L’Oréal supprime le mot « blanc » : le délire total !

L'Oreal Paris Professionnel by Cyril Attias(CC BY-NC-ND 2.0) — Cyril Attias, CC-BY

Nous voilà définitivement plongés dans une époque de régression totale. La décision incroyable de L’Oréal.

Par Johan Rivalland.

L’information vient de tomber… « L’Oréal supprime les mots « blanc », « blanchissant » et « clair » de ses produits ». Vous croyez à un canular ? Mais non, ce n’est malheureusement pas une blague, c’est bien authentique, c’est la triste réalité. Et on a peine à y croire.

On croit surtout rêver. On se sent revenus à une époque ancienne où était pratiquée « la chasse aux sorcières ». Ou à je ne sais quelle époque de régression stupéfiante que je n’aurais pas imaginé vivre de mon vivant, et vous non plus j’imagine.

L’Oréal : surenchère dans la bêtise

Chaque jour apporte son lot de surprises. On en reste sans voix. Même si l’on apprend au passage qu’une décision de nature similaire avait été prise antérieurement par la filiale indienne d’Unilever (ce qui n’excuse rien), on se demande où va s’arrêter cette surenchère dans le domaine de la bêtise.

On pourra écrire, plus tard, en Histoire, que notre époque correspond à une époque étonnante de particulière régression. Dont on trouvera certainement des explications qui feront autorité.

Après le déboulonnage des statues, qui pouvait encore s’appuyer sur des ressentiments, mais surtout sur la bêtise et l’ignorance, après la pure démagogie mue par la haine ou le besoin d’exister, et après les diverses attaques à l’encontre de l’Histoire, confinant au nihilisme, voilà que nous tombons maintenant dans la peur, l’absurde, le délire et la panique, qui conduisent à faire n’importe quoi.

Prophétie auto-réalisatrice

Mais surtout, et c’est là que c’est bien triste, à entrer dans de tels délires, jusqu’à imaginer des perversions que même ceux qui dénoncent le racisme n’auraient eux-mêmes sans doute pas imaginé, nous entrons droit dans ce que l’on appelle la prophétie auto-réalisatrice

Je veux bien croire que le racisme existe. Je veux bien croire – et je le déplore profondément – que certains en sont les victimes ou en souffrent d’une manière ou d’une autre. Je veux bien croire que certains se sentent un peu trop stigmatisés. En revanche, rien ne permet d’affirmer que nous vivons dans un pays raciste. Ou que le racisme serait un phénomène en progression. Alain Laurent a raison de souligner que « la dérive de l’antiracisme est une imposture de la pire espèce ».

Et qu’un groupe comme L’Oréal, pourtant réputé être une entreprise à la pointe, où il fait bon travailler, et qui attire des esprits parmi les plus brillants, puisse tomber aussi bas, c’en est confondant !

Tout au plus cette décision folle est-elle susceptible de mettre de l’huile sur le feu et d’attiser en certains endroits des sentiments qui jusque-là n’existaient tout simplement pas. Voilà une décision parfaitement inconséquente et d’une débilité profonde qui, déjà, semble susciter un déchaînement de colère et d’appels au boycott de la marque.

Parfaitement regrettable. Et incroyablement pitoyable. Sortons de ce délire collectif. Revenons au bon sens, à la raison, à la quiétude qui devraient caractériser notre société plutôt qu’à la paranoïa et au royaume d’Ubu.

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