Confinement à la française : satisfecit et limites

Quels ont été les bénéfices du confinement ? Y a-t-on gagné ou perdu ? Voici une analyse détaillée par Jean-Pierre Nordmann.
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prison by Liu Tao (CC BY-NC-ND 2.0)

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Confinement à la française : satisfecit et limites

Publié le 24 mai 2020
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Par Jean-Pierre Nordmann.

Une première phase de l’épidémie se clôture avec le déconfinement partiel du pays depuis le 11 mai. Quels satisfecits et limites du lockdown à la française peut-on analyser ?

Notre système hospitalier a su remarquablement s’adapter à l’urgence

Notre système hospitalier a su remarquablement s’adapter à l’urgence. Pour éviter sa saturation, les décideurs ont engagé une course contre la montre réussie en augmentant les capacités de prise en charge des cas critiques (les capacités en lits publics ou privés de réanimation ayant été multipliées par 3 ou 4 en quelques semaines) et en organisant une solidarité territoriale par le transfert de patients.

Avec 7100 lits occupés en réanimation au pic de la crise (pour près de 12 à 15 000 lits potentiellement mobilisables), plus de la moitié des disponibilités potentielles maximum au niveau national a été sollicitée pour répondre à l’épidémie. Même si les critères d’admission en réanimation semblent avoir été resserrés, cette approche ne semble pas avoir conduit à des pertes de chance pour les patients.

La revanche des hospitaliers publics est enfin là après des années de politiques sanitaires contraignantes sur les ressources. Le malaise est loin d’avoir disparu, au contraire.

Une nouvelle approche sanitaire devra naître de cet épisode en renforçant les moyens dédiés au cœur de mission de l’hôpital, en responsabilisant davantage chacun des acteurs du système sanitaire dans ses fonctions, en développant une politique de prévention plus prescriptive et mieux financée.

Le confinement en France est un entre-deux, coûteux en vies humaines

Le confinement tel que réalisé en France constitue un entre-deux peu risqué politiquement, puisqu’il permet d’activer une politique sanitaire contre la transmission du virus, sans totalement séquestrer la population ni bloquer complètement l’économie, tout en s’appuyant sur des avis d’expertise médicale. Ce n’est pas le choix fait par d’autres pays.

Rappelons qu’il existe plusieurs approches de la distanciation sociale pour lutter contre le COVID :

  • Soit par l’intensité : si tous les pays ont interdit les rassemblements publics, d’autres mesures n’ont pas été universellement mises en œuvre (fermeture des écoles, interdiction de sortir de chez soi, interdiction d’aller travailler, etc).
  • Soit dans le ciblage : si tous les pays ont mis en œuvre un isolement des cas contaminés ou exposés, la proportion de la population mise à l’isolement de façon durable est très variable (le Wuhan représente moins de 5 % de la Chine, Israël ou la Corée du Sud ont mis en place des politiques de tests massifs permettant de rapidement isoler les cas, etc).

Le lockdown français peut sembler extrêmement strict. Il ne l’est pourtant pas quand on le compare à des isolements (certes ciblés) effectués par d’autres pays. Les personnes âgées, même en EHPAD, ont continué à être en contact entre elles et avec les personnels aidants.

Les « premiers de tranchée » (professionnels de santé, livreurs, caissiers, agriculteurs…) ont continué à travailler, circuler et consommer. Le virus a donc continué à circuler, contaminer et tuer, comme le prouvent les données sur la mortalité plus d’un mois après la mise en place du confinement le 17 mars.

confinement

Les personnes âgées et fragiles payent un lourd tribut puisque la moitié des décès provient de personnes résidant en EHPAD. Ainsi, malgré le lockdown français engagé depuis le 17 mars, plusieurs milliers de personnes sont décédées car elles n’ont pas été suffisamment protégées dans leurs lieux de résidence pendant le confinement. Ces personnes ne seront certainement pas mieux protégées depuis le déconfinement engagé le 11 mai, quels que soient le niveau et la qualité d’utilisation des masques parmi la population.

Cette politique de distanciation sociale « entre-deux » était la moins risquée pour le gouvernement français. Tout d’abord beaucoup de pays ont engagé des démarches similaires, ce qui ne pousse pas, dans un pays défiant vis-à-vis de son gouvernement, à rechercher des solutions alternatives. La production et la réalisation massive de tests semblaient un défi insurmontable, pour une raison que les observateurs ont du mal à entièrement expliquer.

Le confinement strict de la population vulnérable, évoqué dès le 2 avril 2020 par le Conseil scientifique, puis la semaine suivante par Emmanuel Macron, a conduit à une levée de boucliers comparable à celle qui a existé contre l’augmentation de la CSG, dans une solidarité à sens unique où ce sont fréquemment les actifs qui subissent.

Enfin, les risques sur l’économie et les libertés individuelles sont considérés comme non prioritaires par les citoyens : le confinement est globalement vécu comme un ressourcement par la majorité des français (télétravail, vie familiale, tâches domestiques et de jardinage, espoir dans un nouvel ordre social et écologique, revalorisation de certains métiers…).

La France demeure néanmoins un des pays au monde où l’épidémie est la plus mortelle, loin devant les pays asiatiques et la plupart des pays développés.

confinement

La question démocratique des modèles

Un nombre réduit de modèles a été repris en boucle par les médias et le gouvernement. Ils conduisent à forger les convictions des citoyens et fondent les orientations de la décision politique en temps de crise. Les journalistes, députés ou citoyens ont-ils seulement lu ces modèles dont ils considèrent les conclusions comme avérées ? Probablement pas.

Car non seulement ces modèles demeurent extrêmement théoriques, mais ils s’appuient généralement sur un cumul d’hypothèses plus ou moins contestables. Ainsi, à chaque étude (pré-étude devrait-on d’ailleurs dire), on pourrait opposer d’autres études théoriques conduites simultanément.

  • La simulation de l’Institut Pasteur conduisant à affirmer que le risque de seconde vague est majeur du fait de faibles taux de contaminations en France, est contestée par exemple par une étude qui démontre qui l’immunité collective peut être atteinte même avec des taux de contamination bas parmi la population.
  • Sans parler des affirmations du Professeur Raoult, présentant la courbe épidémique du COVID comme une cloche classique d’une épidémie de coronavirus, alors même que l’OMS nous annonce simultanément que l’épidémie ne va peut-être jamais disparaître…

Qui a raison ? Tant que les chiffres demeureront des estimations théoriques et non des chiffres constatés, il semble difficile d’être aussi assertif que ne le sont la plupart des journalistes.

Aux citoyens dès lors d’être éveillés et d’ouvrir ces pré-études, toutes librement accessibles, pour comprendre sur quoi se fondent les décisions qui impacteront durablement leurs destins.

On n’enfermera pas la génération 68

Dès le début de l’épidémie, les chiffres sur la mortalité sont frappants par l’inégalité suivant l’âge. Dès fin mars, le Conseil scientifique préconise une approche ciblée sur l’âge, facteur de vulnérabilité majeure face à la maladie.

Celui-ci indique publiquement le 2 avril 2020 dans un de ses avis : « Le Conseil scientifique considère qu’il est impératif que les personnes à risque adoptent un confinement strict les protégeant d’un risque de contamination. »

Cette approche est reprise par la Présidente de la Commission Européenne Ursula von der Leyen le 12 avril, puis par le Président Emmanuel Macron dans son allocution du 13 avril 2020, néanmoins sans effet à la fois sur la suite du lockdown en France, ni dans l’approche du déconfinement.

Face à cette approche rationnelle, la « génération 68 » s’est sentie visée et a exprimé son opposition, dans un paradoxe où les personnes les plus menacées soutiennent des mesures imparfaites pour les protéger, mais contestent les mesures les plus efficaces.

On a invoqué l’égalité entre tous les Français, alors même qu’être empêché de sortir de chez soi dans une maison à la campagne quand on est à la retraite n’a rien à voir avec la situation d’un couple d’actifs en appartement à Paris avec enfants.

On a invoqué la constitution alors même que la création ex nihilo de l’état d’urgence sanitaire n’avait suscité aucun murmure d’opposition. On a invoqué l’impopularité d’une telle mesure, rappelant que l’opposition des retraités à l’augmentation de la CSG avait auparavant fait plier le gouvernement.

Pourquoi le gouvernement aurait-il pris autant à rebrousse-poil un des piliers de son électorat, alors que les personnes les plus menacées par les perturbations économiques sont les jeunes, les classes populaires actives, voire les patrons que l’on a enfermés dans une dépendance aux dispositifs de l’État ?

Or tout indique qu’une approche ciblée selon l’âge aurait pu sauver des vies (en confinant plus strictement les personnes de plus de 65 ans), tout en minimisant les impacts sociaux, éducatifs ou économiques pour les populations plus jeunes.

Une étude réalisée sur les cas constatés d’une cohorte de 17 millions d’Anglais montre que le facteur de l’âge pris indépendamment des autres facteurs, conduit à un risque supérieur de 500 fois pour les plus de 80 ans par rapport au moins de 40 ans. Une personne fortement obèse de 45 ans semble même avoir un risque de décès inférieur à une personne en parfaite santé de 65 ans…

Ainsi, si une seconde vague devait advenir, il nous faudrait prendre plus en compte la réalité de cette maladie comme nous l’indiquent les chiffres publiés par Santé Publique France représentés ci-dessous.

Le drakkar chancelant des Suédois ?

Les Suédois ont adopté une politique originale. Ce pays a certes organisé une distanciation sociale, mais selon un mode beaucoup moins intense que la majorité des pays européens. Les autorités sanitaires suédoises misent encore explicitement sur l’acquisition d’une immunité collective pour stopper l’épidémie.

Quand on compare la Suède avec la France, on constate que le niveau de mortalité est certes inférieur en Suède (366 morts par million d’habitants contre 433 en France), mais la dynamique de mortalité y est plus forte (6,3 morts par million d’habitants contre 3,5 en France sur la période du 12 au 19 mai 2020). La dynamique se ralentit donc en Suède, mais à un rythme plus lent que celui de la France. Alors, les Suédois sont-ils irresponsables ?

Dans un article dont on peut traduire le titre par « Pourquoi l’immunité collective est atteinte plus rapidement que prévue », l’auteur Nicholas Lewis nous explique que si des groupes de personnes n’ont pas la même probabilité d’être infectées par le virus et la même probabilité d’infecter d’autres personnes, l’immunité collective est atteinte à des niveaux bas de contamination.

Or, la diffusion du COVID semble bien s’appuyer sur des « super contaminateurs », tandis que les « premiers de tranchée » (en particulier soignants) ont été beaucoup plus exposés au virus que le reste de la population.

L’article conclut que suivant le niveau d’inhomogénéité, le niveau de contamination nécessaire pour atteindre l’immunité collective est très différent : 58 % de contaminés sans prise en compte de l’inhomogénéité (conforme aux modèles du gouvernement français), mais seulement 24 % pour une inhomogénéité intermédiaire et 7 % si l’inhomogénéité est forte.

Dans un autre article, l’auteur nous explique que les modélisations du nombre de personnes contaminées basées sur les données du Diamond Princess (comme l’étude de l’Institut Pasteur en France) conduisent probablement à sous-estimer le nombre de personnes réellement contaminées.

Ainsi, les modélisations de l’auteur conduisent simultanément à s’interroger sur une sous-estimation du nombre de personnes réellement contaminées, et une surestimation du nombre de personnes nécessaires pour atteindre l’immunité collective. De quoi valider l’approche suédoise ?

En reprenant la dynamique de mortalité, on remarque que la Suède fait face à une diminution de la mortalité après un épisode en cloche, alors même que le pays a appliqué les mesures de distanciation sociale les plus mesurées d’Europe. Comme si l’épidémie était en ralentissement en Suède, sans vaccin, ni traitement, ni lockdown à la française.

Les tests, l’arme vitale

Que l’approche suédoise soit plus ou moins pertinente, elle semble néanmoins bien moins efficace que celle visant à détecter le plus rapidement possible les personnes contaminantes et les séparer de personnes vulnérables qui risquent de décéder.

Tous les pays qui ont su déployer des politiques de tests en masse, conformément aux recommandations de l’OMS depuis mars 2020, ont des taux de mortalité très inférieurs à ceux qui testent moins, et ont pu réduire les mesures de distanciation sociale rapidement.

Prenons par exemple le cas de l’Autriche, qui voit se développer un cluster dans la station du Kitzloch entre le 7 et le 9 mars 2020 en pleine saison de ski, conduisant au lockdown du Tyrol dès le 15 mars. Plus de 40 tests par milliers d’habitants ont été réalisés, soit deux fois plus relativement à la population qu’en France.

Dès le 14 avril, le pays se déconfine alors qu’il faut attendre le 11 mai en France. L’écart de mortalité entre les deux pays représente aujourd’hui l’équivalent de 20 000 morts supplémentaires en France.

Plusieurs recommandations insistent sur la politique de tests de la population au-delà des personnes symptomatiques car le nombre de personnes pas ou peu symptomatiques est très élevé, en témoigne l’exemple des contaminés du porte-avion Charles de Gaulle en France.

La politique de tests permet de ratisser et éviter que les personnes contaminantes rencontrent des personnes saines (en particulier en intra-familial ou dans les EHPAD).

Ainsi, les pays qui ont le plus testé par rapport à leur nombre de morts sont ceux qui ont eu in fine le moins de morts dans leurs populations.

Dès lors, comment expliquer que la France n’ait pas testé plus ? Il s’agit probablement plus d’une question de faisabilité que de volonté. Une incapacité qui a certainement généré plusieurs milliers de morts évitables, dans un pays parmi les plus développés au monde du point de vue de son industrie sanitaire et pharmaceutique.

De quoi alimenter d’intenses réflexions prochainement, si l’on veut éviter que pareille situation ne se reproduise…

Pourquoi les citoyens devraient-ils s’interroger ?

On comprend l’approche gouvernementale : aucun modèle n’est parfait, les politiques ont besoin de certitudes pour convaincre, et le lockdown à la française a été extrêmement populaire dès le début. Difficile aujourd’hui de constater que ce qu’on a tous fait, de bonne volonté, puisse ne pas avoir eu des résultats aussi satisfaisants qu’escomptés.

La privation de nos libertés fondamentales, même si elle est acceptée par l’immense majorité d’une population, est un coup de canif important dans notre fonctionnement démocratique. Le risque économique pris lors du lockdown doit être évalué au regard des bénéfices qu’en a tirés la population, en particulier d’un point de vue sanitaire.

Face au risque, avéré ou non, de seconde vague, bien évaluer les approches mises en œuvre permettra de ne pas répéter ce qui a le moins bien fonctionné et de renforcer ce qui est efficace. Or, on sait aujourd’hui que ce qui est efficace est un ciblage des personnes contaminées et/ou vulnérables par une politique de tests ou par une stratégie d’âge.

Enfin, las de voir la responsabilité systématiquement rejetée sur les dirigeants politiques, peut-être faudrait-il que les citoyens eux-mêmes s’informent et éveillent leurs esprits pour comprendre les déterminants de la crise. En démocratie, le pouvoir est dans les mains du peuple à partir du moment où le peuple est capable de comprendre ce qui fonde l’intérêt commun.

Gageons que les citoyens, infantilisés pendant quelques semaines, puissent maintenant éveiller leurs consciences politiques dans une approche rassurée et constructive.

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  • claude henry de chasne
    24 mai 2020 at 7 h 16 min

    moi je ne suis pas un spécialiste, mais je juge une action publique sur ces résultats , et les résultats du service de santé publique français ne sont pas bons!
    si on compare avec l’allemagne c’est l’évidence, et ce n’est pas le seul pays qui a faut beaucoup mieux!

     » En démocratie, le pouvoir est dans les mains du peuple à partir du moment où le peuple est capable de comprendre ce qui fonde l’intérêt commun. »

    certes , mais en France ce ne sont pas les élus qui décident, ils font ce que les citadelles administratives syndiquées leur permettent de faire, nous ne sommes plus en democratie depuis longtemps,, les syndicats marxistes veillent au grain!

     » espoir dans un nouvel ordre social et écologique, ‘ peut etre en ce qui concerne les « happy few »
    sous « statuts » mais pour la plupart des gens , ils on d’autres exigences que les berlues rouges ou le petit livre vert… on le constatera a

    • claude henry de chasne
      24 mai 2020 at 7 h 17 min

      la prochaine consultation électorale nationale

    • Heureusement que les Maires étaient là, car sans eux que d’âneries auraient été faites.
      Faire confiance à des énarques décérébrés par leur école est une immense bêtise.
      Faire confiance à un super Jacobin comme Castaner, qui n’accepte une mesure que si elle peut être appliquer par tous en même temps, est encore une plus grande ineptie. (On ne l’entend plus ! Pourquoi ?)
      On avait dés le départ deux grands obstacles insurmontables.

  • Bonjour
    J’avoue que cette article m’a sidéré. A la gloire du gouvernement qui n’a pris que les bonnes décisions. Alors qu’il suffit de regarder les chiffres qui ne sont pas bon, autant le nombre de morts que la crise économique qui s’annonce.
    Je croyais que F Hollande était le pire PR. Et bien non en 3 ans E Macron a fait pire que mimolette.

    • « J’avoue que cette article m’a sidéré. A la gloire du gouvernement qui n’a pris que les bonnes décisions. »

      Heu… vous n’avez visiblement pas bien compris. L’auteur de l’article déplore le choix du confinement fait pas le gouvernement :
      « La privation de nos libertés fondamentales, même si elle est acceptée par l’immense majorité d’une population, est un coup de canif important dans notre fonctionnement démocratique. »

      Et surtout, la thèse de l’article est au contraire de dire que la France n’a pas su mettre en place les deux mesures les plus efficaces : dépistage + ciblage des personnes fragile.
      « on sait aujourd’hui que ce qui est efficace est un ciblage des personnes contaminées et/ou vulnérables par une politique de tests ou par une stratégie d’âge »

      • Si si
        « Notre système hospitalier a su remarquablement s’adapter à l’urgence. »
        « les capacités en lits publics ou privés de réanimation ayant été multipliées par 3 ou 4 en quelques semaines »
        Avec comme référence un article de Hospimedia:
        « Le Gouvernement veut porter à plus de 14 000 la capacité en lits de réanimation » dixit notre premier ministre.
        Paroles, paroles.

        • « les capacités en lits publics ou privés de réanimation ayant été multipliées par 3 ou 4 en quelques semaines »

          Mais ça c’est un fait…
          C’est le résultat de la débrouille des gens de terrain dans les hôpitaux.

          On peut quand même reconnaitre que des gens de terrain se sont retrousser les manches pour faire face à l’épidémie. Ça n’a rien à voir avec le fait de dire que le gouvernement a bien géré la crise…

          Bon et puis ça c’est juste l’intro. Ce n’est pas l’essentiel du propos de cet article. L’avez-vous seulement lu en entier avant de commenter ?

          • Oui oui
            J’ai même les autres articles qui n’étaient pas dans la même tonalité;
            « Les modèles du Premier ministre se révèlent… faux !
            Le confinement tel que pratiqué en France ne permettrait pas de réduire significativement la mortalité par rapport à d’autres approches plus ciblées. »

            • J’ai même lu..

            • Jean-Pierre NORDMANN
              24 mai 2020 at 21 h 41 min

              Je trouve que les hospitaliers ont été exceptionnels, probablement car ils ont voulu démontrer qu’ils sont utiles après avoir eu le sentiment d’être méprisés.
              Ce constat ne me semble en fait ni favorable, ni défavorable, au gouvernement.

              Par rapport aux 2 articles précédents, je fais peut-être preuve de plus de mansuétude pour le gouvernement en interpellant les citoyens sur leurs responsabilités : c’est aussi à nous de donner des marges de manœuvre politique aux décideurs.

              • Ils ont fait leur boulot, comme le boulanger qui me fait le pain.
                Je n’ai aucune mansuétude envers le gouvernement qui a piétiné avec gourmandise nos libertés individuelles.
                L’ATTESTATION DEROGATOIRE DE DEPLACEMENT ne passe pas. C’est une methode Maoiste d’autosoumission de la population. Faire allégeance à l’autorité administrative du pays ne me plait pas.

        • et le transfert des malades à l’autre bout de la France alors que les cliniques voisines restaient désertes ne me semble pas une réussite (juste une opération de com’).

          • Que voulez, la com c’est presque toujours ridicule, et dans ce cas spécialement débile.
            Pauvres malades.

  • Manipulation des chiffres par un hospitalier !

  • les Français ont quand même pris à bras le corps le problème du manque de masques : ils ont fabriqués les leurs avec leurs petites mains ;s’ils avaient attendu ceux qui étaient promis par ce gouvernement , peut être y aurait il eu beaucoup plus de gens contaminés ;

  • Le petit prince
    24 mai 2020 at 8 h 45 min

    Vous oubliez d’écrire dans votre article les nombreux cas de conscience qu’ont du avoir nos soignants pour faire le choix des personnes qui devaient pouvoir bénéficier d’un système de réanimation tant le manque de machine existait…mais il est vrai que pour vous pas de pénurie vous et un état époustouflant dans la gestion de la crise
    Éviter quand même d’écrire que la population française est en accord avec cette dictature.

  • On est en plein novlangue. Le confinement signifie rester chez soi. En France on a eu un semi confinement et un arrêt brutal de la majorité de l’activité, contrairement à bcp d’autres pays qui se sont contenté de fermer bar cinema et écoles.
    Le confinement autoritaire est une erreur, il viole les droits des individus, il entraine une catastrophe économique, il est mal suivi car mal compris. Il faut expliquer que c’est la contact étroit qui est dangereux (métro, rassemblement religieux avec chant, match de foot avec hymne) et que fermer les plages est stupide pour ne prendre que cette exemple.

  • Ce n’était pas la peine de faire toute cette étude pour arriver à la conclusion que la méthode appliquée à Taïwan, la Corée du sud, le Japon était la meilleure, il n’y a qu’à voir les chiffres du nombre de morts par millions d’habitants. L’Europe de l’est a bien résisté grace à la fermeture des frontières très précoces alors que la France n’a toujours pas fermé ses frontières, ne teste pas les voyageurs qui arrivent.
    L’auteur de l’article enfonce des portes ouvertes. La vérité était qu’en France il n’y avait ni masques ni tests, pas assez de lits de réanimation, pas de fermeture des frontières et donc on a laissé arriver en France des gens contaminés!!!
    Tout le reste comme le confinement en est la conséquence avec la crise économique et sociale sans précédent qui arrive. Et c’est une véritable catastrophe dont sont responsables Macron et ses sbires ainsi que Hollande qui a fait détruire les masques.
    Les soutiens de Macron pourront nous présenter cette crise dans tous les sens, la réalité est à leur charge.

    • claude henry de chasne
      24 mai 2020 at 9 h 49 min

      + 1000

    • Oui, donc vous estimez que Macron n’a pas été suffisamment autoritaire. Le confinement et le blocage de la majeure partie de l’économie durant deux mois n’étaient visiblement pas suffisants pour vous : il aurait fallu dès janvier couper totalement l’économie française de l’économie mondiale car, si les mots ont un sens, c’est ce que signifie « fermer les frontières ».

      • Habitant ‘l’enfer du covid’ qu’est le Haut Rhin, je suis de votre avis sur le non-sens de la fermeture des frontières.
        Un couple de connaissances, beaucoup plus jeune que moi; a passé les fêtes de fin d’année en Autriche.
        Après leur retour, le mari a eu début janvier une ‘sorte de grippe’ qu’il ne pouvait clairement déterminer; en effet, grand sportif connaissant parfaitement son corps, il a fait face à des symptômes totalement inconnus, différents de ce qu’il a vécu depuis son enfance ( pas nouveaux, juste complètement différents), au point que pour la première fois de sa vie il n’est pas allé travailler.
        Alors qu’il allait mieux au bout d’une semaine, son épouse a ressenti les mêmes symptômes pendant 3 jours avant de récupérer.

        Avec du recul, et au fur et à mesure des informations disponibles, ils ont le sentiment d’avoir eu affaire au virus qu’ils ont contracté fin décembre 2019…

        (J’ai choisi cet exemple entre d’autres témoignages)

        • Il est évident qu’il y a eu dés la fin d’année 2019 une attaque COVID XX. Nous sommes nombreux à avoir ressenti les mêmes symptômes d’un « Truc » inconnu au bataillon Grippes et qui, rétrospectivement ressemble beaucoup au C19. Moins fort ??? En tout cas bien secoués. Cela signifie aussi que le système de dépistage d’un début « d’épidémie » ou d’alerte (regroupement, remontée d’informations etc.) n’existe pas.

          • Le problème est de savoir quoi chercher. Compliqué de chercher quelque chose qui ne s’est jamais produit.

          • Dès que mon fils est allé en crèche, j’ai eu des symptômes malsain de « trucs », et depuis plusieurs fois, mais ce n’est pas nécessairement le coronavirus…des merdes qui trainent, il y en a plein, la question est d’être ou non immunisé.

        • jacques lemiere
          24 mai 2020 at 18 h 21 min

          ok si vous voulez …mais rétrospectivement qui n’a pas eu le sentiment d’avoir choppé ce virus tant les symptoms sont divers….
          il ya plein de virus qui circulent en hiver..

          c’est juste un sentiment… rien d’autre..pas beaucoup de valeur..

          on ne sait toujours pas l’ampleur de la contamination..

      • @ Rafael : ne vous focalisez pas sur l’expression « fermeture des frontières »…

        Malgré des pressions dans l’opinion publique, la Corée du Sud n’applique aucune interdiction d’entrée sur son territoire pendant la pandémie ce qui en fait l’un des rares pays dans ce cas à être parvenus à contenir la propagation du virus45. En revanche, elle impose des contrôles stricts aux frontières qui sont d’abord appliqués à des catégories ciblées de passagers avant d’être généralisés à tous les voyageurs entrant sur le territoire45. (source Wikipédia)
        Alors que le contrôle aux frontières est renforcé, Taïwan est le premier territoire à interdire l’accès aux ressortissants de Wuhan et de sa province de Hubei, dès le 26 janvier4. Une procédure de mises en quarantaine est mise en place pour les voyageurs en fonction des régions visitées2,4. (idem)

        C’est de cela dont on parle, en réalité : ce que l’on applique à ses propres citoyens (quarantaine des cas positifs), on l’applique aussi aux personnes entrant sur le territoire ; rien que de très logique.

  • Une approche ciblée selon l’âge aurait conduit à la catastrophe ! Mesurer la pandémie par les décès covid est une telle aberration qu’on a du mal à ne pas y voir une intention politicienne. La pandémie se traduit par l’incapacité temporaire d’un nombre considérable de personnes, et par le prélèvement de ressources tout aussi considérables en moyens hospitaliers et en temps humain pour les guérir. Ces moyens et ce temps ont leurs limites, en ne contenant pas le nombre de ceux qui n’en mourront pas mais qui seront frappés, on atteindrait très vite ces limites. Et quand ces bornes sont franchies, le ratio de mortalité spécifique ne veut plus rien dire, et les facteurs de fragilité spécifiques au covid non plus. La seule statistique importante est celle des nouveaux cas nécessitant une hospitalisation, et de la durée moyenne et du « coût », humain et financier, de cette hospitalisation. Elle se réduit par le respect des mesures de protection d’autrui, masques et gestes barrière, et le confinement n’est qu’un pis-aller quand on n’a pas accordé l’importance qu’il fallait à ces mesures. Protéger les vulnérables, c’est exactement le contraire de ce respect, une focalisation morbide sur les décès en oubliant combien il est grave de contaminer son prochain même s’il est très probable qu’il n’en mourra pas.

    • Oui bon..
      Incapacité temporaire d’un nombre considérable de personne, juste qu’à maintenant 182K de positifs vs 10 Millions de chômeurs techniques, je ne sais pas ce qu’il y a de mieux (ou moins pire).
      Je sais le gouvernement va fanfaronner sur les centaines de milliers de vie sauvés grâce au confinement. En fait on en sait rien.
      Tout ce que je sais, c’est qu’en bonne médecine, on confine les malades et pas les bien portants. Mais pour confiner le malades, faut commencer par les diagnostiquer.

      • Comme vous dites, en bonne médecine, et même simplement en bonne logique, on confine les contagieux. Ou simplement on leur demande de se retenir de contaminer, ce qui marche bien en effet quand on peut, par le diagnostic, les convaincre qu’ils sont dangereux et par l’éducation, les avoir convaincus qu’ils doivent se comporter de manière responsable. D’accord donc avec vous sur l’importance de tester.
        Ce qui nous ramène à la futilité du nombre de positifs en France, qui doivent plutôt être de l’ordre de 4 à 5 fois le nombre cumulé d’admis à l’hôpital que les 182K officiels, puisque la maladie ne tourne mal que dans un cas sur 5 environ. Mais faute de tests, il est bien plus efficace d’obtenir que chacun se comporte comme s’il était contagieux jusqu’à preuve du contraire que de confiner ! Ce qui n’a pas été fait…

        • On est au moins d’accord que la quarantaine généralisée (confinement) était plus nocive qu’utile et va avoir des effets secondaires désastreux, pires que l’épidémie, à la fois économiques et sanitaires.

          Mais il ne fallait pas attendre autre chose de l’Etat obèse, qui a fait sa crise d’autoritarisme aiguë comme les petits vieux font des crises de grasping reflex. Ayant perdu toute autorité, l’Obèse se réfugie dans l’autoritarisme, se complaisant dans la fange des millions d’amendes distribuées, insupportable harcèlement d’honnêtes citoyens méprisés par un pouvoir sans légitimité.

    • « en oubliant combien il est grave de contaminer son prochain »

      Le petit côté culpabilisation de la phrase est d’autant plus insupportable qu’il ne correspond pas à la réalité d’une contagion ne dépendant pas de la volonté des personnes dès lors que vous êtes contagieux sans le savoir. Rien à voir avec le Sida par exemple et les quelques cas de contamination volontaire.

      Non, ce n’est pas grave de contaminer son prochain dans ce cas précis.

      Ca ne veut pas dire qu’il ne faut pas porter de masque pour réduire la rapidité de la contamination mais il faut être réaliste quand à la portée sanitaire très relative de cette mesure. Si les professionnels se protègent efficacement parce que c’est leur métier et leur entraînement, ce n’est évidemment pas le cas en population générale.

      Il est beaucoup plus efficace de prendre en charge les malades le plus tôt possible, afin de les isoler et de les soigner en fonction de l’état de l’art du moment, des molécules et soins disponibles. Dans la même logique, il convient de prendre en charge les personnes les plus vulnérables avant contamination.

      Tester, prendre en charge, soigner. Faire de la bonne médecine n’est pas si compliqué, du moins tant qu’on ne cherche pas à faire de la « santé publique ».

      • Là aussi, on est probablement bien plus d’accord qu’il n’y paraît. La culpabilisation n’est pas ce que je voulais promouvoir, mais il faut éviter de tomber dans la déresponsabilisation. Contaminer son prochain est grave à chaque fois qu’on aurait pu l’éviter sans grand sacrifice, mais qu’on s’en moquait. Or, comme vous le dites, si on ne cherche pas à confier la responsabilité à une « santé publique », on peut très bien s’en sortir.
        Mais le point que je voulais aussi mettre en avant est la focalisation sur les « plus vulnérables », en oubliant que les « moyennement vulnérables », ceux qui ne s’en sortent qu’à grand coûts, qui sont bien plus difficiles à caractériser par l’âge ou des co-morbidités et qui sont énormément plus nombreux, sont déterminants. Vous n’entendez pas les « pas trop vulnérables » : « Moi, si je l’attrape, je ne risque pas d’en mourir, alors que l’on isole les vrais vulnérables, et que je n’aie plus l’obligation de me restreindre ! » ? Et dans ce cas, notre système de santé saute en 15 jours, 3 semaines au plus.

        • J’entends ce que vous dites mais je ne vois pas bien à quel moment on a pu dire que les Français s’en moquaient, en dehors de l’Etat qui a provoqué sciemment la double pénurie de masques et d’HCQ, les deux produits les plus utiles au plus grand nombre.

          C’est d’ailleurs spectaculaire. On avait besoin de seulement deux produits, chacun coûtant quelques centimes à l’unité, faciles à produire, disponibles à peu près partout, et c’est précisément ces deux produits que l’Obèse franchouillard s’est acharné à faire disparaître.

          C’est une performance proprement incroyable de parvenir à être aussi précisément mauvais, aussi massivement inutile, aussi méchamment nocif, pile sur les deux seuls produits essentiels de cette crise.

          Mais comment est-ce possible ?

        • Vous ne faites pas assez confiance à la responsabilité individuelle. Personne n’a envie de se retrouver hospitalisé pendant 15 jours ou 3 semaines, avec en plus les risques de séquelles – toutes choses assez rapidement connues du public dans le cas de l’épidémie de Covid-19. Tout comme personne n’a envie de se casser la figure lors d’une randonnée en montagne, d’une balade à vélo, etc. Dès lors que la population est correctement informée des risques, elle va d’elle-même, dans l’immense majorité, faire ce qu’il faut pour limiter les risques.
          Pour ce qui est de refiler le virus à autrui, en suivant votre raisonnement on ré-enfourchera le cheval de la coercition lourde à chaque nouvelle épidémie, y compris de grippe saisonnière, dont malgré le vaccin une bonne dizaine de milliers de Français meurent en moyenne chaque année. Vous sous-estimez la portée du message anxiogène véhiculé depuis deux mois 1/2 par les autorités, la psychose engendrée, les réflexes de crainte, la recherche frénétique du risque zéro par beaucoup de gens, et la conséquence : l’appel systématique à l’État-papa-maman pour hyper-protéger ses petits, les Français apeurés et infantilisés. Voilà qui nous promet des lendemains fort peu libres.

          PS : je n’ai pas entendu dire que le système hospitalier suédois, par exemple, ait explosé en vol du fait de la pandémie.

          • La responsabilité individuelle, je me tue à la défendre ! Mais j’ai l’impression que vous ne vivez pas dans le même pays que moi, ou alors que vous ne faites pas la queue avec les jeunes que je côtoie, moi, dans ce genre de queue. Des jeunes convaincus qu’ils ne risquent eux-mêmes rien, et qui ne se gênent pas pour vous le souffler dans les bronches. Des jeunes qui ne sont peut-être que 2 ou 3% de la population, mais qui suffisent à contaminer et à entretenir la pandémie. Des jeunes surtout qui montrent que l’alternative à la coercition lourde, alternative que je me tue aussi à défendre — et je croyais l’avoir dit ici assez souvent pour que nul ne l’ignore –, de la responsabilisation et de l’éducation, est totalement ignorée.
            Quant à l’explosion du système de santé en l’absence de comportement responsable suffisamment unanime, c’est une évidence pour quiconque sait faire un calcul arithmétique. L’exemple suédois devrait être repris pour rappeler l’importance de ce comportement responsable, pas pour conforter ceux qui prennent argument du fait qu’il n’a pas explosé. Les inconscients que j’évoquais plus haut en tireront la conclusion qu’ils ont raison de l’être ! J’imagine que ça n’est pas ça que vous souhaitez… Je me répète, mais ça n’est pas parce que l’Etat fait n’importe quoi et est particulièrement condamnable qu’il suffit de faire n’importe quoi d’autre et avoir raison.

            • Tiens, un bel exemple de responsabilité individuelle : faites une recherche dans l’actualité sur un match de foot inter-quartiers à Strasbourg…

            • J’ai du mal à saisir le sens de votre message.

              Si 2 ou 3% de petits c*ns vous soufflent leur m’en-foutisme dans les bronches :
              1- si vous-même avez un masque, vous n’avalez déjà pas leurs postillons, or il est clair que ce sont les postillons, très chargés en particules virales si la personne est malade, qui transmettent essentiellement le virus
              2- ils sont hors la loi, car de respectant pas, au minimum, la règle des 1 mètre (2 mètres dans certains autres pays), voir celle du port du masque dans les lieux confinés (où on ne peut pas respecter la distance de sécurité). Donc ils sont eux et eux seuls à sanctionner, pas l’ensemble des gens.

              Je dis plus haut que je ne saisis pas bien le sens de votre message, parce que vous avez commencé en critiquant « Une approche ciblée selon l’âge » (je vous cite) ce qui semble vouloir dire, dans le contexte, que vous défendez le confinement généralisé, ou alors quoi ? expliquez SVP.

              • Je me suis sans doute effectivement mal exprimé en qualifiant d’approche ciblée selon l’âge la mise à couvert des sujets les plus touchés par la mortalité pour les protéger. La pyramide des âges des personnes hospitalisées est très décalée par rapport à celle des décès, ce sont les personnes de 45 à 65 ans, qui seront au final guéries, qui saturent les hôpitaux, pas les futurs décédés. Car non, je ne défends pas le confinement, mais je suis tout aussi hostile au confinement spécifique des seuls susceptibles de décéder et à la grande nouba chez les autres, qui conduit à la saturation des services de réanimation bien avant celle des morgues.
                Pour votre 1-, rappelons que le masque protège ceux qui croisent la personne masquée, et pas vraiment celle qui porte le masque. C’est le message qui aurait dû être passé bien avant de parler de confinement : celui qui porte un masque protège ceux qu’il croise, et si deux interlocuteurs portent chacun un masque, chacun protège l’autre donc le virus ne passe pas. En revanche, le masque protège mal celui qui le porte face à une personne qui n’en porte pas !
                Pour le 2-, oui ils sont hors la loi, et ils s’en moquent quand ils ne s’en vantent pas. Donc comment pouvez-vous alors demander de faire confiance à leur sens de la responsabilité individuelle ?

                • Simple : la responsabilité individuelle, c’est la règle qui s’applique. L’exception à la règle est sanctionnée, ce n’est pas incompatible. Comme dans bien d’autres domaines. C’est vrai que cela demande une justice qui fonctionne et sanctionne réellement les contrevenants. C’est en général quand la justice ne fonctionne pas qu’on durcit les règles, ce qui a pour résultat de sanctionner l’ensemble au lieu des quelques contrevenants. Au nom de la liberté, il faut une justice ferme, pour que la grande majorité n’ait pas à subir des mesures excessivement coercitives.

                  Pour mon 1- : le masque protège quand même bien le bien-portant, pour une raison simple : le virus entre par la bouche d’abord, par le nez et les yeux ensuite (je ne vous apprend rien, je suppose). Et comme le rappelle Raoult, toutes les études internationales, depuis pas mal de temps, ont montré que les maladies infectieuses se transmettent avant tout par les mains. Je ne vous fais pas de dessin : serrage de mains, poignées de portes, barres de métro (et autres surfaces souvent touchées par les gens).
                  Et les mains, nous les portons au visage entre 200 et 300 fois par jour…
                  En portant un masque même si vous n’êtes pas malade, vous évitez de porter la main à votre bouche et votre nez, et si vous êtes attentif, à vos yeux. Quand vous rentrez chez vous, vous vous lavez les mains, et le tour est joué. C’est ainsi que j’ai procédé pendant les semaines passées. (je fais partie des « vulnérables »)
                  Bien sûr que si tout le monde porte un masque, on diminue le risque. Mais la question sera rapidement : jusqu’à quand ? la Saint-Glinglin ? quand le nombre de contaminations sera inférieur à une par semaine ? quand ? Ne risque-t-on pas de devoir porter le masque toujours et partout, si on ne veille ? Quid de l’équilibre libertés/sécurité, dans ces conditions ? Quid de la vie sociale élémentaire, si nous portons tous un masque en tout lieu public ? Le risque zéro n’existe pas, vous le savez aussi bien que moi.

  • Enfin un article plus sérieux par quelqu’un connaissant le sujet. Ouf.
    Malheureusement, il est encore utilisé le nombre de morts déclarés qui n’est pas le « vrai » chiffre en raison des différences de comptabilisation.
    Pour les tests, il faut voir leur degré de fiabilité. Pour ceux qui connaissent l’inférence bayesienne, la fiabilité dégringole trèèès vite.
    (en gros, si le test détecte 95% des positifs, 5% des positifs passe à côté. Et à l’inverse si le test est correct pour 95% des négatifs, ya 5% qui sera déclaré positif. Si on prend une maladie qui touche disons 100.000 sur 1 millions, qu’on effectue 1 millions de tests sur une population de 1 million, nous aurons : 95.000 positifs détectés, 5000 positifs non détectés, 855.000 négatifs effectivement négatifs, et 45.000 négatifs déclarés positifs)

  • Pour comparer les décès par pays, on utilise maintenant les chiffres de surmortalité, plus explicite que les décès par million d’habitants.
    https://www.nytimes.com/interactive/2020/04/21/world/coronavirus-missing-deaths.html

    Par ailleurs, ce qu’on peut constater, semble t-il, c’est que les meilleurs résultats en terme de morts Covid sont obtenus par les pays les plus réactifs. Par exemple, quelles que soit les mesures, c’est le moment ou elles sont prises (avant ou après l’explosion des cas) qui aura le plus impact (Grèce vs Italie pour un confinement équivalent et un système hospitalier affaibli).

    Donc vraiment ce qu’il faut reprocher à nos dirigeants et administrations c’est le retard dans l’action, d’autant plus flagrant que le pays est hypercentralisé (les signaux existent mais la prise de décision et la mise en oeuvre est longue et complexe).

    • Mille merci pour ce lien. Cela montre que la Belgique est « dans les clous » peut-on dire.
      Pour le retard dans l’action, quand on voit les manifestations et les plaintes des gens qui croient que le confinement est le communisme blabla, comment la population aurait réagi si on avait confiné ou restreint genre le 25 février ? A cette date, on se regardait en mode « boh, dans 2 semaines on n’en parle plus »… Quel politique aurait osé prendre ce risque ? Ben oui, on est pas en dictature ou en pays autoritaire…

      • Ca montre surtout que les responsables belges ont attribué au Covid tous les décès, y compris probablement les accidents de la route ou les chutes dans l’escalier… Attaque terroriste au couteau, deux égorgés, trois blessés : et hop, on coche cinq fois la case Covid (on ne sait jamais) !

        Pour analyser la pandémie mondiale avec un minimum de sérieux, on sait déjà qu’il faut supprimer des données chinoises d’une part, belges d’autre part, puisque ce sont les deux principaux falsificateurs de l’épidémie. Question de fiabilité du résultat.

        • WAAAHH !! vous m’avez bluffé là !!! Vous êtes arrivé encore plus bas que d’habitude dans votre malhonnêteté biaisée !!
          La Belgique a suivi les reco de l’OMS pour le comptage, en y mettant tout ce qui est suspect etc.

          • Là ce n’est plus bleu mais touilleux :mrgreen: 🙂 🙂 🙂

          • Les recommandations de l’OMS ! Ben voyons ! Le plus dur est d’arrêter de rire sans tomber de sa chaise. Sûr que le gars qui a un couteau dans le ventre, dans le doute, on va quand même cocher Covid, hein, on ne sais jamais, sur un malentendu…

            • En tant que climato-sceptique, vous êtes habitué à faire la sélection des données. Ecarter les chiffres belges relève de la même stratégie ? Comme toujours, vous partez de la conclusion pour construire votre raisonnement.

              • C’est donc vrai que chaque fois que vous êtes acculé, en panne d’argument dans votre logique étriquée, vous changez de sujet.

                • Lol. Non. Quels arguments devrais-je utiliser ?? La Belgique a suivi les reco de l’OMS pour le comptage. D’autres pays ont fait à leur sauce. Il y a des différences de méthodologies rendant non-pertinentes (ou ardues) les simples comparaisons. C’est pas ultra-compliqué à comprendre…

      • La surmortalité c’est comme la surproducion de fraises ou d’artichauts pour le climat , ça ne correspond à rien d’utile, c’est la vie sur une planète tournante.. Cette année il y a eu plus de morts en mars mais aussi les arbres fruitiers sont plus fleuris.. Et alors, ça change quoi ?.
        Cette année est exceptionnelle mais l’année prochaine sera sans doute pire ou meilleure. et cela ne dépend pas de moi mais d’un.type résident dans un palais des mille et une nuit. une mortalite s’analyse sur un décennie au minimum, comme le climat…un peu plusquand même ,..

        • Sauf que la mortalité « normale » est calculée (ou devrait l’être du moins) sur les 5 dernières années pour éviter justement qu’un fait exceptionnel ne perturbe. C’est de l’analyse de donnée première année.

        • jacques lemiere
          24 mai 2020 at 18 h 47 min

          au contraire la surmortalité est ce qui importe …
          il y aura aussi ensuite l’espérance de vie…

        • @Avorton. « La surmortalité c’est comme la surproducion de fraises ou d’artichauts »

          Non, c’est la partie au-dessus d’une courbe statistique, calculée sur une formule qui a tous les défauts du monde comme sont les moyennes. Mais c’est une source de comparaison internationale assez fiable puisque la définition de la mort est identique (!), contrairement à l’affectation par pathologie.

    • Les décès par million d’habitants caractérisent la mortalité générale de la maladie, les décès par million de contaminés la mortalité spécifique, tandis que les contaminés par million d’habitants caractérisent la prévalence de la contamination ou seulement de la maladie selon l’intensité de la campagne de tests. La surmortalité révèle l’impact de l’épisode épidémique sur l’ensemble des causes de mortalité, sans que la cause particulière de la maladie étudiée ne soit isolée. Toutes les informations sont pertinentes et expriment des angles différents, complémentaires, mais pas particulièrement plus explicites.

      L’étude citée propose une approche intéressante dont la limite est le référentiel de comparaison, les auteurs ne retenant certainement pas un référentiel qui conduirait à affaiblir leur propos, par exemple un référentiel conduisant à ce qu’un grand nombre de pays ressortent en sous-mortalité. Dans leurs graphiques par exemple, il est curieux de ne pas mieux voir la grippe de 2017, ni les évolutions de la population sur la décennie. A première vue rapide, tout ceci paraît un peu trop lisse.

      D’autres études du même ordre ont conclu à une sous-mortalité en Europe durant cette « épidémie », y compris en France. Allez savoir…

      • En effet en jan 2017 66990 morts en France (INSEE), vs mars20 62672 et avr20 65259 (30 jours). Sur deux mois 127931 vs 123213 (dec 2016-janv2017).
        En plus il faut savoir que le nbre de morts doit mécaniquement augmenter de plusieurs milliers, effet baby boom, 490K naissances en 1941 867K en 47-48.

        • Voilà. Tout ceci n’apparaît pas très clairement. C’est curieux.

          • D’ailleurs quand vous regardez la pyramide des ages, les hommes meurent vers 73 ans et les femmes vers 81 ans, il y a 319K hommes de 73 ans et 227K femmes de 81 ans, donc il y a plus d’hommes (baby boom) qui meurent que de femmes (classe creuses guerres).

            • Les hommes meurent en moyenne à 76 ans contre 83 pour les femmes. Il n’y a pas plus d’hommes que femmes avec le baby boom ; les hommes meurent plus à partir de 50 ans.
              L’effet que vous voulez décrire devrait aussi se voir sinon plus en Allemagne et ailleurs en Europe. C’est marginal dans cette comparaison.

        • @ Gillib (et autres) :

          Effectivement, ce qui me frappe dans cet article est que la référence est la période 2010-2019, sans ajustement. Alors que de puis 15 ans, en France, la mortalité a augmenté de 95.000, soit 6.300 par an en moyenne (effet papy-boom évident). La moyenne 2010-2019 correspond à peu près à 5 ans en arrière, donc 31.500 morts annuels de moins que 2020, soit un bon 2.500 morts/mois en moins, soit 8.000 morts de moins sur 3 mois d’épidémie, par exemple.
          Par ailleurs, l’INSEE donne des chiffres intéressants, par exemple la mortalité depuis le 1er janvier. Et là : du 1/01 au 20/04/2020 : 15.400 morts de plus que sur la même période de 2019, et seulement 11.400 morts de plus qu’en 2018. La raison d’une aussi « faible » augmentation ? Principalement le fait qu’il n’y a pas eu (quasiment) de grippe saisonnière cette année, quand les 2 années passées on a compté en moyenne environ 10.000 morts en début d’année (janvier à mars) pour cause de grippe saisonnière. À l’évidence, un certain nombre de morts du Covid-19 seraient morts de la grippe saisonnière si elle avait sévi cette année.

          Le principe de prendre la surmortalité est à mon avis le meilleur, mais à condition que les calculs soient faits correctement… ce qui n’est pas vraiment le cas avec cette étude, faite manifestement à la va-vite.

          • Je précise qu’au 20 avril, les chiffres officiels de mortalité du Covid étaient de 20.292. À comparer avec les 13.400 de surmortalité moyenne 2018-19 du 1er janvier au 20 avril.

          • La mortalité observée n’est de toute façon pas le problème. Le problème est la possibilité de saturation du système hospitalier, qui se mesure par le nombre d’admissions à l’hôpital et la durée moyenne du séjour. C’est la saturation des hôpitaux de Wuhan qui aurait conduit la Chine a décider son confinement en toute connaissance des conséquences économiques, mais faute d’avoir elle-aussi appliqué de meilleures mesures pour réduire la contamination. Que la France n’ait pas eu un peu plus de jugeote pour éviter la saturation sans passer par la case confinement est une faute inexcusable de nos dirigeants !

            • On ne parle pas de la même chose. Gillib parle de l’indicateur « mortalité » pour comparer les pays entre eux, je réponds sur ce point.
              Vous parlez saturation du système de santé : je ne dis pas le contraire. Vous pourriez d’ailleurs aller plus loin dans le raisonnement et comparer les pays entre eux sur un indicateur de type nombre de malades/ million d’hab nécessaire pour atteindre la saturation du système, autrement dit : les pays étaient-ils bien préparés ? La stratégie adoptée pour lutter contre l’épidémie étant encore une autre question : bonne en tant que telle (réduire au maximum le nb de malades) ? adaptée au système de santé en vigueur ?

      • Le décès par millions de contaminés et la prévalence de la contamination dépendent du.. Nombre de tests.

  • Ouais, on a fait notre possible avec ce qu’on avait, c’est à dire pas grand chose, moins que dans des pays du tiers monde où chacun sait qu’il ne faut compter que sur soit même et un vrai médecin pas des prostitués au système qui font de l’abattage, c’est le cas de le dire pour nos epahd françaises ou belges d’ ailleurs, ou canadiennes et anglaises, mais là c’est une question de civilisation.

  • « La privation de nos libertés fondamentales, même si elle est acceptée par l’immense majorité d’une population »

    Que vaut l’avis d’une population privée de liberté ?

    Cet avis est nul, sans portée, sans expression autre que celle du dictateur. Tout ce qu’on peut dire est que l’Etat qui a confiné était satisfait d’avoir confiné. Quelle surprise !

  • Le lockdown français peut sembler extrêmement strict.

    Il faut le dire très vite. Comparez à l’Allemagne et au Luxembourg ou l’on pouvait se promener à pied à 5 km de chez soi.
    Ne sentez vous pas l’odeur de ridicule qui vous remonte le long des jambes?

    • Et les plages, on ne se marche pas sur les pieds sur les immenses plages de l’atlantique même au mois d’août ! Pour les parcs, t’as déjà été sur un parc à Paris, y a pas grand monde en réalité une personne sur un banc, tu ne vas pas la déranger, tu es civilisé.

  • Cet article pernicieux fait espérer que le cabinet de conseil de l’auteur a une activité assez réduite pour que son pouvoir de nuisance soit limité. C’est rare de trouver sur Contrepoints un article aussi venimeux où l’auteur se fait passer pour un défenseur des libertés tout en faisant, en même temps, la promotion d’un régime de dictature. Le mépris qu’il distille pour les personnes ayant passé 65 ans au point de leur dénier tout sens des responsabilités comme s’ils étaient des caniches est sidérant.

    • jacques lemiere
      24 mai 2020 at 18 h 54 min

      sauf votre respect, la république française est une dictature molle de nature démocratique.. mais pas depuis macron.. l’attachement aux libertés individuelles de la majorité est fort douteux…et la constitution..

      le problème est largement autant le peuple que le gouvernement…

    • Jean-Pierre NORDMANN
      24 mai 2020 at 22 h 13 min

      Il n’y a pas de mépris pour les personnes de plus de 65 ans.

      L’analyse conduit à s’interroger sur le fait de ne pas prévenir les risques pour ceux qui risquent effectivement de décéder, et en même temps faire porter la responsabilité des contaminations sur ceux qui sont le moins en risque.

      Cette approche rationnelle n’a cependant pas eu gain de cause. Je le déplore.

      • Ceci dit, le maire de Wissous (Essonne), âgé de 70 ans, anesthésiste-réanimateur à la retraite depuis 1 an, en bonne forme et en bonne santé, a repris une activité en Réanimation à l’Hôpital d’Orsay depuis 2 mois environ.

  • La production et la réalisation massive de tests semblaient un défi insurmontable, pour une raison que les observateurs ont du mal à entièrement expliquer.

    Il ne faut pas trop en demander au dinosaure administratif. Le matériel était déjà fonctionnel, il suffisait d’un petit test, de commander les réactifs sans attendre. Mais comme tout est régit par l’état, plus personne ne veut prendre le moindre risque.

    Pourtant, le PR avait dit que le pays était en guerre. En fait il n’était qu’en guère.

  • En france vous étiez pris en charge lorsque vos poumons étaient très sérieusement atteints, donc en général un peu tard. Pas de test, une supposition c’est tout et rester au lit: CQFD.
    Par contre il y a l’exemple du Charles de Gaulle, des abattoirs, du personnel soignant en Bretagne…. où les tests ont montré un nombre de contaminés qui n’avait rien à voir avec les malades déclarés.
    D’un autre côté le préfet du Morbihan et les maires de ce département ont immédiatement pris des mesures qui ont isolé les clusters et évité que la maladie se répande en Bretagne (plus d’une semaine avant la prise de décision du confinement).
    Pour moi le confinement a été pris au moins une semaine trop tard, et j’en veux beaucoup aux politiques qui ont maintenu les élections et qui furent cause de ce retard.

    • En Bretagne, ils ont fermé les écoles si il y avait 2 cas confirmés ou plus dans une commune.
      Ce même préfet qui a fermé les plages en mars ( mais c’est partout). Ils a aussi interdit la vente d’alcool pendant 1 semaine pour diminuer les violences conjugales… On peut se saouler avec du gros rouge qui tache.
      Si la Bretagne n’a pas vu d’épidémie se déclencher, c’est parce que c’était les vacances scolaires et que les parisiens sont repartis.
      Parisiens tête de ch..s :).

    • Personnellement, j’aurai dit 2 semaines soit une semaine avant l’Italie, mais à ce moment là les courbes de mortalités sont quasiment plates et ne vont se dresser comme un mur que quelques jours après. C’est un biais cognitif très difficile à appréhender quand on ne le connait pas (à moins d’être infectiologue ou épidémiologiste).

  • article intéressant mais il n’en reste pas moins que l’état ( l’exécutif ) a été en dessous des besoins même si une part revient aux prédécesseurs !!!! Quant à la fragilité des populations âgées quelle surprise que les  » chances  » de mourir soient plus élevées que dans une population jeune !!! y a-t-il vraiment besoin de modèles mathématiques pour imaginer qu’à 100 ans les probabilités de décès sont plus fortes qu’à 20 ans ????avec ou sans covid 19 !!!!

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