Vers une société de surveillance : tous coupables et tous responsables ? 

La crise traversée contraint de façon inédite les citoyens, elle appuie mécaniquement la marche en avant d’une société du contrôle et de la surveillance accrue.

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Vers une société de surveillance : tous coupables et tous responsables ? 

Publié le 27 octobre 2020
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Par Yannick Chatelain.

La surveillance de masse vendue pour le bien de la population, défendue tant par les marchands de solutions miracles que par les politiques adeptes d’un technosolutionnisme1 salvateur, a du mal à dire son nom, tout en poursuivant pas à pas son chemin. Sous couvert d’une sécurité augmentée, répondant à des attentes et préoccupations prioritaires des citoyens en la matière, de façon insidieuse, elle trouve dans nos démocraties une forme d’acceptation sociale passive d’une population percevant notre société comme de plus en plus violente.

Elle progresse, et ce dans un contexte de restrictions de libertés publiques inédit, lié à la crise Covid, ou jamais le biopouvoir, ce pouvoir qui s’exerce sur la vie des corps et celle de la population, n’a été aussi palpable dans notre quotidien.

Cette perception sociale génère ipso facto des réponses des pouvoirs publics, qui se traduisent par une multiplication de solutions gadgets liberticides, attentatoires à la libre circulation anonyme sur la voie publique et malheureusement sans efficience probante hormis un effet placebo psychologique.

Comme l’explicitait Jean-François Dorier, sociologue, fondateur et directeur de la publication du magazine Sciences humaines :

Le sentiment de violence est plus élevé que les statistiques et s’avère être du pain bénit pour le politique qui n’a de cesse que de l’entretenir.

Il n’est pas rare dans le cadre de cette acceptation de réduction des libertés publiques et de surveillance outrancière d’entendre chez nos concitoyens des poncifs comme :   « peu m’importe d’être surveillé, puisque je n’ai rien à cacher » !

Une phrase qui, si elle semble relever d’une forme de bon sens, n’en est pas moins perturbante. Une telle phrase, a priori anodine, est la négation même d’un mode de fonctionnement démocratique.

Dans une démocratie, si le pouvoir élu légitimement a un devoir de transparence, le citoyen a un droit inaliénable à l’opacité, à une vie privée, dès lors bien sûr qu’il n’enfreint pas les règles et la loi. Nul citoyen ne peut être considéré comme un suspect a priori ! Lorsque cette logique s’inverse, que le citoyen accepte du pouvoir une connaissance absolue de tous ses faits et gestes, de ses croyances, et ce jusque dans son intimité, à savoir les personnes qu’il fréquente, ses déplacements, ses opinions politiques etc. sans aucune justification d’ordre judiciaire alors le mot dictature est en approche.

Une accélération globale de la surveillance… acceptée socialement ?

Dans la situation sociale actuelle, les feux sont au vert pour toujours plus de surveillance des populations et ce de façon toujours plus intrusive : déploiement des caméras de surveillance, engouement pour la reconnaissance faciale, observation des usages des réseaux sociaux par le fisc, fichier TES, etc.

Pire que 1984 ? Oui !

Le monde qui se bâtit sous nos yeux n’est à ce jour en rien comparable à 1984 même si l’analogie est ici et là régulièrement évoquée. En effet, en termes de dystopie, celle qui semble vouloir prendre pied dans notre quotidien est à ce jour dysfonctionnelle, et peut se révéler arbitraire tant les outils mis en place sont sujets à caution et régulièrement remis en cause par les chercheurs ! Laissant place à l’erreur, à l’arbitraire, voire pire au dévoiement…

Un exemple de dévoiement des usages :

En 2018 en Inde, par exemple, pour remédier au drame national de la disparition d’enfants, (+ de 200 000 enfants disparus entre 2012 et 2017) l’association de protection de l’enfance Bachpan Bachao Andolan fondée en 1980 par Kailash Satyarthi, prix Nobel de la paix 2014, a mis au point un logiciel de reconnaissance faciale automatique qui a rapidement montré son efficacité dans la lutte contre ce terrible fléau national.

Le 5 avril 2018, la Haute Cour de New Delhi avait alors donné son feu vert à la police de la capitale indienne afin que cette dernière utilise ce logiciel, mis à disposition gratuitement par l’ONG, « sous réserve qu’il serve exclusivement à la recherche d’enfants disparus et non à la traque de personnes suspectées de crimes. »

Il n’aura pas fallu attendre deux ans pour qu’en 2020 cette technologie, soit totalement dévoyée et soit désormais utilisée pour  identifier des manifestants !2

Des failles majeures récurrentes : vers une prise de conscience ?

Selon une étude menée par les chercheurs du Human Rights, Big Data & Technology Project (HRBDT) basé au Centre des droits de l’Homme de l’université d’Essex, le système de reconnaissance faciale londonien (Live Facial Recognition) testé depuis 2016 et visant à identifier des individus recherchés par les services du renseignement présente un taux d’erreur de 81 %3 !

Les chercheurs aboutissent au même constat qu’avait fait la ville de San Francisco, première ville aux États-Unis à renoncer à l’usage des outils de reconnaissance faciale utilisés par le gouvernement américain à cause d’un taux d’erreur exorbitant accentuant qui plus est les inégalités liées à l’appartenance ethnique et au sexe ! Avec les conséquences psychologiques que l’on peut imaginer sur les personnes injustement ciblées : une interpellation, une garde à vue, un emprisonnement fut-il temporaire n’étant pas un événement anodin, qui se guérit d’une simple excuse pour erreur sur la personne.

Il pourra m’être opposé qu’il ne s’agit ici que de quelques exemples caricaturaux. J’avancerai que je ne peux faire un listing exhaustif, ni un mémoire, pointant toutes les dérives constatées dans le déploiement d’outils de surveillance n’aboutissant à aucune amélioration substantielle de la sécurité augmentée tant attendue par les citoyens.

J’attire donc simplement l’attention du grand public sur le fait que qualifier de monde libre un monde qui hier encore vilipendait un monde non libre pour ses méthodes de surveillance des individus et ses atteintes aux libertés publiques, se met à recourir aux mêmes méthodes : à quand l’affichage sur grand écran du mauvais citoyen ? On pense à la Chine et son approche de récompense ou sanctions selon que vous soyez selon les critères du pouvoir de bons ou des mauvais citoyens.

Crise sanitaire : le retour en force du biopouvoir

La crise mondiale de la Covid est venue accélérer cette dynamique engagée de surveillance et de contrôle des populations.

Ce contrôle a dérivé en France, comme dans d’autres démocraties, et s’est concrétisé par un retour en force du biopouvoir, à savoir contrôle des corps, des interactions sociales à l’extérieur, ainsi que des recommandations de comportements à adopter chez soi.

Cette violence jugée comme nécessaire et au service de l’intérêt général pour endiguer la pandémie est naturellement à l’opposé de nos modes de vie et a pris tout le monde de court. Les injonctions paradoxales liées à l’incertitude et à la méconnaissance du virus par les autorités se sont succédé et ont mis les cerveaux à rude épreuve.

Il n’est pas ici question de juger, l’Histoire apportera en son temps un éclairage apaisé sur ce drame collectif, elle démêlera le vrai du faux, validera ou invalidera la réalité ou non d’un utilitarisme éventuel qui aurait pu être fait par les gouvernements pour contenir les colères sociales. Le temps n’est pas aux procès des uns ou des autres, mais d’œuvrer collectivement à un retour le plus rapide possible à une normalité sociale.

Plus la crise  perdure, plus le citoyen est entretenu dans la peur de ce qui pourrait lui tomber dessus, plus grandit sa perception de décisions étatiques qu’il juge arbitraires et disproportionnées, voire parfois incompréhensibles.

L’instauration d’un couvre-feu par le président de la République a fait réagir fortement : Pierre-Yves Gautier, juriste, et Christophe Perchet, avocat, estiment, dans une tribune au quotidien Le Monde, que le couvre-feu décrété par Emmanuel Macron est une mesure attentatoire à la dignité et la responsabilité des citoyens.

La défiance des citoyens envers un État qui continuerait à surenchérir dans la contrainte, la punition et/ou la récompense, représente un risque majeur, pouvant basculer dans la violence, la révolte, la désobéissance civile, ce qui serait le pire des scénarios dans ces moments douloureux. Le moment est donc à faire confiance à nos institutions qui demeurent un phare en cette période de turbulence.

Aussi, si comme je l’ai évoqué, la crise traversée contraint de façon inédite les citoyens, force est de constater qu’elle appuie mécaniquement la marche en avant d’une société du contrôle et de la surveillance accrue. Viendra le temps d’en tirer les leçons, d’engager alors des réajustements là où les choses seront allées trop loin en matière de restrictions des libertés publiques.

Nous sommes les co-bâtisseurs d’une société de surveillance

Dans cette période de délitement contraint du lien social où le curseur de la surveillance des citoyens s’est encore déplacé vers le haut, nous pouvons nourrir l’espoir dans un futur proche de réajustements voire de marches arrière drastiques, et ce, au-delà des restrictions liées à la pandémie, dans différents domaines, où la raison finira peut-être par l’emporter sur le fantasme.

Cela a été le cas à San Francisco où a été admis que la volonté du bien (reconnaissance faciale) se révélait pire que le mal qu’elle était supposée combattre. « Les faits étant la chose la plus obstinée du monde » l’espoir d’un infléchissement d’une doctrine sécuritaire technosolutionniste de surveillance au profit de moyens humains est donc encore permis au pays des Lumières.

Pour autant, un autre fléau menace nos sociétés dites du monde libre si chacune et chacun de nous n’y prend garde, un fléau qui peut altérer durablement nos rapports sociaux si nous nous y accoutumons sans prendre pleinement conscience, ici et maintenant, de sa dangerosité : la surveillance des citoyens par les citoyens.

Les chiffres relatifs à la délation durant le confinement communiqués par le syndicat Alternative Police ont à ce titre de quoi faire frémir et réfléchir. Notre démocratie dans la tourmente mais debout a plus que jamais besoin de perspectives radieuses et de confiance, confiance de l’État envers ses citoyens, confiance des citoyens entre eux, confiance dans notre intelligence collective pour surmonter cette épreuve douloureuse, sans basculer dans un flicage tous azimuts.

Une démocratie qui doit à tout prix se tenir éloignée de la définition cynique qu’en donnait Oscar Wilde :

Démocratie : l’oppression du peuple par le peuple pour le peuple.

Enfin et pour finir, si la gouvernance par la peur pose aujourd’hui questionnement tant elle est attentatoire aux libertés publiques et où la légitimité est mise en difficulté par la crédibilité, la gouvernance par le fait divers – aussi atroce soit-il – est tout aussi préoccupante et ne date pas du pouvoir actuel.

Elle s’est faite un mouvement réflexe de nos gouvernements, sans le moindre recul, avec à l’appui toujours plus de technosolutionnisme. J’en veux pour preuve le retour du débat sur l’anonymat et un renforcement souhaité de la loi Avia, qui est un non-sens liberticide, gravement attentatoire à la liberté d’expression, comme j’ai pu le développer, d’un simplisme qui déconcerte tous les experts, tant l’anonymat sur internet est tout à fait relatif dès lors qu’une procédure dans le cadre d’un État de droit digne de ce nom est engagé, l’État disposant des moyens pour le quidam, mais d’un nombre indéniablement insuffisant d’hommes et de femmes pour tracer et mettre devant son irresponsabilité quiconque enfreint la loi, à moins d’être doté d’un savoir-faire extrêmement pointu rendant la tâche complexe.

Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout de son nez, on dit : C’est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l’expulser. Françoise Giroud

  1. Technosolutionnisme : croyance réelle ou avancée par ses  adeptes que toute problématique humaine pourra être résolue par la technique et la technologie.
  2. Bloomberg, Anurag Kotoky, 28-12-2019
  3. Source : New report raises concerns over Met Police trials of live facial recognition technology 7 mars 2019
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  • Dans la crise du covid, le gouvernement accuse la population d’être responsable de la dissémination du virus, c’est la faute aux jeunes, alors que l’évolution est inéluctable, on le voit bien partout, quelle que soit la politique décidée. Même de nombreux commentaires sont dans ce registre.

    • Non il y a des différences continentales comme en Asie.
      D’une manière générale l’occident s’est planté par vanité ; la France en outre a souffert de son Etat orgueilleux.

      • La différence est que les pays n’ont pas subi le même virus.
        La France a eu le variant G614 qui se multiplie plus vite et est aussi sévère. l’Allemagne a eu le D614 qui se développe plus lentement ce qui lui a peut-être de réagir plus facilement comme les pays asiatiques qui ont la forme ‘lente’

  • le gouvernement parle d’un reconfinement , moins sévère , en plus d’un couvre feu ; autant parler d’une restriction encore accrue des libertés ; les Français , ses moutons bêlants et apeurés , vont ils finir par se rebeller comme cela se passe dans certains pays ? that is the question….

    • Se rebeller ? Et après ? Même à supposer qu’ils soient bien moutons, le problème n’est pas ce qu’ils sont mais ce qu’ils ne sont pas. Or ce ne sont pas des castors, capables de construire des barrages avec leurs dents et leurs queues. Ce sont des coucous, qui attendent que les autres aient fait leur nid pour se l’approprier et qui adorent surveiller, bien cachés, ce que font les autres en se faisant entendre mais jamais voir…

  • Quand le Président a présenté cette pandémie comme une guerre, j’ai supputé qu’il allait invoquer l’article 16 de la Constitution.
    A posteriori je pense que cela aurait été plus sain parce qu’au lieu de polluer irréversiblement nos institutions comme on peut le constater à l’évidence, il aurait eu les coudées franches mais pour une durée limitée de 60 jours avant contrôle du Conseil Constitutionnel puis du Parlement inamovible auquel il avait des comptes à rendre.
    C’eût été préférable à cette gestion hésitante, ambigüe, interminable et perverse.

  • J’adore la citation de Françoise Giroud!

  • « alors le mot dictature est en approche »

    Peut-être serait-il préférable de parler de tyrannie. En effet, il est probable qu’une dictature sera bientôt nécessaire pour abattre cette tyrannie, permettant ensuite un retour à la démocratie. La tyrannie se définit comme un pouvoir absolu arbitraire usurpé, un régime d’oppression, d’injustice et de terreur. Analysons la situation actuelle à la lumière de cette définition. Le pouvoir usurpé : case cochée. Les décisions arbitraires : ah oui, ok. La terreur : entretenue au quotidien à la TV…

    Le doute n’est plus permis. C’est bien une tyrannie politico-sanitaire qui dirige la France en ce moment.

  • Donc, si j’entends bien Cavaignac, nous avons un tyran et nous aurions temporairement besoin d’un dictateur pour nous en débarrasser. De plus, la démocratie s’avère bien être « l’oppression du peuple par le peuple pour le peuple » dans un pays devenu celui de la délation et des donneurs de leçons. Donc la dictature temporaire nous servirait à nous libérer à la fois de la tyrannie et de la démocratie.

    Pour nous engager ensuite dans quoi? A part la responsabilité individuelle, je ne vois pas. Libres et responsables, en conscience, chacun là où il est, à son niveau. Personne ne peut dire à personne ce qu’il doit faire. C’est à chacun d’en juger et d’en assumer les conséquences.

    Ce sera la loi de la jungle? Non, dans un monde de liberté et de responsabilité individuelle, nouer des alliances est naturel et la solidarité qui en découle est spontanée. Pourquoi? Parce que foncièrement la vie est bonne. In God we trust.

    Quel Dieu? Un Dieu sans nom, libre de toute appartenance et en constante auto-création dont nous participons. Pardonnez cet élan mystique, mais si j’adhère à ce qu’ose suggérer Cavaignac, il faut bien que je le mette en perspective. Aujourd’hui, la laïcité ne peut pas nous dispenser de savoir ce que nous faisons de l’idée de Dieu. Ce n’est pas hors sujet dans un site vouée à l’économie car il s’agit toujours de notre engagement dans un processus de création de richesses. Engagement libre et responsable, en conscience à titre individuel, car une conscience collective et donc désincarnée, c’est juste un potentiel.

    Mais si on ne peut pas faire l’économie d’une conscience individuelle, on peut peut-être faire l’économie d’une dictature temporaire pour se débarrasser de la tyrannie qui fait obstacle au processus de la création de richesses.

  • « peu m’importe d’être surveillé, puisque je n’ai rien à cacher » !
    Ceux qui sont montés dans des wagons à bestiaux en 1942,
    n’avaient rien à cacher non plus.

    • comme ceux purgés en Russie dans les années 30 (relire Kravchenko)… Mais le régime avait besoin d’esclaves en nombre pour survivre.

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