Après le virus, laissez-nous faire !

Là où l’État et les services publics ont failli malgré d’énormes moyens, c’est justement le marché et le privé qui devront prendre le relais. C’est le laissez-faire qui redressera la France, pas la planification étatiste.

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Après le virus, laissez-nous faire !

Publié le 27 avril 2020
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Par Nicolas Lecaussin.

Dans un article publié le 15 avril dernier dans le Wall Street Journal, le célèbre éditorialiste Daniel Henninger, inquiet des conséquences économiques dramatiques du confinement, propose, ni plus ni moins, que les pouvoirs publics soient confinés et que les individus comme les entreprises se prennent en main pour redresser la barre.

Ses propos concernent l’Amérique mais on pourrait très bien les appliquer à la France. On le sait maintenant. L’État obèse et les dépenses publiques les plus élevées au monde n’ont pas réussi à préserver la France du virus. Pire, notre pays fait partie des plus touchés, avec un nombre de décès qui pourra même le classer parmi le trio mondial de tête.

Ce ne sont ni les moyens, ni le nombre de fonctionnaires qui ont manqué. Ni l’interventionnisme politique, nos décideurs étant les plus actifs et n’hésitant pas à nous dire, chaque jour, ce qu’il faudrait faire. L’échec est évident. Il est temps de changer de curseur en donnant la possibilité aux Français de redresser le pays.

Moins d’impôts, moins de réglementations et davantage de libertés devraient guider la France de l’après-coronavirus. Il faudra aplanir tous les obstacles à la création d’entreprises et d’emplois. En supprimant les 35 heures (à l’hôpital aussi après avoir dû admettre, enfin, les dégâts). En améliorant le marché de l’emploi : plus grande liberté de licencier au moins pour les entreprises de moins de 50 salariés, SMIC flexible avec des montants différents en fonction des régions et de l’ancienneté des employés.

La distanciation sociale et le télétravail, qui perdureront après la fin du confinement, devraient même faciliter les nouvelles libertés dans le monde de l’emploi. Moins de normes et de réglementations, cela signifie aussi moins de temps perdu pour les entrepreneurs qui retrouveront le temps de mieux et plus s’occuper de leur entreprise.

C’est le libre échange qui a enrichi nos sociétés. Il faut le rendre encore plus libre tout en gardant un minimum de normes à respecter. Nos chefs d’entreprise auront besoin des marchés mondiaux pour se développer et ceux qui prônent aujourd’hui la fin de la mondialisation ne réalisent pas que cela représenterait la fin de milliers et de milliers de sociétés qui font leur chiffre d’affaire à l’exportation. Sans compter celles, nombreuses, dont les produits utilisent de très nombreuses pièces étrangères.

Dans une interview accordée au journal Le Parisien (17 avril), l’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement soutient (non, ce n’est pas une blague) que « la crise actuelle a périmé l’idée du tout-marché ». Là où l’État et les services publics ont failli malgré d’énormes moyens, Chevènement voit l’échec du marché ! C’est justement le marché et le privé qui devront prendre le relais. C’est le laissez-faire qui redressera la France, pas la planification étatiste.

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  • La gauche use de lunettes à prisme inversé : ça permet de voir le monde à l’envers. Malheureusement, Chevènement n’est pas le seul à voir l’inverse de ce que regardent ses yeux. La grande majorité des Français voient le monde de la même façon. CPEF

    • que la gauche porte des lunettes roses ce n’est pas un probleme , le probleme c’est que l’éducation nationale en greffent par millions sur les bambins , a coup de mensonges ehontés

  • Les mêmes gèrent la crise depuis le début et qui ont pris toutes les mauvaises décisions depuis le début pour conduire au confinement ,décision historique qui va obérer l’économie française pour des années ,ce sera l’équivalent des 35h pour Macron,vont gérer le déconfinement…espérons qu’ils ont appris de leurs erreurs.

  • Il faut cependant resituer les propos de Chevènement dans leur contexte. On a bien constaté lors de cette crise, qu’à force de chercher le moindre coût, on a oublié d’autres priorités. La gouvernance n’est pas au bout d’un slogan – quel qu’il soit. Elle est le fruit de compromis, même si la plus grande liberté peut et doit être recherchée.
    Gouverner, c’est prévoir. Qu’attendre d’élus qui passent tandis que des fonctionnaires irresponsables décident dans l’ombre?

  • Excellente analyse, comme toujours. L’Etat ayant démontré sa faillite essayons, pour une fois, la liberté. Reste à en convaincre un peuple nourri au socialisme…

  • « Moins d’impôts, moins de réglementations et davantage de libertés devraient guider la France de l’après-coronavirus »
    On a le droit de rêver ! C’est même le droit le plus fondamental, après ce qu’on vient de vivre. Mais on a le devoir d’être réaliste.
    Rien de tout ceci, comme rien du reste d’ailleurs – je pense aux fantasmes écolos – ne surviendra.
    La technocratie au pouvoir n’a aucune raison de prendre un virage à 180 degrés.
    Qui plus est, et on le voit bien avec la grande variété de pays qui ont soit échoué soit réussi à gérer cette crise, le dossier est purement sanitaire. Les réponses apportées seront exclusivement sanitaires. Donc inutile d’espérer la fin des 35 h, la décroissance heureuse, la démocratie directe ou que sais-je encore…

  • Après le virus on aura l’image exacte de l’état de la planète et nous pourrons faire le bon choix lors de notre émigration devenue obligatoire, quand c’est trop il faut agir.
    L’Europe est foutue mais le monde est grand… Autant aller chez les vainqueurs que chez les vaincus….

  • Le problème des gens de gauche c’est leur débilité indécrottable! Lorsque l’idéologie prend le pas sur la connaissance et la raison, de grandes catastrophes pour l’humanité ont lieu.

  • Lutter paraît sain, courageux, mais une vieille histoire de moulins à vent devrait rendre les commentateurs plus perspicaces. Le gouvernement se fiche complètement des critiques les mieux fondées. Ca n’a aucune influence: la seule chose importante pour eux, c’est le bulletin de vote, qui leur permet ou non de continuer leur œuvre. Même si la critique et évidente, et que son application permettrait de faire mieux, le politique et l’administratif y sont complètement indifférents, ainsi que le prônait Clemenceau.
    Deux choses peuvent modifier le cours de la démarche étatique: la grève de l’impôt et la lutte armée. La première est un délit et la seconde une rêverie de révolutionnaire attardé.
    Même la guerre n’a rien changé au monde, et l’idéologie marxiste, bien implantée depuis des années, a continué de se développer pour imprégner totalement la pensée politique. L’ignominie du parti communiste, assassin de militaires français, traître au pays, l’a pas entraîné sa perte et Thorez n’ pas été fusillé. Il a fallu toute la ruse de Mitterand pour le détacher de son socle, mais le poison qu’il a instillé est resté.
    Aujourd’hui, la paresse et le recours à la main d’œuvre bon marché, ou à la sous-traitance asiatique, ont perverti le monde industriel et la pensée économique. Comme l’argent facile a trompé l’emprunteur.
    Alors, n’espérez rien.

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