Au pied de mon arbre, vais-je vivre heureux ?

Pour fixer le carbone, même temporairement, la plantation d’arbres et de végétation pérenne reste et restera longtemps encore plus efficace que les dispositifs industriels.

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Au pied de mon arbre, vais-je vivre heureux ?

Publié le 4 août 2020
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Par Gérard Petit.

À l’initiative de la Fondation Nicolas Hulot, depuis 2013 des « planteurs volontaires » se rassemblent pour reboiser la France, une initiative qu’il faut saluer sans réserve aucune.

Sans malice aucune non plus, il reste pourtant plaisant de rappeler, tant pour l’homophonie que pour l’antinomie, qu’existent aussi dans notre beau pays, des « faucheurs volontaires », ceux mobilisés par José Bové et autres anti-OGM.

En poussant la raillerie un cran plus avant, on peut se réjouir pour la mouvance verte que les arbres OGM, résistant mieux aux sécheresses par exemple, ne sont pas (encore ?) en lice, ce qui évite bien des débats cornéliens en leur sein !

Marchons à l’ombre

Il n’y a en effet que des avantages au reboisement, et ce bénéfice a été constaté de toujours, bien avant qu’on ajoute au panégyrique la lutte contre le réchauffement climatique et le piégeage des particules fines et moins fines de l’atmosphère.

Ce sont des vertus bien réelles à mesurer toutefois sur la bonne échelle afin de pouvoir faire des comparaisons signifiantes.

Les arbres, encore mieux en collection, sont des sources de vie et il faut, à cet égard, relire, même si c’est une fiction, le superbe texte de Giono : L’homme qui plantait des arbres qui décrit le processus de régénération progressive de toute une zone rendue aride par le déboisement, en replantant les arbres, justement…

L’ombre qui entretient la fraicheur et permet la fixation de l’humidité, laquelle rend possible d’autres épanouissements, sont des enchaînements intrinsèquement vertueux.

Aujourd’hui, on met d’abord en évidence le rôle de fixateurs de CO2 que jouent les arbres en ce qu’ils contribuent à la lutte générale contre le réchauffement climatique, allant même jusqu’à prétendre que la diminution locale de la teneur en CO2 qu’ils créeraient, permet l’entretien d’un microclimat, deux bêtises insignes qui pourraient faire déconsidérer une démarche assurément positive par ailleurs.

Reste qu’en ville, on plante d’abord des arbres pour l’esthétique et pour l’ombre. D’ailleurs, et depuis longtemps déjà, les capitales mondiales sont classées en considérant leurs parcs arborés et leurs espaces verts, ce paramètre restant un vrai discriminant.

Mais aujourd’hui, on inverse volontiers l’ordre des arguments, protéger le climat en plantant des arbres devenant la meilleure « raison sociale » pour toute initiative qui pourrait se voir contestée, pour de bonnes ou de moins bonnes raisons, car bousculer l’espace urbain se fait rarement sans problèmes.

Faisons froidure de tout bois

Ainsi, Anne Hidalgo en campagne annonçait t-elle-vouloir reboiser Paris, en y implantant même, des « forêts urbaines » : diantre ! Mais pouvait-il en être autrement dans notre capitale qui se veut à l’extrémité de la pointe de toutes les préoccupations écolo-climatiques ?

Gageons que l’édile aujourd’hui reconduite s’emploiera à tenter de tenir ses promesses.

Au-delà pourtant, et c’est un vrai changement de paradigme, si on parle cette fois encore de lutte contre le réchauffement climatique il s’agit aussi et surtout d’agir par anticipation contre les effets dudit réchauffement.

Les arbres procurent ombre et fraîcheur aux urbains surchauffés, des mesures de plantation à prendre en parallèle avec la végétalisation des sols, en lieu et place de l’asphalte pour réduire les températures des fournaises urbaines.

Ce discours qui propose de rafraîchir Paris est nouveau et mérite d’être repéré et salué ; ne doutons pas d’ailleurs qu’il fasse école, nombre de nos grandes villes s’étant repeintes en vert, à l’occasion des dernières municipales, et que les nouveaux élus ne voudront pas se trouver en reste devant leurs électeurs.

La part d’ombre

En France et ailleurs, on dépense déjà beaucoup et on s’apprête à dépenser encore bien davantage en investissant dans les dispositions permettant la diminution des émissions de CO2 et donc la réduction de l’effet de serre induit.

Le gros de l’effort est consacré à la décarbonation de notre système électrique par le développement massif de l’éolien et des panneaux solaires, lequel s’effectue au détriment du nucléaire, pourtant encore moins émetteur que ses substituts, et qui a le mérite de déjà exister !

Mais la nucléophobie hexagonale – pas seulement, hélas, puisqu’elle règne aussi à la Commission et au Parlement européens – l’emporte visiblement sur toutes les autres considérations. Cette sottise a des conséquences graves puisque l’énorme effort consenti manque à d’autres chantiers essentiels, comme par exemple l’isolation du bâti, où le transfert du fret sur le rail ou les canaux.

À vouloir être plus combative que les autres contre l’effet de serre, la France s’épuise en vain et doublement, notre action restant largement inefficace, tant que nous n’actionnerons pas les bons leviers.

De plus, l’absence d’efforts comparables dans la plupart des autres pays, petits ou grands, relativise voire ridiculise nos prétentions, nous qui par ailleurs ne pesons importations comprises que de l’ordre de 1 % des émissions mondiales de CO2.

De cause à effet

Mais la mécanique du réchauffement est en marche et on ne peut déjà plus qu’espérer la réduction (à la marge, qui plus est) de sa cinétique ; nous sommes donc bien avisés de consacrer d’ores et déjà une part des dépenses afférentes à la lutte contre les effets du réchauffement (généralisation de la climatisation, isolation des bâtiments, construction de digues, reprofilage des cours d’eau…), et pas seulement à sa cause.

Par la force de l’évidence, cette part « protection» est appelée à croître progressivement, prenant le pas sur celle dévolue à la « prévention », le boisement alliant exceptionnellement les deux qualités.

Mais tout n’est pas gagné, François de Rugy, alors ministre d’État, tonnait contre un usage excessif de la climatisation, arguant de la nécessaire protection de la planète et cette année encore, nous devrions entendre la même chose qui viendra cette fois de Mme Pompili, déjà partie en guerre contre les terrasses chauffées !

Si tout excès est évidemment condamnable, il aurait été judicieux de rappeler qu’en France, plus de 95 % de l’électricité, celle qui alimente les climatiseurs, est produite sans générer de CO2. Mais il aurait alors fallu également rappeler le rôle positif du nucléaire en matière d’émissions.

La communication a donc ignoré cette évidence et tous les media ont repris l’antienne gouvernementale, sans questionner plus avant son fondement.

Cette année, dans nos EHPAD, déjà si affectés par la covid, aurons-nous l’outrecuidance de rationner la climatisation due à nos anciens, pour des raisons qui n’en sont pas ?

Le prix de l’essence

La plantation d’arbres a acquis le statut de monnaie d’échange, certains opérateurs d’activités produisant du CO2 proposent de compenser cet apport par la plantation d’arbres. Ainsi, l’effet d’un voyage Paris-New York (en jet, pas en voilier, comme Greta !) pourra-t-il être compensé par (x) m2 de frondaisons supplémentaires, à implanter quelque part sur la planète.

Des entreprises qui ne peuvent éviter de rejeter du CO2, car incontournable à leurs process industriels, affichent de plus en plus une politique de compensation afin surtout de protéger leur image. Les initiatives se multiplient, toujours sur cette même base, mais selon des arcanes (volontairement ?) compliqués.

Pour pousser la logique jusqu’au bout on pourrait d’ores et déjà se figurer des tables de correspondances à plusieurs entrées suivant les zones d’implantation, les essences, la vitesse de croissance, les besoins en eau… !

Mais si le principe apparaît effectivement vertueux, on peine à imaginer que de tels mécanismes puissent réellement se mettre en œuvre, tant leur réalisation pratique et leur gestion-contrôle s’annoncent inextricables. En effet, tout pourrait bien se limiter à un effet d’annonce.

Pourtant, pour fixer le carbone, même temporairement, la plantation d’arbres et de végétation pérenne reste et restera longtemps encore plus efficace que les dispositifs industriels (souvent des tentatives de captation du CO2 à la source), qui peinent à prouver leurs vertus techniques et économiques.

Alors, plantons ou replantons des arbres, partout où la volonté existe et partout où c’est possible. Il en restera forcément quelque chose de positif, à condition de ne pas se précipiter pour les abattre, les tronçonner, les transformer en pelets, pour alimenter une filière bio-énergie, comme c’est actuellement le cas.

À cet égard, qu’on y réfléchisse un seul instant, produire de l’électricité en brûlant du bois, apparaît bien comme le comble de l’absurdité.

Laissons aux arbres le temps long pour croître et produire le bénéfice attendu.

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  • C’est magnifique de planter un arbre…. Mais le co2 piégé par la végétation est ridicule en rapport au co2 piègé par l’eau… Alors planter pour la beauté de votre environnement pas pour sauver la planète d’un réchauffement… Qu’on aimerait plus intense en ce début août.

  • En complément, un article sur le reboisement (en cours) en Islande https://www.libland.be/technique/Iceland-forest

  • alors planter un arbre a des avantages..essentiellement pour l’erosion la dégradation des sols etc…un arbre va stocker du CO2 durant sa croissance certes …mais en conclure que planter des arbres va conduire à un captage du CO2 supérieur à celui qui se ferait sans qu’on plante des arbre ne me semble pas évident…

    pour planter un arbre il faut une surface « libre ».. donc ça dépend où on less pante..et ça suppose que l’humanité n’a pas besoin de ces terres pour produire de la nourriture, et pire, ça peut provoquer un déboisement « ailleurs »..
    pour planter un arbre on émet du CO2…

    pour s’assurer que l’arbre planté stocke du CO2 « comme prévu » il faut le surveiller durant toute sa période de croissance, ce qui émet aussi du CO2…

    typiquement chez moi, vous laissez une friche ..vous avez des arbres..
    au point que lorsque on m’a demandé un endroit pour planter des arbres…il a fallu que je détruise les pousses spontanées..

    et en outre…vous allez affronter les défenseurs de l’environnement.. car il » faut protéger les écosystèmes » et si il n’y pas d’arbres à un endroit, il ne faut pas qu’il en pousse..
    c’est le flou dans la nation de protection de l’environnement, en france d’ailleurs on protège un environnement . artificiel..car fait par l’homme, en le présentant comme naturel..

    en réalité o ne comprend pas vraiment pourquoi et comment la biomasse augmente du fait de l’augmentation du taux de CO2, on le constate..pas si bien que ça d’ailleurs .. alors..dire en plantant des arbres je vais agir sur le taux de CO2..

    • il me semble que planter des arbres va conduire à un énième système pour capter des subventions avec des effets indésirables.. on les plante pour des raisons locales, visibles et mesurables… pas pour faire varier le taux de CO2…

      • Personnellement je passe plus de temps à les arracher qu’à en planter.. Ça pousse comme du chiendent… C’est évidement une histoire de gros sous pour les pépiniéristes et ensuite les associations se chargeant de la plantation et de la promotion.

        • Planter des arbres sur les parking et les parking de supermarchés seraient appréciable, mais là, gain de place oblige, on les rase, et on les remplace par ces énormes structures couvertes en PV ! Le charme y perd à 100 % ! Mais puisque l’on a creusé des cratères pour y puiser les terres rares, peut-être pourrait-on réparer en y plantant des arbres. Faible compensation au dommage… quand on pense que le rotor d’une éolienne contient une tonne de terres rares (Guillaune Pitron), don quel est le volume extrait ? quel est le diamètre et la profondeur du gouffre ? (ou 16 tonnes de cuivre/éolienne !) cela en fait des trous à combler (ou à cacher) !
          C’est là qu’il faut envoyer nos écolos avec leurs petites pelles afin qu’il comprennent, ce faisant, que l’écologie, ce n’est pas de planter des mâts à girouettes ! Cette solution ne permet que de déplacer la pollution, d’un pays vers un autre, et ensuite se gausser que nous… 1% de l’humanité, nous aurions le c.. propre face aux 99 % qui seraient des sagoins! mais dont nous acceptons – en gros sournois – le saccage pour notre greenwaching ! (au coût exorbitant, au résultat ridicule, alors que nous étions équipés, d’un système efficace et sans CO2 !)
          Merci à l’auteur de nous avoir offert Giono et la voix de Philippe Noiret… émouvant !

          • Ouais mais se garer sous un arbre…… Autant avoir des panneaux solaire

          • PV : pour une fois dans l’histoire qu’il est possible de concilier artificialisation, production d’énergie et ombre, les écolos devraient d’abord rendre prioriser la couverture des parking par des ombrières PV, plutôt que de vouloir planter des arbres, laisser la chaussée plein cagnard des années durant avant qu’ils ne poussent ( et en même temps gondolent les routes par leur racine )!

            • planter un arbre est artificiel..
              il ne faut pas tout mélanger..

              ce n’est pas le débat..il y a des raisons valable spur planter des arbres mais il ya des raison valables pour en couper et déboiser.. et ce depuis longtemps…

              on assiste encore une fois à une tentative d’imposer un axiome simpliste..

          • 1 tonne de terre rare par rotor ? Ah bon…
            Selon l’ADEME, les éoliennes du parc français en service à fin 2018 contiendraient « environ 70 tonnes de néodyme et 13 tonnes de dysprosium ».
            Toujours selon l’ADEME : « D’ici à 2030, l’installation de 10 GW de capacités éoliennes offshore dans l’hexagone pourrait porter le besoin annuel de terres rares à 173 tonnes de néodyme et 33 tonnes de dysprosium. Ce qui correspondrait à « moins de 1% de la demande annuelle en néodyme et un peu moins de 4% de la demande annuelle en dysprosium ».
            (Source : connaissancesdesenergies.org)
            On est loin de la tonne de terre rare par rotor.
            Pour la plantation des arbres, le courant écolo poussant à l’ensauvagement (ou réensauvagement) prend de l’ampleur. C’est simplement de laisser faire la nature en intervenant le moins possible.. après tout, la nature le fait depuis des milliards d’années.

  • La France c’est moins de 1 % du CO2 mondial, 37 % de la surface de la France métropolitaine est recouverte de forêts…

  • Et si c’était l’oxygène, le gaz produit par la végétation, qui était dangereux?

  • Chez moi, ce sont les écolos e la mairie qui ont fait arracher les arbres pour tracer des pistes de tramway …

    Comme dit l’auteur, les arbres sont essentiels pour raffraichir les villes mais ont un intérêt faible ou nul pour la captation de CO2 qui a un intérêt faible ou nul pour le bilan mondial de CO2 qui a un intérêt faible ou nul pour le climat.

    La pseudo-science des écolos nous entraîne dans des choix la plupart du temps contre productifs pour l’écologie et fortement négatifs pour la qualité de vie, la santé et l’économie. Le problème n’est plus un choix de société mais comment se débarrasser des incompétents qui ont investis les cercles du pouvoir.

  • Avant de paniquer voici quelques faits à l’échelle planétaire.

    Sur les terres émergées, entre 1980 et 2015 la superficie des forêts a augmenté de manière significative alors que les surfaces stériles (déserts, rocher, glaciers, neige) a diminué (analyses par satellites de Han Liu & al. 2020, Lire: https://essd.copernicus.org/articles/12/1217/2020/)

    La surface foliaire planétaire a, elle aussi, augmenté de manière significative durant la même période (Lire Zaichun Zhu & al. 2016: Greening of the Earth and its drivers. Nature Climate Change, 25 April 2016) Selon les auteurs, 70 % de cette croissance serait due à celle du CO2 atmosphérique.

    La production primaire brute de masse végétale (= compte non tenu de la respiration des plantes) aurait augmenté de 30% en un siècle selon les analystes. Elle serait essentiellement due au CO2 selon les dernières études
    (Lire : V. Haverd & al, 2020 : Higher than expected CO2 fertilization inferred from leaf to global observations. Global Change Biology
    https://doi.org/10.1111/gcb.14950)

    • On peut imaginer que la croissance de la biosphère est en équilibre avec la pression partielle de CO2…
      Dans ce cas, planter des arbres ne sert à rien pour stocker du CO2…
      Mais j’aime bien les arbres quand même.

    • L’escroc Hulot ignore que la surface forestière française a presque doublée depuis le XIXe siècle? A mon avis il l’occulte volontairement pour se faire mousser avec cette campagne de reboisement ridicule car inutile!

  • planter des arbres c’est bien mais encore faut il le faire correctement et choisir des essences particulières selon la zone oui il doit être placé…depuis des décennies dans les villes on oublie qu’un arbre prend de l’ampleur et qu’il a besoin de fosse de plantations dignes de ce nom, qu' »un arbre vit et donc a besoin d’entretien…je travaille dans une ville parc , il faut aussi penser que la population aime les arbres mais pas ceux plantés devant chez eux, à a limite ( raisonnable) de leur propriété seuelemtn ceux des autres parce que nuisances (légitimes ou pas diverses) feuilles qui tombent au automne , racines qui s’implantent sur leur terrain et font remonter le sol (signe d’un mauvais emplacement , d’une mauvaise essence ou oubli de plantation digne de ce type d’arbre etc…

  • Bien entendu, les arbres forestiers stockent du carbone organique dans leur bois (troncs et racines), surtout pendant leur phase adulte ; ce stockage devient plus important s’ils peuvent avoir de la place. Les forestiers font donc régulièrement des éclaircies. L’utilisation de ce carbone déjà stocké n’est utile pour la « fixation » à long terme du CO2 que si le bois est utilisé et si les produits sont conservés pendant de nombreuses années (bâtiments, meubles, bateaux, etc.). Il en est de même pour l’exploitation finale. Le cycle est de 100 à 150 ans. Après, il faut replanter. La capacité de stockage est donc remise en cause à chaque cycle. L’intérêt de la forêt est bien sûr dans le produit bois, si l’aménagement forestier est respectueux mais il est surtout dans la régulation des régimes de l’eau, formation des nuages et des pluies. Les forêts tempèrent donc le climat par leur participation au cycle de l’eau plus, que par leur rôle dans le cycle du CO2. Par ailleurs, l’augmentation de la photosynthèse sous l’effet de l’augmentation de la proportion de CO2 dans l’air est bien réelle mais elle n’empêche pas la proportion de CO2 d’augmenter régulièrement. Les émissions de CO2 fossiles n’ont qu’un effet négligeables sur cette augmentation naturelle. Par ailleurs, toutes ces discussions sont inutiles car le réchauffement n’est pas dû au CO2 ; tous les auto-proclamés écologistes oublient le rôle de l’océan, des nuages , du soleil, qui expliquent très bien à eux seuls le réchauffement. Don Quichotte n’est pas mort!

    • Le réchauffement ne peut pas s’expliquer par des variables terrestres, seulement astronomiques, hors volcans evidement mais nous sommes tranquilles actuellement sur ce sujet depuis des millénaires.

      • Dulieu a dit:
        « Par ailleurs, l’augmentation de la photosynthèse sous l’effet de l’augmentation de la proportion de CO2 dans l’air est bien réelle mais elle n’empêche pas la proportion de CO2 d’augmenter régulièrement. Les émissions de CO2 fossiles n’ont qu’un effet négligeables sur cette augmentation naturelle. »
        Alors expliquez nous où passent nos émissions de CO2?

        • Le CO2 en plus émis par l’Homme rentre dans le cycle du CO2 et du Carbone. Il est donc distribué dans la végétation terrestre, dans l’océan, tandis que l’océan rend du CO2 natif riche en C13 (isotope de masse du C12). Dans les zones intertropicales chaudes il y a un largage et dans les zones de haute latitude un bilan négatif. Les masses totales de CO2 en jeu sont de l’ordre de 150 Gt annuelles ; les émissions sont de l’ordre de 15 Gt. On peut calculer que la proportion d’origine anthropique de CO2 atmosphérique est de 4% seulement. Elle devrait être de l’ordre de 36% si l’on suit l’hypothèse GIEC.

  • Superbe la nouvelle de Jean Giono lue par Philippe Noiret. Merci.

  • Inutile puisque la hausse du CO2 favorise leur propagation. Les dernières études de la NASA montre que la surface boisée de la planète n’a PAS diminuée puisque la déforestation des pays en voie de développement est compensée par l’extension dans les pays avancés. Entre 1990 et 2015, la surface couverte par des forêts en Europe a augmenté de 12 millions d’hectares, une hausse de 8 %. Représentant entre 8,9 et 9,5 millions d’hectares en 1830, la surface forestière française atteint 14,1 millions d’hectares en 1985, et 16,9 millions d’hectares en 2018, soit environ 31 % du territoire métropolitain. Cela équivaut au niveau de la fin du Moyen Âge. En métropole, la superficie forestière progresse de 0,7 % par an depuis 1980. Globalement, l’écologisation de la planète au cours des deux dernières décennies représente une augmentation de la surface foliaire des plantes et des arbres équivalente à la superficie couverte par toutes les forêts tropicales amazoniennes. Il y a maintenant plus de deux millions de miles carrés de surface de feuilles vertes supplémentaires par an, par rapport au début des années 2000 – une augmentation de 5% (https://www.nature.com/articles/s41893-019-0220-7 ).

    • Me demande comment la NASA a mesuré avec autant de précision le niveau de fin du Moyen-âge pour pouvoir le comparer si précisément avec l’actuel.
      Et si les surfaces forestières françaises a crû, c’est notamment par le développement des parcs nationaux, par l’intérêt pour la construction bois (et donc toute sa filière), par des politiques volontaristes, bref.. qu’on n’a pas coupé des arbres et qu’on en a laissé pousser d’autres.

      • Non, si la surface a cru, c’est que le bois a perdu des parts de marché pour le chauffage, la construction etc… dans le même temps, l’amélioration de la productivité agricole a spécialisé les surfaces là où elles sont les plus productives. A quoi bon s’échiner à cultiver les coteaux des montagnes pour un maigre rendement? Des forêts actuelles étaient autrefois cultivées en terrasse: on s’étonne de voir un prieuré à ces endroits (ex: prieuré de Serrabona dans les P.O.): à leur construction, il n’y avait tout simplement pas de forêt.

  • L’arbre qui cache la forêt de l’outrecuidance qui laisse croire que nous , humains, nous aurions les moyens de lutter contre le réchauffement climatique , qui s’il se présente, arrive avec de telles puissances à son service que nous pourrions le vaincre.

  • Les forêts en France aujourd’hui sont en augmentation. La cause en est qu’il y a un besoin plus réduit de terres agricoles que par le passé, grâce aux rendements obtenus par les techniques agricoles modernes.
    Faites baisser les rendements (par exemple par un passage massif à l’agriculture bio) et vous créerez de nouveaux besoins en terres pour pouvoir produire suffisamment… à moins qu’on ne passe à l’import (hypocrisie de délocaliser les déchets de notre consommation, ce qu’on fait aussi avec l’éolien et le solaire, avec la voiture électrique, avec la production « bio », etc.)
    Le problème, c’est que rien n’est aussi simple qu’un slogan sur une pancarte. Parfois, il peut même être nécessaire de réfléchir…

  • Planter des arbres peut se révéler être une bonne chose, en particulier dans les pays où l’exploitation forestière prédatrice et d’autres abus de la terre ont détruit la stabilité des sols et privé les populations locales d’ombre, d’eau potable, de poissons et de fruits.

    Mais de telles initiatives sont l’exception. En réalité, les plantations de masse sont susceptibles de faire plus de mal que de bien. Et il est quasiment impossible de distinguer les bons projets des mauvais. http://www.slate.fr/story/191541/environnement-plantation-arbres-ecologie-rechauffement-climatique-destruction-ecosystemes-puits-compensation-carbone

  • Pour autant que le stockage de CO2 soit utile…
    Les arbres, comme toutes plantes, en captent lorsqu’ils sont en phase de croissance, qu’ils sont exploités au bon stade, avant vieillissement, pour du bois d’oeuvre qui sera conservé longtemps. Laisser vieillir une « forêt primaire » ou « naturelle » est bien moins efficace du point de vue CO2.
    En réalité, hormis le carbone fossile et celui des océans, le plus grand stock est dans la couche superficielle des sols. Plus le sol est riche en matière organique (humus et autres), plus il stocke du carbone, et de la fertilité. D’où l’importance de techniques de cultures forestières et agricoles qui évitent l’érosion du sol, la perte de matière organique, voire qui l’enrichissent. Par exemple par une couverture permanente de végétation et une production intensive qui, tout au long de l’année, capte le carbone grâce à l’énergie solaire.

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