Un virus mortel pour l’économie et la liberté humaine

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Il existe un remède au virus socialiste, c’est l’économie libre, la propriété privée et la responsabilité personnelle. Une vérité a réaffirmer à l’heure de l’état d’urgence sanitaire.

Par Étienne Chaumeton.

Le coronavirus ! Ce virus mortel pour les Hommes, pousse ceux de l’État à prendre des décisions tout autant mortelles pour la liberté économique et humaine. Les mesures récemment annoncées vont laisser des cicatrices profondes et durables dans l’économie et dans les mentalités.

Certes, le coronavirus peut être mortel. Il convient de prendre au sérieux ses conséquences pour la santé et d’éviter sa propagation.

Si des circonstances médicales exceptionnelles peuvent appeler des mesures exceptionnelles, la tentation est grande pour les hommes de l’État d’entraver l’économie de marché et de répandre le virus létal du socialisme.

Parmi les gestes barrière pour éviter la propagation du virus covid-19, il est conseillé de se laver régulièrement les mains avec du savon ou du gel hydroalcoolique. La demande pour ces gels a fortement augmenté, si bien que certains distributeurs ont augmenté les prix. Face à quelques cas isolés de « prix inacceptables », le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a voulu donner l’impression de prendre la situation en mains, en signant un décret encadrant les prix des gels hydroalcooliques.

Des mesures inefficaces et contre-productives

Une telle mesure est à la fois inefficace et contre-productive, comme l’histoire l’a montré à d’innombrables reprises. En cas de demande croissante et subite, la production ne peut pas suivre dans les mêmes proportions.

Les prix sont donc amenés à progresser pour trouver un nouvel équilibre entre l’offre et la demande.

Si le prix fixé par décret est au-dessus du prix d’équilibre naturel, il ne sert à rien. Si le prix fixé par le décret se situe au-dessous du prix d’équilibre, il génère des effets négatifs.

  • un prix artificiellement bas peut décourager les producteurs de produire et les distributeurs de vendre le produit. Ils sont incités à se tourner vers d’autres produits, devenus plus rentables.
  • si l’État interdit par la loi de vendre un produit au-delà d’un certain prix, il ne diminue pas la demande pour autant ; il encourage indirectement le marché noir, la production informelle du produit et de solutions de substitution, dont les prix restent libres.

En tout cas, il est certain qu’un décret fixant arbitrairement un prix ne peut pas par lui-même augmenter la production ni la disponibilité d’un produit.

Le 16 mars, le président Macron a annoncé la mise en place d’une enveloppe d’un montant de 300 milliards d’euros visant à garantir les prêts sollicités par les entreprises à leurs banques. Le chef de l’État a annoncé qu’« aucune entreprise quelle que soit sa taille ne sera livrée au risque de faillite ».

Ses promesses généreuses ne s’arrêtent pas là.

Pour éviter les licenciements, les entreprises sont encouragées à recourir au chômage partiel. Plus de deux millions de personnes devraient être concernées par cette mesure. Son coût est déjà estimé à plus de huit milliards d’euros, soit plus de quatre ans de recettes de l’IFI. Pour les travailleurs indépendants non éligibles aux mesures de chômage partiel, Emmanuel Macron a promis une aide en cas de fermeture ou de perte d’au moins 70 % du chiffres d’affaires.

Une facture salée pour les contribuables

Allant plus loin, le chef de l’État a demandé que « les factures de gaz, d’eau, d’électricité, les loyers soient suspendues ». L’ensemble de ces mesures va coûter des dizaines de milliards d’euros à l’État, c’est-à-dire in fine aux contribuables français. À deux ans de la fin de son mandat, le gouvernement actuel prend des mesures économiques très importantes, à l’ampleur encore incertaine, dont les conséquences vont peser durablement sur les contribuables français, déjà étranglés par le taux de prélèvements obligatoires le plus élevé de tous les pays de l’OCDE.

Le pire vient sans doute de Francfort…

Christine Lagarde, présidente de la BCE, a prévenu que l’activité économique dans la zone euro allait « se contracter considérablement ». Comme réponse, elle a déclaré que son engagement pour l’euro était « sans limite », dans la continuité de son prédécesseur Mario Draghi avec son « whatever it takes. »

La BCE s’est déjà engagée à racheter 750 milliards d’euros de dettes publiques et privées. Concrètement, la Banque centrale européenne va augmenter la masse monétaire, qui créera, tôt au tard, de l’inflation, détruira une partie du pouvoir d’achat de l’euro et ruinera des épargnants.

Le coronavirus, dont le bilan médical est encore incertain, a déjà généré des conséquences économiques gravissimes. Il a permis à l’État de renforcer son pouvoir.

Il existe pourtant un remède au virus socialiste, c’est l’économie libre, la propriété privée et la responsabilité personnelle.

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