Les petits effets indésirables des politiques écologiques idiotes

Grâce à des politiques publiques finement écologiques, on collectionne les effets indésirables pervers voire carrément mortels.
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Les petits effets indésirables des politiques écologiques idiotes

Publié le 22 novembre 2019
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Par h16

L’écologie, ce n’est pourtant pas compliqué : dans une grande ville moderne, si on veut lutter contre la pollution, les particules fines, le réchauffement climatique et la perte de lien social, il suffit de prendre les transports en commun, pardi !

C’est donc entendu : pour qu’enfin nos citadins se syntonisent à Gaïa et s’ouvrent à leurs prochains (qu’ils soient leur voisin de rame de métro ou leur arrêt de bus), les politiques urbaines ont fait assaut d’inventivité afin de pousser les urbains trépidants vers les transports en commun et qu’ils laissent enfin leur voiture au garage.

Moyennant quelques (milliers d’) interdictions, quelques (milliers de) taxes ici ou là, quelques (millions de) messages de propag… pardon publicitaires sur toutes les ondes, on a donc convaincu, fleur au fusil contre la nuque, que prendre le métro, le bus ou le tram était à la fois à la mode, écoconscient et financièrement malin pour épargner son petit porte-monnaie.

Le bilan ne s’est pas fait attendre : à mesure que le bilan atmosphérique de l’air des villes n’a pas cessé de s’améliorer (la concentration des particules fines de 10 micromètres ou moins – PM10 – s’est effondrée de plus de 41 % et de plus de 48 % pour celles de 2,5 micromètres ou moins – PM2,5 – depuis 2000, eh oui), les citadins se sont docilement pressés dans les transports en commun et notamment dans les métros lorsqu’ils existent.

Manque de chance, malheureux concours de circonstances, malentendu fortuit, ironie du sort et fourchette en plastique, la population des souterrains a donc explosé pendant que celle des routes s’est réduite, au point qu’il y a maintenant bien trop de passagers dans ces transports en commun : dans le métro parisien, c’est devenu une véritable bousculade où il est fréquent qu’on s’y retrouve à bien plus de quatre passagers par mètre carré.

Le lien social devient fort étroit.

Ainsi et selon les petits calculs enfiévrés du Parisien qui s’est paluché les données publiques de la RATP, ce sont près de 80 millions de trajets supplémentaires qui ont été comptabilisés sur le réseau sur les cinq dernières années, soit en moyenne une augmentation de plus de 200 000 voyageurs, un peu comme si le métro parisien transportait quotidiennement toute la population de la ville de Rennes en plus de celle déjà transportée en 2013… Le tout avec un réseau qui, lui, n’a pas évolué.

Youpi, tout se passe comme prévu, tout le monde prend le métro… et le métro est saturé !

Mieux encore : non seulement il est saturé, mais c’est aussi l’endroit de la capitale où la pollution y est la plus élevée, de loin.

Eh oui : grâce à l’action finement calibrée des pouvoirs publics, l’air est plus pur partout sauf aux endroits où ces pouvoirs publics ont tout fait pour entasser le maximum de population. C’est malin.

Bref, on a tout fait pour tabasser la bagnole, et avec succès, les gens ne la prennent plus et se rabattent sur des transports en commun qui ne sont plus guère entretenus, et notoirement laissés aux mains de syndicats collectivistes. Or, le collectivisme dans l’industrie, ça a toujours fort bien marché – l’URSS était réputée pour ses voitures luxueuses, ses installations industrielles écologiques et performantes, n’est-ce pas. Le bilan est sans appel avec un résultat identique en petit (RATP) et en grand (SNCF) : réseaux vétustes et en piteux état, trains régulièrement en panne, des grèves saisonnales et quasiment mieux cadencées que les trains qui sont maintenant bondés et chargés de pollutions diverses.

La particule fine ne se trouve plus sur les boulevards parisiens. Rassurez-vous, on la retrouve dans le métro !

Cette consternante péripétie illustre assez bien l’un des innombrables effets de bord idiots de l’écologie politique comme on en observe de plus en plus à mesure que l’hystérie écoloboboïde se répand :

  • éoliennes en fin de vie dont on n’arrive pas à démanteler les énormes socles de béton armé (allez éplucher ce beau projet, léger et pas du tout destructeur d’environnement), béton dont on sait qu’il aura été produit de façon carbone-neutre, c’est évident.
  • éoliennes toujours dont on sait que le recyclage en fin de vie est coûteux, complexe et encore très parcellaire.
  • éoliennes encore dont la production électrique aléatoire impose – notamment en Allemagne – des centrales à charbon d’une propreté redoutable (et même pas à cause du CO2, mais de ces fameuses particules fines qu’on prétend combattre ailleurs – sauf dans le métro si vous me suivez bien).
  • voitures électriques dont les batteries entraînent pollution à la production, pollution à l’usage, pollution en fin de vie (et même quand il y a recyclage).
  • j’en passe et des meilleures…

En réalité, on pourrait faire une liste fort longue des effets de bord plus ou moins désastreux des mesures soi-disant écologiques qui n’ont ni sens économique, ni sens écologique et qui aboutissent à des idioties, mais le pompon est largement atteint lorsque ces mesures provoquent directement la mort d’individus.

Et c’est une récente étude sur les conséquences de l’accident de Fukushima en 2011 qui illustre le mieux cette tendance mortelle : si une précédente étude médicale de Stanford évaluait une surmortalité putative liée aux radiations dégagées lors de cet incident à 130 morts hypothétiques, l’étude économique réalisée sur ce qui s’est passé directement à la suite de l’arrêt complet du nucléaire dans l’archipel nippon montre que le principe de précaution appliqué a, quant à lui, provoqué une surmortalité pas du tout hypothétique de 1280 individus : la hausse des prix de l’électricité de 38 %, provoquée par l’abandon du nucléaire dans le mix japonais et l’import consécutif de charbon et de gaz, a directement poussé des milliers de personnes, dont les plus fragiles, à renoncer à se chauffer ce qui a entraîné une surmortalité claire dans la population.

Comme le détaille un intéressant article de Futura Sciences à ce sujet, l’arrêt de la production nucléaire japonaise par une application bien trop empressée du principe de précaution et une vision écologique un tantinet exagérée a directement contribué à dix fois plus de morts bien réels que les morts hypothétiques provoqués par les rejets radioactifs suite à cet accident qui sont, de l’aveu de toutes les autorités compétentes, extrêmement faibles.

Au demeurant, rappelons une vérité qui est aussi valable en France qu’au Japon, à savoir que le froid cause davantage de morts que le chaud (les canicules sont des phénomènes certes plus médiatiques parce que plus visibles et que les décès provoqués le sont sur une période courte, mais la surmortalité par le froid est bien plus forte, bien que moins visible car sur une période plus longue).

Les politiques écologiques brouillonnes qui favorisent aussi bien les éoliennes (au final très polluantes) que les hausses de tarifs électriques sont directement responsables d’une surmortalité « discrète » mais indéniable en hiver.

Eh oui : l’écologie, c’est un peu plus compliqué que cette purée médiatique à portée d’adolescentes encouettées qu’on nous sert partout, de plateaux télés en tribunes de presse enfiévrées. Pour chaque décision prise à l’emporte-pièce correspond des effets de bord dont beaucoup sont largement indésirables et qui amène pour ces politiques publiques stupides à des bilans globaux catastrophiques tant sur le plan environnemental que sur le plan de la santé publique, du niveau de vie ou du résultat économique.

Mais nous sommes en France : malgré ce mauvais bilan, on ne stoppera pas l’action. Devant l’échec ou les effets indésirables, on se dira simplement qu’elle n’était pas entreprise avec suffisamment de vigueur, pardi !

parabole de l'aspirine (c) Maître Du Monde

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  • Un petit commentaire qui n’a rien à voir avec l’article (au demeurant tout à fait à niveau avec ce à quoi le rédacteur nous a habitués, merci beaucoup) : la nouvelle présentation des pubs est une plaie qui rend très difficile d’accéder… aux commentaires, dans la mesure où au fur et à mesure qu’on descend, les pubs aussi. C’est un peu gênant.

  • bravo ! ceci dit l’écologie est une operation de recyclage des personnels de gauche.. et de production normative permettant , sur le papier, de favoriser la production nationale … sans tenir compte des coûts induits par le changement de comportement des uns et des autres..
    Ainsi pour favoriser la transition on taxe , puis on s’aperçoit que ces taxes pénalisent la consommation , donc la croissance ,et in fine l’emploi, donc on augmente les aides donc les impots …
    gribouille pensait pouvoir monter sur la lune en se tirant par la barbe , ben le socialisme c’est pareil

    • Pour votre info j’ai créé un lien avec la Contribution Citoyenne Pour le Climat. J’ai participé et reçu un blâme « ne pas suivre »… Puis mon inscription a disparu… La présidente Laurence
      Tubiana est une communiste et le co-président Thierry Pech le secrétaire de Terre Nova ex rédacteur d’Alternatives économiques voilà du « beau » monde d’influence permanente de gauche. Le résultat fin janvier va être méphitique

      • Oh, mais si Thierry Pech est là, alors, vous allez pouvoir vous resservir de la moraline culpabilisatrice jusqu’à ce que lobotomisation totale s’en suive.

    • D’abord il ne faut jamais renoncer à une idée surtout lorsqu’elle est mauvaise… (et décriée par les autres de l’autre camp !) les sort pourrait inverser la vapeur… voir Hollande qui espérait inverser la courbe du chômage.
      Et il ne faut pas rester au milieu du gué ! quand on a commencé une c………e, il faut l’achever en beauté !
      De plus y renoncer serait avouer que l’on s’est trompé, alors, plutôt crever que de
      reconnaître ses erreurs !
      D’autant que ce sont les ploucs qui en pâtissent…
      Nous Enarques-Ignares, ne prenons pas le métro et ne devons pas supporter les éoliennes !

  • Franchement ,le sort des parisiens dépend de leurs choix democratiques ,ils votent pour des glands , ils ont des glands et a part les cochons personne n’aime les glands…les veaux sous le pere peut etre !

    • Il faut être gland avant de devenir chêne, hélas les micro-particules les empêche de germer.

    • Le problème spécifique à Paris est lié à la structure de la région : on a une ville centrale, qui draine la population de toute une région (voire au-delà). Pourtant, même si ses décisions auront des effets sur la population de toute la région, le maire de Paris est élu uniquement par les habitants de Paris…

      • Hidalgo pourrait avoir une action pour nettoyer le métro, elle tait le problème; Elle nie aussi la pollution certains jours venues des centrales allemandes au charbon. Par contre le Banlieusard ou le provincial pauvres et sa voiture qui a dix ans, ça c’est une belle cible.
        Si le monde a des problèmes c’est donc la faute aux salauds de Pauvres qui en plus aggravent leur cas en votant populistes. CQFD AMEN

    • @reactitude
      Bonjour,
      Paris est un territoire perdu de la République.

    • les parisiens se déplacent en trottinette ou roller, c’est les banlieusards qui remplissent les métros et RER, donc rien à changer.

  • La remarque d’Einstein sur la bêtise humaine est confirmée par les écologistes! Et en plus ils sont ignorants.

  • En France, il n’y a pas de pétrole, mais des politiciens.

  • En hiver, à Paris, la première source de particules fines sont les poêles à bois. Mais quand la mairesse veut les interdire, Ségolène Royal décide de ne pas le faire….

  • L’écologie politique n’a rien à voir avec l’écologie. Peu importe à ses promoteurs qu’elle génère des effets pervers écologiques, pourvu que cela aide à atteindre leurs objectifs principaux (abattre la société capitaliste pour certains, bénéficier de juteux contrats ou de sinécures pour d’autres).

  • Un autre aspect parasite des décisions de nos incapable, est l’idé que l’on peut appliquer les mêmes solutions partout. Chauffer des Habitations dans la Meuse, les Alpes, des zones maritimes; en zone rurales ou en ville exigent des solutions différentes. Lorsque le Grand Barbu de Matignon annonce tout d’un coup vouloir interdire toutes les chaudières Fioul de France, Un seule chose est sur; Ce type est un abruti dangereux.

  • l’ecologie se soucie de préserver l’environnement..non pas dans un but de santé humaine mais à la seule fin de préserver l’environnement..

    en premier lieu donc ..les sujets dits écologiques n’en sont pas..

    quand la pollution est abordée sous l’angle de la santé humaine, ça fait sens..et ça s’appelle une question de santé publique…

  • J’ai pris le métro hier à minuit. Le gouvernement ne se fiche pas de nous seulement concernant la pollution. Non seulement, même à minuit, il n’y avait pas de place assise mais en 12 stations j’ai eu droit à deux interventions pénibles de mendiants racontant leur vie et passant devant chaque passager pour demander de l’argent et à un clochard sentant tellement mauvais qu’il m’a obligé à changer de wagon (et désolée si ça n’est pas politiquement correct de le dire). Je me demande combien de membres du gouvernement ont pris le métro ce mois-ci mais je pense que, en gros, « que le peuple se tasse et se tape les clodos », ils s’en tapent. Et encore n’ai-je pas à prendre les RER qui vont en banlieue… Les beaux discours contre la voiture ou le méchant Uber (dont je suis une fidèle cliente), c’est bon pour les autres.

  • Les commentaires sont fermés.

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