Coronavirus : notre responsabilité individuelle, la meilleure des protections

Tout va bien - Keep calm and carry on BY Rafael Lopez. — Rafael Lopez, CC-BY

Cette épidémie va peut-être permettre aux gens d’apprendre ou réapprendre ce qu’est la responsabilité et comment elle est la seule à même de les protéger.

Par Margot Arold.

L’épidémie de coronavirus a tristement ouvert l’année 2020. Pourtant, dans ce contexte difficile, une chose pourrait peut-être nous réjouir : les gens vont apprendre ou réapprendre ce qu’est la responsabilité et comment elle est la seule à même de les protéger.

Ce réveil de la responsabilité individuelle se fait par l’éducation, non par la loi, car c’est l’éducation qui donne le meilleur résultat. La loi s’impose, contraint à obéir, que l’on comprenne ou non s’il existe de bonnes raisons de le faire. L’éducation, elle, permet de comprendre.

Agir de manière responsable

Ne pas aller prendre un bain de foule ces temps-ci, pour éviter un risque de contamination, est une décision de base que tout un chacun est capable de prendre. Que l’État fasse annuler les réunions confinées de plus de 50 personnes ou n’annule pas les matches de foot où plus de 5000 personnes vocifèrent : faites un choix de bon sens, le vôtre.

Les consignes d’hygiène sont répétées en boucle et chacun peut les appliquer : se laver les mains, ne pas se toucher le visage.

Ne pas se rendre aux urgences ni dans quelque lieu public que ce soit, quand on a des symptômes de la grippe, devrait être le B-A-BA, quel que soit le virus d’ailleurs.

Déverser des torrents de questions au SAMU en encombrant le 15 pour « se renseigner » est totalement irresponsable, notamment vis-à-vis des malades qui n’obtiendront plus cette ligne quand ils en auront besoin : et un jour cela pourrait être vous.

Certes il y a les messages gouvernementaux. Mais discrédité, un gouvernement n’a plus d’audience surtout quand son porte-parole annonce le 2 mars que « à ce stade, il n’y a pas d’épidémie ». Cela est vrai, par définition. Mais dans la bouche d’un politicien (ici Sibeth Ndiayé), cela a un petit relent de « jusqu’ici tout va bien ».

Le meilleur rempart contre le virus, c’est nous-mêmes, pas l’État qui échoue logiquement lors de l’étape 1 de diffusion du virus, est inaudible à l’étape 2 et  impuissant à l’étape 3, malgré des gesticulations théâtrales liberticides plus ou moins inefficaces voire contre-productives.

Ceux qui condamnent une « psychose »

Dans le cas du virus, le message du gouvernement est relativement inaudible pour une partie des Français qui écoutent les consignes l’air goguenard de celui à qui « on a déjà fait le coup ».

Ceux-là se rappellent Tchernobyl et les politiciens qui se voulaient rassurants ; ils se rappellent H1N1 et les messages un peu affolants ayant entouré une épidémie qui a été moins dévastatrice que « prévu » ; ils redoutent les vaccins imposés par l’État

Ils savent que nombreux sont les politiciens corrompus ou dont l’intérêt n’est pas le même que le leur.

Ce sont probablement les mêmes qui n’annulent pas leurs vacances, bravaches devant les caméras : « on ne va pas céder à la psychose », comme si résister par son attitude face à un virus qui se répand était la même chose qu’ « être Charlie » et ne pas se laisser intimider en continuant à aller boire un verre en terrasse.

Ils écoutent avec intérêt ceux à qui on a beaucoup donné la parole ces derniers temps : écologistes en version collapsologues, ou en version jeune fille à tresses, ceux-là vont même jusqu’à se réjouir qu’un virus décime la population mondiale, « ça polluera moins et on consommera moins », et la population française, « ça résoudra le problème des retraites ».

Un discours malthusien non seulement faux mais inacceptable. Le problème des retraites sera le cadet de nos soucis si chacun à son niveau n’agit pas de manière responsable.

La solution viendra des individus, du capitalisme et du génie humain

Or cette « mondialisation responsable » de la diffusion du virus (et, certes, elle l’est) et le capitalisme « effréné » ne peuvent pas être montrés du doigt comme négatifs.

Le capitalisme, c’est ce qui permet des livraisons à domicile, bien utiles ces temps-ci.

Cette mondialisation accusée d’avoir apporté le virus, c’est aussi celle qui permet  d’avoir du matériel high tech nous permettant de communiquer, de la nourriture en abondance, des médicaments, des vêtements, de la musique… C’est celle-là même, qui, combinée à une libre circulation, apportera, grâce au génie humain, des traitements, des vaccins.

Il n’y a rien de réjouissant dans le fait que cette épidémie puisse anéantir la consommation. Le commerce établit des liens d’échange entre les individus, évite le repli sur soi. Une crise sanitaire qui s’installerait dans le temps serait très délétère. Les tensions s’exacerberaient, la pénurie entraînera le marché noir et le vol.

Il nous faut prendre conscience que le libre échange et la responsabilité individuelle sont les seuls à pouvoir apporter la paix et le confort à une population : cela devrait être la leçon à tirer de cette situation.

 

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