Ces bonnes nouvelles passées inaperçues pendant la crise du covid-19

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Un petit tour d’horizon qui nous rappelle qu’il y a toujours du positif dans ce monde, même si cela ne fait pas la Une des journaux.

Par Justine Colinet.

Ces dernières semaines, vous avez peut-être eu l’impression de penser covid, respirer covid, manger covid, dormir covid… La crise sanitaire, économique et sociale que nous traversons est sur toutes les lèvres, dans toutes les têtes, et aussi et surtout dans tous les médias.

Difficile en effet de trouver une information qui ne soit pas liée à l’épidémie dans nos journaux ou émissions préférées. Difficile donc, de ne pas céder au catastrophisme, à la panique, au stress que la situation peut occasionner.

Pourtant la Terre ne s’arrête pas de tourner, et il s’en passe des choses ! Je vous propose donc un petit tour d’horizon, qui nous rappelle qu’il y a heureusement toujours du positif ce monde, même si cela ne fait pas la Une des journaux.

L’espérance de vie est en augmentation

Des pandémies, l’humanité en a connues et ce depuis des siècles. Depuis le début de la pandémie de grippe de 1918, l’Homme a fait un bond en avant monumental et indéniable dans les sciences de la santé. Des progrès ont été réalisés dans tous les domaines de la médecine, et en 65 ans seulement, la médecine moderne a propulsé les pays du monde entier vers une augmentation rapide de l’espérance de vie.

Si l’on représente cette augmentation sur le très long terme – depuis l’aube de la civilisation humaine – on observe qu’à partir de 1820 environ, l’espérance de vie mondiale a commencé à augmenter de façon exponentielle, et a connu ses gains les plus impressionnants après 1950, lorsque les progrès de la médecine moderne ont commencé à se répandre dans les pays en développement.

La bataille pour nourrir l’Humanité est gagnée

Pendant des millénaires la population a vécu au bord de la famine. Aujourd’hui la faim a disparu en dehors des zones de guerre.

Depuis la découverte de l’agriculture il y a environ 12 000 ans, la plupart des Hommes travaillait du matin au soir afin de produire suffisamment de calories – par le travail des champs et par l’élevage – pour vivre un jour de plus. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que l’alimentation s’est stabilisée au-dessus de 2000 calories par personne et par jour.

Selon les estimations les plus récentes de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, la nourriture disponible dans seulement deux des 173 pays étudiés était en dessous de 2000 calories par personne et par jour en 2017 : la République Centrafricaine (1758) et Madagascar (1903). En Afghanistan elle se situait à 2000, et partout ailleurs au-dessus de 2000 calories. La Belgique et les États-Unis étaient en tête du classement avec respectivement 3768 et 3766 calories.

Même dans les pays d’Afrique sub-Saharienne, la région la plus pauvre du monde, la quantité de nourriture disponible par personne et par jour est passée de 1852 en 1961 à 2449 en 2017, soit une augmentation de 32 %.

Un combat gagné dans la guerre contre le cancer

On fait souvent allusion au cancer comme étant la maladie du siècle. C’est en effet une cause de mortalité très importante dans le monde.

Les cancers sont beaucoup plus faciles à traiter s’ils peuvent être détectés avant de se propager. Plus on en sait, plus on a de pouvoir, et une nouvelle analyse sanguine a montré qu’elle permettait de détecter de multiples cancers, dont le cancer de l’ovaire et de l’utérus, qui ne présente généralement aucun symptôme jusqu’à ce qu’il soit beaucoup trop tard pour que les traitements soient efficaces.

Des chercheurs de l’université Johns Hopkins aux États-Unis ont étudié un groupe de 10 000 femmes âgées de 65 à 75 ans sans antécédents de cancer considérées comme en parfaite santé. Chez 26 d’entre elles, l’analyse sanguine combinée à l’imagerie du corps entier a révélé des tumeurs malignes. Les 26 femmes dont les tumeurs ont été détectées ont reçu un traitement précoce du cancer. Aucune n’est décédée et la plupart sont en rémission.

Le test dont il est question repose sur le fait que la plupart des cancers ont au moins une des 16 mutations génétiques révélatrices. Lorsque les cellules cancéreuses meurent, elles laissent derrière elles cet ADN anormal dans le flux sanguin d’une personne, même très tôt au cours d’une maladie. Les tests sanguins permettent de le retrouver.

L’idée derrière l’analyse de sang est que les résultats positifs seront suivis d’un scanner du corps entier, qui peut confirmer s’il y a une tumeur et la localiser. Ce type d’examen serait coûteux et lourd à réaliser pour tout le monde, mais il devient beaucoup plus facile à gérer s’il est pratiqué sur le 1 % de patients dont l’analyse sanguine est positive.

Ce test n’est pas censé remplacer les tests de dépistage classiques visant à détecter les cancers, mais il constitue un moyen d’atteindre ceux pour lesquels il n’existe pas de méthode de détection précoce. Les résultats prometteurs de cette étude conduiront à d’autres études pour mieux comprendre qui pourrait bénéficier de ces tests et comment en interpréter au mieux les résultats.

Des scientifiques ont trouvé un moyen de désactiver un gène responsable de l’obésité

Des chercheurs de la Washington University School of Medicine à St. Louis ont réussi à désactiver un gène dans des cellules de souris, les empêchant ainsi de devenir obèses même après avoir été nourries avec un régime riche en graisses.

Les macrophages, des cellules inflammatoires vitales qui sont responsables de la détection, de l’absorption et de la destruction des agents pathogènes, ont été bloqués par les scientifiques. Comme l’obésité est corrélée à une inflammation chronique de bas niveau, les chercheurs ont testé si la réduction de l’inflammation pouvait aider à contrôler la prise de poids et l’obésité.

Indépendamment de leur alimentation riche en graisses, les souris traitées ont brûlé 45 % de calories de plus que les souris obèses ayant un gène actif dans les macrophages. Le confinement des effets inflammatoires de leurs macrophages leur permettrait de brûler davantage de graisse. En retour, cela permet aux souris de rester en meilleure santé et moins grosses.

Même si l’approche de cette étude est loin de devenir une thérapie, les chercheurs pensent qu’elle a le potentiel d’aider les personnes obèses à brûler les graisses à des taux similaires à ceux observés chez les personnes minces.

Les mutilations génitales féminines sont désormais interdites au Soudan

Une nouvelle loi criminalise les pratiques de mutilations génitales, que neuf femmes soudanaises sur dix auraient endurées. Même si certaines lois de mises en garde ne peuvent à elles seules éliminer cette pratique qui entraîne des problèmes sexuels et de santé pouvant se révéler mortels, il s’agit d’une mesure saluée comme une victoire majeure par les militants des droits des femmes.

C’est un pas important pour le Soudan et son nouveau gouvernement, qui n’est au pouvoir que l’année dernière après l’éviction du dictateur de longue date Omar Hassan al-Bashir. Le ministre des Affaires religieuses, Nasr al-Din Mufreh, a récemment assisté à une cérémonie marquant la Journée internationale de tolérance zéro pour les mutilations génitales féminines et a déclaré qu’il soutenait l’objectif des militants de la campagne d’éliminer cette pratique au Soudan d’ici 2030.

Les mutilations génitales sont pratiquées dans au moins 27 pays africains, ainsi que dans certaines régions d’Asie et du Moyen-Orient. En dehors du Soudan et de l’Égypte, elles sont plus répandues en Éthiopie, au Kenya, au Burkina Faso, au Nigeria, à Djibouti et au Sénégal, selon le Fonds des Nations unies pour la population.

Le combat est loin d’être terminé, mais cette loi contribuera à protéger les femmes  de cette pratique barbare et leur permettra de vivre dans la dignité. Les campagnes mondiales et locales visant à mettre fin à cette pratique se sont multipliées ces dernières années, certaines communautés ont lentement commencé à se battre contre les mutilations génitales, souvent considérées comme un rite de passage. Dans certains endroits, les militants ont imaginé des cérémonies d’initiation alternatives. Un programme de ce type chez les Massaïs du Kenya, où l’excision est interdite depuis 2011, aurait permis de sauver au moins 15 000 femmes de cette mutilation.

La 5G va changer le monde que nous connaissons

Nous sommes à l’aube d’une révolution technologique. Alors que la 4G nous a apporté les vitesses de réseau nécessaires pour les applications en ligne et le streaming mobile, la 5G représente un bond en avant monumental.

Pour les industries, les réseaux 5G devraient générer 13,2 milliards de dollars de ventes mondiales d’ici 2035. Les domaines les plus susceptibles de s’émanciper grâce à cette technologie sont ceux de la manufacture, de l’information et de la communication, de la vente, des services publics et de la construction.

La particularité de la 5G réside en partie dans son potentiel à être utilisée dans une plus grande variété d’applications, y compris les véhicules autonomes et la fabrication.

La 5G représentera, au niveau de l’économie mondiale, une évolution dans la vente de biens et services ainsi que dans la manière dont les entreprises vont communiquer avec leurs clients. Il s’agit d’un vecteur d’innovation exceptionnel, qui va redistribuer les cartes des marchés économiques partout dans le monde, qu’il s’agisse des transports, du tourisme, de la communication, du développement régional ou bien évidemment du commerce. Cette connectivité en constante évolution jouera également un rôle primordial dans la garantie de la compétitivité nationale et internationale.

Il est tout de même important de rappeler que la grande majorité des avantages de la 5G sont encore à venir. De nouvelles innovations technologiques complémentaires seront nécessaires pour réaliser son plein potentiel, et seul le temps nous dira quels secteurs et quels pays en retireront réellement le plus d’avantages.

 

Nous sommes loin d’avoir fait le tour des événements positifs qui ont pu passer inaperçus ces derniers temps : d’autres technologies ne cessent de progresser comme par exemple l’imprimante 3D, et plus généralement la proportion de personnes vivant sous le seuil de pauvreté a nettement baissé sur les vingts dernières années, de moins en moins de foyers dans le monde vivent sans accès à l’électricité ou à l’eau potable, le nombre d’enfants scolarisés dans le monde est en augmentation…

La pandémie de coronavirus a entraîné un déluge de mauvaises nouvelles, de privation de libertés, de tristesse et de peur. Mais nous devrions quand même célébrer les bonnes nouvelles là où nous pouvons les trouver. Ces divers progrès et évolutions dans les domaines médicaux, technologiques, sociaux sont autant de raisons de continuer à sourire et à garder espoir quoi qu’il arrive.

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