Le « monde d’après » sera-t-il vert et ruineux ?

Dans le monde d'après, les esprits vont s'échauffer et chacun voudra tirer des bénéfices des réorientations économiques qui se profilent.
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Le « monde d’après » sera-t-il vert et ruineux ?

Publié le 27 avril 2020
- A +

Par Michel Gay.

Le « jour d’après » la pandémie du Covid-19, non seulement les esprits vont s’échauffer contre l’incurie et les maladresses du gouvernement, mais chacun voudra tirer des bénéfices des réorientations économiques qui se profilent.

À la longue liste des reproches sur l’absence d’anticipation de cette crise sanitaire du gouvernement et des responsables de santé, il va falloir ajouter « la preuve par le coronavirus ».

La preuve par le Coronavirus

En effet, le Covid-19 « prouve » déjà selon les uns ou les autres qu’il faudrait davantage :

  • de souveraineté nationale et européenne
  • de « made in France » et de « made in Europe » avec une  nouvelle politique industrielle
  • de frontières
  • d’argent pour la santé et pour nos services publics…
  • de contrôle de l’économie par l’État

Chaque lobby essaiera de tirer le plus possible à lui la couverture des changements de paradigme à venir pour défendre ses propres intérêts suite à l’échec de la prévention de cette pandémie.

Le prophète cathodique Nicolas Hulot prévoit même l’apocalypse en annonçant que le Covid-19 serait le « dernier ultimatum » donné aux Hommes par la nature !

Le « monde d’après » sera-t-il plus vert ?

Le Haut Conseil pour le Climat (HCC) institué par Emmanuel Macron pour évaluer les politiques publiques de lutte contre le réchauffement climatique veut, lui, une reprise verte pour tirer les leçons de la crise. Il propose une transition écologique encore plus « verte et pas grise » dans un rapport spécial publié mardi 21 avril 2020.

Les 18 recommandations du HCC préconisent de mettre la transition écologique et la réduction des gaz à effet de serre au cœur de la relance économique en privilégiant « les plans d’investissement et de perspectives compatibles avec la trajectoire bas-carbone ».

Ainsi, dans le secteur automobile toute aide devrait s’inscrire dans une reconversion vers des véhicules « propres », électriques ou… à hydrogène.

Et au moment où le gouvernement s’apprête à soutenir massivement Air France pour éviter sa chute, la présidente du HCC (Corinne Le Quéré) met en garde contre les velléités de « reconstruire comme avant, coûte que coûte, certains secteurs comme l’aérien, très polluant ».

Comme toujours dans ce genre de publication, le HCC prône les transports « doux »  (marche, vélo,…), le train, et le télétravail à côté d’autres préconisations plus floues comme « préserver et accroître les écosystèmes terrestres et côtiers pour stocker du carbone ».

Bien entendu, le nucléaire, qui n’émet pas de carbone, n’est même pas cité une seule fois pour la production d’électricité ou de chaleur… Un oubli sans doute.

La transition écologique « verte » se doit d’être ruineuse.

La crise du coronavirus ne semble pas avoir encore fait s’interroger les « conseillers » des pouvoirs publics sur l’incitation aux gaspillages en matière d’écologie. Leurs convictions vertes semblent inébranlables.

Il faudra comme d’habitude attendre la prochaine crise qui pourrait bien cette fois être énergétique, notamment dans la production électrique européenne. Tous les ingrédients sont réunis pour sa survenue.

Et, une nouvelle fois, comme le président Emmanuel Macron récemment, chacun s’exclamera benoitement : « C’est une situation inédite que rien ne permettait d’anticiper ! ».

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Créer un compte Tous les commentaires (30)
  • claude henry de chasne
    27 avril 2020 at 6 h 28 min

    La politique verte a un coût. L’état n’a plus un sou!
    çà va vite etre bâché , la crise économique va balayer les politiques en place , le dégagisme va faire flores .. et sans le politique de gauche , plus d’escrologistes

  • un monde vert , point ne sait , mais ruineux ça c’est une certitude ; et sans être vert pour autant ;

    • jacques lemiere
      27 avril 2020 at 7 h 08 min

      évoquer un monde vert est aussi un stratagème…o ne sait pas trop ce que c’est….en pratique c’est taxe sur l’essence et autre..

      • Un monde vert, c’est facile : il suffit de planter. Mais avec l’augmentation de CO2, ça pousse tout seul.

        Un monde moins pollué, tout le monde est pour, mais il faut bien reconvertir les industries sans les casser.

        Un monde sans énergie, c’est un génocide. Et quand on met en avant les économies d’énergies parce qu’on ne sait pas faire de l’énergie propre à bon marché et qu’on ment à ce sujet, cela devient rapidement un crime contre l’humanité.

    • claude henry de chasne
      27 avril 2020 at 7 h 09 min

      la pénurie va ouvrir les yeux de certains sur les bienfaits des produits alimentaires abondants,,, quand les gens se battront pour un kilo de farine , je ne donne pas cher de la peau des verts

      • claude henry de chasne
        27 avril 2020 at 7 h 13 min

        je ne sais pas si vous avez remarqué mais les verts ne prolifèrent
        que dans les pays qui vivent une certaine abondance,, que viennent
        les privations et vous les verrez pendus sous les panneaux de carrefour!

      • Je suis pessimiste.
        La pénurie sera forcement la conséquence du méchant turbo-libéralisme, de la mondialisation, des patrons qui ne paient pas assez leurs employés, des agriculteurs qui n’ont pas assez investi dans le bio et qui ont épuisé les sols, de l’absence de production locale suffisante…etc

  • Il ne faut pas prendre au pied de la lettre les déclarations et rapports du HCC, ce n’est qu’un organisme de communication de plus, destiné à faire des promesses politiques ciblées sur un électorat, sans toutefois engager le gouvernement.

    • Les géologues connaissent les variations du climat sur des millions d’années ainsi que sur les conséquences
      . toute conclusion sans eux n’est que de la poudre aux yeux

    • Bien sûr mais c’est aussi un excellent moyen de justifier des décisions politiques en affichant de plus un respect « de la parole citoyenne ».

  • Le monde d’après, le monde d’avant en pire, vous ne croyez quand même pas qu’ils nous infligent leur confinement pour notre santé .. Et le déconfinement pour notre plaisir.
    Les verts…. Sont plutôt tous cramoisi et ça ne peut pas s’améliorer.

  • Est-ce qu’on ne spécule pas un peu trop sur la résilience d’une union nationale et une union européenne dans toutes ces définitions du monde d’après ?

  • D’accord pour des villes moins polluées avec plus de véhicules électriques. Mais alors les circonstances imposent d’arrêter le gâchis de nos ressources et la fermeture anticipée de Fessenheim.

    • Sans compter les 14 réacteurs qu’ils veulent fermer d’ici 2035…

      • Nous allons rentrer dans un monde aléatoire, comme le régime des vents ou l’ensoleillement, c’est un peu la politique actuelle du gouvernement. Seul le nucléaire est une énergie constante

        • Tout à fait, mais pas aléatoire : chaotique. On sait qu’un battement d’aile de papillon dans un hémisphère modifie la météo plusieurs semaines après dans l’autre hémisphère. Donc notre production énergétique dépend des papillons.

    • @Virgin. La pollution sonore a la rigueur. Mais il est faux de croire que la fin des véhicules thermiques amènera un air valant celui des montagnes…

  • On a un super marqueur du retour au bon sens sous la main!
    Si la gabegie des éoliennes continue, c’est que ce pays est définitivement partie dans le mur pour une catastrophe totale encore du à une religion (celle qu’est devenue l’écologie politique basé sur des croyances qui comme d’habitude n’ont rien a faire des faits et encore moins des vérités scientifiques) qui sera colossale.

  • Et pendant ce temps, le taux de CO2 semble indifférent à la bausse de l’activité humaine…
    https://fr.co2.earth/daily-co2

    • Le taux de CO2 semble indifférent à toutes les modélisations qu’on veut en faire. Tout comme le virus.

      Même causes, mêmes effets : science non aboutie, car trop d’inconnues qui ne sont pas intégré dans les modèles, en plus de simplifications hasardeuses pour pouvoir établir des modèles non chaotiques.

  • Après avoir fait un « petit » trou dans le budget de 200-300 milliards d’euros, il n’y a rien de plus urgent que de cramer encore une centaine de milliards pour baisser la concentration en CO2, ce qui aura comme résultat: RIEN DU TOUT.
    Ou comment cramer encore plein de pognon de l’argent des autres pour se saboter.
    CPEF.

    • « pour se saboter. »
      Se saboter à moyen terme sûrement. Mais l’agenda politique ne va que jusqu’aux prochaines élections.

  •  » Leurs convictions vertes semblent inébranlables. »
    Je respecte les convictions. Sauf quand elles dirigent la politique énergétique de la France.
    Il ne faudrait pas confondre convictions et lobbying.

  • Pour les écologistes radicaux la pandémie actuelle est l’équivalent de la guerre de 14-18 pour les marxistes. Ils savent qu’un désastre économique succédant au désastre sanitaire leur donnerait une magnifique opportunité pour arriver au pouvoir en profitant du désordre. Lénine et ses complices ont profités du désastre provoqué par la guerre pour mettre en place par la violence l’un des pires régimes de terreur que la terre ai connu.
    Toutes les idéologies les plus débiles vont bomber le torse à la sortie de cette crise (si il y a une sortie …), l’amalgame entre les obsessions climatiques, la pollution, l’anti-capitalisme pourrait bien etre le catalyseur de cette prise de pouvoir par une alliance Vert-gauche-extreme gauche.
    Et l’état pourrait y trouver son interet pour survivre …

  • Je découvre ce site Contrepoints. J’aime les idées qui y sont développées mais je n’arrive néanmoins pas à m’expliquer pourquoi écologie rime forcément pour vous avec idées de gauche. Voyons grand mes amis et voyons nouveau! Il serait un peu réducteur à mon avis que libéralisme ne soit vu que par le prisme d’un monde ultra-carbonné. Il y’a tant de possibilités

    • « écologie rime forcément pour vous avec idées de gauche »

      L’écologie est une science. C’est « l’écologisme » qui rime avec des idées de gauche. Et le problème n’est pas tant les idées de gauche que l’utopie ou le totalitarisme de ceux qui se réclament de gauche ou de l’écologie sans même définir clairement si l’écologisme à pour but le bien-être, la santé, la précaution, ou des conceptions politiques malthusiennes …

  • Il est certain qu’ajouter une coupure générale d’électricité de plusieurs jours à une économie déjà durement saccagée par le confinement inutile, ce serait le coup de grâce.

    Au moins, on n’aurait plus à se farcir les faces de Carême du gouvernement, ces cuistres étant réduits au silence.

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