Oui, le nucléaire permet bien de lutter contre le réchauffement climatique

Un comité d’experts sur la taxonomie verte souhaite que les financements européens aillent à l’éolien et photovoltaïque, mais pas au nucléaire.

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nuclear power plant by Paolo (CC BY-NC-ND 2.0)

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Oui, le nucléaire permet bien de lutter contre le réchauffement climatique

Publié le 13 juillet 2020
- A +

Par Bernard Durand1.

La politique énergétique de la Commission européenne dans le domaine de l’électricité, avec le soutien pour l’instant de la majorité du Parlement européen, est fondée pour l’essentiel, au prétexte de la lutte contre le changement climatique, sur des encouragements constants au développement de l’éolien et du solaire photovoltaïque dans les mix électriques des pays de l’Union européenne.

Dans le même temps, le nucléaire est systématiquement entravé par toute une série d’obstacles visant à en réduire les possibilités de financement. Un des derniers exemples en date est la nomination d’un comité d’experts sur la taxonomie verte, destiné à orienter les financements européens vers les actions permettant de combattre le réchauffement climatique, qui a retenu l’éolien et le solaire photovoltaïque, mais pas le nucléaire !

Pourtant, les ingénieurs spécialistes de ce domaine le savent très bien, le développement de l’éolien et du solaire photovoltaïque suppose la disponibilité constante de centrales dites pilotables qui peuvent fournir à la demande aux consommateurs l’électricité dont ils ont besoin même quand il y a peu ou pas de vent ou de soleil. Ces centrales pilotables ne peuvent être pour l’essentiel que des centrales à combustibles fossiles, qui émettent du gaz carbonique, ou des centrales nucléaires.

Une réalité rappelée il y a quelques jours par l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) qui, dans son rapport 2020 sur la politique de l’énergie au sein de l’Union européenne, affirme que le futur mix énergétique du continent n’« a pas le luxe d’exclure une technologie bas carbone », comme le nucléaire et propose de considérer l’atome comme une « technologie de transition », selon la terminologie de la taxonomie verte européenne.

Rappelons que le nucléaire, qui émet en France 6 grammes de CO2 par kWh produit, soit l’équivalent de l’hydraulique, en émet un peu moins que l’éolien (7) ou que le photovoltaïque (55), mais surtout infiniment moins que le gaz (418) ou le charbon (1060), ce qui permet à la France, dont près de 75 % de la production d’électricité est assurée par l’atome, de produire l’électricité la moins carbonée d’Europe, Norvège, Suède et Suisse exceptés

Encourager l’éolo-solaire et en même temps freiner le nucléaire revient donc en fait à favoriser les combustibles fossiles, les principaux ennemis du climat, dans la production d’électricité ! L’Europe n’est pas seule à avoir ce comportement.

Citons Narodra Modi, Premier ministre Indien :

« Voyez l’ironie. La communauté internationale organise une conférence climatique, mais si nous lui disons que nous voulons utiliser l’énergie nucléaire – ce qui est une bonne voie pour protéger l’environnement – et que nous lui demandons du combustible pour faire fonctionner les centrales, elle refuse. »

Il y a aussi les ONG qui prétendent défendre le climat. En France, Greenpeace et Sortir du nucléaire attaquent la prolongation du parc nucléaire au-delà de 40 ans – Les deux ONG ont saisi le Conseil d’État contre la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), ont-elles annoncé le 23 juin.

Car, disent-elles, ce document « acte la prolongation de la durée de fonctionnement de quasiment tous les réacteurs nucléaires au-delà de 40 ans, voire au-delà de 50 ». Les ONG pointent notamment l’absence d’évaluation environnementale « propre à chaque site nucléaire » concerné par cette décision.

Mais pourquoi n’exigent-elles jamais d’évaluation environnementale pour l’éolien et le solaire photovoltaïque, dont nous avons expliqué ci-dessus les impacts indirects sur le climat, et qui sont devenus en Europe, en particulier l’éolien, des machines à massacrer l’environnement rural ?

Il existe bien une explication à cet incessant lobbying des militants antinucléaires, qui porte, on le voit bien, ses fruits auprès des dirigeants européens. C’est une forme de ce qu’on appelle l’effet Dunning-Kruger : ils surestiment leurs compétences en matière d’énergie et par leur méconnaissance des enjeux profonds de ces dossiers, parviennent à des effets contre-productifs, puisque plus d’éolien et de photovoltaïque et moins de nucléaire signifient… davantage d’émissions de CO2. Il est difficile de croire que les dirigeants européens soient aussi dans ce cas, mais qui sait ?

En définitive, le nucléaire aura bien son expertise dédiée – le centre de recherche de la Commission étudiera la compatibilité du nucléaire avec le principe « d’absence de préjudice » climatique. L’annonce a été faite après la publication, en mars, d’un rapport dans lequel les experts s’étaient dits incompétents pour juger de l’impact environnemental des déchets nucléaires. Ils n’avaient donc pas conseillé l’inclusion du nucléaire dans la taxonomie.

Depuis, les pro-nucléaires (derrière la France) demandent une expertise dédiée pour l’atome, au grand dam des ONG et des rapporteurs parlementaires. Le rapport du centre de recherche sera ensuite examiné par des experts mandatés par le traité Euratom. Le nucléaire échappera donc à la plateforme généraliste qui conseillera la Commission dès l’automne sur les critères d’intégration de la taxonomie.

D’après l’exécutif européen « le processus ne s’achèvera pas avant début 2021 », l’acte délégué, c’est-à-dire l’autorisation de mise en application de cette taxonomie prévu fin 2020 n’incluera donc pas le nucléaire, mais « la Commission envisagera sa révision fin 2021 si toutes les conditions pour l’inclusion sont respectées ».

Une tergiversation qui étonne puisque la même Commission, dans un récent rapport, estime que le nucléaire « reste une source essentielle d’électricité bas carbone dans l’UE » et que cette dernière doit donc « maintenir son leadership technologique sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement en combustible nucléaire ». Mais peut-être lui est encore trop difficile d’infléchir une politique si ancrée dans ses habitudes, même quand elle en constate les effets néfastes !

  1. Bernard Durand a été directeur de la Division Géologie-Géochimie de l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (IFPEN), puis de l’Ecole nationale supérieure de géologie. Il a aussi présidé le Comité scientifique de l’European Association of Geoscientists and Engineers (EAGE). Il est cofondateur de l’association environnementale « Nature en Pays d’Arvert ». Prix Alfred-Wegener de l’EAGE. Il est également auteur de plusieurs ouvrages et de tribunes au sujet de l’énergie dans la presse grand public (Le Parisien, La Tribune, L’Opinion…) .
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  • Il n’y a pas à discuter le nucléaire est l’énergie la plus propre à égalité avec les barrages. Et peut etre même supérieur aux barrages qui ont un impact environmental très important.
    Mais on oublit, je pense que les centrales gaz ou charbon sont aussi indispensables et que les éoliennes et le solaire permet de diminuer sensiblement leurs émissions de co2. Remplacer une centrale nucléaire par ce couple maudit est absurde,, sauf si on retire un avantage à consommer du gaz ou du charbon.

    • J’ai l’impression que l’argument climatique s’impose doucement comme l’argument pour sauver le nucléaire, renforçant du même coup l’idée de société bas carbone. On connaît l’impact de la technique du pied dans la porte, on finit par dire oui à tout.

      • Mon argument n’est pas climatique, tellement stupide de se croire important, mais.. Pulmonaire , pétrole charbon ou gaz, ça pue voilà, et si ça pue, ce n’est pas bon à respirer. Idem pour les bagnoles un vieux diesel pue, c’est atroce, un nouveau est un plaisir pour les narines.

        • Nouveau ou ancien, le gazole à la pompe pue… et on vous rétorquera que la nouveau fait des particules fines…

          Quant à votre idée que les éoliennes ou solaires diminuent la consommation de fossile, c’est digne du Sapeur Camembert !
          Primo, leur cout est faramineux. Secundo, il serait tout aussi efficace de réduire la consommation électrique ou énergétique, BIEN AVANT d’imposer une production électrique aussi aléatoire pour diminuer soit disant la consommation de fossiles : le télétravail, l’isolation, la récupération de chaleur des centrales nucléaires, … bref tout avant d’imaginer acheter des trucs monstrueux incontrôlables !

          • Pourquoi s’imposer des contraintes inutiles, c’est dure la vie dans une maison hyper isolée, en ce moment je gèle au mois de juillet, et le télé travail est équivalent au bagne de Cayenne sans voir âme qui vive… Le diesel… Par rapport aux particules généreusement offertes par la nature…

      •  » J’ai l’impression que l’argument climatique s’impose doucement comme l’argument pour sauver le nucléaire,  »

        Si c’est un moyen pour ne pas tomber dans une dictature verte dont le but est avant tout de contraindre, interdire, obliger et taxer pourquoi pas? On s’en fout de savoir si l’homme est responsable ou non du RC. Utilisons l’argument climatique avec le nucléaire est peut-être un bon moyen de contrer l’irrationalité des verts. Bref combattre l’ennemi sur son propre terrain de jeu pour mieux l’abattre.

      • Certes le nucléaire ne produit pas de CO2, mais comme le surplus de CO2 « anthropique » ne contribue en rien au réchauffement, le nucléaire ne protège en rien du réchauffement épisodique dont on a maintenant tous les éléments pour comprendre qu’il est naturel, ordinaire et réversible.
        Il faut arrêter d’entretenir ce canular du siècle. J’en vois déjà qui se préparent à « prouver » que quand le refroidissement reviendra ce sera grâce à nos restrictions.

        • ça dépend de ce que vous donnez comme definition de réchauffement climatique
          ainsi début de la page wikipedia
          Le réchauffement climatique, ou réchauffement planétaireN 1, est le phénomène d’augmentation des températures moyennes océaniques et atmosphériques, du fait d’émissions de gaz à effet de serre excessives

          dit comme ça…

          lassé de répéter mais il faut refuser de tomber dans leurs pièges sémantiques…

    • si vous voulez utiliser l’argument « propre », il faut le définir..
      et un vert vous dira dans ma métrique, un déchet nucleaire c’est pire que tout …

      non..on doit expliquer que l’existence de déchet nucleaire ne pose pas de problème particulièrement important..

      ce qui cloche est de prétendre que c’est objectif, je reconnais le droit aux gens de boycotter l’énergie nuc, je ne vois pas de raison pour l’interdire…

      mais on doit bien reconnaître que en général, qu’il s’agisse hydroélectrique nucleaire ou éolien, les individus ont été obligés de contribuer d’accord ou pas d’accord…

      • Propre.. A force de recevoir quotidiennement de la propagande on finit par perdre son vocabulaire.. La plus intéressante, la plus prometteuse pour l’avenir, c’est ce que j’aurais dû dire.

  • Ces braves écolos ne sont pas en état de comprendre ils ont suivi des cours par correspondance :
    « L’école au logis »…..

    • Cobaye éolien je voudrais attacher au pied de ces mâts tous ceux qui prônent l’éolien, à savoir principalement les écolos-bobos (formés à l’école au logis ! (bravo !) en capitale !
      Sur des principes hors réalité, du type : il y a tjrs du vent quelque part, le vent est gratuit et autres arguments ils imposent la ruine et la torture aux ruraux ! Loin des yeux et des oreilles et de leurs petites affaires.
      Ignorants – ces sacrés beni-oui-oui plein de bienveillance et autres sentiments à fleur de peau -, imposent la torture par infrasons (les nazis les utilisaient pendant la dernière guerre), et par radiofréquences à des populations qui n’avaient rien demandé et qui lorsqu’ on leur permettait de s’exprimer s’y opposaient en majorité ! (vote dont on faisait table rase !)
      Ces écolos – Duflot-Jadot-Pompili ignorent les dégâts au sol = le béton-ferraillé au pied de chaque turbine (1500 tonnes) = énergie grise, enterrée à jamais.
      Les terres rares (chinoises et/ou africaines), les MW charbon pour la transformation des métaux et leur usinage. (qu’importe la pollution ailleurs !)
      Les tansports de ces gabarits hors normes depuis l’Allemagne, le Danemark… (sans utiliser d’énergie fossile, cela va sans dire !)
      Qu’importe le saccage des paysages ! leur transformation en paysages industriels à loupiotes et effets stroboscopiques.
      Qu’importe la ruine matérielle de ces ploucs (moins 30 % à 40 % sur leur bien immobilier – voir celui-ci invendable, qui irait s’installer sous ces poteaux de torture ?) mais dont l’Etat illogique ne compense pas la perte, ni ne réduit d’autant l’impôt foncier, alors qu’il a sinistré, par ces décisions purement de convenance idéologique, la plupart des départements !
      Je ne veux même pas évoquer cette énergie aléatoire, capricieuse, non pilotable (imaginez un commerçant lunatique-bipolaire qui n’ouvrirait son magasin que lorsque son humeur le permet ?) énergie fluctuante obligeant les ingénieurs EDF à jongler avec ces flux instables au détriment de la sécurité du réseau !
      Bonne chance les amis ! Seul le black out permettra de remettre certaines pendules à l’heure !

      • Biensur que tout ça est absurde mais il faut chercher l’origine, un vieux « scientifique » ayant imaginé que le co2 faisait chauffer la planète et une bande de financiers ayant trouvés un filon d’argent inépuisable basé sur la peur de la fin du monde.

        • non les écolos prônaient en gros la m^me chose avant le bidule climatique..
          eoliennes, pas de voiture thermique etc..
          le succès des écolo tient dans le fait qu’il se foutent de mentir, ce sont des idéologues..et au fait qu’ils s’adressent à des urbains pour leur parler de « nature »..

    •  » ces braves écolos « ….ils ne sont pas braves , ils sont nocifs et bêtes à manger du foin ;

      • Ce sont des imbéciles qui se croient investis d’une grande mission, en fait ils ne se rendent pas compte qu’ils sont manipulés à des fins politiques.
        Fini le progrès et les innovations avec eux, retour à l’âge de pierre !

        •  » En fait ils ne se rendent pas compte qu’ils sont manipulés à des fins politiques.  »

          Ce sont eux les manipulateurs ( les écolos ) qui déforment la réalité à des fins politiques.

  • dites plutôt permet d »éviter d’émettre du CO2 d’origine fossile..

    • et faites un autre article pour discuter du bien fondé de la réduction de ces emissions à l’échelle d’un pays comme la France..

      trouvez moi une personne qui croit que la consommation de fossile mondiale peut être réduite significativement…chine inde Afrique…

  • Si l’argument co2 permet de revenir à une vision stratégique de l’avenir électrique français et européen , tant mieux. Mais ce qui se joue avant tout c’est l’indépendance énergétique de la France: veut on être prisonniers des éoliennes étrangères, des terres rares chinoises, du gaz russe et du pétrole? Seule le filière nucléaire, fission et fusion si on y arrive peut nous assurer une certaine independance

    • L’independance énergétique.. Elle n’a aucun intérêt avec la mondialisation. L’essentiel est d’en limite le coût comme pour tout d’ailleurs.. Et ce n’est absolument pas la voie prise par l’Europe. L’ Europe qui ne sera jamais indépendante du point de vue énergétique ou simplement commerciale, nucléaire ou pas… Et pour le nucléaire vu la faillite intentionnelle d’areva on sera obligé de se tourner vers les usa la Russie ou la Chine.. Après tout, des centrales gaz font l’affaire de tout le monde sauf du client final, vous et moi.

      • Quand le français vivra à nouveau dans sa grotte, il n’aura plus besoin d’énergie. Seuls quelques brassées de rameaux suffiront.
        Il pourra démonter tous les lignes électriques et réutiliser le fer pour les pointes de ses arcs.
        Ce jour là, les idéologues verdatro-rouge seront tous aux gogues.

  • Comme diraient les auteurs de « polars », à qui profite « le crime » ? Non pas que se soit un crime d’abandonner le nucléaire, mais l’image est là ! Et donc, que se soient les
    arguments on ne peut plus valables de Paysanne, ou Avorton , il est trop évident que « par-dessous » il y a une formidable machine que l’on appelle souvent par un mot anglais LOBYING qui commença son travail depuis les années 70 et qui le continue jusqu’à présent favorisant le solaire et le vent avec tous les arguments déjà précités ainsi que les auteurs…AVEC UNE TELLE VIOLENCE que peu de gens s’en rendent compte…. Il y a plusieurs formes de violence, mais celle-ci, du fameux lobying, est plus pernicieuse que ce que nous pouvons imaginer ! La preuve, ces « sous-mains » ont déjà fait arrêter la centrale de Fessenheim ! Et c’est passé comme une lettre à l’ancienne poste ! Ni nous, ni nos enfants verrons « les bien-faits » de cette technologie dite « pour faire des économies » ! Si nous réfléchissons bien, CELA FAIT COMBIEN DE TEMPS (en années) QUE L’ON NOUS RESSASSE que le solaire est plus sain, que l’éolien aussi et qu’ils sont des moyens écologiques ? Allez, réfléchissons !!!!! Il y a tout à gagner !!!!!

  • pourquoi lutter contre un phenomene qui a sans doute plus d’avantages que d’inconvenients?

  • « Il existe bien une explication à cet incessant lobbying des militants antinucléaires, qui porte, on le voit bien, ses fruits auprès des dirigeants européens. C’est une forme de ce qu’on appelle l’effet Dunning-Kruger : ils surestiment leurs compétences en matière d’énergie »

    Je ne crois pas.Les dirigeants radicaux de Greenpeace et autres anti nucléaires savent très bien à quoi s’en tenir. En interdisant et le nucléaire et le fossile, la seule issue est la décroissance, et c’est ce qu’ils visent. En plus, Greenpeace a été fondée sur la doxa anti nucléaire, revenir là dessus, les coupe de leur racine fondamentale. Ils ne peuvent tout simplement pas.
    Concernant la taxinomie, l’épisode cité par l’auteur se place dans un cadre plus large de combat franco allemand, car le gaz est attaqué aussi.
    Voir https://www.contrepoints.org/2020/06/17/373858-taxinomie-des-investissements-durables-le-nucleaire-menace

    • de même si vous les poussez dans leur retranchement ils admettront que leur posture antiogm est avant tout une posture anticapitaliste. wackes seppi a relayé un doc d’un jeune hollandais( je crois.).où on entend un dirigeant de gp obligé de l’admettre .

  • Le mensonge des escrologistes c’est de parler du stockage de l’énergie et de l’utilisation de l’hydrogène qui sont des chimères. Le rendement du stockage est catastrophique et la production d’hydrogène dangereuse et hors de prix. Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose. En tout cas suffisamment pour justifier des impasses catastrophiques pour l’environnement( le mercure relâché par les centrales thermiques allemandes à la lignite pollue toute la Manche)

  • « Oui, le nucléaire permet bien de lutter contre le réchauffement climatique »

    Non, le nucléaire ne permet pas de lutter contre le réchauffement aujourd’hui, ni contre le refroidissement demain, ces phénomènes climatiques étant l’un comme l’autre indépendants de l’action humaine.

    •  » ces phénomènes climatiques étant l’un comme l’autre indépendants de l’action humaine.  »

      A vrai dire on en sait peut-rien. Non seulement parce que la pensée unique empêche à tout prix le droit au doute et qu’il n’existe aucune expérience d’un autre passé industriel dans l’histoire de l’humanité qui aurait réchauffé la planète. Que l’homme y soit pour quelque chose ou non n’est pas si important en soi; ce sont surtout les délires catastrophistes des réchauffistes, leur hystérie et de croire qu’il détiennent la vérité absolue qui risquent de faire le plus grand mal à l’humanité.

      • Si on n’en sait rien, si c’est indémontrable, force est de rester à l’hypothèse nulle, à savoir que l’homme n’y est strictement pour rien. Par conséquent, on ne peut pas affirmer que le nucléaire permet de lutter contre le réchauffement climatique.

        En regard des émissions humaines, une piste trop souvent négligée est l’absorption de CO2 par ces mêmes activités humaines, de même que l’absorption naturelle renforcée des plantes et des planctons océaniques, favorisant leur croissance.

    • Quand je vois les températures chez moi en plein mois de juillet, je me permet d’avoir un gros doute sur ce RC, sans A.

    • Au-delà de 200 ppm de CO2, l’effet de serre induit par le CO2 est négligeable et non-mesurable : conséquence de la faible absorbance IR du CO2 (2 pics étroits d’absorption à 20 et 70 THz) et de la loi de Beer-Lambert. On est aujourd’hui à 400 ppm….

      • La loi de Bouguer, que vous attribuez comme tout le monde à Beer&lambert, doit être invoquée avec prudence pour deux raisons:
        – elle intègre l’absorption monochromatique; or il s’agit aussi dans notre cas de diffusion puisque selon la théorie de l’électrodynamique quantique le rayonnement absorbé est rapidement réémis dans des directions aléatoires à des fréquences éventuellement différentes.
        – Le milieu concerné n’est pas homogène puisque la densité du CO2 dépend de l’altitude.
        Il reste que sur le fond vous avez raison. Les bandes d’absorption du CO2 sont presque couvertes par celles de la vapeur d’eau qui intercepte et rediffuse ce que le CO2 laisse passer. Restent les deux bandes d’absorption quasi-exclusives du CO2 qui contribuent donc au mal nommé « effet de serre » mais de manière pas du tout linéaire. Je ne retrouve pas les mesures exactes, mais si à 200ppm de CO2 90% du rayonnement est bloqué, à 400ppm ce ne sera que 99% et à 600ppm 99.9%, autant dire que l’effet de réchauffement est déjà quasi-saturé depuis longtemps et qu’on peut continuer à émettre tranquillement ce gaz très vert finalement (à condition de maîtriser les polluants qui vont avec).

        • Les phénomènes que vous décrivez sont assez bien connus, et la majorité des physiciens ( pas tous) de l’atmosphère considèrent que l’augmentation de température varie comme le log du rapport des concentrations de CO2 toutes choses égales par ailleurs, et c’est bien là le problème. Cela fait 1 degré pour un doublement du CO2. Cela se calcule assez facilement car on ne s’intéresse qu’à l’effet radiatif pur.
          Le problème c’est que toutes choses ne sont pas égales par ailleurs. L’écosphère réagit comme elle l’entend au surcroit de chaleur provoqué par l’absorption émission d’un accroissement du nombre de molécules de CO2.
          Cette chaleur va t elle droit dans les océans, dans l’atmosphère, sert elle à vaporiser plus d’eau, cette vapeur concourt elle à plus de nuages etc…

          Et tout cela, ainsi que les transferts « intrinsèques » et « naturels » de chaleurs entre les différents réservoirs de la planète, énormes, multiples, avec des constantes de temps variant de 2/3 ans à plusieurs siècles, eh bien tout cela on ne sait pas le modéliser mathématiquement. On fait des hypothèses non validées, on bidouille. On peut aussi prévoir, pourquoi pas, des effets de rupture, genre méthane du permafrost…

          Et ainsi on trouve 7 degrés de plus à la fin du siècle…et on fiche le trouille à tout le monde, certains en profitent…

          Pas besoin de remettre en cause les principes fondamentaux de la physique pour montrer que tout cela, c’est de la pseudo science.

        • « Le milieu concerné n’est pas homogène puisque la densité du CO2 dépend de l’altitude. »

          La troposphère n’est-elle réputée bien mélangée ? N’y a-t-il pas autant de CO2 à toutes les altitudes ?

  • Le mouvement écologiste il y a une trentaine d’années avait dans l’opinion un préjugé favorable dans toutes les couches de la société. Les gens étaient conscients qu’ils fallait arrêter le gaspillage, ne pas construire n’importe quoi et protéger la nature.
    Mais ce mouvement s’est progressivement politisé et radicalisé, au point de devenir quasiment une secte qui a pris le soi disant réchauffement climatique et le CO2 comme cheval de bataille, en empêchant la liberté d’expression à quiconque mettrait en doute leur croyance. Ils imposent par la force sans consultation des populations leurs projets chimériques et ruineux comme le éoliennes, les panneaux photovoltaïques, les chaufferies bois et l’arrêt des centrales nucléaires, en attendant la voiture électrique généralisé et bientôt la voiture hydrogène à pile à combustible au mépris des lois de la physique qu’ils ignorent.
    Ce mouvement qui suscitait au début de la sympathie, provoque maintenant de la haine dans une large part de la population et notamment dans les zones rurales qui vivent près de la nature.
    Quand viendra le moment de payer la facture les gens vont se révolter contre de telles inepties.

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