Taxinomie des investissements durables : le nucléaire menacé

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Ursula von der Leyen presents her vision to MEPs By: European Parliament - CC BY 2.0

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Taxinomie des investissements durables : le nucléaire menacé

Publié le 17 juin 2020
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Par Michel Negynas.

À Byzance, paraît-il, on bataillait sur le sexe des anges pendant que l’empire en déconfiture succombait sous les assauts des Turcs.

L’Union européenne, elle, s’étripe sur la taxinomie de la finance verte, tandis que les États-Unis, la Chine et la Russie réinventent le monde sur son dos.

La taxinomie de la finance verte : seule les élites européennes sont capables d’inventer des choses pareilles. D’abord en réinventant un  mot, un de plus que ceux déjà cités dans un précédent article.  


La taxinomie, (du grec taxis, ordre, classement, et nomos, règle, loi) a été introduite par les biologistes, dans un but de classification, par exemple des espèces. Ce n’est que récemment que le mot a été élargi pour servir à des objectifs très divers, scientifiques mais pas uniquement. C’est devenu un mot valise comme on les affectionne, de ceux qui « classent » leurs utilisateurs. 

Alors, de quoi s’agit-il ? 

Il s’agit de classer  les secteurs d’investissements de la Finance en 3 catégories : 

  1. Les verts, les bons, ceux qui tiennent compte du bonheur de nos petits-enfants, qui sauvent la planète, bref, les gentils, et définitivement gentils. Les ENR, le bio…
  2. Ceux qui voudraient bien être verts et gentils, mais qui ne peuvent pas pour l’instant car ils n’en ont pas les moyens, en particulier technologiquement. Ils sont (sic) « en transition » vers le monde des gentils, car il ne fait aucun doute que des technologies miracles émergeront. Le ciment, l’acier, l’automobile… Ils sont en quelque sorte en sursis.
  3. Ceux pour lesquels c’est fichu : ils sont du mauvais coté, et le resteront. Le diesel, le charbon…

En 2016, la Commission européenne a formé un « groupe de haut niveau »  pour réfléchir au sujet, et mettre fin à un flou considéré comme insupportable. En 2018, les objectifs sont enfin clairs, on respire.

On peut alors organiser une « Conférence de haut niveau » qui aboutit, en octobre 2019, à la création de la « Plateforme sur la finance soutenable » que tout le monde attendait.  En 2019, la méthode est enfin finalisée dans un merveilleux rapport de 414 pages, de ceux dont la Commission européenne a le secret. On trouve tout ici.

Selon l’UE, la taxonomie des actifs verts sera le « catalyseur indispensable » pour « aider l’Europe à atteindre la neutralité climatique d’ici à 2050 » l’objectif du Pacte vert pour l’Europe (Green Deal) de la présidente de la nouvelle Commission, Ursula von der Leyen.

Après d’ultimes rebondissements, les négociateurs du Parlement européen sont parvenus à un accord avec tous les États membres sur la taxonomie des activités durables. La France et huit autres pays ont obtenu de ne pas exclure le nucléaire. Le gaz aussi pourra faire partie des activités de « transition » ou « facilitatrices ». 

« La taxonomie de l’investissement durable est probablement l’évolution la plus importante pour la finance depuis la comptabilité. Cela changera la donne dans la lutte contre le changement climatique » a déclaré l’eurodéputée finlandaise (PPE) Sirpa Pietikainen, négociatrice en chef de la commission de l’environnement.

« Le texte n’exclut aucune technologie ou secteur spécifique des activités vertes, à l’exception des combustibles fossiles solides, tels que le charbon ou le lignite. La production de gaz et d’énergie nucléaire n’est toutefois pas explicitement exclue du règlement. Ces activités peuvent potentiellement être qualifiées d’activités « habilitantes » [facilitatrices] ou transitoires dans le plein respect du principe « ne pas causer de préjudice important » [Do No Significant Harm en anglais] » précise le Parlement européen dans un communiqué publié ce mardi.

Un contresens

Évidemment, n’importe qui de bon sens comprend qu’il y a de facto un léger contresens : la Commission veut classer des activités et des secteurs d’activité. Or n’importe quelle activité peut être menée d’une manière responsable et durable. À l’inverse, on peut faire une activité censée être écologique en dépit du bon sens.

On peut faire du ciment « vert » en utilisant au mieux les technologies disponibles et les moins nocives pour l’environnement, sachant qu’on ne peut se passer de ciment, et a contrario bâtir des éoliennes en massacrant des pans entiers de forêt, sachant en plus qu’elles ne servent à rien. Ce contresens est habituel chez les écologistes et les journalistes, mais difficilement excusable pour des « experts de haut niveau »…

De plus, la liste qui sort des travaux est en réalité purement politique. La méthode proposée est comme la plupart des méthodes d’analyse environnementale, purement conventionnelle puisqu’il faut pondérer des dizaines d’impacts de nature très différente pour les fondre en un critère unique. Et on ne s’attache qu’aux points négatifs, alors qu’il faut faire des analyses « coûts/bénéfices ». 

Compte tenu de ces gros malentendus, toutes les interprétations sont possibles, entraînant tous les combats de lobbies, ceux des secteurs d’entreprises mais aussi ceux des États membres. Comme d’habitude, la bataille finale s’est tenue entre les frères ennemis.

La France voulait inscrire le nucléaire parmi les gentils. L’Allemagne ne voulait pas inscrire le gaz parmi les méchants. On peine à saisir la logique environnementale, d’autres logiques seraient-elles à l’œuvre ?

Une réponse d’attente, préjudiciable à l’investissement

Mais on vient d’apprendre qu’une fois de plus, l’Union européenne a triomphalement trouvé un compromis grâce à l’habileté de la présidence finlandaise.

Le nucléaire et le gaz seront « en transition » : cela veut dire que peut-être, un jour, ils seront gentils. Nous voici rassurés.

Vous allez me dire que, hormis les millions d’euros dépensés en consultants, frais d’hôtel et de déplacements des instances de « haut niveau », tout cela n’a guère de conséquences pratiques. Que nenni : quand nous aurons les listes, on exigera du  reporting  de la part des  institutions financières, pour qu’elles évaluent elles-mêmes leur propre « gentillesse », c’est-à-dire encore des rapports, payés à des consultants de plus en plus chers, et de plus en plus « hors sol »… Ce n’est pas anodin, cela peut avoir des répercussions sur la valeur boursière et rattraper ainsi le monde réel.

Et le classement sera revu dans deux ans : 

« Des changements symboliques » relativise l’euro-député vert allemand Sven Giegold, convaincu que le texte n’a pas perdu en substance, et que le nucléaire sera in fine exclu.

Donc ce n’est que  le prélude au stade ultime : l’interdiction. Ne plus investir dans la liste de méchants, désignés ainsi par des « experts de haut niveau » qui n’ont rien compris au film. Ce classement, révisable à tout moment, inocule de l’incertitude pour tous les investissements de structure de l’Union européenne.

Pour le gaz, dont le coût d’investissement est faible au regard du coût de production, c’est peut-être gérable. Pour le nucléaire, qui a besoin d’énormes capitaux et d’un temps long, c’est peut-être un arrêt de mort.

La finance, qui a horreur des incertitudes, en tirera les conséquences.

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  • Il faut arrêter de faire une fixette avec le nucléaire, il nous semble indispensable parcequ’on a misé dessus a une certaine époque mais à sans doute plombé notre économie en empêchant d’optimiser tout le reste. Avoir de l’énergie sur son sol gratis ou presque n’est pas un vrai cadeau.

    • « Avoir de l’énergie sur son sol gratis ou presque n’est pas un vrai cadeau. »
      C’est juste notre niveau de vie…

      • Notre niveau de vie…. Un miracle que peu ont vraiment vu.. Combien de chômeurs en France ?
        Pour mes moins 7 je vous signale que suis 100% pour le nucléaire. Mais à t on vraiment profité de cette mane ?

        • Cette mane a un peu compensé toutes les autres âneries publiques, telles que: impôts de production, réglementations idiotes, taxation tous azimuths et code du travail anti-travail.

          • Compenser ou provoquer ce flot continu d’aberrations économiques ? Et comme on disait à l’époque, on n’a pas de petrole mais des idées…. Courtes très courtes à ras du caniveau…. Et ça continue.. Il supprime le nucléaire total va sûrement disparaître .. Pour air France on ne pleurera… Pour le reste.. Il n’y a plus de restes, tout est parti.

        • Cette manne a été gâchée par la bêtise!

    • Encore une histoire belge?

    • Il faut surtout arrêter de faire lobotomiser par les écolos : « l’énergie » est une grandeur physique et pas une ressource.

      S’il était si facile de passer d’une forme de stockage de l’énergie à une autre cela aurait un sens. Mais ce n’est pas le cas.

      Tout le matraquage pseudo-scientifique des écolos sur l’énergie propre, noble, renouvelable, verte, etc … conduit à des mauvais choix technologiques, économique ET écologiques. Le fait d’économiser de l’énergie est un non-sens : il faut économiser son coût par rapport au service rendu et ses inconvénients (pollution, risques, déchets …). Ce qui est totalement différent. Par exemple, le chauffage électrique a de nombreux avantages. (Chauffage radiant, au sol, instantané, régulé …). Le coût est essentiellement lié aux infrastructures et donc la perte d’énergie en ligne est un faux argument mais l’intermittence un problème majeur.

      Les écolos sont contre à cause du nucléaire et de la variabilité de la demande qui rend les soit-disant EnR totalement inutiles car redondantes. Ils préfèrent tous les inconvénients du gaz, y compris pour les risques stratégiques, physiques et écologiques afin de ne pas discréditer leurs moulins à vent.

    • Moins 14…desole.si vous n’avez pas compris le fond de ma pensée. Si personne en Europe veut du nucléaire, il est inutile de lutter, il n’y a rien à y gagner dans l’immédiat… Et la première raison est l’investissement nécessaire pour une centrale.. Quand on a que des dettes, on fait plaisir aux preteurs

    • Vous réfléchissez avant d’écrire une ânerie? L’énergie bon marché est le terreau de l’économie, laquelle fixe notre niveau de vie.

  • « Investissement durable » : encore un pléonasme permettant d’établir une norme du camp du bien, visant à éliminer tout ce qui ne va pas dans le sens souhaité.

    Celui du « commerce équitable » a été assez bien brocardé sur Wikipedia dans l’article sur le « commerce inique » : https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Pastiches/Commerce_Inique

  • On pensait bien hâtivement qu’Ursula était moins conne qu’Angela !

    • C’est comme pour Moscovici: on envoie à Bruxelles les plus nuls, ceux dont on veut se débarrasser. Mais là, les allemands ont fait très fort, ils l’ont envoyé au sommet.

  • J’ai lu dans la presse économique que des banques (dont une dont je suis sociétaire) voulaient pousser Total à « verdir » son activité dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.
    C’est très ennuyeux car par cette action, ces banques portent donc un jugement sur les activités de leurs clients. Et Total, son métier, c’est d’extraire, raffiner et distribuer du pétrole: il y aurait donc de « bonnes » activités et de « mauvaises ».
    On comprend donc pourquoi Total se sente obligé d’investir dans les « énergies vertes », histoire de racheter ses fautes.
    Par conséquent, je vais agir en limitant mes activités avec ma banque, il n’y a que ça qu’ils puissent comprendre.

    • Les banques chinoise seront ravies d’accueillir Total…
      L’EU va plomber certaines activités industrielles et énergétiques pour battre sa coulpe sur l’autel d’un RCA imaginaire.
      Cela fera plaisir aux concurrents extra-européens qui n’en demandaient pas tant.

      Le Monde continuera à avancer sans l’EU, c’est tout. Les industriels européens les plus avisés ont déjà commencé à investir et se développer hors EU depuis longtemps et vont accélérer le mouvement.

      • Oui làa part de l’EU dans l’économie mondiale va baisser jusqu’à ce qu’elle devienne marginale. Nous pourrons alors bâtir notre paradis socialiste dans la plus parfaite indifférence du reste du monde.

    • Cela tombe bien; voici ce que j’ai envoyé à Total-actionnaires il y a huit jours :
      Modeste actionnaire de Total, je veux cependant donner mon avis sur les actions en général dont il est question dans les images que je viens de recevoir.

      1. « Total est acteur majeur en Energies renouvelables ». Qui a convaincu Total de se revêtir de la bure écologiste qui se trompe gravement sur tout : les énergies sont dites « renouvelables » parce qu’elles résultent de sources renouvelables mais elles ne sont pas renouvelables pour les investisseurs. Au contraire, elles sont plus chères et les installations entraînent des dommages irréversibles pour l’environnement. C’est vrai pour l’éolien comme pour les solaire. Les seuls investissements intéressants seraient de remplacer progressivement les raffineries de pétrole par des usines de production d’huiles produites par les micro-algues photosynthétiques, d’une part et de maintenir les stations nucléaires le plus longtemps possible d’autre part. La recherche sur la fusion nucléaire doivent être intensifiées avec les capitaux inutilement investis dans l’éolien.
      2. La participation au projet éolien offshore en mer du nord écossaise est une erreur de stratégie à long terme, c’est à dire lorsque les politiques auront compris que le prétendu dérèglement climatique ne peut être combattu en réduisant le CO2. Comme dit ci-dessus, le vrai renouvelable peut être produit en profitant de la photosynthèse puisque le CO2 tourne plus vite grâce à l’augmentation du rendement des plantes et des unicellulaires verts, justement due au CO2.
      3. La proportion de CO2 n’augmente pas à cause des émissions humaines mais bien parce que l’océan se met en équilibre avec l’atmosphère, à cause de ses variations de ses température des eaux de surface. Il est donc illusoire me croire que l’Homme va infléchir cette courbe et surtout qu’il va modifier le climat.
      4. Je ne comprends pas que les dirigeants de Total, qui comprennent pourtant de nombreux cadres de haute formation scientifique et technique, se laissent influencer par l’écologisme, devenu une pseudoscience et qui devient maintenant totalitaire.

      Meilleures salutations,

    • c’est comme pour les chasseurs, il y a bonnes activités et il y a les mauvaises activités…

  • Jerémy Lapurée
    17 juin 2020 at 9 h 51 min

    « On peut faire du ciment « vert » en utilisant au mieux les technologies disponibles et les moins nocives pour l’environnement, sachant qu’on ne peut se passer de ciment, et a contrario bâtir des éoliennes en massacrant des pans entiers de forêt, sachant en plus qu’elles ne servent à rien. Ce contresens est habituel chez les écologistes et les journalistes, mais difficilement excusable pour des « experts de haut niveau »…
    De plus, la liste qui sort des travaux est en réalité purement politique. »

    ll n’y aucun contresens. Puisqu’en effet, cette liste est purement politique. Elle ne fait qu’enteriner les « choix » européens déjà actés en les couchant sur le papier pour flécher les investissements.
    Et on sait ce que sont ces « choix » depuis belle lurette : fin programmée des energies fossiles, developpement des ENR…
    Cela fait plus de 40 ans que le pétrole est ostracisé, d’abord pour des raisons d’indépendance énergétique et maintenant pour cause de rechauffement climatique.
    De toutes façons, les réserves de pétrole, gaz et uranium… à la fin du siècle, c’est TERMINÉ !
    Donc inutile de discuter du sexe des anges sur l’éolien ou le solaire, on n’a pas le choix. Voilà pourquoi j’ai mis des guillemets à « choix ».
    Bien plus qu’une option parmi tant d’autres, la taxinomie finances vertes de l’Europe illustre au contraire à merveille cette maxime de Talleyrand : « si des événements nous échappent, feignons d’en être les organisateurs » !

    • L’Uranium n’est pas menacé de disparition à la fin du siècle. C’est encore un des mensonges écolos.

  • La politique n’est rien d’autre qu’une guerre de conflit d’intérêts.

    L’opposition gaz/nucléaire est une guerre de conflit d’intérêts entre d’écologistes – ceux qui ont peur des particules fines et du réchauffement contre ceux qui ont peur des radiations. Bien sur les politiciens voudraient bien racoler dans les 2 camps, mais je suppose que les ingénieurs en génie électrique ont du menacer de rendre leur tablier. A leur place, je changerais de métier.

    J’attends de voir la guerre de conflit d’intérêt entre les néo-socialistes bourgeois écolo-bienpensants « bienfaiteurs de la planète et des élites » et les socialistes populaires marxistes traditionnels « bienfaiteurs du peuple et de ses dirigeants ». Comme on est ruinés, que la planche à billet est usée et les bijoux de famille chez ma tante en Chine, c’est l’argent qui sera la première ressource épuisée, et les rats vont s’entre-tuer pour un guignon de subvention.

  • Dans quelques années, l’Europe importera son énergie de Chine ou des US… On va bien se marrer ! 😀

  • Cette union européenne continue de creuser sa tombe. Choisir des investissements contraires à toutes ses décisions pourra s’avérer un pari très rentable.

  • Esprit critique
    17 juin 2020 at 11 h 11 min

    Entre la décision est la mise en production d’une centrale nucléaire ,c’est une dizaine d’années. Ces installation lourdes sont conçues pour produire au moins 40 ans. soit plus de 50 ans au total.
    L’écolo de métier, ou plutôt d’abrutissement idéologique profond, en cause comme d’une transition ! ?
    Transition vers quoi de concret , il n’en sait rien.
    J’aime l’écolo uniquement chez les Taxidermistes. Empaillé, il n’est plus un animal nuisible pour l’espèce.

  • Esprit critique
    17 juin 2020 at 11 h 14 min

    Entre la décision est la mise en production d’une centrale nucléaire, c’est une dizaine d’années. Ces installation lourdes sont conçues pour produire au moins 40 ans. Soit plus de 50 ans au total.
    L’écolo de métier, en cause comme d’une transition ! ?
    Transition vers quoi de concret, il n’en sait rien.
    J’aime l’écolo uniquement chez les Taxidermistes. Empaillé, il n’est plus un animal nuisible pour l’espèce.

  • La petite bête
    17 juin 2020 at 15 h 32 min

    d’autres logiques seraient-elles à l’œuvre ?
    Celle du fric, peut-être? Et devinez qui paie?…
    En attendant, l’arrêt de l’économie mondiale pour cause de virus n’a pas infléchi le CO2.
    Combien de temps va-t-on accepter de continuer ces politiques assises sur des mensonges?

    • Esprit critique
      17 juin 2020 at 17 h 16 min

      Il est établi et démontre, par des scientifiques sérieux, que si nous arrêtions demain toutes production de CO2, ce qui est évidement parfaitement impossible,( nous devrions aussi are ter de respirer), cela ne changerai strictement rien a la situation de la terre avant 30 ans. A supposer qu’il n’y ai aucun autre facteur que l’homme qui agisse sur le sujet. Ceci compte tenu de la masse de CO2 déjà présente aujourd’hui sur la terre et de l’inertie des equilibres en jeu.

  • jacques lemiere
    17 juin 2020 at 15 h 50 min

    les partis contestataires écologiques tardent à apparaître.. donc tant pis si les gens sont cons..

    mais le vrai dangers se situent dans les tentatives de rendre ce bazar irréversibles et quasiment « constitutionnel »..

  • « mais difficilement excusable pour des « experts de haut niveau »… »
    ces « experts » sont à la solde des politiciens donc, comme leur maitres, ils peuvent parfaitement dire tout et son contraire sans ciller…

  • Unilever met son siège social au Royaume-Uni et Nissan agrandit son usine de Sunderland. Donc, les groupes industriels quittent l’UE et son néo-bolchevisme vert.
    Il est temps que la France en sorte aussi, et vite !

    • La France est la fer de lance de tout ce qui va de travers en Europe, si la France sortait de l’Europe cela arrangerais certainement les affaires de ceux qui y restent mais pas la notre.

      • C’est exactement l’inverse ! Ça arrangerait nos affaires (comme pour les Anglais) et certainement pas les affaires de ceux qui y restent emprisonnés !

  • Il y a un détail qui échappe à nos planificateurs écolos néo-marxistes : il devient de plus en plus difficile de définir une technologie « durable » et donc un investissement « durable ».

    Avec des millions d’ingénieurs dans le monde, la technologie évolue plus vite que les politiciens sont capables de se mettre d’accord sur le choix de la taille d’une vis : plus performant, plus fiable, moins cher … Seule des entreprises réactives (non guidées par l’état) et des consommateurs libres (qui gèrent correctement leurs dépenses) peuvent suivre le mouvement.

    Bien sur, ce n’est pas leur problème car la durabilité est un détournement sémantique dont le vrai sens est « écologique ». Mais la réalité n’a que faire des manipulations du langage.

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