Crise : c’est encore le privé qui va trinquer !

Bercy by dierk schaefer (CC BY 2.0) — dierk schaefer, CC-BY

Condamné par l’État, le privé sort exsangue du confinement. Pendant ce temps, le secteur public continue à jouir de ses privilèges bien que certains services aient été catastrophiques durant le confinement.

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Les crises n’ont pas toujours les mêmes causes, ni les mêmes conséquences mais elles ont souvent beaucoup de points communs. En France plus qu’ailleurs.

Premier enseignement de la crise, dont on ne parle pas beaucoup : c’est d’abord un échec de l’État et de son système de santé extrêmement coûteux, tant vanté néanmoins par les politiques et les hauts fonctionnaires.

Au début de la pandémie, au moment de la panique, il était impossible de trouver des masques et du gel hydroalcoolique, même dans les hôpitaux. L’État a voulu s’en occuper et en avoir le monopole : la pénurie a duré pendant des semaines. La panique a aussi provoqué une ruée sur certains produits courants, qui ont été en rupture de stock… pendant environ 48 heures. Après quoi le marché a très bien répondu à la demande. Contrairement à l’État.

Visiblement, les politiques n’en ont pas tiré les leçons. Ils font comme si de rien n’était. L’État va arroser l’économie avec l’argent public (450 milliards d’euros) sans se soucier des résultats. Ils invoquent l’écologie pour présenter leur « Plan vélo » et leur « Plan voiture électrique ».

Mais quel est le lien entre le coronavirus, le vélo et la voiture électrique ? Et pourquoi pratiquement obliger les Français à s’acheter une voiture électrique alors qu’ils devraient être libres et responsables de leur choix ?

L’écologisme dicte la politique. Nicolas Hulot est le gourou vert que les politiques et les médias écoutent sans sourciller. À Paris, Anne Hidalgo veut transformer la capitale en un jardin féérique où les voitures seraient tout simplement interdites.

Pour bien faire, Macron crée une commission de 26 économistes censés rendre un rapport d’ici à la fin de l’année. Fallait-il une énième commission pour savoir ce dont la France a besoin ? Les dizaines de commissions et de rapports du passé ne suffiraient-ils pas ?

Comme les politiques français sont entêtés, la suite est prévisible : nous aurons droit à un plan de relance « écologique » ainsi que des aides publiques à foison accompagnées d’une inévitable hausse des dépenses publiques et des prélèvements obligatoires.

Condamné par l’État, le privé sort exsangue de ce confinement. Le nombre de chômeurs explose, les entreprises sont ruinées et la reprise de l’économie sera terriblement fastidieuse. Les indépendants sont à terre, certains affichent un chiffre d’affaires de 300 euros au mois d’avril !

Pendant ce temps, le secteur public continue à jouir de ses privilèges bien que certains services, comme La Poste, aient été catastrophiques durant le confinement. Les salaires sont assurés par l’État, les 35 heures continuent et les vacances approchent.

On annonce quelques timides réformes pour la santé. Rien d’important alors que la terrible bureaucratisation du système révélée par l’IREF a été plusieurs fois confirmée. Où est la réforme de l’État ? La baisse des dépenses publiques ? La baisse du nombre de fonctionnaires et de la fiscalité ? La suppression des réglementations et des normes pour donner de l’air aux entreprises ? Rien de tout cela ne s’annonce.

Une fois de plus, en France, c’est le privé qui trinque !

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