Coronavirus : quand l’État et les médias deviennent médecins

Les politiciens et les journalistes devront abdiquer et admettre que la situation n’est plus sous leur contrôle, mais bien sous celui des efforts des individus placés face à leur conscience et à leurs responsabilités.

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Coronavirus : quand l’État et les médias deviennent médecins

Publié le 10 mars 2020
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Par Olivier Maurice.

Avant, on se tournait vers un médecin quand on était malade, vers un garagiste pour une panne de voiture, vers un plombier pour une fuite d’eau. Maintenant, on demande à l’État.

Celui qui suit un tant soit peu les informations délivrées par le gouvernement et les autorités sanitaires a bien compris qu’il y aurait trois phases dans l’épidémie d’infection respiratoire qui touche actuellement la France.

  • la phase 1 : le virus est formellement interdit de séjour dans le pays,
  • la phase 2 : il est inacceptable de ne pas se laver les mains et voilà le résultat,
  • la phase 3 : il faudra traverser en apnée en croisant les doigts et en espérant passer à travers les mailles du filet.

D’ailleurs, les médias se sont tout de suite alignés sur ces 3 phases, il est donc assez difficile de ne pas avoir compris la différence entre :

  • la phase 1, où nous sommes et que nous avons même dépassée, et ce sans aucun doute permis ; c’est-à-dire à la veille de l’apocalypse zombie et de la fin du monde,
  • la phase 2, où les journalistes d’investigation remonteront la piste depuis le patient zéro et tenteront au péril de leur vie de recueillir le plus d’informations possibles sur la vie privée de celui-ci auprès de ses voisins qui étaient loin de se douter d’un tel secret caché,
  • la phase 3 qui se résumera à un débat à 15 h 20, rediffusé à 23 h 45, pendant lequel des spécialistes bardés de diplômes et ennuyeux comme la pluie se prendront la tête pour des détails techniques auxquels personne ne comprendra absolument rien.

Le mimétisme dont font preuve les médias entre eux sur le sujet est d’ailleurs assez fascinant, chacun reprenant en chœur les termes et les thèmes utilisés par les autres dans un magnifique concert de mots savants incompréhensibles et donc fortement anxiogènes, de flous artistiques et d’approximations, dont on se demande s’ils sont faits exprès ou s’ils cachent simplement l’incompétence et le manque d’informations vérifiées et vérifiables.

Un slogan en or

Le coup de génie a été de parler non pas de la maladie elle-même, mais de la source de l’infection : le fameux coronavirus, mot qu’absolument personne ou presque n’avait jusqu’alors entendu prononcer. Cela plaçait tout de suite les médias dans une position de respectabilité doctorale incontestable.

On ne nous parlait pas de toux, de glaires et de crachats, mais d’une découverte fascinante du progrès scientifique moderne, ces micro-organismes invisibles et mystérieux encore plus petits que des microbes minuscules. Mais attention, pas d’un banal virus, là on parle de sérieux, on parle d’un coronavirus !

L’autorité de la science sur le vulgaire pékin. Le journaliste sait. Grâce au progrès de la science, il sait.

Il sait, et en plus il peut s’appuyer sur toute une mythologie pour développer son sujet : les films et la littérature de fiction apocalyptique étant légion et plutôt assez populaires.

Mais surtout, cela lui permet de laisser planer le doute sur la réalité de la maladie et d’entretenir un suspense insoutenable et vendeur sur les faits. À sa décharge, les médecins eux-mêmes ont longtemps usé du stratagème du mot magique et appelé rhinopharyngite les symptômes d’une infection par un autre coronavirus, celui qui donne le rhume commun.

Ah oui, pour ceux qui n’auraient pas eu le réflexe ou le temps d’aller vérifier le niveau d’enfumage du courant battage médiatique, rappelons que l’espèce humaine vit depuis des milliers d’années en parfaite cohabitation avec de très nombreux coronavirus (et d’autres types de virus aux formes plus ou moins variées), la grande majorité étant totalement inoffensive et passant totalement inaperçue, sauf quand un coup de froid ou une fatigue passagère nous fait « attraper un virus » (virus qui bien souvent vivait depuis pas mal de temps dans un coin de notre organisme en toute tranquillité) et nous fait attraper un banal rhume ou une bonne crève.

Mais « Coronavirus : que sait-on sur lui » sonne sans aucun doute bien mieux que « Rhume : que sait-on sur lui ».

Le commerce de la peur

La panique a tout de suite envahi la population entière. Les pompiers pyromanes ravis y ont aussitôt trouvé un deuxième sujet encore plus vendeur que le coronavirus : la peur du coronavirus.

Notre monde actuel a peur de tout. Peur de tout et de n’importe quoi. Peur de ce que l’on mange (on pourrait devenir malade). Peur de ce qu’on dit (on pourrait me juger). Peur de ce qu’on pense (on pourrait me prendre pour un fanatique religieux, un déviant, une personne irrespectueuse…). Peur de ce qu’on achète (on pourrait me prendre pour ce que je ne suis pas).

Peur des OGM, des centrales nucléaires, des pesticides, des additifs, des nitrates, des graisses, des sucres, du sel, des épices, des sacs en plastique, des perturbateurs endocriniens, de la viande rouge, des produits industriels, des plats cuisinés, des microbes dans les toilettes, du réchauffement climatique, de la sécheresse, de la pluie, de la neige, du soleil, des gens qui s’habillent différemment des autres, des gens qui s’habillent tous pareil, peur du regard des autres, peur de regarder les autres…

Dans un monde incroyablement sûr, non seulement la peur a envahi la grande majorité de la population, mais elle est devenue tendance, elle est glorifiée, récompensée, adulée. Le monde moderne honore les phobiques chroniques, les anxieux pathologiques, il les reçoit même au parlement européen pour encourager leur poltronnerie et applaudir à leurs pulsions irraisonnées de fuite et d’autodestruction.

La peur est devenue un symbole de respectabilité. Le principal et quasiment le seul critère qui soit demandé aux politiques, aux artistes ou aux journalistes, est de comprendre les peurs des gens. Enfin, de faire mine de l’entendre, de faire croire qu’on l’a entendue, mais surtout de bomber le torse et de pérorer que l’on est capable de décréter de bonnes vieilles mesures bien fascistes et bien viriles pour y répondre.

La peur n’est plus une honte, elle est devenue une fierté. Une fierté et un magnifique instrument de manipulation et d’asservissement.

Rétropédalage

Le rideau va bientôt se baisser sur l’épisode coronavirus. La fin du spectacle va bientôt sonner. Il arrive un moment où il devient impossible d’utiliser les chiffes, parce que les chiffres ne résonnent plus. L’infection a pour l’instant touché 100 000 personnes. Ce qui peut paraître beaucoup mais ne représente que 0,001 % de la population mondiale. Ramené à l’échelle de la ville de Paris, cela correspondrait à 28 personnes.

Pour l’instant, il est encore possible de parler de ce tout petit nombre, surtout en l’enserrant dans le giron national pour le rendre suffisamment proche, suffisamment familier pour être crédible et donc vendeur : un enseignant dans l’Oise, des Anglais dans les Alpes, un député, un maire… Mais cette limite des chiffres va très bientôt être franchie et le phénomène entrera dans la zone grise de l’anonymat, cette zone des sans-nom, des sans-titre, des files d’attente et des procédures procédurières et procédurales.

Il est donc temps pour les médias de rétropédaler, parce qu’ils ne seront bientôt de toute façon plus en mesure de gérer le nombre. C’est le début de la phase 3, celle qui consiste à expliquer que toute cette agitation, tout cet incendie de peurs et de cataclysmes annoncés n’a en réalité pas lieu d’être, la situation est hors de contrôle et donc sous contrôle.

Le monde réel n’est pas un scoop

La situation sera bientôt sous contrôle, quand les politiciens et les journalistes auront ensemble abdiqué et admis tout penauds qu’elle n’est plus (et ne l’a en fait, jamais été) sous leur contrôle. Elle retournera alors sous le seul réel contrôle qui existe : celui des efforts des individus placés face à leur conscience et à leurs responsabilités.

Elle sera sous contrôle, car il n’y pas d’autres choix. Et aussi parce que la réalité sera forcément très éloignée du sensationnel vendeur de temps d’audience et de pages de publicité. Ce qui n’empêchera pas, bien évidemment, les autorités de décréter toute une série de mesures liberticides : confinement, interdiction de se déplacer, interdiction de se réunir, etc.

Et donc, notre « pandémie mondiale », la « plus grave menace pour la survie de l’humanité qui n’ait jamais vue le jour » est en train de passer tranquillement au stade de « 80 % des cas constatés sont totalement banaux ».

En fait, bien plus, si on considère qu’une bonne partie de la population infectée est même totalement exempte de symptômes et totalement indétectable. Et bien encore plus, si, comme le coronavirus du rhume commun, celui de 2019 devient chronique et asymptomatique la plus grande partie du temps. D’ailleurs, cette diminution rapide de la dangerosité du virus, réelle ou constatée, semble bien ce que l’on voit en Chine où le nombre de nouveaux cas diminue drastiquement de jour en jour ou en Corée qui a mis en place un dépistage systématique de la population et s’est ainsi rendue compte que le taux de mortalité était de l’ordre de grandeur de celui dû à la grippe saisonnière.

De toute façon, même si ces chiffres se révèlent différents, la société s’adaptera : elle n’aura pas le choix.

Il faudra peut-être des années pour qu’elle s’organise, doucement, ici et là, par tâtonnements successifs, par adaptation des individus, des comportements, des habitudes, par mise en place de remèdes et de solutions. Mais de toute façon, le vrai travail ne fera pas la Une des journaux, ne sera pas décrété dans les palais présidentiels ou dans les méandres des administrations. Il sera le fruit du travail de milliers d’anonymes qui réussiront d’ailleurs peut-être à éteindre totalement le virus, comme ce fut le cas en 2003 avec une autre épidémie de SRAS, due à un autre coronavirus, malgré l’ampleur de la catastrophe annoncée alors.

Au pire, il deviendra un casse-tête administratif de plus à gérer pour une administration sanitaire déjà au bord de l’explosion.

Avons-nous besoins des politiciens et des journalistes pour nous soigner ?

Rappelons-nous qu’Ebola tue deux personnes infectées sur trois, la polio une sur trois, que la malaria tue quasiment un demi-million de personnes chaque année.

Rappelons-nous que les efforts sanitaires et techniques faits par des milliers d’anonymes, médecins, infirmières, chercheurs, industriels… ont éradiqué ou nous maintiennent hors de portée de tant de fléaux, certes pas de manière identique partout dans le monde. Mais sans traitement, sans vaccins, sans équipement médical, sans industrie pharmaceutique, la variole, la diphtérie, la coqueluche, la rougeole, le tétanos, les hépatites, la tuberculose, la poliomyélite, le paludisme, la peste, la rage, la fièvre jaune, les diverses infections respiratoires, MST et infections intestinales… tueraient plusieurs dizaines de millions de personnes par an. Plusieurs dizaines de millions chaque année…

Rappelons-nous aussi que dans les années 1970, 1980, 1990, on voyait dans l’an 2000 l’horizon de la modernité et du progrès qui viendrait affranchir l’humanité et vaincre toutes les peurs, éliminerait les raisons d’avoir peur. Comment en si peu de temps avons-nous abdiqué devant tous ces parasites qui entretiennent la panique, tous ces vampires qui vivent de et entretiennent nos peurs ? Comment a-t-on pu en arriver à une telle psychose pour un rhume ?

Pourrons-nous un jour nous libérer de tous ces malfaisants qui utilisent les fantastiques procédés que la science, le progrès et l’incroyable développement de l’économie ont mis à la disposition de l’espèce humaine pour construire une terrible autoroute de servitude ?

Mais avant tout, demandons-nous surtout comment nous pouvons perdre ce mauvais réflexe de nous tourner au premier problème venu vers ceux qui n’ont d’autres compétences que celle de savoir comment se faire élire.

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  • Beaucoup de gens, au début, comparaient les dégâts du virus à la mortalité routière. A tort.
    Car si ce virus tue environ 2 % des patients atteints, la route tue, elle, environ 1 personne sur 20000 de ses usagers !
    Or cette mortalité-ci nous paraît désormais insupportable. C’est dire combien nous ne sommes plus capables de tolérer le moindre accident de parcours dans nos vies, au point de vouloir vivre sans aucun risque.
    Cette psychose n’en est que l’illustration : si devant un risque aussi faible que 1/20000, nous sommes déjà tétanisé d’effroi, comment espérer que le coronavirus et ses 2 % puissent nous laisser de marbre ? …
    Elle vient de loin cette psychose. Des années 70. Elle a 50 ans.
    Autre exemple : dans les années 70, tous les gosses attrapaient la rougeole. Puis le vaccin est arrivé (début des années 80, je crois). Aujourd’hui, le peuple tout entier frémit devant un seul cas de rougeole, jusqu’au premier ministre qui utilise ce cas pour justifier d’inoculer, obligatoirement, 11 vaccins aux jeunes enfants.
    Le progrès amène avec lui son lot de sécurités et de conforts. Et d’une certaine manière, par conséquence, nous rend faibles et craintifs…

    • De toutes façons avec une population modiale de 7 milliards et une espérance de vie de 70 ans il faut 100 millions de morts par an et que font les gouvernements : rien! Quel média en parle : aucun! C’est un complot, je vous dis! Des têtes doivent tomber!

    • le barattage des médias y est pour quelque chose quand meme

    • Les risques ne se mesurent pas par comparaison des uns avec les autres à un instant t. Point.
      Le progrès, ou autre chose, nous rend passifs et fainéants moutonniers du cerveau. Ensuite, les gouvernements en profitent, mais c’est nous qui leur avons pavé le chemin. Ah oui, aussi, arrêtons d’être sensibles aux pourcentages, aux millions et aux milliardièmes. Le progrès n’est pas venu à cause de sentiments poussés par les médias, mais d’individus qui ont fait ce qu’ils pensaient devoir faire pour celles et ceux qu’ils côtoyaient quotidiennement. Ceux qui ont agi au contraire pour ce que les médias diraient d’eux auraient dû discréditer leur méthode pour toujours.

    • j’ai un peu de mal avec la mortalité d’un virus..
      il faudrait la compter par rapport à tous les porteurs du virus.. je ne suis pas certain que ce soit le cas. mais je ne sais pas…

      • C’est pourquoi il y a plein de notions différentes, mortalité, morbidité, létalité, etc. qui ont des significations bien précises et qui ne font qu’égarer les non-spécialistes que nous sommes (et je ne parle pas des journaleux).

  • c’est un rhume qui fait le ménage ; dans la nature , les animaux les plus vieux , les plus faibles sont éradiqués par les prédateurs ; le coronavirus est notre prédateur , mais il s’en prend aux personnes âgées et en mauvaise santé ;

  • il me semble que le débat est ici sur le vocabulaire et les qualificatifs.

    à l’auteur que faire face à ce virus..?

    et même quand des élus se sont amusés à mettre dans la constitution des idées exagérées de précaution qui les rendent responsables si il ne font pas des « trucs » .indépendamment de ce qui se passe effectivement, que doivent faire les élus?

    on peut se rappeler de la canicule de 2003..

    oui maintenant on emploie des grands mots pour des trucs qui sont dérisoires aux yeux de l’ histoire c’est parce qu’on nous MENT tous les jours , nous vivons un âge d’or pour l’humanité.

    • « on nous MENT tous les jours , nous vivons un âge d’or pour l’humanité. »
      L’ouvrage de Hans Rosling FACTFULNESS devrait être obligatoire pour chaque personne possédant le droit de vote, ce dernier devrait être délivré qu’après un test de connaissance du contenu de cet ouvrage. Coût de l’ouvrage 23,90 € (coût pour la France 1 Milliard; coût pour les USA environ 135 millions de votant coût 3,7 milliards $). Cela rendrait un immense service à tous et chacun se trouverait remiser à la place qu’il n’aurait jamais du quitter

    • Que faire ? Laisser bosser les professionnels et arrêter de tout cerfatiser.

  • Encore une excellente analyse d’Olivier Maurice ! Bravo !

    • Bravo et merci pour cet article.
      Je ne sais s’il s’agit d’une énième manipulation, d’incompétence, ou d’une conséquence du principe de précaution… Camarades, pour éviter la maladie, suicidez vous!!!

  • Excellent!!! Dimanche, je suis allée au CSO de Barbaste. J’ai embrassé l’entraîneur de mon cheval, tous les cavaliers étaient présents. Et pourtant au CSO de Lège cap Ferret, il y a eu de nombreuses défections au prétexte du virus, à commencer mon fils Xavier qui a même retiré sa fille, Constance de l’école. Le 22 mars j’irai au Saut Hermès à Paris!

    Personnellement je commence à en avoir assez de voir LCI qui ne parle que de coronavirus, dormez bonnes gens, Macron veille sur vous!!! Quand vous vous réveillerez vous serez complètement nus, toutes les industries y compris militaires vendues aux étrangers, EDF vendue aux étrangers comme Macron a vendu Alsthom, l’agriculture déliquescente car accablée sous les normes alors que nos magasins seront inondés de produits venant de l’étranger qui ne respectent ces mêmes normes, la fraude sociale grandissante, la France est si riche qu’on doit faire la charité aux étrangers, les retraites devenues des « peaux de chagrin » grâce à la réforme des retraites, l’invasion migratoire à son comble si bien qu’il ne sera plus possible de retour en arrière, etc…
    Cette psychose pour le coronavirus me fait penser au Grand débat pour enrayer la crise des Gilets jaunes.

  • Civilisation de la peur en effet, alors que nous n’avons jamais sans doute été aurant en sécurité, et assurés pour ceci ou cela. Nous sommes devenus intolérants (au sens médical du terme) à l’aléa.
    L’exploitation médiatique des faits surpasse leur réalité objective, engendre la peur et des comportements infantiles (qui consistent à chercher un « sauveur » l’Etat tout naturellement puisque nous sommes en France). Au surplus, cette situation est potentiellement génératrice de restrictions de liberté plus ou moins justifiées (l’incohérence des décisions prises pose question). Par exemple l’opération Defender Europe qui va voir traverser le continent par des dizaines de milliers de soldats n’est pas reportée…
    Depuis le début, les médias mènent la danse (non par mimétisme, mais parce qu’ils sont abreuvés par les mêmes sources), les politiciens n’ont plus qu’à suivre. Plus ou moins maladroitement.
    On a eu le même processus, exactement le même, avec le RCA: à partir d’un fait réel, surinterprété et objet de propagande, s’ensuivent certaines politiques. Ce sont les conséquences qui nous éclaireront.
    Ceci dit, on aimerait voir davantage d’articles comme celui-ci dans la presse!

  • ennuyeux comme la pluie

    Pas sympa pour la pluie qui est des moteurs de la vie.

    • D’ailleurs, il fait bien meilleur vivre à Brest qu’à Colmar, question climat.

      • Située au pied des Vosges, Colmar, capitale régionale des vins d’Alsace, bénéficie d’un microclimat qui en fait l’une des villes les moins humides de France. L’effet de foehn lui permet une pluviométrie de 576,8 mm (1210 à Brest) par an et une durée d’ensoleillement record pour la région: près de 1800 heures par an.

  • Bah, le monde politique a peur, ils sont tellement vieux…..

  • « Le commerce de la peur »
    Je me suis pris de bec dernièrement avec un jeune con de 50 ans.
    « C’était mieux avant ! » il s’ensuit :
    « T’es qui connard pour insulter des centaines et des centaines de milliers de chercheurs et d’ingénieurs de part le monde civilisé qui œuvrent à améliorer notre quotidien, dans tous les domaines ? »
    et d’autres appréciations…
    La propagande depuis leur maternelle fait des ravages.

    • Il aurait été judicieux de lui demander en quoi c’était mieux avant. Cela aurait peut-être débouché sur des points de convergence…

    • @homo Oui, l’autre jour ma très chère mère -que j’adore- dit à ma fille : « comment vous autres jeunes pouvez-vous envisager de faire des enfants à une époque pareille ?  » moi  » maman tu es née en 38 et tu n’avais pas le droit de vote… « 

      • Je vous comprends Vera, j’ai le même genre de réponses vers ma belle-mère !

      • Moi j’ai fait des enfants pour installer et programmer le magnétoscope, et aujourd’hui j’ai des petits-enfants pour m’installer des apps sur le smartphone…

        Alors parfois je me sens presque dans la peau d’un seigneur, surtout quand je suis assis en tête de tablée !

        Quoiqueuuuuh, la tête de tablée n’est elle pas plutôt le bout de la table ?

  • Un article qui ramène la contagion de Covid-19 au niveau d’un fait divers…
    Un virus « qui va faire le ménage » chez les personnes âgées…
    Au fond peut être une contribution pour éviter le déficit de certaines caisses de retraites…
    En somme, on traite le problème par le déni de réalité!
    Tout de mémé curieux sur CONTREPOINTS!

    • Un virus qui va peut-être surtout faire le ménage parmi les cerveaux d’expérience, au profit des jeunes parasites.

    • Tout à fait d’accord. Les chiffres (pour ceux qui savent calculer) donnent froid dans le dos. En revanche ils sont manifestement biaisés parce qu’on ne connait pas le nombre réel de peronsonnes contaminées.

      En résumé, il semble que l’on ait un gros problème au niveau mondial. Mais ramener ça à un fait divers touchant les vieux est faux et stupide, et il est illusoire de traiter par des bonnes paroles les comportements sociaux, politiques et économiques.

    • Cela fait des années que l’on crie au loup pour tout et n’importe quoi.

      Aujourd’hui que l’on a (semble-t’il) un vrai problème – ne serai-ce que par les conséquences économiques, 3/4 des français sont blasés et ne sont pas prêts à prendre des précautions (alors qu’ils s’affolent pour le bisphenol, les pesticides, le RCA, la biodiversité, les déchets nucléaires, le « j’en passe » et « des meilleurs ») …

  • Avec une loi limitant la contagion à 80/jour on pourrait sauver 300 vies par an ! (au moins)

    Bruno la science y réfléchit, mais ses services n’ont pas encore trouvé comment contraventionner les contrevenants.

    Mais ça viendra…

  • Rien à ajouter, c’est parfait. Merci.

  • D’où l’information du nombre de « cas confirmés », ce nombre (1415 hier soir) étant très bas par rapport aux contaminations d’une grippe hivernale. Si les tests manquent, il est d’ailleurs condamné à rester bas.
    On remarquera que M. Riester ministre de la Culture et néanmoins en pleine forme, a été testé positif.
    Selon que vous serez puissabt ou misérable…

    • Le ministre saura s’il est en pleine forme dans une semaine d’après le profil d’évolution de la maladie. Mais ce sera après la mascarade électorale (si elle a lieu) …

      • Maintenant, un politicien qui a cotoyé un politicien qui a cotoyé une personne contaminée est un cas. (Surtout si c’est Trump).
        Mais pour le commun des mortels (par définition) pour notre ministre, un français qui n’est pas mort n’est pas malade …

        Les « communicants » se sont surpassé !

      • Ca consiste en quoi le « télé-travail » pour un « serreur de louches » professionnel ?

  • Je partage absolument ce qui est écrit, mais il serait bien que même sur Contrepoints on arrête de nous bassiner avec ce Covid-19.

    • A partir du moment où c’est pour démonter les arguments fallacieux serinés par la presse subventionnée, je préfère que Contrepoints continue.

  • Article dans intérêt d’un ignorant qui pérore dans le vide et ne sait pas compter. Un gamin de 1ere sait faire le calcul… 4% de morts c’est 40 fois la mortalité de la grippe… Qui fait 8000 mort par an en France… Alors combien de morts avec le coronavirus si on laisse filer l’épidémie comme actuellement ? Les chinois rigoleraient bien en voyant tant d’ignorance.

    • « Les chinois rigoleraient bien en voyant tant d’ignorance. »
      Ils rigoleraient plutôt en voyant la votre en train d’anonner les bêtises de BFM TV. Renseignez-vous plutôt!

      Le léthalité de la grippe saisonnière tourne autour de 0.2-0.5% en France. Mais cette léthalité est calculée par rapport au nombre globale de personnes supposées atteintes.
      En effet, en France, les mécanismes de dissémination des grippes saisonnières sont relativement bien connus. Le nombre de grippes effectivement soignées par les médecins est connu et une extrapolation est faite pour obtenir le nombre de personnes ayant été contaminés. Ces personnes n’ont présenté aucun symptôme ou se sont soignées toutes seules.

      La léthalité du covid-19 venant de Chine est calculée à partir du nombre de patients diagnostiqués comme contaminés et ne tient pas compte des malades peu graves non diagnostiqués ni des porteurs sains. Ce qui est logique car les caractéristiques de dissémination du virus sont mal connues (en témoigne les chiffres variables des dernières publications, chiffres allant grandissant à chaque nouvelle publi). Le chiffre de léthalité du covid-19 est donc obligatoirement plus élevé.
      Cette différence de traitement des données n’est jamais rappelée par nos journaleux, sans doute parce qu’ils ne se sont même pas donnés la peine de chercher mais sans doute également parce que 3% de mortalité fait plus augmenter l’audimat que 0.3%…

  • « Rappelons-nous qu’Ebola tue deux personnes infectées sur trois, la polio une sur trois… »
    N’exagérons pas surtout sur le cas de la polio de plus devenue rarissime!
    https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/poliomyelitis
    La poliomyélite touche principalement les enfants de moins de 5 ans.
    Une infection sur 200 entraîne une paralysie irréversible. Parmi les sujets paralysés, 5 à 10% meurent lorsque leurs muscles respiratoires cessent de fonctionner.
    Mais avec la culture de la peur évoquée dans cet article on continue à imposer la vaccination antipoliomyélitique dans des populations étendues qui ne courent déjà aucun risque: la transmission orofécale est impensable en France notamment ou en Europe qui n’a pas connu de cas depuis 30 ans!

    • « impensable en France notamment ou en Europe qui n’a pas connu de cas depuis 30 ans! »
      Grâce à la vaccination peut-être, non? 🙂 🙂

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