La transparence sur les vaccins

L’avancée extraordinaire que constitue la déclaration des essais cliniques dans le monde est un exemple de l’efficacité de la concurrence et de la compétition dans une économie de marché.

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Medical syringes By: Jernej Furman - CC BY 2.0

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La transparence sur les vaccins

Publié le 15 décembre 2020
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Par Philippe Lacoude et Guy-André Pelouze.

Ces jours-ci, sur les medias audiovisuels, nous entendons des professeurs de médecine et les habituels guerriers bornés du clavier AZERTY (sur Facebook et Twitter) raconter partout qu’il n’y a « pas de résultats disponibles sur les essais cliniques des vaccins de Pfizer et de Moderna » ! Seulement « des communiqués de presse » !

Beaucoup trop de personnes auxquelles ces déclarations sont destinées n’iront pas chercher les protocoles et les résultats des essais cliniques de Moderna et de Pfizer.

Le but de cet article est de documenter simplement les sources tangibles facilement disponibles sur les essais cliniques des différents vaccins.

La désinformation

Alain Fischer, le nouveau monsieur Vaccin recruté par le gouvernement pour nous inciter à la vaccination, part dans une grande tirade, le 3 décembre 2020, sur le « manque d’information » qu’il perçoit :

« Nous voudrions au moins vous indiquer une notion de prudence. Je crois qu’il faudra conserver tout au long de l’élaboration que vous ferez de la politique concernant la stratégie de vaccination.

C’est premièrement, pour l’instant nous disposons que de communiqués de presse des industriels. Nous attendons avec impatience, et en tant que scientifique, j’attends avec impatience, des publications scientifiques. Évidemment il y aura les dossiers qui sont adressés aux autorités réglementaires qui sont forcément très complets, qui ont déjà été adressés probablement mais dont nous n’avons pas connaissance.

Deuxièmement, par définition, le recul à ce jour sur l’évaluation de la sécurité et l’efficacité de ces vaccins ne dépasse pas 2 à 3 mois, donc c’est encore bref même si c’est très significatif.

Troisièmement les données ne sont pas encore complètes non plus pour savoir jusqu’à quel point ces vaccins sont efficaces chez les personnes les plus à risques, donc les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies chroniques. Et enfin, dernier point qui est critique mais dont la solution prendra du temps c’est de savoir si le vaccin d’une part protège l’individu vacciné contre l’infection et, espérons-le, contre l’infection grave, mais aussi protège contre la transmission, ce qui permettrait de briser la chaîne de transmission et plus rapidement arriver à voir la pandémie se résoudre. Et il faudra plusieurs mois probablement pour avoir ce dernier type d’information, qui aussi, forcément, aura un impact sur les politiques de vaccination. »

Y’a pas à dire, ça donne envie de se faire vacciner !

De son côté, l’inénarrable Didier Raoult, jamais en manque de temps médiatique pour développer des théories toutes personnelles, se plaint lui aussi du manque de publications scientifiques : « le programme, moi que j’ai eu jusqu’à présent, ça me paraissait de la science-fiction, donc pour l’instant ce que j’ai vu c’est surtout de la publicité. Alors, j’ai pas vu d’articles scientifiques. J’attends de voir des vraies données … »

Nous passerons sur le côté cocasse de la demande de données et de publications scientifiques venant de ce personnage… Mais l’incroyable fiction dont il est à l’origine n’est pas terminée et nous frémissons en l’écrivant : il y a encore en France des études sur l’hydroxychloroquine qui recrutent des patients ! Les responsables de ces études ne doivent pas, non plus, être en mesure de lire la littérature scientifique.

Le 8 décembre 2020, sur France Inter, Éric Caumes, chef de service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Pitié-Salpêtrière (AP-HP) en ajoute une couche.

Il déplore que Pfizer et Moderna n’aient pas publié de résultats :

« Les dossiers sont à l’agence des médicaments américaine et européenne, mais on n’y a pas accès ». Il ajoute que « pour l’instant, je ne sais pas ce que ça vaut. Je n’ai pas le recul nécessaire. Je n’ai toujours pas vu une publication scientifique qui corresponde à ces vaccins ».

Nos grands professeurs sont d’accord : « pour l’instant nous disposons que de communiqués de presse des industriels », « de la publicité » et pas « une publication scientifique » !

Les sources : protocoles

Les publications scientifiques sont pourtant légion : tout d’abord, il y a les protocoles des essais.

Il est important de rappeler à ce sujet que la transparence sur les essais cliniques n’est pas arrivée toute seule ni par un oukase étatique. C’est à l’initiative du National Institutes of Health (NIH) mais aussi de groupes de scientifiques du monde entier que les essais cliniques sont répertoriés sur un site commun du gouvernement américain.

Au début, des appels à la publication du protocole et des résultats dès la décision de réaliser un essai ont été lancés par des organisations. Citons en Europe l’initiative de Alltrials.net de Ben Goldacre, le BMJ, le Centre for Evidence-based Medicine, le centre Cochrane Collaboration, la James Lind Initiative, PLOS et Sense about Science.

Cette initiative, soutenue par l’un d’entre nous depuis 2014, a beaucoup contribué à la publication des essais négatifs en particulier, une pièce essentielle du puzzle de la connaissance des effets des médicaments.

L’avancée extraordinaire que constitue la déclaration des essais cliniques dans le monde est un exemple particulièrement démonstratif de l’efficacité de la concurrence et de la compétition de tous les acteurs de la recherche biomédicale dans une économie de marché.

À ce jour :

  • AstraZeneca a publié son protocole le 17 septembre 2020 sous le titre « A phase III randomized, double-blind, placebo-controlled multicenter study in adults to determine the safety, efficacy, and immunogenicity of AZD1222, a non-replicating ChAdOx1 vector vaccine, for the prevention of COVID-19 » (111 pages).
  • Pfizer a, de son côté, publié son protocole le 29 avril 2020 (137 pages).
  • Moderna a publié son protocole le 20 août 2020 sous le titre « A phase 3, randomized, stratified, observer-blind, placebo-controlled study to evaluate the efficacy, safety, and immunogenicity of mRNA-1273 SARS-CoV-2 vaccine in adults aged 18 years and older » (135 pages)
  • Janssen Vaccines & Prevention BV a publié son protocole le 15 septembre 2020 sous le titre « A randomized, double-blind, placebo-controlled phase 3 study to assess the efficacy and safety of Ad26.COV2.S for the prevention of SARS-CoV-2-mediated COVID-19 in adults aged 18 years and older » (163 pages)
  • L’Université d’Oxford a publié son protocole sur un site dédié.

Les protocoles ne sont pas sortis du chapeau des biologistes de ces compagnies pharmaceutiques :

  • De façon à garantir une certaine indépendance, la méthodologie a été unifiée dans le cadre de l’« Operation Warp Speed », ce qui permet la comparaison des études, de leurs résultats et des effets cliniques.
  • Les protocoles ont été écrits par les plus grandes universités américaines. Par exemple, pour Pfizer et son vaccin BNT162b2, ce sont les professeurs de médecine du Yale Center for Clinical Investigation de la prestigieuse université de Yale – 65 prix Nobel, 5 médaillés Fields, 3 prix Turing ! – qui se sont mis à la tâche. Lux et veritas

Contrairement à ce que pensent les incompétents ou les mal intentionnés, il n’y a donc pas d’« essais cliniques des compagnies pharmaceutiques ». Les essais cliniques des vaccins Covid-19 sont tous réalisés par les grandes universités américaines selon ces protocoles unifiés de façon à éviter les conflits d’intérêt.

Tout ceci est disponible publiquement sur le site américain des essais cliniques de la U.S. National Library of Medicine du National Institutes of Health (NIH) comme on peut le voir ici pour Pfizer/BioNTech SE ou pour AstraZeneca.

Les sources : phases 1 et 2

Soit mais quid des résultats de ces études ?

Heureusement, tout le monde universitaire français n’est pas occupé à torpiller l’éventuelle vaccination de la population.

Comme le fait remarquer Jean-Daniel Lelièvre, chef de service des maladies infectieuses de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne), spécialiste de la vaccination et membre du comité de vaccination à la Haute autorité de santé, il « ne partage pas du tout » les propos d’Éric Caumes lorsqu’il « explique qu’il n’y a pas eu de publication. Or si, il y a eu des publications de résultats des essais de phase 1 et 2, dans de grandes revues, pour les deux vaccins [Pfizer et Moderna] dont il parle ».

Il a raison.

Pour le vaccin mRNA-1273 de Moderna, les universitaires ont publié les résultats directement dans une des plus grandes revues scientifiques :

  • En septembre, ils publient une première étude sur l’« innocuité et l’immunogénicité du vaccin mRNA-1273 du SRAS-CoV-2 chez les personnes âgées » dans le New England Journal of Medicine (NEJM), soit près de 400 pages avec les protocoles, l’article, les annexes…
  • En octobre, une autre équipe publie une seconde étude sur les effets du vaccin chez les primates non-humains. À nouveau, cette étude est effectuée dans les règles de l’art, essais cliniques randomisés, données Excel publiques, solide analyse statistique, rapport complet avec annexes détaillées.
  • En novembre, le premier groupe de chercheurs publie les résultats préliminaires des tests cliniques sur l’Homme. Encore une fois, l’étude est un modèle du genre.
  • Le 3 décembre, les chercheurs publient une étude sur la durabilité de la protection offerte par le vaccin mRNA-1273. Encore une fois, l’étude est solide.

Les études sont là. Elles sont sérieuses.

Les résultats sont là. Ils sont spectaculaires.

En particulier, les résultats de phase 1 et 2 répondent à la plupart des interrogations de Mr. Vaccin ; sur l’efficacité chez les personnes âgées ; sur la durabilité de l’immunité ; sur les effets secondaires. Ce point est important, car il est peu probable que ces scientifiques devenus des politiques ignorent ces données.

Dans l’essai de phase 2 de Moderna, une étude extensive de l’immunité post vaccinale démontre un profil particulièrement encourageant du point de vue de l’âge à la fois en immunité humorale (anticorps neutralisants) et cellulaire (cf. figure 1 de cet article).

Les sources : phases 3

Quid de la troisième phase des essais cliniques ?

La réponse rapide serait qu’elles ne sont pas terminées. Typiquement, elles prennent deux ans. Celle de Pfizer va, par exemple, prendre fin le 29 janvier 2023.

Cependant, là encore, il serait faux de dire qu’il n’y a pas de résultats puisque chaque compagnie pharmaceutique est tenue de publier les résultats d’étape des universités qui testent ses vaccins.

Par exemple, Moderna a publié les compositions démographiques de ses groupes d’essais cliniques dès le 22 octobre 2020 et les résultats préliminaires de ces derniers dès le 16 novembre 2020, près de quinze jours avant que nos professeurs français n’inondent les ondes en expliquant que rien n’était disponible.

Bien sûr, on pourrait reprocher aux résultats de Moderna pour la phase 3 de ne pas encore être publiés dans des revues à comité de lecture mais ce n’est pas le cas pour le vaccin de l’Université d’Oxford et d’AstraZeneca : pour celui-ci, les résultats, qui semblent montrer une efficacité modérée dans la prévention des cas symptomatiques de la maladie et une réduction considérable de l’hospitalisation, nous pouvons nous référer à un article du Lancet. Cet article compile les résultats de 4 essais cliniques randomisés en double aveugle sur près de 11 600 participants. Les études sont très détaillées et mentionnent les effets secondaires.

Enfin, pour le vaccin de Pfizer, la Food and Drug Administration (FDA) américaine a publié tous les résultats intermédiaires des tests cliniques de phase 3 directement sur son site avant de recommander l’autorisation de mise sur le marché.

Les réunions de la FDA étant accessibles directement sur YouTube et sur Twitter, nous ne voyons pas comment le processus aurait pu être plus transparent.

Si le processus paraît superficiel à certains (essentiellement parce qu’ils n’ont pas souhaité s’en informer), la réalité est tout autre : pour recruter presque 40 000 personnes, les diviser en groupes statistiquement homogènes, payer les visites médicales, rémunérer les chercheurs des universités qui conduisent les tests cliniques, le budget des phases 1, 2, et 3 était supérieur à un milliard de dollars pour Moderna qui est, à notre connaissance, la seule compagnie qui a annoncé ses dépenses pour les essais cliniques, à ce jour.

Les résultats

Nous invitons vivement les lecteurs à regarder les résultats par eux-mêmes. Ceci est l’esprit de ce texte.

Cependant, nous devons nous attarder sur les résultats du vaccin Pfizer / BioNTech publiés par la FDA (ici).

Dans le domaine de l’efficacité, il faut examiner les résultats bruts avant les pourcentages. Deux fortes évidences :

  • le vaccin est efficace dès la première dose avec une efficacité comparable aux vaccins classiques (vaccins à virus atténué, modifié ou autre)
  • d’autre part la deuxième dose permet d’atteindre une protection à plus de 95 %.

Ceci signifie qu’il faut commencer la vaccination aussitôt que possible et que dans l’intervalle entre les deux injections un haut niveau de protection apparaît. C’est une garantie très importante.

La deuxième conséquence est la meilleure nouvelle pour les personnes à risque. En effet, à l’inverse de la grippe ce vaccin protège les personnes âgées à 93 %. Dans un EHPAD de 100 personnes, seules 7 en moyenne n’auront pas d’anticorps après la deuxième dose.

C’est pourquoi le dosage des anticorps (toutes les immunoglobulines spécifiques), un examen peu onéreux va permettre d’amplifier les résultats de la vaccination soit en concentrant la protection, soit en proposant un nouveau protocole.

 

Source : document public VRBPAC, 18 novembre 2020, FDA, page 57.

L’apparition de la protection est clairement visible sur la figure 13, avant le 21ème jour et la deuxième dose.

Source : doc. public VRBPAC modifié par les auteurs, 18 nov. 2020, FDA, p. 58.

Sur la vue plus focalisée (en noir), il est clair que les courbes divergent après le 11ème jour (encart, aussi disponible ici). La tendance de ces courbes est importante pour saisir la concomitance des évènements. C’est aussi une réponse à la question de savoir si une dose pourrait suffire.

Bien évidemment, l’étude se poursuit avec la diminution probable du groupe placebo car ceux qui ont reçu du sérum physiologique vont avoir le choix de poursuivre ou de se faire vacciner. Nous ne sommes pas dans un pays totalitaire mais avec des volontaires.

Comment ne pas évoquer les questions naturelles sur la durée de cette immunisation ?

Cette question est-elle un signe avant-coureur d’amnésie ? En effet la pandémie est là depuis un an et l’essai Pfizer a commencé en juillet… Nous en sommes à 120 jours et les nouvelles sont rassurantes sur l’immunité, comme par exemple celles de Moderna.

En revanche, comme on ne sait pas encore très bien si l’immunité naturelle après la Covid-19 dure au-delà de six mois, il est un peu prématuré de se pencher sur celle d’un vaccin dont l’essai de phase 3 vient de connaître un résultat d’étape aussi impressionnant.

Dans une étude pas encore évaluée, l’immunité naturelle (l’immunité déclenchée par l’infection par le SRAS-CoV-2) pourrait durer plus longtemps qu’on ne le pensait auparavant. Les chercheurs affirment que des niveaux d’anticorps durables et des cellules de mémoire immunitaire pourraient potentiellement réduire la gravité d’une réinfection au-delà de six à huit mois.

Des cellules T tueuses spécifiques ont été caractérisées. Pour autant, dans l’essai de Phase 2 de Moderna, l’immunité acquise après vaccination n’est pas inférieure à celle induite par l’infection et ce dans un essai où l’immunité humorale et cellulaire ont été mesurées.

Cet ensemble de faits expérimentaux permet, après ces résultats spectaculaires, de conclure à une efficacité exceptionnelle du vaccin de Pfizer BioNTech.

Sûreté

Il faut d’emblée pointer un biais cognitif désastreux qui, nolens volens, est encouragé par les messages officiels et les débats sans preuves qui agitent les plateaux de télévision.

De surcroît, les contorsions sémantiques de membres de l’exécutif ne sont pas de nature à éclairer le chemin. Invoquer la prudence pour choisir de se faire vacciner contre la grippe mais pas encore contre la Covid-19 est une erreur tragique d’évaluation du risque encouru, et ce même chez les jeunes. La grippe est très bien prévenue cet hiver par les mesures de protection personnelles et la réduction des interactions sociales (l’hémisphère sud nous a, en quelque sorte, prévenu), le vaccin était efficace à 29 % en 2018-19 et la mortalité de la grippe est faible.

En revanche, le SARS-CoV-2 qui cause la Covid-19, une maladie 20 à 50 fois plus mortelle que la grippe, ayant fait plus de 57 000 morts en France à ce jour et dont le vaccin est protecteur à 95 % est un choix prioritaire et urgent dès lors que le vaccin est disponible.

Au final, si on se vaccine contre la grippe, ce qui est utile, il faut demander la vaccination contre la Covid-19 en urgence car le risque, non seulement de décès mais surtout de morbidité associée dans la population considérée non à haut-risque, est très supérieur. C’est un exemple de rationalité limitée où l’invocation de la prudence conduit à choisir un risque plus élevé contre toute évidence.

Une fois cette question purgée, revenons à la sûreté de ce vaccin. Tout d’abord, nous rappelons que les meilleures équipes mondiales ont étudié ces résultats. Un débat sans précédent s’est instauré et certaines discussions à la FDA ont été diffusées en direct  comme précédemment les avis et analyses des scientifiques qui ont une expertise appuyée sur des travaux récents à propos des coronavirus.

Et surtout chacun est capable de lire les résultats de l’essai Pfizer. Les effets secondaires sont ceux que l’on rencontre habituellement pour les vaccins des virus respiratoires. Aucun effet grave n’est à imputer au vaccin. Ce sont les faits détaillés dans le tableau N°11, ci-dessus, et dans les revues scientifiques (ici).

Face à cette pandémie et pour optimiser la survie, chacun d’entre nous doit évaluer ces trois facteurs dans chaque décision : capacité cognitive, contrainte de temps et imperfection de l’information. Cet article vise à apporter non seulement des informations sourcées mais en même temps une aide à l’analyse des données. Grâce à la publication en ligne, il optimise aussi la contrainte de temps.

Les questions du profane

Les questions du profane sont légitimes, celles perverses des négateurs de la pandémie depuis le début, beaucoup moins.

Certains, en position académique, laissent entendre que le vaccin à ARN messager va s’intégrer dans notre génome (ADN). C’est un mensonge qui a une seule qualité : être énorme et en imposer par la peur qu’il génère. Dans le pays de Jacques Monod, quel déclin !

Pour que les personnes intéressées comprennent bien ce qu’est un vaccin à ARN messager (ARNm), c’est-à-dire très probablement un vaccin en général à l’avenir mais aussi des traitements à venir contre le cancer, voici le scénario :

  1. Le virus a des motifs antigéniques c’est-à-dire des protéines qui lui servent à entrer dans les cellules ou à se répliquer. Elles sont reconnues comme étrangères par notre système immunitaire. Une des protéines qui déclenche une réaction immunitaire est la protéine Spike (pointe) qui hérisse la surface de la membrane du virus, plus personne ne l’ignore.
  2. Pour immuniser une personne, un ARN messager transcrit à partir du génome viral lui est injecté, c’est celui du code de cette protéine Spike, antigène puissant. L’information et l’ordre de synthèse est donné à la cellule par cet ARN messager. Il est parfait, c’est un code et non une protéine bricolée ex vivo ce qui signifie que la réaction immunitaire déclenchée est spécifique. Il est impossible de reconstituer un virus avec cette seule information, donc aucun risque d’infection. En aucun cas, il ne s’agit d’un leurre ou d’une protéine différente de celle portée par le virus, ce qui devrait diminuer les effets secondaires.
  3. L’ARN messager ne peut en aucun cas s’intégrer, se lier ou s’attacher à l’ADN de nos cellules car
    1. d’une part, il n’y a pas d’adjuvant et donc la présentation au système immunitaire est identique à celle d’une particule virale sans la possibilité de l’infection ni d’effets généraux durables liés à ces adjuvants,
    2. d’autre part, l’ARNm est détruit après usage comme tous les ARNm qui circulent dans vos cellules et pour ceux qui sortent de la cellule aussi car ils sont reconnus comme non self (étranger),
    3. il n’existe pas chez l’humain d’enzyme capable d’effectuer une lecture à l’envers et de reconstituer un ADN à deux brins (l’ARN n’en a qu’un) à partir de l’ARN messager injecté, ni non plus d’autres enzymes qui seraient capables de le transporter dans le noyau et de l’intégrer dans notre ADN. Cette question est étudiée depuis des années et il n’y a, à l’heure actuelle, aucune preuve en ce sens.

À cause du principe de Brandolini, les délires d’un Perronne ou d’un Fouché – partagés des milliers de fois par des aficionados qui ne savent que copier/coller sur les réseaux sociaux – demandent du travail, des connaissances pointues, de l’énergie et de l’empathie aux esprits rationnels afin de les démonter pièce par pièce. Cette réfutation n’est pas une opinion, c’est une vérification des faits.

Conclusion

Murray Rothbard disait qu’« il n’est pas un crime d’ignorer […] une discipline spécialisée […] mais qu’il est totalement irresponsable d’avoir une opinion forte sur un sujet et d’en faire état bruyamment […] tout en restant dans cet état d’ignorance ».

En ce sens, ce n’est probablement pas grave de ne pas se donner le temps de parcourir la littérature scientifique suscitée.

En revanche, il serait criminel de vociférer sur les réseaux sociaux ou sur les télévisions son opposition aux vaccins sur la base de l’idée saugrenue que des gens qui ont payé plus d’un milliard de dollars à des universités de renom pour tester leurs vaccins – avec succès ! – et en publier les résultats – dans la transparence ! – l’auraient fait en pure perte.

Les résultats existent ; ils sont remarquables ; ils sont publics et publiés.

Le gouvernement français s’arrange probablement fort bien de ce que les handicapés en épidémiologie soient contre les vaccins. Ça évite d’avoir à expliquer pourquoi la Chine, la Russie, les Émirats, le Royaume-Uni, le Canada pour ce lundi, Israël (le 27 décembre 2020) et les États-Unis (depuis lundi) vaccinent pendant que la France pédale dans la semoule logistique (ici et ) et peut-être aussi l’Union européenne, dont l’agence EMA parle d’un avis within weeks malgré un embarrassant hacking des données…

Là, tranquille, sous couvert de vertu, le gouvernement va pouvoir dire « chers gueux obtus, nous vous avons compris, nous vous avons entendu, et nous allons attendre que la commission d’experts de Mr. Vaccin soit entièrement satisfaite dans la transparence pour commencer à distribuer les vaccins ».

La recherche en biologie moléculaire et en génétique a été sinistrée en France – guerre contre les OGM, limitations de CRISPR-CAS9, bureaucratisme et égalitarisme. Une guerre menée depuis longtemps contre l’humain, les progrès de la science par les totalitaires de l’idéologie verte et leurs alliés progressistes.

Après le génial Jacques Monod, qui a nous a légué dans Le hasard et la nécessité  (1970, éd. du Seuil) une vision lumineuse de l’infiniment grand et de l’infiniment petit, où il détaille la transcription de l’ADN en ARN messager, nous n’avons pas depuis réussi à faire prospérer cette recherche fertile. Essentiellement, par prééminence des idéologies !

Trop de biologistes sont à l’épidémiologie et à la médecine ce que Thomas Piketty et Frédéric Lordon sont à l’économie. Trop de chercheurs de renom ont baissé pavillon devant les pressions de comités politiques qui asphyxiaient leurs recherches en génétique. Trop de politiciens, avocats du principe de précaution, faux semblant de leur protection ont sans arrêt vilipendé la recherche en génétique.

Pourtant, pour les deux vaccins ARNm, l’enchaînement temporel des événements scientifiques est proprement incroyable. Le virus SARS-CoV-2 a été séquencé en à peine 24 heures par les chercheurs chinois après son isolement. Les chercheurs américains ont modélisé la structure et les fonctions de la séquence de la protéine Spike en quelques jours. L’intelligence artificielle n’a mis que quelques heures à proposer des molécules ARNm susceptibles de vacciner, dont la fameuse mRNA-1273 de Moderna.

Et ce n’est pas terminé car la pandémie est un véritable désastre humain qui, en réponse, a provoqué une accélération extraordinaire de la recherche. Les progrès sont si rapides, si disruptifs qu’il s’agit d’un processus évalué en continu (on a rolling basis), un changement considérable.

Il faut d’ores et déjà s’habituer à ce type de processus qui prend sa source dans un effort de l’industrie pharmaceutique, de la recherche académique et du gouvernement, en l’occurrence le gouvernement américain. Il est de l’intérêt de toute l’humanité que cette collaboration accélérée devienne le nouveau standard, comme c’est probable.

Comme le soulignent les docteurs Eric J. Rubin, éditeur-en-chef du NEJM, et Dan L. Longo, professeur de médecine à Harvard, « la plupart des vaccins ont mis des décennies à se développer, mais [ceux contre COVID-19 sont] susceptibles de passer de la conception à la mise en œuvre à grande échelle en un an » et il est évident que « les résultats des essais [cliniques des vaccins] sont suffisamment impressionnants pour soutenir toute analyse imaginable. C’est un triomphe. »

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  • Il serait intéressant que Contrepoints publie un article sur « warp speed » et la manière dont l’opération a été menée pour raccourcir les délais, obtenir la collaboration des laboratoires privés entr’eux et avec les universités, sans grands machins étatiques ni armées d’avocats ( et, parfois, sans respect des protocoles Covid ), mais avec la logistique de l’armée et 14 milliards de dollars.

  • d’où l’évidence de l’état français sclérosé jusqu’à la moelle sans concurrence, sans contrôle, sans sanction, sans conscience, sans honneur . . . .

  • Magnifique exemple d’info-publicité! Conclure sur les déclarations de l’éditeur du New England Journal of Medicine, qui avait publié l’une des deux études Mehra frelatées sur les risque de l’HCQ, et un type d’Harvard, où travaillait précisément le Dr Mehra… Tout un symbole !

    • On ne peut pas faire confiance à un anti Raoult primaire. Belle pub malgré tout pour les plus coûteux des vaccins, efficace sans doute, pas dangereux certainement puisqu’ils le disent dans les meilleures revues scientifiques.

      • La manière dont vous décidez à quoi accorder votre confiance, sur la base du culte de la personnalité, est terrifiante.

        • CUlte de la personnalité.. De quoi vous causez , je l’ai écouté et cela me suffit pour me faire une opinion sur ce monsieur, une bonne opinion.

          • C’est exactement ce qu’ont dit des tas de gens ou cours de l’histoire, ils cherchent quelqu’un à suivre au lieu d’exercer leur jugement sur les faits et les théories qui leur sont présentés. La manière dont ça s’est terminé, en général, me glace le sang à voir cette réitération.

            • Ça a rien à voir, ce n’est ni un guide un guru ou un druide, il parle de son métier et de ce qu’il connaît,. Quant à son remède des le départ il a expliqué son but, diminuer la charge virale, simple et facile à vérifier. D’ailleurs il y a un autre produit contre la gale également efficace.. A comparer à un doliprane qui aurait mérité être de l’aspirine.

              • Ca a tout à voir. On vous donne des liens sur des infos objectives, et vous préférez tout ramener à l’interprétation qu’en donne une personne et à une polémique autour de la confiance dont serait — ou pas — digne cette personne. L’important, je le dis pour la n-ième fois, n’est pas ce qu’il dit, mais ce qu’il ne dit pas et qui se déduit de l’analyse des liens que cet article vous donne.

                • ne te fatigue pas…

                  d’ailleurs en une semaine ça passe d’un vaccin qui est une fable à un vaccin qui n’est pas 100% sans aucun danger…

                  • En fait, ça rappel le début de l’épidémie où nous sommes passés par une phase de le gouvernement nous cache une épidémie monstrueuse avec un virus mortel à une phase où le gouvernement en fait trop, ce virus ne fera pas plus de mort que les accidents de trottinette.

          • c’est justement pas anti Raoult.. le sujet était le traitement raoult..

            Il est très difficile d’eviter de s’en prendre àla personne raoult…car raoult a tout lié à sa personne justement..

            sur le bonhomme mon opinion est faite depuis le début, j’ai encore des doutes sur son traitement … surtout parce que ça me lasse.

          • euh c’est vous qui introduisez le culte de la personnalité avec le concept « d’anti raoult » j’ai de grave reserve sur la personnalité de raoult, et ça ne m’aide en rien à trancher sur ce que raconte raoult qui est vrai , ou faux qui est avéré ou non.. c’ets vous croyez ce que dit raoult cause que « grand scientifique »..
            suis désolé mais l’hopital se fout de la charité..

  • Des qu’il sort en France évidement je me vaccine mais personne ne parle des virus mutants, ces vaccins arn sont ils insensibles aux mutations du virus visé ?

    • Personne n’a de reponse a ma question, dommage pourtant c’est une question essentielle et si la réponse est non ces vaccins ne servent à rien. Vaut mieux se choper le virus et se soigner pour établir une immunité totale pas seulement sur une protéine.

    • C’est vraiment une excellente question mathématique et médicale. Je vais laisser Guy André répondre, s’il le veut, à la partie médicale mais je vais faire une petite remarque statistique auparavant.

      Comme le remarque cet article de Nature (https://www.nature.com/articles/d41586-020-00502-w), il peut y avoir une « concentrations of viral genetic material that ranged between the equivalent of 3.4 million and 74 million copies per millilitre of swab » au pic de la maladie chez un patient. La production de muqueuse est considérable (https://www.livescience.com/54745-why-do-i-have-so-much-snot.html) ce qui implique qu’il y a plusieurs milliards de copies du virus SARS-CoV-2 chez un seul patient à tout moment, chiffre qu’il faut multiplier durant toute sa convalescence. Depuis le début de l’épidémie, nous en sommes donc, pour toute l’humanité, à des centaines de millions de milliards de copies.

      Avec toutes ces copies, on pourrait penser qu’il y a eu énormément de mutations. La réponse est oui mais, heureusement, la très vaste majorité des erreurs de copies conduisent à des impasses évolutives. De plus, à supposer qu’une mutation apparaisse chez un patient, la probabilité de sa transmission est très faible. Du coup, le code ARN de SARS-CoV-2 est rendu plutôt stable dans le temps par la nature.

      Les mutations qui sont les plus susceptibles d’apparaitre et, surtout de perdurer, sont celles qui ont lieu à l’extérieur des cadres de lecture ouverts (ORF, en anglais) parce qu’elles n’affectent pas la partie « utile » du code génétique du virus. En d’autres termes, puisqu’une mutation en dehors des ORF n’a pas de « valeur » (d’un point de vue génétique), elle peut perdurer.

      Je rentre dans ces détails car il existe aujourd’hui 267000 séquences distinctes du virus – distinctes du point de vue de leurs codes génétiques, pas du point de vue de leur virologie – dans les bases de données mondiales des séquences ARN de SARS-CoV-2 (soit la base NIH, soit la base de données GISAID). Avec un tel nombre, on pourrait se dire qu’il y faut 267000 vaccins différents*. Rien n’est plus faux : on a affaire à la même « espèce ». Pour autant qu’on sache, toutes ces souches ont la même virulence ou à peu près.

      On peut se servir de ces séquences – ça coute à peu près $250 de séquencer SARS-CoV-2 – pour trouver qui a contaminé qui, d’où vient le virus dans une zone géographique donnée, etc. J’invite vivement tout le monde à aller voir l’arbre phylogénétique sur le site de https://www.gisaid.org/epiflu-applications/phylodynamics/

      Ce qu’il faut retenir c’est qu’on peut très bien avoir des milliards de milliards de copies du virus, avec 267000 variantes connues (et bien plus en réalité), sans pour autant que ces différences n’aient une importance majeure en termes de virulence. La portion du code génétique qui importe – pour ce qui est de la vaccination – est stable.
      _________
      * En fait, un certain nombre de ces 267000 séquences différentes ne le sont que par erreur : https://journals.plos.org/plosgenetics/article?id=10.1371/journal.pgen.1009175

      • Merci pour ces précisions.

      • intéressant mais je ne sais pas si ça répond vraiment à la question..

        • Non, je suis désolé, ça ne répond pas à la question ou, du moins, qu’à moitié. Je n’examine que la stabilité du code génétique dans le temps qui, grâce à des initiatives comme GISAID et le NCBI, est surtout une question de bio-informatique et de statistique. Je dis juste que le code génétique « utile » (au virus) pour attaquer son hôte (la protéine Spike) est à peu près le même dans les 267000 séquences de GISAID. Voir https://www.ncbi.nlm.nih.gov/nuccore/1798174254 (Code génétique en bas de page, le locus GU280_gp02, bases nucléotides 21563 à 25384)

          Je vais laisser le médecin répondre à l’autre moitié de la question qui est le rôle de la protéine Spike et la spécificité des vaccins à Spike.

        • Pour la question, il me semble aussi avoir compris qu’adapter un vaccin ARNm à une mutation du virus est l’enfance de l’art et pourrait se faire très rapidement.

    • Les mutations significatives des virus sont bien évidemment des sujets d’inquiétude en raison du risque de nouveaux motifs antigéniques non reconnus ou bien de modifications enzymatiques qui rendent la nouvelle souche résistante à un antiviral jusque-là efficace.
      Les mutations non significative sont elles d’une part beaucoup plus fréquentes et d’autres part sans conséquences sur l’efficacité de la vaccination ou des antiviraux.
      S’agissant des coronavirus, nous savons que cette famille de virus comme tous les virus à ARN à de nombreuses mutations non significatives. Les virus à ARN ont un matériel génétique fragile qui entraîne des erreurs fréquentes notamment lors de la réplication.
      En revanche ils sont rarement impliqués dans des mutations significative c’est-à-dire adaptatives au moins dans un laps de temps de quelques années.
      Dans ces conditions comme pour les deux autres épidémie de coronavirus pathogènes la stratégie vaccinale a été validée. Rappelons que pour le Sars Cov 1 et pour le MERS elle a été interrompue non par l’échec de la conception d’un vaccin mais par l’extinction de l’épidémie et où son caractère très localisé.
      Comme toujours il s’agit d’un calcul de risque.
      Avec une équation de risque élevée qu’il s’agisse de l’âge ou de co morbidités il est bien évident qu’il faut avoir une préférence pour le futur immédiat et donc choisir une immunisation active à défaut d’avoir une pilule antivirale. En revanche pour une équation de risque faible le choix est beaucoup plus équilibré et une préférence pour un choix plus tardif parfaitement proche de l’inverse.
      Faites vos jeux.

      Plus en détail les vaccins actuels ciblent la protéine pointe qui hérisse la membrane de la particule (Spike protein). Cette dernière est complexe. C’est un trimère dont la structure ménage des sites essentiels pour la liaison au récepteur ACE2 et d’autres régions moins décisives.
      Autrement dit les mutations aléatoires peuvent être sans conséquence comme par hasard concerner ces sites entraînant un avantage ou une perte de pathogenicité. Tout ceci est suivi attentivement dans le monde entier.

  • L’auteur de cet article ne l’a pas signé mais je tiens d’ores et déjà à lui offrir mes deux doses de vaccin. En effet ayant 68 ans je vais faire partie de la deuxième vague de vaccination et je ne voudrais surtout pas le priver de ses bienfaits en lui faisant attendre la 4ème ou 5ème vague.
    Mais en retour il devra me faire parvenir un certificat médical avant vaccination et après tous les mois pendant au moins 2 ans.
    En Australie le gouvernement a stoppé la vaccination car les patients ont été détectés faux positifs au HIV.
    Lors des tests, 4 personnes ont eu une paralysie faciale.
    Mais tout va bien puisque le rédacteur de l’article a constaté que les vaccins contre le coronavirus sont fantastiques.
    Pourquoi devrais-je me faire vacciner alors que les vaccins proposés protègent à 95 % alors que les patients qui ont les symptômes guérissent dans 99,95 % des cas, et ce bien qu’en France aucun protocole n’a été mis en place pour les soigner ?
    Comme pour les vaccins on n’a cessé de nous vanter les qualités du Remdevisir et quelques semaines plus tard l’OMS demandait l’arrêt de ce traitement jugé dangereux notamment pour les reins.
    Messieurs, Mesdames, soyez altruistes et faites vous vacciner afin que ceux qui se posent des questions soient totalement informés par vous de leurs bienfaits sur votre santé.

    • Que vous faut-il pour parvenir à voir qu’un auteur a ou non signé l’article ? En ce qui me concerne, je lis avec intérêt la thèse de doctorat trouvée sur le web de l’un des auteurs…
      53 millions de cas clos dans le monde, 1.6 par la mort et 51.4 par la guérison. Alors quand on en conclut à la guérison dans 99.95% des cas, on ne se permet pas de donner des leçons.

    • Ainsi un anonyme accuse les auteurs ne de pas avoir signé. Ce n’est pas une question de lunettes. Tout ça pour nous faire du Montagnié avec le VIH…
      Osez! Signez donc le premier.

    • à plus de 80 ans, on peut en effet ne pas penser comme à 20..
      à 68 si vous avez des comorbidités..

  • L’ennui, c’est que d’une part vous reconnaissez honnêtement que la démonstration n’est pas de votre niveau, mais que d’autre part vous exprimez une préférence pour ce qui serait de votre niveau et flatterait vos souhaits et ceux qui les flattent aussi. Où est la rigueur scientifique dans cette attitude ?
    L’attitude anglo-saxonne, bien plus pragmatique, leur donnera des mois d’avance sur nous. Et les mois d’avance se traduiront en avantages compétitifs et en qualité de vie…

    • Je pense qu’il souligne surtout le fait que tout le monde attend le vaccin, sans chercher de traitement, alors que c’est sur ce dernier que les médecins/scientifiques devrait se concentrer… Le vaccin étant un truc de dernier recours, alors qu’on le présente ici comme l’unique solution… Et le Dr Raoult notamment a clairement montré ça ! Pour info, aucune étude n’a permis de dire que la chloroquine ne fonctionnait pas en avance de phase (avant de cracher ses poumons pour se retrouver en réanimation avec peu de chance de s’en sortir j’entends)…

      • Et pourquoi ne pas faire les deux ?

        Ce n’est pas par ce que la recherche sur les vaccins est mise en avant sur les différents médias, qu’aucune recherche n’est faite sur comment traiter les patients atteints du covid.
        Déjà, les traitements ont été améliorés et s’améliorent en continu, notamment sur la prise en charge des hospitalisation, l’utilisation d’anti-inflammatoire en phase grave, etc.

        • Parce qu’au stade où on en est, on ne connaît pas les effets secondaires du vaccin qui ne peuvent s’évaluer que dans la durée.
          Parce que la politique vaccinale depuis des années ignore délibérément lescatasyrophes sanitaires des aux campagnes de vaccination et refuse d’interroger les effets des adjuvants
          Parce que, enfin, cette fausse pandémie est l’oeuvre d’une oligarchie qui trouve que la terre est vraiment trop peuplée et que les grands laboratoires sont partie prenante de cette oligarchie….

        • Entièrement d’accord avec vous. Les 2 méthodes peuvent être complémentaires, et voir cette agressivité déplacée de la part d’auteurs et commentateurs est horripilant, en ce qui me concerne.

  • En effet belle démonstration en faveur de ce nouveau vaccin mis au point d’autant plus rapidement que ce virus était inconnu il y a moins d’un an nous dit-on.
    On nous dit que c’est l’argent qui a permis de raccourcir et de mener de concert les phases habituelles successives,longues,fastidieuses de mise au point d’un médicament,que ne le fait-on pas alors pour les autres recherches en cours concernant des maladies bien plus mortelles?
    Sans parler de l’instabilité,sinon de mutation de ce virus,évoqué dès cet été par un service du côté de Marseille et pas pris en compte alors que depuis hier les britanniques l’évoquent sans être tournés en ridicule?

    • Ce n’est pas que l’argent qui a permis de raccourcir la recherche liée au vaccin, c’est égaelement que l’ensemble des scientifiques, des laboratoires publiques/privées ont mis leur moyen humain/financier/matériel dans la recherche contre le covid (vaccin, traitement, fonctionnement du virus, etc.). Il suffit d’interroger certaines scientifiques pour s’en rendre compte, par exemple une docteur en virologie/immunologie travaillant pour le CEA indiquait que du jour au lendemain, elle a arrêté de travailler sur ses travaux en-cours (VIH en l’occurrence) pour basculer sur le COVID. Ceci est valable pour l’ensemble de son unité.

      Je ne pense pas qu’il y ai eu d’autres moments, dans le domaine scientifique, où autant de moyens aient été mis en commun vers le même but.

      Après là où vous pointez un point intéressant, c’est pourquoi ne pas travailler de la même manière pour d’autres maladie ? C’est une bonne question, est-ce le fait que la COVID bloque l’ensemble du commerce/échange ? Est-ce que seule la mortalité d’une maladie doit-elle être prise en compte ? bref, intéressant à creuser!

  • comme je suis quelqu’un d’altruiste , je veux bien donner à qui le voudra le vaccin qui m’est destiné ;

  • Difficile d’avoir un aval personnel sur la validité scientifique de cet article tant il demande quelques compétences pour analyser les publications scientifiques dont il se réclame !
    Néanmoins, deux remarques :
    – Pourquoi contribuer aux chamailleries médico-sanitaires franco-françaises auxquelles nous assistons publiquement depuis un an et qui n’ont pas empêché le Waterloo de la santé et de la recherche médicale françaises ?
    – L’affirmation que le Covid est 20 à 50 fois plus létal que la grippe apparaît totalement infondé ! Il faut espérer que les autres affirmations montrent plus de véracité…

    Pour ce dernier point, il suffit d’examiner les seuls chiffres qui permettent d’avoir une idée de l’impact de la grippe sur la mortalité : les chiffres des EXCÈS de mortalité.
    J’avais fait l’exercice avec la phase Covid mars – avril en France : avec les chiffres INSEE, on constate que l’excès de mortalité a lieu entre le 15/03 et le 01/05 et, après avoir téléchargé les chiffres quotidiens INSEE, le calcul donne +26.000 décès en excès par rapport à la moyenne 2018/2019. Le même calcul sur la grippe 2017 donne +20.000 en moins de 2 mois sur décembre 2016 et janvier 2017 et le chiffre Santé Publique France est de +21.200 qu’il retravaille (?) ensuite pour arriver à 13.000/15.000 morts de la grippe en enlevant d’autres causes de surmortalité (pas eu le temps de regarder). La grippe de 2017 est certes exceptionnelle, mais si on regarde les autres années, la surmortalité lors des phases épidémiques est de l’ordre de 10.000 à 15.000 décès.
    De toute manière, on est loin des 20 à 50 fois plus de morts par le Covid !!
    Philippe Lacoude avait fait référence à un article qui extrayait les décès grippe des autres décès par infections respiratoires et arrivait à 600 décès par an. Ce calcul est peut-être vrai (à démontrer), mais, dans ce cas, il faut faire le même raisonnement pour le Covid, sinon cela revient à comparer des choux avec des carottes, en l’occurrence des excès de mortalité avec un calcul d’extraction spécifique de décès.

    • Effectivement, quand je lis :
      En revanche, le SARS-CoV-2 qui cause la Covid-19, une maladie 20 à 50 fois plus mortelle que la grippe, ayant fait plus de 57 000 morts en France à ce jour et dont le vaccin est protecteur à 95 % est un choix prioritaire et urgent dès lors que le vaccin est disponible.

      Au final, si on se vaccine contre la grippe, ce qui est utile, il faut demander la vaccination contre la Covid-19 en urgence car le risque, non seulement de décès mais surtout de morbidité associée dans la population considérée non à haut-risque, est très supérieur.
      … je considère qu’il faut a minima des explications.

      20 à 50 fois plus mortelle que la grippe ? Alors que selon les chiffres de worldometers, considérés comme fiables par beaucoup (ce qui est d’ailleurs discutable), le nombre de morts dans le monde, en une année, devrait atteindre environ 2 millions ? Sachant que les épidémies de grippe « ordinaires » engendrent entre 300.000 et 650.000 morts par an, avec des exceptions telles les grippes « asiatique » (1957) et « de Hong-Kong » (1968) où la mortalité a pu dépasser le million ?

      « le risque, non seulement de décès mais surtout de morbidité associée dans la population considérée non à haut-risque » : développement bienvenu SVP, car selon les informations disponibles, c’est une minorité de 5 à 10% des malades qui conservent des séquelles ; aspect encore mal connu du Covid, quoiqu’il en soit.

      Bref, je trouve le discours catastrophiste (pour ne pas dire plus), et tellement ressemblant, sous cet angle, au discours officiel…

      Sans parler des attaques ad hominem assez lamentables envers un certain professeur. Il me semble qu’on est régulièrement « modéré » pour moins que ça sur CP…

      • « Bref, je trouve le discours catastrophiste »

        Moi je trouve le discours emprunt de prosélytisme aggravé par le petit couplet libéral racoleur.

        Avec ce virus, on est dans le m… jusqu’au cou, non pas à cause de sa dangerosité avérée ou supposée, mais du fait qu’on ne sait pas gérer le problème avec un semblant de réalisme. Je n’ai lu que la moitié de l’article qui me saoulait mais n’ai pas vu d’indication claire sur un point majeur : est-ce que les vaccins sont aptes à stopper la transmission et donc la pandémie de billevesées qu’on nous déverse depuis un an ?

      • Personnellement, je pense qu’on ne peut absolument pas se fier aux chiffres des « décès Covid » recensés par chaque pays !
        Chacun a sa manière de recenser, différente d’un pays à l’autre et empêchant des comparaisons efficaces entre pays : jusqu’aux Belges où tout le monde est quasiment mort du Covid depuis mars dernier les plaçant en tête de tous les chiffres mondiaux, y compris Saint Marin, malgré l’affirmation de TOUS NOS MEDIAS NATIONAUX (« les USA, pays le plus touché au monde »).
        Le recensement actuel des décès nationaux ne permet que de comparer des « allures » de courbes entre pays : voir d’ailleurs la comparaison France – Suède pour mars – avril où les courbes semblent montrer que c’est la Suède qui confiné strictement et non la France (meilleur écrêtement, étalement dans le temps).
        Pour les autres comparaisons, je n’ai rien trouvé d’autres que ces EXCÈS de mortalité, donnés par l’INSEE en France et par Euromomo pour tout un tas de pays européens (voir courbes z-scores : https://www.euromomo.eu/graphs-and-maps/#z-scores-by-country).

        • Oui, c’est ce que je dis ci-dessous. Chiffres INSEE pour la France, et Euromomo pour l’Europe.
          On va sans doute se retrouver avec une surmortalité liée au Covid de l’ordre de 40.000 pour deux hivers (2019-20 et 2020-21) soit 20.000 par hiver, ce qui représente deux fois le bilan d’une grippe saisonnière moyenne (10.000 décès/hiver).
          Donc parler d’une mortalité 20 à 50 fois plus élevée que la grippe saisonnière n’a aucun sens, sinon faire peur aux gens – pour mieux les faire se précipiter sur le vaccin ?
          (en plus, la mortalité du Covid pourrait sans doute être réduite encore si on laissait les médecins LIBRES de soigner selon leur conscience et leurs connaissances… bref)

    • Mes propos ci-dessus s’adressaient essentiellement aux auteurs de l’article, vous l’aurez compris.

      Sur la mortalité du Covid en France, vous avez raison de rappeler que c’est l’excès de mortalité qui compte (par rapport à la mortalité générale, chiffres INSEE), et que là, si on n’a aps encore les chiffres définitifs, il se dessine que la mortalité réelle du Covid fin 2020 devrait avoisiner 30 à 35.000. Calculs faits à partir de https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/001641603?fbclid=IwAR0RKlBg5iNTvOecdqv5hF-QdMxktdpCdajRiLp9uTD_GtiI5AWFz_INlmE#Tableau. en comparant la mortalité générale 2020 à la moyenne 2015-2019, correction faite de l’augmentation « naturelle » de la mortalité liée à la pyramide des âges (5.000 à 6.000 décès supplémentaires/an en moyenne depuis 15 ans, chiffres officiels) et en considérant que l’excès de mortalité depuis mars n’est pas lié à 100% au virus, car des décès prématurés sont intervenus pour d’autres raisons (cancers, pathologies cardiaques etc. mais aussi suicides) lesquelles sont dues à la gestion plus que discutable de l’épidémie.

      • Pour avoir une bonne idée de la mortalité de ce virus, il faut me semble-t-il :
        1- attendre la fin de l’hiver 2020-21, puis faire le total des décès réellement dus au Covid, et diviser par deux car on aura alors deux saisons hivernales complètes,
        2- prendre les chiffres suédois en priorité, car ce pays est celui où il y a eu le moins d’interventionnisme ; actuellement, la Suède se situe à la 25ème place des pays ayant la plus forte mortalité, selon worldometers – dont les chiffres semblent OK pour la Suède.
        Voir aussi cette très bonne analyse faite par Charles Gave : https://institutdeslibertes.org/covid-ils-nous-prennent-vraiment-pour-des-imbeciles/ qui remet bien des choses en perspective (et qui cite l’exemple suédois à l’appui).

      • Le gouvernement s’est focalisé sur la Covid en occultant les autres maladies, qui n’ont de ce fait pas été soignées faute de place ou de disponibilité dans les hôpitaux: cancer et cardio, provoquant ainsi des décès qui n’auraient pas dû avoir lieu.

    • l’algorithme de classement en COVID 19 des décès n’est peut-être pas très robuste :
      https://www.cepidc.inserm.fr/causes-medicales-de-deces/identification-automatique-des-cas-de-covid-19

  • Avis d’importance long et ennuyeux d’un chirurgien qui nous saoule avec ses règlements de comptes personnels.

    On a bien compris que c’est compliqué et que ça prend du temps. Il faudrait que les docteurs en médiatisation comprennent eux que c’est compliqué pour la population de vivre par dérogation cerfatifiée et que le temps que l’on accorde à chacun pour résoudre les problèmes est maintenant dépassé.

    La dernière que je viens de lire : après huit mois d’intense traitement au paracétamol on lance un questionnaire pour demander aux malades comment il pensent avoir choppé la chtouille.

  • Je crains que les vaccins ne soient comme les masques: inefficaces et dangereux tant qu’on en a pas, obligatoire quand on en aura.
    Remarque: pas un mot de l’article sur le rapport bénéfice/risque. La vaccin est très efficace, mais pour les jeunes, la maladie est peu dangereuse donc même avec des effets secondaires rares, on peut aisément imaginer qu’il y a un âge charnière.

    • Je pense malheureusement que vous avez raison quant à l’obligation… Si ça arrive, ça confirmera plusieurs théories complotistes aussi… ça serait ballot quand même ^^

  • Avez-vous lu l’article ?

    Justement, l’auteur indique de nombreux lien vers les résultats des études de phase 1 et 2, les protocole des études de phases 3, les échanges avec la FDA, etc.

    Ces éléments ne sont pas fournis uniquement par l’entreprise pharmaceutique, donc dire que « nous devons croire la communication des laboratoires, étayée par leurs soins » est un mensonge.

  • les « coups de pattes » donnés aux opposants donnent un sentiment de règlement de compte et nuisent à l’article : cela soulage peut-être l’auteur (comme dirait Audiard), mais est inutile pour les lecteurs.

    j’ai pour ma part la question suivante : pourquoi devoir conserver le vaccin à -70°C ?

    • Pour la conservation, c’est à cause de l’ARNm qui est très fragile, surtout en comparaison des autres types de vaccins (virus atténué, vectoriel, etc.).

      Et oui, le côté règlement de compte n’apporte rien à l’article qui, sans cela est très bon et apporte de nombreuses sources.

  • Le pays de Jacques Moned a toujours été trouillard et d’une ignorance scientifique crasse. Rappelez vous que Parmentier a eu du mal à faire accepter la pomme de terre, alors que toute l’Europe la consommait depuis 2 siècles, idem pour le maïs. La vaccination a eu du mal à être accepté et encore de nos jours 52 % des français y sont opposés! La phobie des OGM, des pesticides et de tout produit chimique le démontre. Ils ignorent que Tout l’univers est chimique, y compris eux-mêmes!

  • « le Covid est 20 à 50 fois plus létal que la grippe »

    Selon cette affirmation, nous devrions avoir mondialement entre 5.8 millions de morts (année basse facteur 20) et 30 millions de morts (année haute facteur 50).
    Pour l’instant, le Covid aurait fait 1.6 millions de mort, soit 3.6 fois moins qu’une année basse et 18.7 fois moins qu’une année haute (chiffres OMS).
    Ce n’est pas sérieux.
    Un article dont 1/3 est constitué de dénigrement devrait au moins être solide sur la science et les faits.
    .
    « Les résultats sont là. Ils sont spectaculaires. »

    Pour le Moderna nous avons:
    -Une étude sur 40 adultes âgés (56 à 70 ou >= 71 ans) pour les effets secondaires.
    -Une étude sur 24 primates (macaques rhésus) sur la réponse des anticorps.
    -Une étude avec 45 participants de 18 à 55 ans (à Genève, la moyenne d’âge des victimes est de 84 ans).
    -Une étude de la durabilité de la protection effectuée sur 34 adultes.
    .
    Il n’y a absolument aucun élément pour qualifier les résultats de « spectaculaires » ou « sûrs ». L’échantillonnage et les durées sont bien trop faibles et les études ne portent même pas toutes sur la sûreté ou les résultats de la protection.

  • A lire les éléments scientifiques du laboratoire Servier à l’époque , le Médiator était un médicament sans effet secondaire sérieux particulier ..Des années après nous avons vu le résultat..

  • J’attends de lire une étude sur le LANCET, après je verrai…

  • Je voudrais apporter quelques chiffres de mortalité de la grippe et de SARS-CoV-2 puisque ceci a l’air de faire débat.

    La pire grippe saisonnière récente, en 2017, a fait environ 145000 morts dans le monde selon la méta-étude du Global Burden of Disease Study (GBD). Les chiffres du CDC qui font état de 55672 morts correspondent aux causes de mortalité J08 à J18 dans la base de données des CDC, c’est-à-dire la grippe plus **toutes les autres maladies pulmonaires, virales et bactériennes**. Selon les CDC américains, la grippe de 2017 a fait 6515 morts. Le taux de létalité dans les pays développés qui ont une bonne plateforme hospitalière est d’environ 0,01%. Une méta-étude sur la pandémie de grippe H1N1 de 2009 donne une moyenne pondérée de 0,0135%. Nous avions écrit un article là-dessus avec HSeize si les sources scientifiques intéressent quelqu’un. http://h16free.com/wp-content/uploads/2020/04/La-vraie-mortalit%C3%A9-de-la-grippe-saisonni%C3%A8re.pdf

    Le taux de létalité de SARS-CoV-2, i.e. de COVID-19, est toute autre. Selon un papier de Nature (https://www.nature.com/articles/d41586-020-01738-2 ), ce dernier serait d’environ 0,66 % pour la Chine, 0,70 % pour la France, et 1,00 % pour l’Espagne et le Brésil. Selon un papier de Johns Hopkins, il serait de 0,64% pour la Suisse (https://doi.org/10.1016/S1473-3099(20)30584-3). En Suède, selon la Public Health Agency of Sweden, il est de 0,60. Il est heureusement en baisse lente mais régulière depuis le début de la pandémie grâce à l’amélioration des protocoles médicaux.

    0,6 / 0,01 = 60

    On peut donc chipoter sur ce qui constitue un décès de grippe et/ou un décès de COVID-19 mais selon les définitions que l’on prend, le SARS-CoV-2 qui cause la Covid-19 est bien une maladie 20 à 50 fois plus mortelle que la grippe. C’est plutôt une fourchette conservatrice.

    (Je ne comprends pas du tout pourquoi il y a un débat en dessous de chaque article sur la COVID-19. Qu’apporte la négation des faits scientifiques ? Pourquoi est-il psychologiquement important de croire que le taux de létalité de COVID-19 est le même que celui de la grippe ? Quelque chose m’échappe et ce n’est pas l’ensemble des données…)

    • J’ai aussi du mal à comprendre cette réaction épidermique face au taux de létalité de ce virus, encore plus versus celui de la grippe.

      Il faut ajouter à cela, que le nombre de mort dû au COVID est limité de part les mesures barrières, qui affectent positivement les maladies classiques (grippe, gastro, bronchiolite, etc.) en diminuant leur diffusion.

      Ensuite, je ne comprends pas ce blocage sur la seule variable de la mortalité, il faut voir que des personnes ayant eu le COVID ont des séquelles importantes et à vie pour certains, ce qui n’est qu’exceptionnellement le cas pour la grippe.

      • Pures spéculations personnelle sur la limitation par les gestes barrières des maladies classiques !
        Mais c’est classique que ce genre de spéculation dans ce contexte pseudo-scientifique d’un domaine peu scientifique de base que le domaine médical…
        Au moins, cette période aura peut-être permis aux gens de comprendre ce que veut dire le « consensus scientifique » : dans le domaine médical, c’est assez absurde. D’ailleurs, les auteurs de l’article semblent aller dans ce sens : la « vérité scientifique », la « négation scientifique », le « taux de létalité du Covid », etc…
        Par exemple, en ce qui concerne le taux de létalité du Covid, si affirmé par Philippe Lacoude, on pourrait lui répondre : « dites-nous quel taux de létalité vous voulez, on va vous trouver la publication scientifique correspondante » !

        • Bonjour,

          Pour l’impact des gestes barrières (dedans j’inclus : masque, lavage régulier des mains, distanciation) concernant les maladies classiques, on peut s’appuyer sur l’épidémie de grippe dans l’hémisphère sud qui montre sur la période avril à juillet 2020, un taux de positivité de 0.06% contre 13.7% les 3 années précédents (source : Science et Vie de décembre).
          Et les pédiatres en France voient également moins de cas de bronchiolite chez les enfants, alors que nous sommes en pleine période active de cette maladie.

      • Sans doute, mais tous ces gestes dit « barrières » n’empêchent pas d’attraper le rhume et la grippe. Expérience personnelle.
        J’ai aussi le témoignage de quelqu’un dont l’amie a été COVID19, et lui rien.

        • Un poil agacé pour mon compte aussi de lire des affirmations aussi arrogantes, voulant passer pour des certitudes scientifiques avec la garantie d’un consensus derrière !
          Pourtant, une année de publications scientifiques DANS TOUS LES SENS, d’experts du genre O. Véran, ceux de la DGS, Gilbert Deray, Laurent Alexandre, etc… qui nous ont vanté les articles Lancet/NEJM en faisant croire qu’ils savaient les lire et les analyser, de controverses de professeurs sur les plateaux de télé et dans les médias, de retournements de vestes de l’OMS et de nombreuses organisations sanitaires, de contradictions et d’incohérences en tous genres, de fiascos des RCT genre Discovery/Recovery, etc… devraient rendre les donneurs de faits scientifiques plus prudents et moins condescendants !!

        • Bonjour,

          Entièrement d’accord, ces gestes n’mpêchent pas d’attraper le rhume, grippe, etc. mais ils diminuent le risque de l’avoir.

          Pour votre témoignage de votre amie, j’en ai également autour de moi, pour toutes sortes de maladie (covid, grippe, etc.), ça ne prouve rien.

    • Votre commentaire est assez étonnant !

      Pourquoi dites-vous qu’il n’y a débat QUE pour le Covid comme si il n’y avait pas débat sur les chiffres de la grippe ?
      Pourquoi dites-vous qu’il y a négation des faits scientifiques, quand ce n’est simplement QUE vos faits scientifiques et QUE les études scientifiques que vous « cherry-picker » en face ?
      Pourquoi les chiffres annuels de la grippe en France sont donnés depuis des années par France Santé Publique à 8/10.000 par an ? Ils sont moins scientifiques que vous ?
      Et, en final, comment expliquez-vous un excès de mortalité de 26.000 sur la période 15/03 – 01/05/2020 pour le Covid et 21.000 sur deux mois pour la grippe 2017 ? Quels sont les excès de mortalités qu’il y aurait pour la grippe de 2017 et qu’il n’y aurait pas pour la 1ère phase du Covid en France ?
      Pour la bonne compréhension de tout le monde, merci de comparer des données comparables entre la grippe et le Covid !!

      • Quant à l’intérêt de comparer les taux de létalité de la grippe et du Covid, pas la peine de faire un dessin.
        S’ils sont relativement proches, beaucoup se demandent si cette « pandémie » valait la peine d’arrêter l’économie de la moitié de la planète quand ON NE FAIT RIEN pour la grippe annuelle, qu’ON N’A RIEN FAIT pour les grippes asiatique et de Hong-Kong (où pourtant le système de soins a connu les mêmes problèmes qu’en 2020).
        Compte tenu des dégâts collatéraux conséquents, on aurait pu appliquer le principe Bénéfices/Risques de la médecine par les preuves (Bénéfices peu avérés des confinements généralisés, Risques avérés des conséquences économiques et soins reportés) ou le principe de précaution (dégâts avérés certains = par précaution, on n’applique pas).
        Le problème majeur de cette pandémie est que l’on a appliqué dans beaucoup de pays des thérapeutiques JAMAIS appliquées antérieurement (confinements globaux), jamais étudiés, sans bénéfices prouvés, … Si c’est en face de risques équivalents à ceux de la grippe, on pourrait peut-être s’en passer ?

    • La grippe saisonnière fait en France 10.000 morts en moyenne chaque année, chiffres trouvables partout.

      Le Covid-19, alors que nous entamons la 2ème saison de cette maladie, c’est pour l’instant moins de 40.000 décès – les chiffres de SPF sont exagérés, c’est très facile à démontrer en s’appuyant sur les chiffres de mortalité donnés par l’INSEE.

      Dès lors, parler d’une mortalité 20 à 50 fois supérieure pour le Covid, comme le fait l’article, ne tient pas une seconde.

      Je n’ai par ailleurs pas le temps de fournir mes sources, mais parler d’une létalité de la grippe saisonnière de 0,01% contre 0,60% pour le Covid va à l’encontre de tout ce que j’ai lu jusqu’ici, et pourtant je me tiens au courant depuis février dernier. Le rapport est de moins de 1 à 5.

      Ce n’est certainement pas avec un commentaire comme celui-ci que vous allez me convaincre, moi qui suis cette affaire depuis le début et suis aussi un scientifique. Un poil agacé par ce genre de commentaire condescendant quand même.

    • Le problème vient de la comptabilisation des décès, d’ailleurs corrigée après coup dans certains pays, notamment en Italie (silence médiatique)

    • Votre postulat repose sur la justesse des chiffres de la mortalité de la grippe et de la Covid-19…. Pour avoir fait pas mal (hélas) de certificats de décès, je sais combien il est difficile d’attribuer une étiologie précise ayant amené à la mort du patient.
      J’ai en tête une étude française basé sur les certificats de décès en France pour déterminer l’efficacité du vaccin de la grippe, les conclusions avaient été qu’il n’avait pas été possible de conclure. Les certificats de décès étaient souvent inexploitables. Je n’ai hélas plus les références ! Mais cela m’avait amené à m’appliquer sur la rédaction des certificats de décès : un exercice souvent bien plus ardu que l’on pense ! Tout cela pour dire que l’évaluation du nombre de mort du Covid est loin d’être évidente Il faut savoir : 1/ lors de l’épidémie de mars, en dehors de l’hôpital, peu de patients décédés ont été testé (à titre d’exemple ⅓ de décès dans l’EPHAD où j’interviens avec certificats remplis parfois par moi même connaissant bien les patients, parfois par des confrères ne connaissant pas le patient, sans tests : on a classé parfois des patients pour Covid, d’autres pas sur des critères purement cliniques) 2/plusieurs témoignages avec des patients qui ont été classé à tort comme décès Covid-19 (fin de vie dans la majeur partie des cas) ou de demandes par les médecins hospitaliers un classement comme Covid-19 au famille de patients.
      Certes, ce n’est rien qu’un témoignage, mais cela permet d’expliquer un des biais dans l’interprétation du nombre de mort de la Covid.

    • C’est assez cocasse cette étonnement sur la gravité respective entre Covid et Grippe.
      C’est en effet fondamental.
      Le covid nous a été vendu comme un équivalent du SRAS 1, et autres MERS. D’ailleurs on l’a appelé SRAS cov 2 pour bien faire comprendre à la population la gravité
      A l’arrivée on a un virus 2 à 5 fois plus virulent que la grippe. On s’interroge ?
      Déjà on avait fait tout un bazar pour le H1N1 avec le tamiflu et les vaccinodromes et les 1Md600millions de masques pour un virus qui a tué 300 français, alors que dès le début, on a vu que celui ci était bénin après ses débuts mexicains.

  • Merci pour cet excellent article truffé de liens précieux.
    Je pense que les Français sont en train de sombrer dans l’obscurantisme, « l’élite » (élus, hauts fonctionnaires, enseignants) montrant d’ailleurs la voie.

    • Les liens sont intéressants, mais hélas, on ne peut pas conclure comme l’auteur à un miracle. Je rappelle que des conclusions similaires avaient été avec la thérapie génique dans des maladies infantiles qui n’ont pas donné (hélas encore) de suite avec des accidents graves.
      Je serais d’ailleurs curieux de savoir comment un brin d’ARNm injecté n’est pas utilisé par l’outillage génétique (pour faire simple) de l’organisme receveur alors qu’il l’est pour un brin d’ARNm viral. Il n’y a pas d’épissage possible ? Comment un brin d’ARNm s’il n’est pas utilisé par la cellule du receveur, peut il engendrer une réponse immunitaire contre les protéines du virus ? Pas de risque de mutagenèse à long terme comme pour n’importe quel virus ? Sinon est il aussi faible ou important ?

  • La suffisance des auteurs nuit à la qualité possible des informations dispensées.
    Science is settled, circulez y à rien à voir

  • Vous ne souhaitez certainement pas savoir ce que je pense d’une conclusion affichant p = 0,0000000000000000063 .

  • Les commentaires sont fermés.

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