Réduire les émissions de CO2 ne peut se faire sans le nucléaire

Clamer vouloir réduire le CO2, c’est bien, mais cela sera possible qu’en développant davantage l’énergie nucléaire décarbonée.
Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Place de la Gare by Réseau Sortir du nucléaire- Photo Nouara Aci-Scalabre (CC BY 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Réduire les émissions de CO2 ne peut se faire sans le nucléaire

Publié le 7 mars 2020
- A +

Par Michel Gay.

Le gouvernement continue à entretenir des illusions pour masquer la réalité : le démantèlement programmé des réacteurs nucléaires, ces moteurs de l’économie nationale et du confort de la population, constitue une gigantesque spoliation des Français et une erreur stratégique dans la lutte contre les émissions de CO2.

Clamer vouloir atteindre la neutralité carbone en 2050, c’est bien, mais cela sera possible qu’en développant davantage l’énergie nucléaire décarbonée.

Fessenheim

Dans la nuit du 21 au 22 février 2020, victime expiatoire d’une opinion manipulée depuis des décennies par des médias complaisants généralement antinucléaires, le premier réacteur de la centrale nucléaire de Fessenheim a été définitivement arrêté à 2 h 30, mettant ainsi fin à 42 années de bons et loyaux services. Et il aurait pu fonctionner encore 20 années, et peut-être même quarante.

Il a été amorti en 25 ans seulement avec un taux de disponibilité dépassant les 70 %. Et l’accident toujours « inéluctable » qui était le grand espoir des écologistes n’a jamais eu lieu.

Cette monstrueuse destruction de valeur est à mettre en regard de la multiplication des dépenses inutiles consenties dans les énergies renouvelables pour satisfaire des préjugés et des intérêts particuliers.

La fermeture de Fessenheim donne un exemple « magnifique » de ce gaspillage en fermant un réacteur probablement 30 ans trop tôt. C’est une perte de production de plusieurs milliards d’euros ; 6,5 milliards d’euros au prix actuel de l’électricité.

Quelle est la rationalité de cette décision ?

L’arrêt de Fessenheim a toutes les caractéristiques du sacrifice antique. C’est la destruction inutile de valeur avec pour but avoué de contenter les dieux écologistes dont le pouvoir de nuisance médiatique est considérable.

Martine Aubry avait négocié ce minable sacrifice avec les écologistes, alors emmenés par Cécile Duflot, pour le compte de François Hollande afin de pouvoir compter sur les voix des verts à l’élection présidentielle de 2012.

Ce dernier a gagné avec 51,6 % des suffrages exprimés (18 millions de voix), contre 48,4 % à son adversaire (16,9 millions de voix).

Moins de 2 % des voix ont fait la différence… Le peu de voix du parti Vert fut suffisant pour gagner l’élection présidentielle !

Lionel Jospin, en 1997, avait lui aussi sacrifié Superphénix sur l’autel écologiste, et cette décision n’avait pas d’autre rationalité que de faire de la cuisine politique pour conserver le pouvoir.

Dans les deux cas, cette décision ne repose sur aucune analyse économique ou technique. Parmi les différents ministres chargés de l’énergie qui se sont succédé, aucun n’a été capable d’articuler un discours qui ne soit pas une répétition de clichés du genre « 75 % d’électricité nucléaire c’est trop » (on se demande bien pourquoi ?) ou « le nucléaire empêche le développement des renouvelables » (et si c’était le contraire ?).

Mais pourquoi les successeurs de François Hollande, qui n’ont pas été élus avec les voix écologistes, s’efforcent-ils de tenir des promesses qu’ils n’ont pas faites ?

Parce que le gouvernement achète la bienveillance provisoire du parti vert qui fait une fixation sur le nucléaire. C’est son épine dorsale, son cheval de bataille pour effrayer les bonnes gens. En fermant Fessenheim, le gouvernement obtient des marges de manœuvre politiques.

Et puis, cela ne coûte rien… du moins en apparence pour le moment. Les conséquences ne se feront sentir que bien plus tard, quand l’équipe actuelle au gouvernement aura quitté le pouvoir.

Cette affaire montre que contrairement aux idées reçues ce gouvernement n’est pas  technocratique, sinon il n’aurait pas arrêté la centrale de Fessenheim, précisément parce que la rationalité technique commande de ne pas prendre cette décision.

Même des ONG écologistes ont porté plainte pour « inaction climatique », ainsi que, récemment, l’Association des écologistes pour le nucléaire (AEPN) contre la fermeture de Fessenheim.

Non seulement les techniciens ne gouvernent pas, mais ils ne sont même plus écoutés depuis plus de 30 ans. Malgré des efforts isolés, le monde industriel se défait par la main de mouvements politiques qui tirent fierté, non pas de construire, mais de détruire.

Requiem pour Fessenheim

Dans le décret du 20 février, Matignon se flatte de réaliser la promesse du candidat Hollande, résultat d’un compromis politicien gagnant avec les écolo-dogmatiques.

Les antinucléaires désignent maintenant leurs nouvelles cibles (Bugey, Tricastin…).

En juin prochain, les deux réacteurs de Fessenheim (900 MW  chacun) auront cessé de fonctionner.

En arrêtant prématurément cette centrale, sans raison écologique, technique ou économique, la France se prive d’installations de production qui auraient pu fonctionner encore 20 ans, voire plus. Son modèle de référence aux États-Unis, Beaver Valley, est autorisé à fonctionner jusqu’à 60 ans, comme des dizaines d’autres réacteurs. Certains ont même déjà été autorisés à poursuivre jusqu’à 80 ans.

En arrêtant Fessenheim, le gouvernement prive la collectivité :

  1. D’un revenu net de 400 à 500 millions d’euros par an et de 2 % de la production totale d’électricité nationale (10 à 12 TWh/an)
  2. D’une faible émission de CO2 de la production électrique
  3. D’une production pilotable qui permet de stabiliser l’équilibre indispensable du système électrique, déjà compromis par le taux de pénétration croissant des productions renouvelables non contrôlables.

Alors que les alertes du GIEC se multiplient sur le climat, comment le gouvernement peut-il fanfaronner avec un tel détournement de la politique « énergie-climat » qu’il prétend conduire ?

« Les éoliennes et autres panneaux photovoltaïques remplaceront Fessenheim » disent en cœur les plus optimistes, et les économies d’énergie feront le reste !…

La LTECV, une loi contradictoire

En août 2015, à quelques mois de la COP 21, le couple Hollande-Royale fait adopter par le parlement la Loi de Transition Energétique pour la croissance verte (LTECV) dont est issue l’actuelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

Cette loi résume les basses œuvres des antinucléaires qui obtiennent la destruction massive des moyens de productions d’électricité en demandant de réduire la part du nucléaire à 50 % du mix électrique en 2025.

La France se prive ainsi prématurément de 150 milliards de kWh d’électricité non carbonée (6 grammes de CO2 par kWh selon l’ADEME, agence écologique de l’Etat).

Après à peine six mois d’exercice, le nouveau ministre Nicolas Hulot, annonce le nécessaire report à 2035 de l’application de la loi « car tout le monde savait que 2025 n’était pas possible ».

Pourquoi alors l’avoir fait voter ?

Le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE de 2019-2028) entérine les absurdes perspectives de la LTECV et conduit EDF à désigner les 12 prochaines victimes de l’effondrement de la pensée et de la désinformation du gouvernement.

Nucléaire et réchauffement climatique

La loi de programmation indique que « la PPE contribue de manière significative à la baisse des émissions de gaz à effet de serre par ses mesures de réduction des consommations d’énergie, priorisées sur les énergies au plus fort taux de carbone, et par la substitution des énergies fossiles par des énergies renouvelables  ».

Pourquoi alors la France se prive-t-elle de moyens de production électronucléaire, économiquement et techniquement performants, qui préservent en même temps des émissions de CO2 et des fins de mois difficiles ?

Le secteur électrique français (25 % de l’ensemble énergétique français) émet moins de 5 % de l’ensemble des émissions directes en France, toutes activités confondues (20 millions de tonnes de CO2 chaque année).

Même si ce résultat est encore loin de la neutralité carbone, il place la France au deuxième rang des 34 pays de l’OCDE pour le niveau de ces émissions annuelles de CO2 par habitant (430 kg de CO2 par personne).

Au sein de l’Union européenne, seule la Suède fait légèrement mieux avec 380 kg de CO2 par habitant, notamment grâce à un mix électrique avec 50 % d’hydroélectrique et 30 % électronucléaire.

Ce mix est respectivement de 11 % et 71 % en France.

D’autres pays sont beaucoup moins brillants : l’Allemagne, par exemple, qui se déclare si vertueuse, avec 880 kg par habitant et les États-Unis… avec 1560 kg !

Le nucléaire, une solution d’avenir

Le président de la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) a expressément reconnu, en avril 2019, devant la représentation parlementaire que :

« Il ne faut pas s’y tromper : grâce au mix énergétique décarboné, composé principalement de nucléaire et d’hydroélectricité, nous bénéficions déjà de faibles émissions de CO2 et d’un prix d’électricité maîtrisé. Nous émettons six fois moins de CO2 que nos voisins allemands et le prix de l’électricité pour un consommateur résidentiel moyen est de l’ordre de 180 euros/MWh contre 300 en Allemagne. Le développement des énergies renouvelables électriques ne sert donc pas à réduire les émissions de CO2… ».

Pourquoi alors tant de défiance à l’égard de l’industrie électronucléaire dont les déchets sont gérés de manière pérenne en France ?

Réduire les émissions de CO2 : OK, mais sans se ruiner.

Et cela ne pourra pas se faire en réduisant le nucléaire mais, au contraire, en le développant.

Voir les commentaires (37)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (37)
  • Lorsque l’on regarde précisément les choses, on se rend compte que toute nouvelle source d’énergie est venue se rajouter à la consommation de toutes les autres, donc jamais d’effet de substitution, et que toute économie d’énergie s’est toujours traduit par une augmentation de la consommation globale (effet rebond direct ou indirect).
    Si l’on rajoute à cela que pour atteindre les objectifs de réduction d’émission de CO2, il faut diminuer ces émissions de 4% pour an, et que cette diminution n’a été observée historiquement qu’au cours des années qui ont suivi la crise de 1929 ou pendant la deuxième guerre mondiale, on réalise l’ampleur de l’ambition… D’autant plus que le CO2 se moque des frontières…
    Si on veut véritablement faire décroître les émissions de CO2, on peut se raconter toutes les belles histoires que l’on veut, mais il n’y a qu’un seul moyen, c’est la baisse de la consommation d’énergie, donc la baisse de la production, donc la baisse du niveau de vie… et tout ce qui va avec…
    Bonne chance pour réaliser cet alléchant programme dans un cadre démocratique et pacifique…
    C’est pour cela qu’on ne le fera jamais…
    Donc autant développer le nucléaire qui lui au moins est, pour l’instant, la plus optimisée des énergies en terme de CO2 émis par Kw produit et par empreinte environnementale utilisée.

    • jacques lemiere
      7 mars 2020 at 7 h 44 min

      oui programme d’appauvrissement ou miracles technologique, une mascarade qui sera jouée jusqu’au bout pour que ce idiots conservent la face…

    • La petite bête
      7 mars 2020 at 8 h 53 min

      On ne le fera jamais… Affirmation contestable: vous pouvez contraindre une population à n’importe quoi après avoir ancré la peur dans l’opinion majoritaire.
      La où vous avez raison, c’est sur le cadre démocratique. Un cadre qui n’est plus le nôtre déjà aujourd’hui.

    • Je ne vois pas en quoi céder aux délires des kmers verts en limitant la production de CO2, qui n’est pas un polluant et permet l’accélération de la revégétalisation des zones désertiques serait nécessaire, à part pour permettre à certains de préserver leurs pouvoirs minables au détriment de l’espèce humaine . C’est accepter ce postulat qui empêche de mettre le nez dans leur crotte à ces salopards . Le nucléaire a bien d’autres atouts qu’il serait bon de mettre en avant .

  • Il faut déjà se poser une question, est il possible de diminuer le taux de carbone de l’atmosphère alors que ce taux est réglé par des lois physiques immuables?
    Meme avec du 100% nucléaire on n’interdira pas les émissions naturelles de co2, volcanisme, incendies de forêt, respiration de la bio diversité etc.

  • Oui il faut développer le nucléaire….mais pas forcement celui qui est utilisé actuellement en France.

    https://www.connaissancedesenergies.org/nucleaire-rolls-royce-veut-construire-10-15-smr-au-royaume-uni-200129

    • Comme dit l’article, les SMR ne sont pas compétitifs. Un jour, peut-être…

      En attendant, la fermeture des centrales nucléaires classiques rend la France dépendante du gaz importé d’on ne sait où, Russie, Algérie, USA… et potentiellement dépendante de l’Allemagne si le gazoduc sous-marin russe termine sa course en Allemagne, avant d’être dispatché dans les autres pays. En fermant des réacteurs, Macron trahit son plus élémentaire devoir constitutionnel, alors qu’il est supposé être le garant de l’indépendance nationale et de l’intégrité du territoire selon l’art. 5 de la Constitution.

      • Bah, le but, l’enjeu, est le gaz, et bien entendu le nucléaire et l’électricité sont un obstacle à sa consommation.. Les voiturettes électriques sont un leurre, on sait depuis l’invention de l’automobile qu’elle n’a aucun intérêt !

  • La petite bête
    7 mars 2020 at 8 h 51 min

    Nous ne sommes plus dans le rationnel, mais dans l’idéologie et la soumission à des intérêts de pouvoir et d’argent. Parallèlement, une propagande simpliste a fait son oeuvre dans l’opinion publique avec la peur du réchauffement. C’est la réalité (par exemple un black out) qui fera maintenant changer les orientations.

    • jacques lemiere
      7 mars 2020 at 9 h 39 min

      ce qui m’échappe est l’absence quasi parfaite de voix discordantes..

      on entend donc quotidiennement des propos qui ne sot m^me pas faux mais vides de sens..

      une remarque le début de l’article c’est:
      « Clamer vouloir atteindre la neutralité carbone en 2050, c’est bien »

      ben non, d’abord on commence par définir précisément ce qu’est la neutralité carbone…

      Voila donc ce que me donne le moteur de recherche:
      « En climatologie et en matière de politique climatique, la neutralité carbone à l’intérieur d’un périmètre donné, est un état d’équilibre à atteindre entre les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine et leur retrait de l’atmosphère par l’homme ou de son fait. »

      tiens on commence par dire gaz à effet de serre ce qui devrait inclure la vapeur d’eau… comme d’hab détail..on déconstruit d’abord le langage,ce n’est pas ce que je dis c’est ce que je pense vouloir dire… et il y a un type qui a pris le temps de réfléchir à cette phrase!!!!

      c’est assez remarquable..je parle de phrase vides de sens..et la premiere recherche que je fais conduit à un exemple de fake langage…

      • Et où donc ces voix discordantes pourraient-elles se faire entendre ?
        Les toutous journalistes sont à la niche devant leur gamelles pleines…

      • Jacques, pas d’accord ! l’acception habituelle de neutralité carbone est bien la décarbonation de nos activités, même si comme vous le dites justement, c’est loin d’être exact sur le plan climatique. C’est cependant l’essentiel.

        • jacques lemiere
          7 mars 2020 at 17 h 18 min

          pas nécessairement la décarbonation ( beurk) de nos sociétés on peut m^me imaginer , on peut rêver.., de massifs stockages de CO2 ou autres bêtises pour

  • Esprit critique
    7 mars 2020 at 9 h 31 min

    C’est une évidence. Mais expliquer ça a des tarés qui sont contre le Compteur Linky, mais qui sont sur Fesse de Bouc , Tweeter, qui passent 8 heures par jours sur leurs portables, Qui ne fréquentent que les boutiques en Wifi, dont la voiture est connectée, ça va être dur ! Les cons de demain était déjà la hier et ont commencé a se reproduire,

    • jacques lemiere
      7 mars 2020 at 9 h 42 min

      avez vous remarqué comme la grande menace certifiée démontrée « les ondes » s’est dégonflée de prime abord?
      elle est où la grand peur du wifi en effet? ils sont où tous es gens qui avaient les preuves?
      elle est où la déontologie journalistique et l’autocritique ???

  • Croire que l’imbécile fermeture de Fessenheim va apaiser les escrologistes, leurs complices et tous les caves qu’ils manipulent est totalement faux : comme l’écrit justement l’auteur de l’article, encouragés par cette première capitulation, les escrologistes vont cibler d’autres centrales et d’autres projets électronucléaires, leur but étant l’éradication totale et définitive de l’énergie nucléaire : sur ce point, il faut reconnaître qu’ils n’ont jamais dissimulé que tel est leur objectif.

    Mutatis mutandis, face à cette intimidation psychologique fondée sur des monstrueux mensonges et dépourvue de la moindre argumentation rationnelle, l’attitude minable des dirigeants de notre pays rappelle ces propos amers tenus en 1939 :
    « Peu à peu nous prenons l’habitude du recul et de l’humiliation, à ce point qu’elle nous devient une seconde nature. » (Charles De Gaulle)

    • La petite bête
      7 mars 2020 at 14 h 08 min

      Pour rester dans l’actualité, c’est exactement comme pour les chantages répétés d’Ergohan: on cède une fois, et on est ensuite vaincu à chaque fois

  • exact, vive le nucléaire mais ruiner nos sociétés au nom d’un RCA saturé de toutes façons… soyons vertueux et intelligents. cela dit, à en juger par la qualité de l’air à Paris, nous l’étions bien avant que ces nazillons d’écolos ne nous emplissent les oreilles d’air. l’amélioration était évidente mais il a fallu écouter ces pauvres trouillards

    • en tous cas, les océans étant pollués , leur dépollution constituant un défi surmontable, évitons de les polluer plus encore par ces hideuses et inutiles éoliennes

      • Je ne trouve pas une éolienne spécialement hideuse, à comparer une centrale nucléaire ou une plateforme d’extraction de pétrole/gaz l’est bien plus. Je précise je ne suis ni pro-éolien ni anti-nucléaire.

        • @ indivisible : la comparaison n’est pas bonne.
          Une éolienne ne produit pas la même chose qu’un réacteur nucléaire. Il faudrait comparer avec au moins 2000 éoliennes de 150 mètres de haut qui produiront encore moins qu’un réacteur nucléaire et de manière « aléatoirement variable ».

        • On ne peut comparer que des choses comparables : Fessenheim 2 réacteurs sur environ 70000 mètres carrés et des émissions d’eau distillée, le tout durable, selon l’expérience actuelle, pour 80 ans au moins .Et de l’autre coté 5000 éoliennes bruyantes, tueuses d’oiseaux sur 50.000.000 mètres carrés, visibles à 50km à la ronde sans compter ses indispensables usines thermiques de même puissance très polluantes fonctionnant au gaz ,biomasse ou charbon pendant 80% du temps de l’année où il n’y a pas de vent assez constant, ou trop fort. Le tout pour un poids de béton et de ferraille dix fois plus lourd que Fessenheim et aussi les dizaines de km de routes à construire et à raser pour leur implantation et encore une fois pour leur enlèvement au bout de vingt 20 ans… sans garantie. Si vous connaissez des preneurs chez eux pour ces éoliennes, en raison des royalties, prière de me les envoyer. Ça évitera d’en polluer les mers pas encore souillées, pour des prix tout simplement démentiels pour les consommateurs.

      • En tout cas, les océans pollués…. La propagande marche à fond………

  • Ben la solution se sont les virus qui l’ont trouvée …La Chine n’émet plus de dioxine et bien moins de CO2..Les images de la NASA sont impressionnantes…Donc deux ou trois mois d’arrêt supplémentaire et toute la planète se portera mieux , les glaciers vont reprendre du terrain , les océans refluer ,La couche d’ozone déjà en bonne forme filtrera à plein , les abeilles vont revenir…etc ..etc…je l’aime bien moi ce coronavirus..

    • A ce propos, il sera intéressant de voir si le taux de variation du CO2 global de l’atmosphère baisse ou non. Si l’augmentation actuelle est uniquement anthropique, il devrait ralentir.

      • Le taux varie en fonction des saisons preuve que la nature a encore son mot à dire et qui sommes nous pour dompter la nature ?

    • La crise économique monumentale qui va en découler, vous allez l’aimer aussi ?

      • jacques lemiere
        8 mars 2020 at 9 h 49 min

        il dit la planete se portera mieux… ce qui d’ailleurs ne veut rien dire…

      • @Gérard. Partez toujours du principe que si c’est choquant, c’est de l’ironie. Sauf si vous écoutez France Inter.

  • De toute façon, la messe est dite. L’immonde CO2 doit être éradiqué et la Commission européenne s’en charge. La preuve : le projet d’acte délégué à la Commission soumettant les États membres à la politique délirante exigée par les Khmers verts via le « Green Deal ». Nous devons passer sous les fourches caudines du fanatisme climatique : https://www.euractiv.com/wp-content/uploads/sites/2/2020/03/Draft-Climate-Law.pdf
    Lire l’article 9. Nos pseudo dirigeants n’ont plus qu’à se soumettre. Pour notre plus grand malheur collectif !

    • L’Europe est suicidaire et les européens l’acceptent alors… Vive un monde sans européens.

  • Etre à l’arrêt ne signifie pas forcément qu’elle n’est pas relançable. De toute façon, on ne sait pas démanteler une telle centrale. Quand les fascistes verts n’existeront plus, on peut espérer que le bon sens reprenne le dessus. Le plus simple et le moins coûteux sera de la redémarrer.

    pour le reste, c’est l’aboutissement de la mainmise des énarques sur l’appareil d’état : ce ne sont que des idéologues qui n’ont aucune compétence, intelligence, capacité de raisonner. C’est le constat de la présidente de jury de concours.

    Ils ont remplacé les polytechniciens, qui au moins, avait une formation rationnelle et scientifique (ce sont d’ailleurs eux qui sont à l’origine du programme électronucléaire).

    Bref, delenda est ENA, le plus tôt étant le mieux !!! Et par qui les remplacer ? Par personne, car tout ce qu’ils font ne sert à rien !

    Enfin, « neutralité carbone » : cela ne veut rien dire. Encore un slogan d’idéologue sans signification.

  • Je partage complètement les thèses développées par Mr Gay dans l’absurdité de cette chasse aux sorcières envers le nucléaire. Mais personnellement j’ai également de gros doutes sur la politique anti CO2 proposée depuis une 15 d’années par les gouvernements essentiellement européens.
    Le réchauffement constaté ces dernières années est factuel, il n’est pas ici question de le mettre en doute. Ce qui pose encore problème c’est la cause de ce réchauffement.
    En voulant agir sur le CO2 pour réguler le climat, on se trompe d’objectif, on se trompe de combat.
    Le problème de fond dans l’affaire du dérèglement climatique, est que l’on a assis les décisions sur un postulat « carbone ». Postulat, oui, car rien n’est démontré clairement dans ce domaine malgré les travaux d’Arrhenius, Fourrier et Tyndal au 19 siècle.
    La théorie de Fourrier reprise par ’Arrhenius, qui veut que « L’effet de serre est un phénomène radiatif causé par des gaz tels la vapeur d’eau ou le CO2qui absorbent une fraction du rayonnement infrarouge émis par la Terre et le réémettent ensuite dans toutes les directions et notamment vers la surface terrestre dont la température serait, de ce fait, plus élevée qu’en l’absence de gaz absorbant l’infrarouge » est sujette à caution.
    Cette théorie critiquée début 20 siècle par Angstrom, souvent remise en question parmi les scientifiques elle a été abandonnée pendant 60 ans, puis remise au gout du jour par Bert Bolin dans les années 1970.
    Hors Bert Bolin était un des premiers scientifiques…… membre créateur du GIEC.
    L’autre théorie celle qui parait tellement plus logique pour un pilote ou toute autre personne ayant des connaissances en météo est essentiellement thermodynamique.
    C’est celle que développée et expliquée en détail dans le chapitre 3 du livre de O. G. Sorokhtin, (1)
    Elle porte le nom « d’effet des serre adiabatique ».
    Le principe de base est assez simple :
    • Dans la troposphère (la partie basse de l’atmosphère, jusque vers 10km et plus précisément pour des pressions supérieures à 0,2 atm), les échanges sont très majoritairement convectifs (et non radiatifs).Cela nous rappelle ce qu’avait dit R. W. Wood en 1909
    • Les températures de la troposphère et de la surface terrestre sont majoritairement déterminées par le comportement adiabatique de la colonne d’air. Adiabatique signifie « sans échange de chaleur avec l’extérieur ». En bref, c’est l’équivalent d’une sorte d’effet de Foehn : l’air comprimé (donc près de la surface) s’échauffe. Dilaté, il se refroidit.

    Lorsqu’on s’attèle à rechercher dans les méandres de ces décisions prises depuis le protocole de Kyoto en 1998, et que l’on s’extrait de la pensée unique développée par le GIEC, et certaines ONG, on voit bien que la lutte contre le CO2 proposée n’amènera que de faibles effets.

    On ne peut même pas quantifier réellement la part de CO2 d’origine anthropique dans le volume de CO2 constituant le volume de ce gaz dans l’atmosphère actuel. J’ai personnellement parcouru les 2 derniers rapports GIEC AR 4 2014et AR5 2021, disponibles sur le net. Outre le fait qu’ils foisonnent de texte aux recherches connexes au réchauffement, difficile de trouver une information ou des explications sur la préférence de la théorie adiabatique adoptée comme postulat par la communauté GIEC. En ce qui concerne le CO2, on trouve partout les valeurs des échanges des cycles du carbone, exprimées en Gt/C an, ratio rejets et puits. Mais si on exprime cela en proportion dans l’atmosphère, c’est très, très peu.. Les 400 ppm actuelles, c’est 0.04 % du volume total de l’atmosphère.
    Le CO2 représente 3.6 à 4.2% des gaz à effet de serre, contre 80 à 95 % pour la vapeur d’eau, qui bien qu’étant le GES le plus important en volume, est volontairement oubliée. Il y a ensuite bien d’autres gaz à effet de serre dans l’atmosphère, que l’on ne recense pas non plus comme GES prioritaire dont le méthane, qui vient en troisième position. Alors pour quelle raison se focaliser sur le CO2 ….je n’ai pas trouvé à ce jour d’explication logique.
    Ou plutôt j’en ai bien quelques-unes pas toujours avouables et politiquement très incorrectes.
    La première c’est que les utilisateurs émetteurs de produits carbonés d’activité humaine sont quantifiables en équivalent CO2 dans tous les domaines de l’industrie, et donc très faciles à taxer en se justifiant par le biais d’une culpabilisation des citoyens, présentés comme responsables uniques du réchauffement.
    La seconde est tout simplement que une part de la communauté scientifique à l’origine des alarmes climatiques, ont tout simplement trouvé par ce biais la source de pérennisation de leurs emplois par la grâce des crédits qui leurs sont attribués par L’ONU entre autre…
    (1)G. V. Chilingar et L. F. Khylyuk, qui est paru en 2007 aux éditions Elsevier « Developments in Earth and Envionmental Sciences », sous le titre « Global warming and global cooling -Evolution of climate on earth;

  • petite coquille dans mon texte précédent : lire rapports AR4 2007 et AR5 2014.
    Un conseil soyez patients c’est assez long à ouvrir ……
    https://www.ipcc.ch/report/ar4/wg1/
    https://www.ipcc.ch/report/ar5/syr/

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Un mensonge d’État et une collusion d’intérêts financiers et politiques ont réussi à persuader une grande partie de l’opinion publique que le développement des sources intermittentes d’électricité éolienne et solaire photovoltaïque était indispensable pour faire face efficacement au réchauffement climatique.

Or, c’est faux mais chacun le répète à qui mieux mieux, faute de compréhension du sujet.

Mensonges ?

Il s’agit là d’une imposture entretenue soigneusement depuis des années par les promoteurs de l’éolien et du voltaïque, ain... Poursuivre la lecture

Par Michel Gay et Dominique Finon.

Duplicité et effets d’annonces sont à la manœuvre dans l’Union européenne pour saborder discrètement le nucléaire dans les faits.

Paradoxe et duplicité

La Commission européenne a publié le 31 décembre 2021 un document appelé « taxonomie » sur les critères de classement des technologies pouvant donner lieu à financement privilégié par les fonds verts. Le nucléaire y figure ainsi que les centrales électriques à gaz très émettrices de CO2 (plus de 400 gCO2eq/kWh), sous le prétexte de faciliter la ... Poursuivre la lecture

L’Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire Historique, c’est-à-dire une ponction faite sur la production d’EDF en faveur de ses concurrents (Un non-sens dans l’économie de marché prônée par ailleurs), a des effets délétères sur la capacité de la Nation à entrevoir le futur proche.

Le problème de l'ARENH

L’ARENH pompe littéralement plus d’un quart des bénéfices d’EDF au profit de ses concurrents… lesquels devaient mettre en place des structures de production, ce qu’ils n’ont pas fait et n’ont pas l’intention de faire. Dit autrement, ces b... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles