est permanente, la transition suppose de savoir où on va) ni même en phase avec le prétendu RCA.

  • Et le Bullot ? Il est toujours en liberté ?

  • Les commentaires sont fermés.

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