Vaccins anti-covid : Jean Castex cherche à rassurer avec les mauvais outils

Face à la défiance, Castex propose une stratégie pour les vaccins anti-covid qui ressemble beaucoup à celle déjà en place depuis mars.
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Vaccins anti-covid : Jean Castex cherche à rassurer avec les mauvais outils

Publié le 4 décembre 2020
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Par Frédéric Mas.

Ce jeudi 3 décembre, Jean Castex a présenté la stratégie nationale du gouvernement de vaccination pour répondre à la crise sanitaire créée par le covid-19. Le maître mot du Premier ministre pour expliquer sa démarche fut « transparence » : le pouvoir politique cherche avant tout à rassurer et à préparer une campagne efficace qui devrait se dérouler en trois phases précises, suivant par-là les recommandations de la Haute autorité de Santé.

La première commencera en janvier auprès des personnes âgées en établissements (Ehpad), la seconde pour les personnes fragiles en fonction de leur âge ou de leur pathologie, et enfin la troisième sur l’ensemble de la population. Pour Jean Castex, se faire vacciner est un acte « altruiste », et il a encouragé les Français à être les « plus nombreux possible » à se faire vacciner.

Deux vaccins devraient être disponibles fin décembre en France, Pfizer/BioNtech et Moderna, après examen auprès des autorités de santé françaises et européennes. La France emboite le pas de la Grande-Bretagne, qui a été le premier pays au monde à autoriser un vaccin anti-covid grâce à une procédure accélérée.

Face au mur du scepticisme français

La France fait partie des pays qui se défie le plus des vaccins. Comme le rappelait une récente étude de la Fondation Jean Jaurès, une petite moitié de la population est contre le vaccin :

« lorsque l’on demande aux Français s’ils accepteraient de se faire vacciner contre la Covid-19, 24 % répondent qu’ils n’accepteraient probablement pas et 19 % qu’ils n’accepteraient certainement pas. »

La défiance est ancienne, et s’était déjà manifestée au moment de la grippe H1N1 : la cacophonie politique autour de la vaccination et les soupçons de conflits d’intérêts qui pesaient alors sur les autorités décisionnaires ont entaché tout l’action publique de l’État.

Toujours selon l’étude de la Fondation Jean-Jaurès, le portrait type du sceptique à l’endroit des vaccins serait plutôt jeune et féminin, et varierait non pas en fonction du degré d’éducation ou de diplôme, mais plutôt de la proximité partisane :

« les individus rejetant les institutions politiques classiques auraient […] une forte probabilité d’être également défiants envers les institutions scientifiques, en particulier chez les individus qui manifestent une sympathie pour les partis populistes de droite. »

Reste à savoir si ce « populisme scientifique » comme celui politique, ne trouve pas l’une de ses origines majeures dans les prétentions d’un État bureaucratique à la fois omnipotent et défaillant, cherchant à la fois à tout contrôler et incapable de le faire jusqu’à présent. Il s’agit ici d’une dynamique de défiance entre État et société civile bien française, qui ne date pas d’hier et teinte l’ensemble des relations des Français à leurs institutions publiques.

Une application bureaucratique classique qui génère de la défiance

De Jean Castex à Olivier Véran, on ne change pas une équipe qui gagne. De la première à la seconde vague, c’est le même logiciel bureaucratique qui appuie l’action gouvernementale, hier pour confiner et déconfiner, aujourd’hui pour vacciner.

Il y a un risque non négligeable pour que les excès autoritaires, les incohérences politico-technocratiques, le soupçon toujours présent des conflits d’intérêts au sommet qui ont érodé l’autorité de la parole publique hier sur les masques, les tests et les mesures restrictives de liberté se retrouvent tout autant demain pour la campagne de vaccination.

Le gouvernement a fait le choix des vaccins « gratuits », comprenez environ 200 millions de doses de vaccins achetés qui seront budgétés 1,5 milliard d’euros sur le compte de la Sécurité sociale. L’administration se substitue une nouvelle fois au marché, avec tous les risques que cela comporte sur l’allocation des biens qui devront être délivrés.

Au même titre, la décomposition administrative de l’exercice de vaccination par étapes, en faisant des personnes vulnérables la priorité et en renvoyant la vaccination du reste de la population en février mars devrait nous interroger sur plusieurs plans.

Au nom de la gestion du risque par l’administration publique, le vaccin est rationné, livré au compte-gouttes et sera finalement disponible pour le plus grand nombre au moment où le virus risque d’avoir quasiment disparu.

N’aurait-il pas été envisageable de penser à des procédures accélérées comparables à celles prises aux États-Unis pour intensifier la compétition entre entreprises pharmaceutiques et se libérer des lourdeurs de l’administration ?

Sans doute faut-il voir dans le choix français de passer par la voie administrative un peu de résignation : l’État bureaucratique français n’a pas la souplesse de ses voisins plus libéraux, et la capacité industrielle du pays ne peut pas entrer en compétition frontale avec ses concurrents sur un marché particulièrement compétitif.

Une évolution majeure de la situation ?

Pourquoi se faire vacciner si la situation sanitaire et politique n’évolue pas ? L’un des éléments clefs de la communication politique de l’exécutif a été de faire du vaccin une note d’espoir et le début de la fin d’une crise sanitaire qui n’a pas seulement touché la santé des Français, mais aussi les libertés publiques.

Aujourd’hui, Olivier Véran se fait beaucoup moins optimiste, et joue sur la peur d’une « troisième vague » de crise covid qui risque de rendre l’action gouvernementale à l’endroit du vaccin sinon caduque, du moins insignifiante.

Rien ne doit changer jusqu’à nouvel ordre sur le plan de l’état d’urgence sanitaire, le demi-déconfinement, la restriction des libertés publiques. Si le vaccin n’a pas de signification sanitaire et politique majeure, la nécessité de se faire vacciner, aux yeux d’une partie de nos concitoyens, s’en trouve affaiblie.

Là encore, la lisibilité de l’action publique est problématique, et n’arrive pas à gommer l’impression globale d’une gestion chaotique de la crise comparable à celles passées. Comme la crise covid, la stratégie vaccinale du gouvernement risque fort de révéler toutes les faiblesses d’un modèle social français à bout de souffle, et de plaider pour une meilleure alliance entre science et liberté.

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  • Déjà qu’il n’y a pas moyen de se faire vacciner contre la grippe si on n’est pas prioritaire…
    Mais bon, soyons optimistes, les Français savent d’avance que si Castex ou Véran ouvrent la bouche, il faut être dingo pour les croire.

  • La perversité du système, me semble t’il tient, au fait que l’on va vacciner les résidents en EPHAD sans leur demander ce qu’ils en pensent car beaucoup sont sous protection (curatelle et tutelle..)..Gros pb d’éthique qui ne préoccupe pas nos têtes pensantes car le bénéfice / risque va dans le sens: vaccinons les..
    Plus subtile est le fait de faire reposer la vaccination sur les MG…ils ont été exclus des premières décisions et là on les envoie au charbon car :  » les généralistes ont la confiance de leurs patients « ..Sous entendu si cela ne se passe pas bien et bin c’est en gros de leur faute..à ces braves médecins …Et toujours sous-jacent la même crainte de se prendre un procès sur le râble…Ils sont tordus..

    • L’Etat a assuré que c’est lui qui prendra le risque juridique et financier de la vaccination Covid en cas d’effets secondaires.
      Pb : ceux consécutifs au vaccin H1N1 2009 ne sont pas (tous ?) réglés. L’Etat fait traîner…

    • Non c’est l’armée qui s’en occupera. Vous verrez.

  • et puis vaccin ou outil de modification génétique ?

  • On nous rabâche qu’il faut un taux de couverture vaccinale de 70% minimum pour que l’immunité collective fonctionne.
    Hors déjà, la solution de l’immunité collective n’est pas forcément liée à la vaccination, et enfin ce taux concerne les « personnes à risques », et non pas « toute la population » ; oubli dans les discours très certainement 😉

  • Ces clowns ont réussi cet exploit que plus personne ne les croit tant leurs mensonges ne se comptent plus.
    Ils diraient que deux et deux font quatre qu’on se mettrait à douter…

  • Ça va sûrement bien se passer dans les ephad avec des vaccins non testes sur les personnes âgées , sans doute utiliseront ils des placebos pour limiter les risques.
    Beaucoup de commentateurs s’indignent du nombre de doses commandées mais c’est normal c’est livré en bouteille et il y a de la perte, bcp de pertes

  • Sans être populiste ni rétif aux vaccins (je suis multi-vacciné mais pour des maladies vraiment mortelles, cad avec des taux de létalité qui se comptent en dizaines de %), je tiens le raisonnement que doivent sans doute tenir la majorité des vaccino-prudents :
    – on n’a aucun recul sur ces vaccins, en particulier celui par ARN
    – on ne sait pas qui en a vraiment besoin
    – et si avant on cherchait à savoir où on en est de « l’immunité collective »…
    Entre ceux qui ont croisé la route du Coronavirus 2019 et ceux bénéficiant d’une immunité croisée du fait de l’exposition anterieure à d’autres coronavirus, on en est où ? Plus près de 10 % ou de 60 % ? Pour ma part, je penche pour la 2eme hypothèse…
    Dernière chose, cet empressement à faire du vaccin l’unique porte de sortie de ce b.rdel m’inquiète : pourquoi abandonner si vite la piste des traitements (HCQ, après les résultats prometteurs du CHU d’Angers, anti-inflammatoires, nicotine, zinc, vitamibe D,…) qui resteront nécessaires, si le virus devient saisonnier ? …

    • Vous avez raison d’être inquiet : tout est incohérent dans les mesures prises et annoncées.
      Les courbes sont déjà en phase descendante, et ce n’est très probablement pas grâce aux mesures prises par le gouvernement ; autrement dit, la 1ère vague saisonnière du Covid aura entraîné moins d’hospitalisations et de décès qu’une grippe classique. Et rien ne dit qu’il y aura une 2ème vague 2020-21.
      Tout ce cirque est hallucinant, et à un moment je crois qu’il va falloir réaliser que les gens aux manettes savent ce qu’ils font (trop d’ « erreurs » quasi systématiques, et qui surtout se répètent, pour que ce ne soit que la malchance de l’incompétence) et qu’au minimum ils profitent de la pandémie pour étendre leurs pouvoirs – en limitant toujours plus nos libertés, bien sûr…

      • Au début de cette crise, j’étais plutôt partisan de la formule de M. Rocard « Toujours préférer l’hypothèse de la connerie à celle du complot. La connerie est courante. Le complot exige un esprit rare. ».
        Donc je ne crois guère aux thèses « complotistes » (terme idiot, mais à défaut…), notamment car souvent les questions sont bonnes, mais les conclusions excessives et souvent absurdes.
        Mais, maintenant, je me demande si ce ne serait pas plutôt « La connerie associée au complot et réciproquement » pour la gestion de la crise sanitaire en France !?

  • On entend 2 arguments fallacieux pour nous convaincre,à savoir que la vaccination a permis d’éradiquer des maladies dangereuses comme la variole ,certes,sauf que le taux de mortalité était bien supérieur de l’ordre de 40% à comparer aux 0,05% du Covid en France,ou Ebola qui est proche de 80%!
    Ensuite on nous serine que tous les médicaments ont des effets secondaires,c’est certain, même un comprimé d’aspirine sauf qu’ils sont connus,identifiés et bien répertoriés et figurent dans la monographie de chaque médicament.
    Le tout en convoquant Pasteur au débat !Mais comment? le pays de Pasteur ne peut refuser la vaccination.
    Un moment de rigolade quand Castex cherchait ses lunettes alors qu’il les avait sur le nez…du grand Bourvil .

    • La vaccination contre la variole, brandie urbi et orbi, est en réalité une exception.
      Certains virus ou bactéries ne disparaîtront jamais, même si tout le monde est vacciné.
      Un certain nombre de vaccins ne protègent que de la maladie, pas de la contagion (polyo, diphtérie,…). Pour le covid, on sait pas encore.
      La maladie la plus dangereuse sous nos latitudes, pour laquelle on vaccine depuis des décennies n’est même pas contagieuse, c’est le tétanos.

      Ps : une petite correction, la létalité du covid, c’est 0,5 %, pas 0,05 % . C’est une moyenne car ce taux est très variable selon l’age. En dessous de 40 ans, on est à moins de 0,03 % , au dessus de 75 ans, on est à plus de 10 % .
      Dernière chose sur la vaccination : son efficacité décroît avec l’âge. Plus on est vieux, moins le vaccin protège. En gros, après 65 ans, l’efficacité moyenne d’une primo-vaccination tombe à 30 % ! D’où l’urgence de ne pas abandonner la piste des traitements.

      • petite précision sur le tétanos : ce n’est effectivement pas une maladie contagieuse, et en pratique la vaccination ne se fait pas contre l’agent à l’origine de la maladie mais contre la toxine secrétée par cet agent, si je ne me trompe pas.
        C’est par contre une maladie qui n’est pas très difficile à attraper (une égratignure suffit), et dont les cas graves justifient amplement les précautions.
        Voir ici (minute 8:35 pour le tétanos) les maladies couvertes par les vaccins obligatoires : https://www.youtube.com/watch?v=1CifyVPCZ10

      • Désolé vous confondez létalité et mortalité ,la létalité a augmenté un peu à 2.39%,nous sommes a plus de 54000 décès il est vrai ,et à 0,08% de mortalité.
        Si le tétanos n’est pas contagieux il est quasiment mortel ,des décès tous les ans

        • Je crains que vous ce ne soit vous qui confondiez. Les chiffres que vous donnez pour la variole ou ebola sont ceux de la létalité (ratio décès/malades) et non ceux de la mortalité (ratio décès/population).

          • En effet pour Ebola et la variole j’été emporté dans mon élan ,mais pour le Covid je crois bien que ce sont ces ratios là.

      • Le chiffre que j’ai retenu pour la létalité du Covid est plus proche de 0.3%.
        Avec certes des variations selon l’âge, mais aussi bien d’autres facteurs dits « comorbidités ». C’est pourquoi dans certains pays ce taux est en moyenne sans doute inférieur d’un facteur 2 voir plus à d’autres pays.
        Le taux de létalité est aussi variable en fonction de la façon dont on se soigne (est soigné), ou pas…

        • C’est pour la population générale ,après par tranche d’âge c’est complètement différent.

        • C’est compliqué d’évaluer la létalité avec des chiffres de décès Covid gonflés…
          J’entendais encore l’autre jour une personne qui était scandalisée qu’une de ses proches, morte d’un cancer, ait eu un certificat de décès indiquant « Covid »

  • « Une petite moitié (de la population) est contre le vaccin »; forcément, cette moitié sait qu’elle ne craint à peu près rien de ce virus. Ce n’est pas de la défiance, mais puisque derrière, il faudra quand même continuer de se coltiner les mêmes emm.rdements, et qu’en plus, on ne sait pas si réellement ce vaccin va protéger, alors une majorité de la population répond au sondage que non, elle ne se fera pas vacciner.
    Et la Fondation en conclue que les gens se méfient du vaccin. Comme quoi, on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres.

  • Je ne comprends pas qu’on envisage une seule solution contre le Covid, le vaccin.
    Si on avait consacré autant d’argent pour valider un traitement efficace, on n’en serait peut-être pas là.
    Si le vaccin tant espéré n’est pas le remède miracle, on va continuer encore longtemps comme ça ?
    L’intervention du Mr Vaccin hier ne rassure pas vraiment puisqu’on a l’impression qu’il n’en sait pas plus que ce que disent les communiqués des laboratoires.

    • Avez-vous remarqué que le vaccin a été dès le début présenté comme la seule solution alors même qu’on ne connaissait pas l’e olution de l’épidémie?
      La vaccination dont nos maîtres (et les maîtres de nos maîtres) veulent qu’elle soit massive, est une décision politique. Comme toutes les autres dont le virus a servi de prétexte.

      • On déjà deux solutions qui marchent bien:
        HCQ + AZ + zinc
        Ivermectine + AZ + zinc

      • Oui, j’avais même lu en mars ou avril qu’un laboratoire prétendait avoir trouvé un traitement à 100% efficace mais que « même si cela s’avérait exact, la fin de la crise he pourrait venir que d’un vaccin…

  • Je ne crois pas que les Français soient « anti-vaccins » mais ils sont circonspects face à ces vaccins à ARN messager dont on ne sait pas grand chose et sur lequel se précipitent des autorités sanitaires comme Véran et al qui se sont trompés sur à peu près tout depuis mars et ont souvent en plus menti délibérément. Je constate que ce type de vaccins rencontrent prudence, attentisme voir circonspection chez la quasi totalité des scientifiques de haut niveau comme les Prs Caumes, Perronne, Axel Kahn et même le Mr Vaccin, le Pr Fischer, à l’exception de l’officiel et inénarrable Comité dit Scientifique dont on attend d’ailleurs qu’ils se l’injecte en premier devant caméras.

  • L’intervention d’Alain Fischer était un grand moment, je me demande si Castex était au courant de ce qu’il allait dire ?

    • Exact. 2 solutions. Soit Mr Vaccin exprime ses convictions de scientifique, peu importe qu’elles aillent à l’encontre du discours du premier ministre.
      Soit cette démarche est totalement et subtilement orchestrée pour que les français aient confiance en la parole de Mr Vaccin. Y compris lorsqu’il annoncera ultérieurement que l’on peut se vacciner.
      Transparence ou manipulation ? Ce gouvernement nous a tellement baladés depuis le début qu’il vaut mieux s’attendre à tout pour n’être étonnés de rien.

    • Le gouvernement a promis la transparence. Commencer son discours par « allez vous faire vacciner, vous ne craignez rien » aurait été totalement improductif. Il a dit exactement ce qu’un scientifique sérieux sur le sujet aurait dit.
      Mais c’est vrai que ça ne donne pas envie de se faire piquer dès maintenant… Ce qui n’empêchera pas une partie importante de la population d’y aller, vite. Tout le monde n’est pas vaccino-prudent et encore moins « rassuriste ».

  • L’immunité collective doit être réfléchie dans le cadre des données du Diamond Princess, soit la pire des situations épidémiques (un navire étant assimilable à un incubateur) pour une population plutôt à risque compte tenu de la moyenne d’âge spécifique des passagers de la croisière. 3711 passagers, 712 contaminés (contamination de 19,2%), dont 128 asymptomatiques et 14 décès (CFR 2%, mortalité 0,38%).

    Bref, ces résultats indiquent qu’une immunité de 70% en population générale n’a strictement aucun sens. C’est notamment à partir de ces informations qu’on savait dès avant le premier confinement que les calculs de l’Imperial College étaient farfelus, ou que plus récemment les 400000 morts de Macron relevaient de la même désinformation volontaire. Dès mars dernier, une bête projection laissait craindre une létalité de l’ordre de 60000 morts en France, à comparer aux 600000 morts annuels habituels, soit une situation similaire à celle d’une grippe saisonnière très sévère.

    La vaccination n’a d’intérêt que pour les personnes les plus à risque, dans la limite du rapport bénéfice / risque du vaccin. Vacciner les plus âgés en priorité fait sens dans la mesure où ils sont les plus à risque face à la covid et dans la mesure où leur faible espérance de vie les « immunise » des éventuels risques à long terme de la vaccination, risques qui n’ont pu être valablement établis compte tenu de l’urgence du développement des vaccins.

    Comme souligné dans un autre commentaire, il importe de s’assurer du consentement éclairé des vaccinés. Vacciner de force une population avec un produit pour lequel il n’y a pas de recul serait une faute gravissime. Aucun médecin ne doit se laisser subvertir. D’une manière générale, la médecine par la contrainte, sur ordre, la médecine administrative procédurière, ainsi que celle corrompue par les financements pas du tout désintéressés des principaux laboratoires, sont inacceptables pour tout praticien soucieux de son art et respectueux de son serment.

    • Oui sauf que les plus fragiles ont le plus de chances de faire une sur réaction à la vaccination…

    • « Vacciner de force  »
      Il y a plusieurs façons de « forcer » la population à faire quelquechose: je me suis laissé dire que la vaccination ne sera pas obligatoire, sauf que pour voyager, aller au spectacle, ou dans certains lieux publics, il faudra présenter un certificat de vaccination au covid valide sous peine d’être refoulé!

      • Pour l’instant, seules certaines compagnies aériennes se sont signalées par cette ânerie.
        Pas sûr qu’elles gardent cette position très longtemps…

      • Riche idée pour perdre la clientèle… et favoriser les concurrents qui ne demanderont rien.

    • « Primum non nocere », premier cours de médecine…
      Pour le vaccin de la grippe commune il y a un incident médical sérieux sur 10’000 vaccinations (allergie, réaction).
      Sur 10 millions de vaccinations de gens de moins de 50 ans en bonne santé, le risque de nuire est beaucoup plus grand que le bénéfice.

  • Ah, les institutions scientifiques… On a vu ce qu’il en était ces derniers mois.
    Exemple: le 2 mars, l’OMS et l’Académie de médecine ont publié chacune de leur côté, un texte fiamétralement opposé sur le bénéfice du port du masque.
    Ce qui a faut dire à Christian Gérondeau, que Polytechnicien et ancien directeur nationale de la Sécurité Civile: « quand on voit la difficulté que la communauté scientifique éprouve à se mettre d’accord sur un geste aussi banal que porter un masque, on peine à croire que cette même communauté puisse exprimer un consens en béton armé sur un sujet complexe comme l’influence de l’homme sur le climat. On pourrait en dire autant pour les vaccins… Sauf que certaines voix ne sont pas autorisées.

    • Christian Gerondeau, je le rappelle, a été le premier monsieur Sécurité routière. C’est lui qui a emm.rdé, par ses décisions parfois ubuesques, des millions d’automobilistes et de motards dans les annees 70. Lui qui était à l’origine de la vignette moto. Probablement un des hauts fonctionnaires les plus détestés en son temps. Et c’est probablement son intransigeance et sa bêtise qui ont coûté son poste à Giscard.
      C’est le genre de type qu’il vaut mieux ne pas avoir dans son camp, pour défendre une cause. Rien que de savoir qu’il est climato-sceptique me donnerait envie de devenir rechauffiste…

  • Pour Jean Castex, se faire vacciner est un acte « altruiste »

    Déjà, rien que le mot « altruiste »caractérise une manipulation de l’opinion du même tonneau que pour le respect des gestes barrières dont on nous rebat les oreilles depuis 6 mois.
    Je ne sais pas vous, mais moi quand j’entends certains mots-clés, je fuis! (vert, ecocompatible, durable, décarboné etc…). Donc pour la vaccination covid, j’attendrai de voir s’il y a des effets secondaires avant de me décider, les gentils mots-clé du bisounoursland-absurdistan n’engagent, comme les promesses, que ceux qui les croient.

    • Totalement d’accord.

    • Vous avez oublié les mots phare comme « solidarité » et « républicain » dont ils s’abreuvent à longueur de journée.

    • Ce sera éventuellement un acte altruiste si cette vaccination protège de la contagion, en plus de protéger de la maladie. Pour l’instant, on n’en sait rien.
      Il a encore perdu une bonne occasion de se taire.

    • Idem, certains mots (hélas de plus en plus nombreux et présents) me font fuir direct.

    • Surtout que le directeur médical de Moderna , lui même, a dit que l’on ignorait si la thérapie développée par sa firme empêche un individu d’être contagieux….. et M.vaccin l’a également dit.

  • Les résidents des EHPAD ont été prioritaires pour le Rivotril, il est logique qu’ils le soient aussi pour le « vaccin » – avec probablement le même niveau de consentement éclairé.
    Il faut rappeler sans relâche que le pouvoir a tout fait, TOUT, pour qu’il n’y ait aucun traitement disponible pour le Covid: fraude scientifique, mensonges éhontés, manipulation des indicateurs, atteinte à la liberté de prescription, censure massive, attaques ad hominem contre ceux qui portaient un discours alternatif, etc.
    Dans ce contexte, le discours « se vacciner, c’est un geste d’altruisme » est plus que suspect : il est obscène.

  • Encore faudrait-il que les vaccins arrivent en temps et en heure. J’ai lu hier soir, sur le site d’un quotidien US hautement complotiste et subversif, le Wall Street Journal, que Pfizer ne pourrait livrer que 50% des doses vaccinales prévues pour le mois de décembre, soit 50 millions au lieu des 100 millions, information, sauf erreur de ma part, non trouvée à cette heure sur les sites de nos médias que le monde entier nous envie.
    La raison : des difficultés dans la logistique.
    Titre de l’article en question: Pfizer Slashed Its Original Covid-19 Vaccine Rollout Target After Supply-Chain Obstacles
    Source : https://www.wsj.com/articles/pfizer-slashed-its-covid-19-vaccine-rollout-target-after-facing-supply-chain-obstacles-11607027787?mod=hp_lead_pos6
    Extrait : “Scaling up the raw material supply chain took longer than expected,” a company spokeswoman said. “And it’s important to highlight that the outcome of the clinical trial was somewhat later than the initial projection.”

    Il faut tout de même avouer que transporter à -70° par avion, c’est peut-être moins simple que par bateau, même si ce dernier moyen de transport est lent.
    Il faut aussi équiper les camions frigorifiques qui se chargeront de l’approvisionnement dans les derniers kilomètres. Nos amis anglais vont donc devoir se serrer un peu la ceinture, et nous avec.
    Quand à Moderna, ils prévoient 100 millions durant le 1er trimestre 2021. Avantage pour eux, leur vaccin se conserve dans un réfrigérateur classique à 4°.

    Pour en revenir à nos zèbres qui nous gouvernent, ou prétendent le faire serait plus exact, entre un Capitaine Ventilo aussi excité qu’un gamin le matin de noël au pied du sapin, et son ministre de la santé qui vient 1 peu doucher ses espoirs sur l’efficacité du bidule, il y a le Mr vaccin. La ce fut presque la douche froide, et comme c’est dit dans l’article, à quoi cela servira de dépenser un pognon de dingue pour un truc efficace durant un gros trimestre, à raison de 2 injections, dont on ne sait pas s’il casse la chaîne de transmission, car c’est quand même ça le plus important. Guérir c’est bien, mais ne plus contaminer c’est mieux.
    Dernier point, que ce soit des politiques qui nous exhortent à faire quelque chose, laisse comme une impression de malaise. Personnellement, je n’ai pas senti nos 2 intervenants gouvernementaux super sereins…mais ceci n’engage que moi.

  • Ces gens-là sont en roue libre, dans une effrayante fuite en avant.

    Je ne sais comment, ni quand, ni même si, on pourra les arrêter dans leur course folle. Incohérences, autoritarisme, mensonges parfois grossiers, conflits d’intérêts évidents pour certains des « experts » qui les conseillent, libertés publiques élémentaires (donc la Constitution) bafouées en permanence, destruction de l’économie, le remède gouvernemental est infiniment pire que le mal, sur le fond, sur la forme, à tous les niveaux.

    Quand les Français vont-ils se réveiller et virer ces malpropres – qui ressemblent de plus en plus à des psychopathes ?

    • Il n’y a qu’une seule solution et c’est certainement pas de virer le gouvernement puisque d’une part c’est impossible, et d’autre part son remplaçant serait identique. La solution est de faire prendre conscience à la plus grande partie de la population que l’Etat est une terrible nuisance sans aucune légitimité particulière et que rien n’oblige à lui obéir.

  • Bonjour
    Comment faire confiance à quoique ce soit dans cette cacophonie orchestrée
    Personnellement j ai 60 ans et ne me ferait pas vacciner
    J attends de voir tous nos hommes politiques tous nos hauts fonctionnaires sans exception se faire vacciner pour peut-être y aller dans 2 ans
    Meme si l etat indemnise ca va me faire de belles jambes si je ne peux ni me débarrasser des nano particules et attraper quelque chose de plus grave
    La vaccination dans les ephad est une honte
    On s asseoit depuis le début de cette crise sur les droits fondamentaux du citoyen et du patient et sur le consentement éclairé

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https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=NRxWc1GbBqM

Ce 20 janvier, à l'occasion d'une conférence de presse le Premier ministre Jean Castex, a présenté aux côtés d'Olivier Véran un calendrier de levée des restrictions liées au covid. Néanmoins, comparé à  certains pays européens, cet allègement est faible et une vraie sortie de crise semble encore loin.

Levée de certaines restrictions

En matière de levée de restrictions, le calendrier est le suivant :

2 février : fin du télétravail obligatoire, des jauges dans les stade... Poursuivre la lecture

Par Christophe de Brouwer.

Il m’a été demandé d’aborder la problématique du port de masque dans des lieux non clos, en extérieur.

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Je voudrais aborder la question sous l’angle du risque.

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Si l’actuel président de la République française, chef des armées et grand maître de l’ordre national de la Légion d’honneur, a tenu des propos gravissimes dans Le Parisien, ce n’est pas parce qu’il a utilisé un gros mot à l’encontre des personnes non-vaccinées. En réglant immédiatement leur focale sur la forme de ses déclarations, les éditorialistes de la presse bien-comme-il-faut ont fait mine de ne pas entendre l’essentiel. Car, n’étant certainement pas totalement incompétents dans les fonctions qu’ils occupent, ni le chef de l’État ni les... Poursuivre la lecture

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