Affaire Assange : la liberté de la presse est en danger

Si Julian Assange fait les frais de son acharnement à croire en l’importance d’un contre-pouvoir, qui, parmi ceux qui restent, voudra prendre la suite ?
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Julian Assange By: Jose Mesa - CC BY 2.0

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Affaire Assange : la liberté de la presse est en danger

Publié le 2 mars 2020
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Par Louise Alméras.

Une audience a débuté ce lundi 24 février au Royaume-Uni pour discuter de l’extradition possible de Julian Assange vers les États-Unis. Accablé de dix-huit chefs d’accusations en vertu de la loi américaine sur l’espionnage, le détenu de la prison de Belmarsh — réservée aux criminels les plus dangereux — est en danger de mort tandis qu’il incarne à lui seul celui de la liberté.

Le compte à rebours est lancé pour savoir lequel des deux mourra en premier.

Lanceur d’alerte, journaliste, défenseur de la vérité, Julian Assange est-il tout cela à la fois ou une menace à l’équilibre géopolitique voulu par les grandes puissances mondiales ? Est-il un traître ou un héros ?

Étant donné l’acharnement dont il est la cible, depuis sa sortie de l’ambassade de l’Équateur à Londres en avril dernier, allant jusqu’à la torture et à la maltraitance, c’est qu’il doit bien être l’un ou l’autre. Son extradition aux États-Unis signerait en tout cas l’échec de la liberté d’informer et de la liberté tout court.

La liberté de la presse en question

Mais la question ici est de savoir quelle est la place de la liberté de la presse dans cette affaire, et si elle a une place seulement. Un article du quotidien britannique The Guardian déplore que « la couverture de son sort ait été réduite au silence ». Aucun soutien de la part de la presse anglaise pour Assange, donc.

Et outre-Manche, les articles demeurent rares, ou plutôt relativement inefficaces. C’est-à-dire qu’ils ne pèsent aucunement sur le pouvoir et les décideurs. Le journaliste du Guardian Roy Greenslade rappelle que « les implications profondes de cette affaire sont extrêmement importantes pour l’avenir du commerce journalistique. Ce que Manning et Assange ont fait ne peut pas être interprété comme de l’espionnage. C’est du journalisme pur et simple ».

Après avoir questionné les rédacteurs principaux du pays sur leur opinion au sujet de l’extradition d’Assange, leur avis est unanime : son extradition serait une grave erreur. Et de citer les propos de sa propre chef, Katharine Viner :

« Le pouvoir de l’État ne devrait jamais être utilisé pour réprimer les actions des dénonciateurs et des journalistes d’investigation qui poursuivent des articles qui sont clairement dans l’intérêt public. Le cas d’extradition des États-Unis contre Julian Assange est une attaque troublante contre la liberté de la presse et le droit du public de savoir. »

Existe-t-il deux journalismes ?

Qu’ils aiment ou non le personnage Assange, tous sont d’accord pour crier entre eux au scandale, mais très peu l’expriment dans la presse. Ce à quoi les appelle le journaliste de cette tribune du Guardian.

Finalement, peu de journalistes du pays semblent s’identifier au combat d’Assange, comme s’il existait deux journalismes : le propre et le risqué, celui du papier et celui de l’action. Certains reprochent encore au lanceur d’alerte d’avoir pu mettre en danger des vies, bien qu’il ait alerté par là-même de crimes d’État illégitimes (la vidéo d’un équipage d’hélicoptère américain abattant 18 personnes à Bagdad en 2007, dont deux correspondants de guerre de Reuters, par exemple).

Personne ne peu dénier le service rendu d’Assange à tant de nations, de journaux, de citoyens en publiant des câbles diplomatiques, des secrets d’État, des vérités si souvent mises sous le tapis et totalement inaccessibles pour la plupart des mortels.

Mais qui peut donc arguer avoir toujours commis des articles, des enquêtes, des reportages sans jamais avoir mis en danger ceux qui souffraient de la conséquence d’un mensonge ? C’est aussi le risque d’un certain journalisme.

Sans compter que personne n’a jamais rien pu prouver concernant Assange, ce qui montre, en partie, la mauvaise foi derrière laquelle beaucoup se cachent pour justifier de le lâcher. Et si la vérité méritait un peu plus de considération ? Qu’elle supposait de s’élever au-delà des goûts et des petites croyances pour s’attacher aux faits, ce qui est en général le propre du journalisme ?

Car si Julian Assange, après Chelsea Manning et Edward Snowden, fait les frais de son acharnement à poursuivre la vérité et à croire en l’importance d’un contre-pouvoir, qui, parmi ceux qui restent, voudra prendre la suite ?

Ceux qui ferment les yeux sur les dangers de l’extradition de Julian Assange sont du même acabit que ceux qui n’avaient que faire d’entendre ou de voir les atrocités commises par les communistes, au nom de l’idéologie et de la tranquillité d’esprit.

Heureusement, il y a toujours eu et il y aura toujours des hommes pour alerter. Comme, par exemple, ce prêtre des Missions étrangères de Paris qui alerta en premier dans les colonnes du journal Le Monde sur les massacres des Khmers rouges. Se faire une idée du communisme, c’est une chose, comme c’en est une de se faire une idée du journalisme. Mais vouloir à tout prix la garder ainsi qu’on la conçoit, aux dépens de la réalité, c’est une entorse à la vérité.

Le journalisme est l’un des garants de la liberté et condamner Assange, comme ne pas le défendre, serait se tromper de poison. Le poison est de vouloir rester enchaîné aux États quoi qu’ils fassent.

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  • Qu’est-ce qui est le plus important ?
    Les équilibres géopolitiques ou la défense de la Liberté ?
    Mettre en danger le premier de ces termes, n’est-ce pas mettre fin au second ?
    Mais merci pour vos propos remplis d’espoir. Hélas.

    • En gros vous défendez Yalta. Et puis que sont les fameux équilibres géopolitique? quels équilibres? de quelles politiques? Sous prétexte arrangements politique on devrait laisser les mains libres à nos toujours vertueux dirigeants qui ont bien sur montré par le passé toutes leur qualités pour respecter les libertés et faire les bon choix (stratégiques, économiques…) avec toujours en tête le bonheur et le sécurité du bon peuple (c’est de l’ironie au cas ou il y ai un doute…)

      • Pour un journaliste de gauche le devoir suprême est de servir non pas la Vérité mais la Révolution – Salvator Allende
        (la fin justifie les moyens, tous les moyens, fussent-ils les pires)
        Être journaliste de gauche c’est servir la révolution y compris par le mensonge

      • ceci explique cela : pour un journaliste de gauche le devoir suprême est de servir non pas la Vérité mais la Révolution – Salvator Allende
        (la fin justifie les moyens, tous les moyens, fussent-ils les pires)
        Être journaliste de gauche c’est servir la révolution y compris par le mensonge

  • jacques lemiere
    2 mars 2020 at 7 h 56 min

    Assange doit être jugé car il a commis des actes illégaux..

    le résultat heureux d’un acte illégal c’est autre chose..

    si je mets votre vie sur écoute et que je déballe TOUT et que je revendique le » statut « de lanceur d’alerte car j’ai découvert que vous n’avez pas trié vos déchets convenablement.. vous pensez quoi?

    on va le répéter ou bien la loi qu’a violé assange est odieuse voire bancale voire inadaptée ou bien elle ne l’est pas…

    il faut le procès et il faut un débat sur la façon dont certains documents sont non accessibles au public…

    un type qui été cambriolé 50 fois sans réaction réelle de la police a tiré sur un cambrioleur ..il DOIT être jugé mais la loi doit être revue aussi…

    il doit y avoir le débat sur la loi…

    et je suis désolé..le terme lanceur d’alerte me pose des problèmes de définition.

    • La petite bête
      2 mars 2020 at 9 h 13 min

      Vous soulevez le problème essentiel de la conscience par rapport à la loi. Les nazis, à Nuremberg, se sont défendus en prétextant qu’ils n’avaient fait qu’obéir aux ordres…

      • @petite bête oui problème essentiel en effet. On voit bien que pour rester libre l’individu place quelque chose au dessus des loi : sa conscience, sa morale, sa foi . C’est souvent ce qui manque au discours libéral : la liberté sous le regard d’une transcendance.

      • Oui, il y a les lois et il y a le droit. Le droit (naturel) est supérieur aux lois, celle ci ne devraient jamais pouvoir y contrevenir et s’ils elles le font les individus sont totalement légitime à les ignorer ou les combattre.

    • Le termes lanceur d’alerte ne doit être réservé qu’à la dénonciation de faits d’état puisque les états s’arrogent le droit de détenir le monopole de la violence et d’être (à leur bon vouloir) au dessus de la justice la plus élémentaire. Ceux qui dénonces des actes de personnes privé ou d’entreprises ne sont pas des lanceurs d’alerte, ce sont juste des « balances », ils ne risquent rien, aucune police, aucune armée ne viendra les pourchasser, ils ne seront pas exilé, menacé de prison à vie ou même de mort mieux même ils pourront être récompensé par certains états toujours friands de « collaborateurs » la France à bien montré l’exemple à ce sujet.

    • En vérité Assange n’a commis aucun acte illégal. C’est même l’inverse. Et il n’a jamais été accusé, aucune instruction n’a jamais été ouverte contre lui. Mais Nils Melzer, rapporteur spécial de l’ONU en parle mieux que moi ici https://www.investigaction.net/fr/le-rapporteur-special-de-lonu-sur-la-torture-un-systeme-meurtrier-est-en-train-de-se-creer-sous-nos-yeux/

  • La petite bête
    2 mars 2020 at 9 h 11 min

    « Le monde se divise en trois catégories de gens: un très petit nombre qui fait se produire les évènements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s’accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s’est produit en réalité. »
    (Nicholas Murray Butler (1862-1947), Président de la Pilgrim Society,
    membre de la Carnegie et du Council on Foreign Relations)
    Il est toujours risqué de vouloir informer la vaste majorité de ce que fomente l’ultraminorité de décideurs réels… Assange et d’autres rappellent que la liberté a un prix et qu’il ne suffit pas de proclamer « démocratie libérale » ou « Etat de droit » pour que cela corresponde à la réalité. Par contre, comme dans l’ex Union Soviétique, une certaine propagande peut endormir les esprits.

  • Il me semble qu’Assange représente la liberté de la presse et je m’étonne qu’il ne soit pas défendu plus fermement par la presse.

    • @jacques preuve supplémentaire que cette presse est connivente

    • Vous plaisantez? Assange est le plus grand ennemie de la presse institutionnelle qui n’a de cesse que de se rapprocher du pouvoir puisqu’elle partage totalement les valeurs de « l’establishment »

  • La vérité est à l’ouest 🙁

  • En danger de mort? Faut rester raisonnable ma chère Louise! Les USA n’exécutent pas les gens pour espionnage, mais par contre il risque la prison. Quant à Assange on remarque qu’il ne s’en prend qu’aux occidentaux. J’ai pourtant l’impression que la Chine et la Russie ont bien plus de choses à cacher question droits de l’homme et espionnage. Bizarre non?

    • @virgile « Les USA n’exécutent pas les gens etc » euh et pas seulement pour espionnage et je sais de quoi je parle ne les prenez pas pour des bisounours

  • En quoi les (des)equilibres géopolitiques sont-ils garants de la Liberté ? Le déséquilibre est en faveur des plus puissants, et je ne vois pas que les USA , la Chine ou la Russie protègent la Liberté.
    Petit rappel, la presse française appartient à 8 milliardaires, multinationales et banques. La façon dont fonctionne le monde leur convient très bien et leurs journalistes ne sont pas payés pour le remettre en cause… Il en est de même dans tous les pays.

  • Le cas Assange n’a pas grand chose à voir avec la liberté de la presse. Et concernant la liberté de la presse en France, elle n’existe plus. « L’épuration » ayant commencé vers la fin des années 80, il serait peut-être temps de se réveiller…

  • Pour un journaliste de gauche le devoir suprême est de servir non pas la Vérité mais la Révolution – Salvator Allende
    (la fin justifie les moyens, tous les moyens, fussent-ils les pires)
    Être journaliste de gauche c’est servir la révolution y compris par le mensonge

  • Il faut souhaiter que Julien Assange s’en sorte et qu’un jour il y ait des lanceurs d’alerte sur l’état Francais. Mais c’est peu probable car il faudrait trouver des journalistes pour relayer ces informations . Et on peut en douter du fait de la communauté d’intérêts et de la consanguinité qui existent entre les journalistes et l’état en France.
    Car en France si ce sont des journalistes de médias Français qui décident « des articles qui sont clairement dans l’intérêt public » on est pas près de voir un Julian Assange.

  • En même temps, une personne qui dévoile des documents classés confidentiels défense ou secret défense, ça me semble logique qu’il soit sanctionné… Essayez de le faire dans votre entreprise, vous verrez…
    Qu’on aime ou pas cette personne, rendre publique ce genre de documents est considéré par la loi de trahison, tout simplement. J’espère qu’il le savait, sinon, ça signifie qu’il ne devait pas très bon dans son boulot…
    Du coup, ça ne pose pas de problème de juger une personne qui détourne de l’argent via sa fonction publique, mais ça pose problème quand une personne dévoile des secrets qui peuvent mettre à mal un pays entier. Beau deux poids deux mesures.
    J’espère du coup que ça ne poserait pas problème si un jour, un document sorti dans les mêmes conditions dévoile les adresses de tous les espions ou militaires français, voire d’autres sujets « funs »…

  • Vous trouvez glorieux, vous, de « publier des câbles diplomatiques, des secrets d’État » ou encore des documents gouvernementaux et militaires classifiés ?

    Pas moi. Quand on se livre à de telles activités, on entre dans la catégorie des espions, des agents de subversion, de déstabilisation de l’État que l’on a espionné.

    Le « droit à l’information » ne permet pas tout.

    • En matière de trahison, personne n’a demandé des comptes à François Hollande qui ne s’est pas gêné pour divulguer des secrets en toute connaissance de cause dans son livre « un président ne devrait pas dire cela ».!

      • Ce qui est reproché à Hollande est le fait que son propos ait été tenu dans le cadre de sa fonction présidentielle… d’ailleurs tout cela a été extrapolé.
        Ce qu’il a dit est connu de toute ceux qui travaillent sur ces questions : rien de nouveau sous le soleil et en la matière, la France est loin d’être la championne… USA, Israël, Russie, RU…

  • Liberté de la presse… Trop drôle même la rublique ‘chiens ecrases’ est sujet à caution.

  • Je m’étonne de voir autant de réaction sceptiques ici sur ce sujet d’une ampleur monstrueuse.

    Je croyais moi aussi jusqu’à peu que Assange devait être jugé et avait des choses à se reprocher. Mais ces derniers jours j’ai épluché beaucoup d’articles me démontrant non seulement le contraire, c’est a dire qu’il n’avait commis AUCUNE violation de la loi, mais surtout qu’il faisait l’objet d’une persécution sans précédent de la part des USA et de la GB notamment, uniquement pour des raisons politiques.

    C’est également le point de vue du rapporteur spécial de l’ONU, Nils Melzer. Comme vous pourrez le lire ici pour la version courte :
    https://news.un.org/fr/story/2019/11/1055241

    Ou ici pour une version complète qui reprend tout le début du complot et de la persécution d’Assange : https://www.investigaction.net/fr/le-rapporteur-special-de-lonu-sur-la-torture-un-systeme-meurtrier-est-en-train-de-se-creer-sous-nos-yeux/?fbclid=IwAR16QzIFT2oM0OqgzGFV3y1kMTSpK_bAEPtAiHUTCS6n2Aho7O4ebNKx5xo

    Par ailleurs, pour avoir suivi tous les comptes rendus de ses journées de procès, c’est une farce stalinienne dont l’issue est courue d’avance. Il est démontré qu’Assange bénéficie de conditions de détentions contraires en tout points à ce que nous appelons les Droits de l’Homme, et que la « justice » britannique n’en a rien à faire.
    Je laisse les plus courageux lire les comptes rendus ahurissants du procès par Carig Murray, ancien ambassadeur britannique (sa bio est accessible via les articles articles originaux, non traduits) :
    Jour 1 : https://www.legrandsoir.info/compte-rendu-du-proces-assange-1er-jour.html
    Jour 2 : https://www.legrandsoir.info/compte-rendu-du-proces-assange-2eme-jour.html
    Jour 3 : https://www.legrandsoir.info/compte-rendu-du-proces-assange-3eme-jour.html
    Jour 4 : https://www.legrandsoir.info/compte-rendu-du-proces-assange-4eme-jour.html

    Si cela ne suffit pas à vous démontrer que le sujet est un enjeu politique capital pour les USA, je rappelle que Donald Trump a déclaré que le Premier Amendement (soit le principe protégeant la liberté d’expression, et ce n’est pas le deuxième, ni le troisième, mais bien le Premier) ne se serait pas appliqué dans le cas de Julien Assange.
    Que doit-on penser lorsqu’un pays renie le principe fondateur sur lequel il a bâti son Histoire ?

    • En quoi le 1er amendement défend la révélation d’information classifiées? Le problème est que c’est informations: fichiers, audio, vidéos etc peuvent être exploité à loisir par les services spécialisées d’autres État. Si l’on considère que seuls les simples citoyens prendraient connaissance de cela, il est évident qu’il n’y a rien a craindre.

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