Danger, ne laissez pas l’Histoire à la portée des enfants

Plutôt que se laisser submerger par l’émotion morale jusqu’au nihilisme, il nous faut renouer avec notre histoire en reconnaissant sa part d’ombre.

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Christopher Columbus Monument - Barcelona, Spain By: David Berkowitz - CC BY 2.0

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Danger, ne laissez pas l’Histoire à la portée des enfants

Publié le 12 juin 2020
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Par Frédéric Mas.

L’émotion suscitée par la mort de George Floyd s’est répandue à tout l’Occident, et menace de se transformer peu à peu en une colère indistincte contre tout ce que la foule tient pour raciste, simplement passéiste ou carrément rétrograde.

Aux États-Unis comme en Europe, des militants progressistes radicaux s’en sont pris aux statues qu’ils jugent symboles de l’oppression passée, devenues autant de rappels présents d’humiliations insupportables. Christophe Colomb aux États-Unis, Léopold II en Belgique, ou encore Edward Colson, Cecil Rhodes ou… Winston Churchill au Royaume-Uni ont vu leurs statues dégradées ou même tout simplement déboulonnées. On parle en France de faire la même chose avec les statues de Colbert.

L’industrie de divertissement suit le mouvement, et a commencé aussi à nettoyer ses catalogues de tout ce qui est jugé problématique à l’aune des nouveaux impératifs moraux du jour. Autant en emporte le vent, le fameux film de Victor Fleming de 1939, en a fait les frais, puisque HBO Max a décidé de le retirer de sa plateforme parce que véhiculant des « préjugés racistes », ceux de son époque comme ceux de l’époque narrée, la guerre civile américaine.

Le triomphe des émotions morales

C’est l’émotion morale, prise comme un donné nécessairement juste, qui commande ici et qui désigne l’ennemi sans prendre la peine de faire le tri : ce qui n’est pas avec nous est contre nous, et à l’aune des standards moraux contemporains des protestataires, c’est toute l’Histoire qui peut devenir problématique, en un geste qui n’est pas sans rappeler l’univers totalitaire du 1984 de George Orwell où tout le passé doit être réécrit pour justifier idéologiquement le présent. Le retour de bâton réactionnaire, et identitaire, pourrait être très puissant.

L’émotion érigée en valeur absolue témoigne d’une crise profonde du système éducatif américain qui irrigue tout le débat public. Celui-ci surprotège tellement ses enfants qu’il est devenu incapable d’en faire des adultes responsables et autonomes, et donc de supporter la contrariété autrement que comme une agression. Le développement de l’État nounou aux États-Unis, en particulier ses politiques publiques portées par le principe de précaution, a rendu les individus plus fragiles et averses au risque.

Pour Greg Lukianoff et Jonathan Haidt, l’idéologie sécuritaire s’est étendue aux émotions sur les campus américains. L’administration cherche désormais à préserver les sentiments des étudiants, quitte à éliminer la discussion rationnelle ou limiter le pluralisme idéologique dans les universités du pays.

Au début des années 2000, l’idéologie sécuritaire a même pénétré la notion de santé mentale au sein de la communauté des spécialistes, qui a élargi la notion de traumatisme à toutes les expériences individuelles nocives physiquement ou émotionnellement, ayant des conséquences sur le fonctionnement physique, mental, émotionnel ou sur le bien être spirituel.

Pour Haidt et Lukianoff, l’expérience subjective du traumatisme est devenue sa définition officielle, ce qui a fait exploser les cas, les thérapies et les politiques publiques préventives aux USA. Avec cette définition élargie de traumatisme, la moindre contrariété vécue plus que raisonnée devient une insulte et même une agression dont il faut se préserver. Entendre une opinion désagréable, qui va à l’encontre de ce qu’on croit au plus profond de soi, est-il vraiment aussi dangereux que de se trouver au milieu d’un champ de bataille réel ?

L’Histoire comme safe space

Les sentiments commandent la rectitude morale et retravaillent le passé qui ne passe pas. L’Histoire doit être un safe space comme un autre, une chambre d’écho qui ne doit surtout pas troubler le bien-être spirituel de nos contemporains que la moindre contrariété offense.

Cette volonté manichéenne de faire table rase de tout passé n’est pas seulement révolutionnaire et potentiellement totalitaire, elle prépare les consciences au retour de bâton réactionnaire, que celui-ci se fasse à travers les théories néoracialistes de l’extrême gauche ou le revanchisme de l’extrême droite.

Comme le rappelle Pierre Manent dans La cité de l’homme (1994) : « devenir Moderne, c’est devenir conscient d’être moderne », c’est-à-dire se savoir situé dans l’Histoire, et savoir de ce fait que nos mœurs et nos jugements d’aujourd’hui sont aussi le résultat d’événements et de circonstances particuliers destinés à évoluer demain.

Sans verser dans le relativisme qui met une équivalence totale entre mœurs d’hier et d’aujourd’hui, l’Histoire ouvre une perspective par-delà le bien et le mal sur leur fabrication pour s’en libérer et s’interroger sur leurs fondements. C’est un élément essentiel de l’esprit du libéralisme qui encourage le libre examen et l’adhésion rationnelle à la morale comme à la politique.

Machiavel comme Montesquieu plongent dans l’Antiquité romaine pour critiquer leurs contemporains et renouvellent la science politique, David Hume abandonne la philosophie pour l’Histoire afin d’offrir à ses contemporains une explication raisonnable des clivages sociaux qui traversent l’Angleterre de son temps, comme le fera au XIXe siècle le grand libéral François Guizot, en partie grâce à son Histoire générale de la civilisation en Europe qui va influencer toute l’élite éclairée européenne. La fin de cette conscience historique signifierait le retour au tribalisme et au règne sans partage des clans et des identités peut-être un jour meurtrières.

Bien entendu, examiner le passé ne doit pas nous interdire de remettre en question l’héritage commun : on veut déboulonner Colbert, mais pourquoi ne pas débaptiser les rues Lénine ? La pente est glissante et la soif de revanche mauvaise conseillère.

Plutôt que se laisser submerger par l’émotion morale jusqu’au nihilisme, il nous faut renouer avec notre histoire en reconnaissant sa part d’ombre. Seule l’éducation libérale, qui valorise l’exercice de la raison en s’adressant à des citoyens adultes et autonomes, est capable de la fournir.

 

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  • « que ton nom ne soit plus », l’antique malédiction maintenant appliquée à des morts qui ont le malheur d’avoir incarné les valeurs de leur temps.
    Mais, à la différence des destructions de statues qui accompagnent les changements brutaux de régime, surtout dictatoriaux, il s’agit ici de destructions liées à des époques que les gens n’ont pas connues

  • je ne crois pas à  » l’émotion morale  » ; je crois plutôt à une violence sous jacente qui ne demande qu’à exploser pour un oui ou un non , et dont certains se servent pour culpabiliser les nations afin d’obtenir des avantages ; nous entrons de plein pied dans l’ère de la folie humaine avec ses restrictions de liberté , de savoirs , de connaissances ;

    • Il y aurait beaucoup à dire sur le relativisme que renie l’auteur, le progressisme qui donne un sens à l’existence (mais n’échappe pas à une approche relativiste) et l’adoucissement des mœurs (quelque peu contredite par la violence des activistes et des idéologues) …

      Mais je crois que la bonne approche de l’actualité est la votre : ce monde est fou et malade ! Ce n’est pas une nouveauté, mais malgré notre connaissance de l’histoire (ou à cause des mensonges de l’histoire et du présent ?), nous sommes incapables d’en faire le diagnostique.

  • Bons principes, mais il ne faut pas oublier que le ver est dans le fruit au niveau de l’enseignement et de la recherche en Histoire et toutes matières.
    Les gens en charge d’instruire les nouvelles générations se sont, ouvertement et massivement, constitués en un corps idéologiquement homogène dont nous commençons tout juste à mesurer l’insidieux pouvoir. Leur liberté politique a été utilisée pour la création d’un monopole sur l’instruction et la mise en place d’une idéologie officielle. Les persécutions d’universitaires dissidents ne datent pas d’hier.
    Je vois la situation comme suffisamment critique pour qu’une réponse autoritaire (suppression des fonds publics pour tous les enseignements politisés, licenciement de tous les professeurs utilisant leur chaire pour diffuser leur idéologie, interdiction des organisations d’idéologie néo-marxiste – mais pas de la parole individuelle) mais j’ai conscience d’être le facho de service.
    Il serait très intéressant de lire les réponses libérales possibles face à une telle situation.

    • libéraliser l’enseignement apres démantèlement de l’éducation nationale, sinon impossible

      • Bonne première mesure au niveau local. La problématique semble étendue à l’ensemble du monde occidental. Les universités US sont un mélange complexe de privé/ public mais sont des pustules néomarxistes.

  • A titre personnel, venant de dépasser la cinquantaine et ayant récemment eu des débats un peu « costauds » avec des interlocuteurs de 25-30 ans, je suis frappé de voir à quel point ils supportent mal la contradiction. Ils se sentent fragilisés, méprisés voire insultés quand on démonte point par point leurs arguments.
    Ce à quoi je leur réponds généralement que si on ne supporte pas la contradiction, il faut arrêter de proférer ses opinions.
    Effet de loupe dans mon entourage ou phénomène plus large ?

    • plus d’apprentissage de la frustration et de la maîtrise de la colère…

    • C’est surtout que les raisonnements logiques mathématiques de base (équivalence, contraposée, implication etc.) ne sont enseignés rigoureusement que dans les meilleurs lycées parisiens avant le bac, et sinon il faut suivre des études scientifiques après le bac (classe prépa en priorité). Et même des fois ce n’est pas suffisant pour que ce type de raisonnement logique puisse être appliqué en dehors des sciences (malgré l’étude d’œuvres philosophiques telles que « le discours de la servitude volontaire » (La Boétie), ou « la dissertation sur les passions » (Hume)). Alors imaginez ceux qui n’ont pas reçu cet enseignement de logique mathématique.

  • L’histoire ce sont des faits , les tripatouiller çà n’a qu’une valeur pour les manipulateurs d’opinion..
    Comme a la libération , faire croire que la france avait gagné la guerre alors qu’elle collaborait avec les nazis … ou que la resistance communiste ne fricotait pas avec Staline..

    Comme pour l’esclavage islamique qui dure depuis des millénaires et qui n’existerai pas,
    ou les royaumes basés sur l »esclavage comme le Dahomey jusqu’au 19 eme siecle..

    Décidément , manipuler des brèles c’est d’un facile, L’EN usine a crétins a bien fait son travail

    • L’Histoire, ce sont effectivement des faits. Mais il est impossible d’en avoir une vue complètement objective – un événement historique, ce n’est pas une masse ou une température mesurée avec une sonde ultra-précise. C’est initialement un événement générateur, et des commentaires de contemporains. Suivis par les commentaires de leurs successeurs. Qui, chacun, vont promouvoir à leur niveau leur propre vision des choses.
      Et l’Histoire, parfois, se confond avec la légende – les illustrations les plus caricaturales étant les histoires relatant la naissance des grandes religions modernes.

  • Abattre une statue est une chose, mais il est tout aussi important de se demander par quoi (qui) elle va être remplacée. Remplacer la statue de Colbert par une statue de Turgot ne serait pas un problème. Remplacer la statue de Rousseau au Louvre par une statue de Bastiat non plus. Le paysage n’a pas vocation à rester immuable.

    Le problème est que la population qui a abattu ces statues est guidée uniquement par le ressentiment et le communautarisme. Elle n’est pas dans une approche rationnelle. Que ce soit en France ou en Angleterre, la population qui finira par devenir majoritaire entend bien utiliser tous les moyens à sa disposition pour effacer 2000 ans d’histoire occidentale, sous seul prétexte de l’atteinte à sa dignité (il serait bon que ces mêmes personnes soient aussi virulentes avec les arabo-musulmans qui ont pratiqué (et pratiquent) une traite bien plus longue, et avec les royaumes africains qui vendaient leurs propres peuples aux négriers). Attendons nous donc à voir surgir des statues de Traoré et compagnie partout en France, qui bien sur sont blancs comme neige… irréprochables.

    Car d’ailleurs si les gens voulaient que soient dressées des statues de gens totalement irréprochables, autant ne pas dresser de statue du tout car de telles personnes n’existent pas. Pour prendre l’exemple de Colston, il était négrier certes (était-il seulement conscient de l’abominabilité de cette pratique? alors que l’esclavage et la traite ont malheureusement existé sur tous les continents à toutes les époques, sauf au moyen-âge en occident) mais aussi mécène de Bristol en faisant construire des dizaines d’écoles notamment. Churchill était le phare de la liberté pour le monde pendant 5 ans de guerre contre l’Allemagne nazie, et pourtant il a fait bombarder inutilement Dresden, tuant 35.000 civils sans abris et sans défense.
    La statue n’est-elle pas là pour rendre hommage à la plus grande oeuvre d’un personnage, plutôt qu’à ses plus grandes atrocités: le mécénat de Colston, la résilience de Churchill, le courage de Colomb…etc.?

    Les statues, comme le paysage, le nom des rues, le style architectural…etc. sont les paramètres qui indiquent la nature et les opinions de la population qui vit là. Les déboulonnement sont donc la preuve, s’il en fallait une, que la population actuelle en France ou ailleurs est totalement différente de la population d’il y a 50 ans par exemple. Et cette population actuelle entend marquer son territoire, comme les populations précédentes l’ont fait…

    • Tout à fait ! Colbert est aujourd’hui une figure du patrimoine français mais n’est plus un symbole. Le déboulonner est donc stupide et sera contre-productif.

    • Le vivre-ensemble multiculturelle ne fonctionne pas ! L’être humain est tribal et se constituera toujours en communauté pour défendre ses intérêt personnel et/ou communautaire face à une autre communauté jugé oppressante, indépendamment que cette oppression soit réel ou fantasmé.

      Portons notre regard vers notre histoire proche. Serbe et Croates ne peuvent pas vivre ensemble ; d’ailleurs l’ensemble de l’ex-Yougoslavie est une mosaïque de peuple qui n’arrivent pas à vivre-ensemble.

      Ukrainiens et Russes ne veulent rien savoir l’un de l’autre. Les Catalans veulent se séparer des « Castillans » ; les Ecossais des Anglais et l’exemple de l’indépendance irlandaise et des conflits avec l’Irlande-du-Nord prouvent aussi que, même entre Britannique, « vivre-ensemble » n’est pas une affaire facile…

      Et même en France il y a des conflits, bien que moins prononcés, entre « autochtone ». Les Alsaciens-Lorrains, Bretons et Corses forment des groupes ethno-linguistique à part du reste des français et certains parmi ces communautés désirent plus d’autonomie, voir carrément l’indépendance…

      Alors si des Européens entre eux ont parfois du mal à cohabiter, alors qu’éthniquement, culturellement et religieusement nous sommes si similaire, quelle pensée magique permet de croire que des communautés blanche, arabe, noir, chrétienne, musulmane ou autres… parviendraient, sur le long terme, à formé une population à la fois diverse est unifié ?

      Le nihilisme identitaire des européens entre peu à peu en collision avec la communautarisation de plus en plus prononcé et radicale des « indigènes » et autres « racisés »… C’est une recette pour le chaos!

      Le multiculturalisme et le vivre ensemble « black-blanc-beur » n’est rien d’autre qu’une fadaise gauchiste et une féerie néo-colonial.

  • Pour savoir où l’on va il faut savoir où l’on est et pour le savoir il faut savoir d’où l’on vient.
    Ici l’auteur fait référence à Machiavel et Montesquieu.
    Peut-être nous invite t il a lire : Dialogues aux enfers entre Machiavel et Montesquieu. Le cynique contre le libéral. Ce pamphlet dirigé contre Napoléon III et qui valut à son auteur 2 ans de prison et de se suicider est parut en 1865 ( Maurice JOLY, Avocat) est d’une incroyable prémonition au regard de ce que nous vivons de nos jours.
    Mais tout cela entre dans un processus de déculturation voulu visant à réduire l’esprit critique des peuples, non que l’histoire soit un éternel recommencement mais les causes pouvant avoir les mêmes effets, elle donne des repères qui si ils était intégré dans l’esprit des peuples les amèneraient à être plus revêches aux manipulations politiques.
    Quand à l’histoire tel qu’elle est enseignée de nos jour fait que nos jeunes ne peuvent rien y comprendre sauf à avoir la curiosité de remplir les cases vides. Ils enseignent un moment sans en exposer les causes ni en faisant le lien avec des moments qui l’on précéder. C’est à rien y comprendre et j’en fait souvent le constat quand mes petits enfants m’interrogent sur un de ces moments. On a mème supprimer les dates de référence des événements pour être plus sur de les perdre dans ce dédale. Mais quand on prend le temps de remettre les moments en situation ou d on arrive à les passionner.
    Alors on peu déboulonner les statuts puisque seuls ceux qui les déboulonne savent que ça sert leur propagande et ceux qui regardent n’en connaissent pas le symbole ou leur raison d’être.

  • Excellent article. Merci, M. Mas, vous avez parfaitement exposé le problème.

  • Je rejoins Mousquetaire dans son analyse.
    Je me suis toujours posé la question de savoir quel camp j’aurais choisi en 1939. C’est évident aujourd’hui avec notre connaissance de l’histoire et des faits ( Nazisme, camps de concentration, collaboration, pétainisme).
    Mais à l’époque avec le peu d’information parcellaire et filtrée.
    L’histoire est toujours écrite par les vainqueurs. Les résistants ont-ils tous été sans reproches et non opportunistes j’en doute avec les renseignements que j’ai glané ça et là.
    L’esclavagisme correspond à un instant T de l’Histoire avec un H.
    Le nier ou refaire l’écriture n’a pas de sens. Tenter d’y apporter des explications est possible mais ne changera pas le cours de la vraie chronologie des faits.
    J’ai découvert ce que nos révolutionnaires étaient capables de faire au nom de la république au « puy du fou » en lisant par la suite la réalité des guerres de Vendée. L’histoire officielle est très succincte sur ce sujet.
    Donc il faut revenir souvent en arrière mais dans le seul but d’éviter de recréer les situations qui pourront amener les mêmes erreurs.

  • La mort accidentelle de Floyd est en fait instrumentalisée pour des raisons politiques par la gauche mondiale, tout comme le racisme apparu soudainement en France sous Mitterrand et créé de toute pièce par les socialistes à des fins électorales!

  • Ce qui est bien avec tout ça, c’est qu’au moins, on sait maintenant que ce n’est pas le réchauffement climatique qui va détruire l’humanité 😀

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