Enfin des manifs ! Ouf…

OPINION : les manifs n’intéressent personne si elles se déroulent dans le calme, mais elles font la Une de tous les médias avec des violences. Merci les black-blocs.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Photo by Flavio Gasperini on Unsplash - https://unsplash.com/photos/YBzsJv3c1EQ

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Enfin des manifs ! Ouf…

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 8 décembre 2020
- A +

Par Patrick Aulnas.

Les organisations de gauche n’en peuvent plus ! Avec le confinement, les réunions, assemblées générales et manifestations deviennent difficiles à organiser. Ces petites réjouissances collectives dont raffolent les militants risquent en effet d’être vouées à l’échec pour cause de risque sanitaire. Le virus ne fait pas de politique. Autrement dit, le virus n’est pas de gauche et pourrait très bien s’attaquer sournoisement aux protestataires.

On aurait certainement trouvé quelques centaines d’anti-masque pour affronter le risque, mais guère plus. Or, une manif doit être populaire. Elle doit rassembler. Il faut au moins pouvoir faire état d’un cumul national de quelques dizaines de milliers de manifestants. C’est chose faite. Heureusement, car le peuple de gauche était vraiment sevré. Il était en manque.

N’exagérons pas ! Le sevrage ne concernait en réalité que les plus dépendants à l’addiction au militantisme. Autrement dit les chevau-légers des syndicats et partis de gauche et surtout d’extrême gauche.

Saisir toute opportunité de troubler l’ordre public

Toute opportunité devait donc être saisie. Beaucoup trop de samedis calmes et mortellement ennuyeux se sont écoulés depuis de longs mois. Une nuée d’organisations de gauche, soutenues par de nombreux médias, ont donc appelé à manifester les samedis 28 novembre et 5 décembre 2020. Motif : la loi de sécurité globale et son article 24 réglementant la diffusion des images de policiers en service. S’ajoute à cela le tabassage par des policiers du producteur de musique Michel Zecler, filmé et largement diffusé par les médias.

Une conjonction fort opportune qui a permis à de nombreuses organisations d’appeler à manifester en période épidémique sévère. L’irresponsabilité d’un tel appel est bien entendu entièrement justifiée par le risque colossal que fait courir à la démocratie cet article 24. Les « violences policières » doivent être filmées, sinon nous allons tout droit vers la plus atroce des tyrannies. Il y a vingt ans, elles n’étaient jamais filmées puisque l’omniprésent smartphone n’existait pas. Vivions-nous pour autant en dictature ?

Les hérauts de la liberté, qui voici quelques décennies faisaient les yeux doux à l’Union soviétique, au Cuba de Fidel Castro et aux dirigeants de l’Allemagne de l’Est et qui, plus récemment, adulaient Chavez, le fossoyeur du Venezuela, ont désormais tout compris. Ils défendront bec et ongles les valeurs sacrées de la démocratie, même s’ils doivent affronter un autocrate aussi féroce qu’Emmanuel Macron. Cet admirable courage face au virus et au tyran qui gouverne la France doit être salué par tous.

Le butin a été maigre : 130 000 personnes pour la France entière le 28 novembre et seulement 50 000 personnes le 5 décembre. Visiblement, le prétexte ne fonctionne pas. Le peuple n’est pas tout à fait aussi bête que le pensent les pseudo-révolutionnaires à pancartes. Il a compris le petit jeu de politique politicienne : saisir tout prétexte pour affaiblir les détenteurs du pouvoir afin de placer ses pions pour l’avenir. Classique, archi-usé, d’une médiocrité très politicienne, mais toujours en usage.

Heureusement, il y a les black-blocs !

Tout le monde se fiche d’ailleurs royalement des manifestants se contentant de défiler, mais l’essentiel est ailleurs : les casseurs étaient présents. Et cela intéresse énormément les médias. Les voitures brûlées, les pillages de magasins, les agressions de policiers, il n’y a rien de plus cinématographique. Et bien évidemment, les organisateurs des manifestations n’ignorent rien de la potentielle présence de black-blocs.

Voilà une inestimable opportunité pour eux : leurs manifs n’intéressent personne si elles se déroulent dans le calme, mais elles font la une de tous les médias avec des violences. Merci les black-blocs.

Car ces mercenaires du désordre, financés par on ne sait qui, se passent d’invitation. Le désordre est pour eux une drogue dure. Ils ont un besoin existentiel de déstabiliser le pouvoir, de radicaliser les positions, de lutter. Pour quoi, contre qui luttent-ils ? Personne n’en sait rien et surtout pas eux.

Allez demander à un fanatique la raison de son fanatisme. Il ne vous fera aucune démonstration. Le fanatisme est une addiction. S’il pouvait vivre sans, le fanatique s’en passerait volontiers. Mais nos petits black-blocs ont trouvé une raison de vivre : lutter contre l’oppression rampante, extrêmement sournoise, qui règne dans les démocraties  représentatives.

Vous pensez certainement qu’il faut avoir une inculture historique et géopolitique rare pour penser ainsi. Car enfin, nos très imparfaites démocraties sont les régimes politiques ayant le mieux garanti la liberté depuis que le monde est monde. Certes. Mais nos jeunes black-blocs n’ont que faire de l’histoire et de la géopolitique, sauf, à la rigueur, ceux qui savent être les instruments des dictateurs pour déstabiliser les démocraties.

Il en existe sans aucun doute un certain nombre qui sont payés pour cela. Les autres veulent lutter pour lutter, comme les militants de tout poil. Ils ont simplement basculé de la contestation dans la violence, comme certains desperados, anciens gilets jaunes, récupérés par des mouvements clandestins plus que douteux politiquement.

Le risque n’est pas du côté de la police

Que conclure ? Qu’une telle dérive de nos démocraties, dont se font complices les organisations de gauche, d’extrême gauche et certains syndicats, peut mener à terme plus ou moins lointain à des actions véritablement guerrières : maquis, attentats, voire guerre civile. On a déjà vu avec Notre-Dame-des-Landes une cohorte de rêvasseurs défier l’ordre républicain sans aucune réaction appropriée du pouvoir politique.

Dans de tels cas, il suffit pourtant de prendre le mal à la racine et de couper dans le vif sans état d’âme. Laisser la plaie s’infecter conduit à affaiblir l’ensemble de l’organisme. Espérons seulement que nous ne laisserons pas se développer sans réaction une véritable gangrène.

Voir les commentaires (25)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (25)
  • EN France manifester =épreuve de force avec l’état pour témoin ou adversaire.

    Et on DEVRAIT débattre de la notion de « trouble à l’ordre public », on ne sait pas ce que c’est mais ça justifie des tas de choses..
    Rien de mal en soi à troubler l’ordre public, l’ordre peut être maintenu par la coercition..

    Manifester, ça devrait être exprimer publiquement et fermement ce que l’on pense…
    manifestation de masse en fait, et le mot d’ordre est necessaire.

  • c’st trop tard, le gouvernement quel qu’il soit n’a plus les moyens de reprendre le control du pays a situation est pré insurectionnelle,il n’y a qu’a voir les pans entiers du territoire ou les « forces de l’ordre » ne peuvent et n’essayent même plus à mettre les pieds, et qui sont sous controles de groupes parfaitement organisés et fin

    • si on attache le ‘importance à la liberté individuelle , l’insurrection n’est pas en soi un « problème  » , elle peut être souhaitable..elle peut être légitime.. et ce n’est pas non plus une fin en soi..

      toute insurrection n’ets pas souhaitable , l’installation d’une mafia dans un quartier n’est pas souhaitable si on aime l’idée d’etat de droit , le liberté individuelle etc…

      bon…la question a toujours été comment va finir le « collectivisme »…?
      pourrissement ruine , usure?
      Mais va t il finir? les libertés individuelles ne sont elles pas une parenthèse dans l’histoire?

  • et financés par l’étranger

  • ils avaient leur attestation de déplacement tout ces emmerdeurs ? et quelle case ont_ils cochée ?

  • Comment ça ! Tout ne va pas bien dans ce monde de bisounours, d’abeilles de papillons et de gentils pandas.

    On nous aurait menti ? Pourtant j’avais cru comprendre que le monde était parfait et qu’il suffisait d’une couche de peinture de finition (à rayures roses et vertes) pour qu’il soit encore plus beau.

    Cela se lézarde de partout, mais on se prépare quand-même à passer la seconde couche – sous vos applaudissements comme disait Jacques Martin.

  • Mercenaires du désordre et surtout mercenaires du pouvoir,comment imaginer que 300 gugussses puissent agir ainsi samedi après samedi de façon systématique,prévisible sans l’aval du pouvoir?

  • Le probleme est qu en france, si vous manifestez gentiment vous n obtenez rien. Alors qu en cassant tout vous avez ce que vous voulez. C est pas nouveau, les paysans de la FNSEA faisait deja ca il y a 40 ans (rappelez vous les camions espagnols interceptes et leur contenu brulé, les sous prefectures parfumées au purin …)

    Sinon l auteur exagere. comme il l a note lui meme, les manifestants ne sont qu une infime minorité. Pas de risque de guerre civile ni meme de maquis (a propos vivre dans le maquis est difficile, pas beaucoup de casseurs ne tiendrait une semaine)

  • Bon, les aventures palpitantes d’Alexandre Benalla auraient-elles été révélées pour le plus grand bonheur des petits et des grands, sans la liberté de filmer? Parce que là, le téléphone portable a bien fonctionné, à la différence de la justice qui semble-t-il va s’enliser dans un coma confortable…
    L’article 24 est un enfumage: les textes punissant le doxxing à des fins malveillantes ou violentes, existent déjà. Idem pour les protections spécifiques aux fonctionnaires de police. Comme d’hab, faire des lois c’est mignon, mais il faut déjà commencer par appliquer ce qui existe. Y compris et surtout lorsque les contrevenants font partie de ces castes protégées, après lesquelles paraît-il, il va falloir rebaptiser des rues, en reconnaissance de leur principal mérite, celui d’exister.
    Bref: virons les magistrats complaisants au lieu de faire des lois surnuméraires.
    Par contre le développement de la surveillance par drone, de la reconnaissance faciale etc, c’est pas bisou et cela indigne peu les journalistes et gauchos. Dommage.

  • Quand je vois l’incapacité de ce gouvernement à gérer une crise, quelque soit son importance, j’ai envie de devenir Black-bloc !
    Quand Mr Aulnas écrit ironiquement à propos des manifestants « Cet admirable courage face au virus et au tyran qui gouverne la France doit être salué par tous. » . . . on a l’impression que dire que Macron est un tyran est une ineptie ! et bien Mr Aulnas, vous qui êtes un grand défenseur de la Macronie et de la bande d’idiots amateurs qui la compose, que proposez-vous pour revenir à nos valeurs saines , celles de la république ? ne rien faire comme vous et toucher une retraite de professeur en ne disant rien sinon critiquer ceux qui veulent la destitution de l’ENArchie ?

  • Fanatiques les casseurs ? Pas sûr. On imagine bien leurs profils, en général à la Besancenot. Des études longues et laborieuses, dans des domaines pseudo-littéraires, évidemment sans aucune espèce de sélection au mérite, et sans aucun intérêt pour le société. Ces gens ensuite ne peuvent que vivre chichement de petits boulots dans la sphère non marchande ou carrément de jobs d’entrée de gamme dans le privé pur et dur. Bref, frustration assurée.

    • Laborieuses leurs études ? Comme vous y allez. Ces gens là ne mettent jamais les pieds à la bibliothèque. Beaucoup sont des gosses de fonctionnaires qui s’inventent des combats pour exister. Et le jour où ils décrochent éventuellement leur diplôme en sociologie, ils déchantent car personne ne veut les recruter.

  • ecoutez et regardez ce qu’AFFIRME Xavier Rauffer sur les black blocs

  • Des escrocs voudraient nous faire croire que l’on ne peut rien contre les racailles gochiasses. a cause du conseil constitutionnel. cela fait des années, des dizaines de manifs, ou les BlackBlocks détruisent, pillent incendient, et passent tranquillement filmé a la télé. Si ces ordures ne sont pas arrêtées, c’est sur ordre !!!
    Il peut arriver qu’un policier ne respecte pas la loi lors d’un intervention, ce sont des choses a traiter individuellement , éventuellement mettre en place des formations et inspections pour prévenir. Quand les flics regardent des casseurs venus pour tuer et qu’ils ne sont pas capturés par tous les moyens, c’est une faute de commandement au plus haut niveau !

  • Quand la France aura-t-elle des dirigeants courageux pour nous débarrassez des casseurs en les cassant?
    Ce sont des délinquants et des meurtriers sans parler des voleurs.
    Il faut cesser de se réfugier derrière le droit pour ne rien faire.
    Et virer les magistrats qui ne font rien pour protéger la société et préfèrent les « pauvres innocents » qui reprennent ce que les »riches » leur ont confisqué.
    Il est vrai que s’acharner sur NS par ex est plus glorieux et moins risqué physiquement et matériellement!

  • Si ces black blocs étaient de droite ils seraient éliminés en 5 seconde…Mais ce sont des anarcho gauchistes donc on laisse faire.

  • Les manif du samedi me tiennent lieu de cinéma. Je trouve cela plutôt marrant. Ce n’est pas plus nul que la plupart des films. En plus c’est gratuit (sauf les impôts!) Quand on habite la province pas peuplée que de crétins…

  • Allez voir une manifestation avant de faire des analyses aussi simplistes.
    Il y a un peu plus d’un an, j’étais dans cette position « soutien aux forces de l’ordre », « Tous les manifestants sont des gauchistes », ne cherchant pas trop à comprendre.
    Puis les « incidents » à répétition m’ont intrigué car les informations présentées par les grands médias étaient quand même très/trop orientées.
    Du coup je suis aller voir des manifestations contre la réforme des retraites.
    J’ai constaté que la très grande majorité des manifestants (qui étaient d’ailleurs très diversifiés, pas que des gauchistes caricaturaux) étaient parfaitement pacifiques et calmes.
    Mais il y avait peut-être 100 à 200 individus, au grand maximum, généralement en tête du cortège, donc très encadrés par les forces de l’ordre (celles-ci entourent la tête du cortège par un cordon devant et sur les côtés), qui avaient des comportements provocateurs.
    Et, réciproquement, certaines unités de la police, notamment les « brigades anti-violences » (« BRAV » = les voltigeurs des années 1980) étaient tout aussi inutilement agressives. Notamment en utilisant sans raison les gaz lacrymogènes. Ou encore en essayant de fractionner les cortèges par des blocages injustifiés.
    Enfin, bizarrement, à la fin de la manifestation, les 200 individus excités, pourtant bien encadrés au début, parvenaient à faire des dégradations, ce qui enclenchait alors les charges des FO.
    Et on ne voyait que ces seules images de violence le soir dans les JT, le reste étant passé sous silence.
    Sur le fond, vouloir résoudre un problème politique (beaucoup de Français sont contre certaines « réformes » car elles ont des conséquences trop fortes pour eux) juste en essayant de discréditer les manifestations, n’est pas une bonne méthode.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

On entend régulièrement dans les conversations de café du commerce que les tendances importées d’Amérique sont des calembredaines. Si certaines, telles que le mouvement woke et le port de pulls moches à Noël nous apparaissent légitimement ridicules, le Convoi de la Liberté lancé au Canada mi-janvier par plusieurs milliers de camionneurs n’est pas sans faire des émules de ce côté de l’Atlantique.

Ce mouvement très proche de celui des Gilets jaunes est né de l’instauration d’une obligation vaccinale pour rentrer par voie routière sur le ... Poursuivre la lecture

Par Nathalie MP Meyer.

Actualité chargée, à Cuba, en ce lundi 15 novembre 2021. Après de longs mois de fermeture des écoles et des frontières en raison du coronavirus, l’île s’ouvre à nouveau au tourisme international et les élèves du primaire retournent en classe. Mais surtout, après les manifestations monstres du dimanche 11 juillet dernier aux cris de « Liberté ! », « À bas la dictature ! » et « Nous avons faim ! », l’opposition cubaine appelle à nouveau à une grande marche de protestation dans tout le pays pour demander la libérati... Poursuivre la lecture

Par Thomas Comines.

Depuis que les manifestations anti pass sanitaire ont commencé de battre le pavé, on entend sur les plateaux des cris de vierges effarouchées, horrifiées de voir comparer nos institutions républicaines, auréolées d’un halo de sainteté démocratique, à une dictature, au totalitarisme, au fascisme ou au nazisme. Cette injure faite aux morts de ces régimes atroces est insupportable, disent-ils, et est sous-tendue par une pensée nauséabonde.

Précisons une évidence en préambule : il est louable d’être attaché à la ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles