La SNCF sur un très mauvais rail

Aucun doute : la dernière grève sauvage de la SNCF montre à quel point le monopole est néfaste et maintenant impossible à réformer.
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La SNCF sur un très mauvais rail

Publié le 21 octobre 2019
- A +

par h16

C’est l’automne et avec la chute des feuilles, les châtaignes et les premiers frimas arrivent inévitablement les mouvements sociaux bien mûrs que la gréviculture française produit maintenant avec une régularité et une qualité reconnues dans le monde entier (qui nous envie assez peu).

Admirons au passage la récolte un peu particulière de cette année puisqu’au contraire des épisodes gréviculteurs précédents, cette période d’absence totale de services publics (ferroviaires dans le cas qui nous occupe) ne se traduira pas par une perte de salaire pour les cheminots : grâce à l’habile utilisation du joker « Droit de Retrait », nos petits malins vont pouvoir repasser par la case départ, toucher leur salaire et continuer comme si de rien n’était, sous les applaudissements de la presse qui se gardera bien de stigmatiser ce beau monde.

Pourtant, il y aurait de quoi dire puisque, sous prétexte de se protéger d’un danger grave et imminent provoqué par l’absence de contrôleurs dans chaque train, voilà nos braves cheminots syndiqués d’une entreprise sous perfusion publique massive qui refusent de faire leur travail : pour eux, l’accident d’un TER mercredi dernier, ayant fait plusieurs blessés dont un conducteur de train, était l’accident de trop dans la mesure où il n’y avait pas de contrôleur à bord.

Pourtant, tout le monde sait que le contrôleur de train est un véritable grigri institutionnel permettant d’écarter le mauvais sort et d’éviter que les voies ne soient trop maraboutées. Sans lui, des accidents se produisent qui sont sans rapport avec l’état lamentable du réseau dont je faisais déjà part dans de nombreux billets précédents.

Bref, les Français se sont une nouvelle fois fait sauvagement inopinés surprendre par un mouvement social surprise inopiné qui a rapidement paralysé la capitale, désorganisé une partie du territoire et mis un bordel monstre dans le planning de tout le pays alors que – ceci est une coïncidence totale – les vacances commençaient.

Il va de soi que le mouvement, subtilement commencé ce vendredi de départs en vacances, continue de plus belle le samedi afin de garantir qu’un maximum de contribuables usagers Français sera touché : la notion de sévices publics n’a jamais été aussi appropriée que lorsqu’on parle de la SNCF.

Cette absence de toute concertation, de tout préavis et la tentative de faire passer ce mouvement pour un droit de retrait agace la direction de la SNCF. Guillaume Pépy, l’excuse actuellement en charge du mammouth gangrené, s’est d’ailleurs offusqué de la façon cavalière dont les événements se sont déroulés : serrant un peu ses petits poings, entre deux systoles pas trop fortes, il envisage presque fermement le recours à une action judiciaire.

On retrouve la même tendance à hausser du menton chez Édouard Philippe (ce serait apparemment le Premier ministre en France actuellement) : pour lui, cet arrêt de travail sauvage serait un « détournement du droit de retrait » et tout ceci ne saurait continuer sans avoir des répercussions légales, scrogneugneu.

Et pour une fois, tant pour Pépy que pour Philippe, force est de constater qu’ils ont raison de souligner le caractère parfaitement illégal de l’action menée par les cheminots de l’entreprise : le droit de retrait supposerait un danger grave et immédiat pour les conducteurs de trains.

Or, soit l’on considère que l’état général du réseau, la déliquescence de la gestion de personnel de la société et le laxisme général qui entourent la sécurité de la SNCF sont bel et bien en cause, et dans ce cas, les cheminots devraient avoir fait usage de ce droit de retrait depuis littéralement des lustres (au moins quatre, ce qui nous ferait au moins 20 ans). Un tel retard à l’allumage – 20 ans !- pour les cheminots doit alors être porté à leur débit, compte tenu du nombre d’accidents graves ayant provoqué des morts sur les 20 dernières années. Faire alors les malins maintenant démontre rétrospectivement leur extraordinaire laxisme avec la sécurité et un magnifique foutage de gueule vis-à-vis des clients.

Inversement, on peut aussi considérer que les rapports qui s’entassent et pointent justement ces dérives lamentables sont de grosses exagérations. La situation de jeudi n’était alors pas différente de celle de vendredi, ce qui impose alors de voir ces mouvements pour ce qu’ils sont : une simple grève sauvage, parfaitement illégale, d’une certaine catégorie de personnels pour qui la sécurité n’est pas et n’a jamais été ici qu’un prétexte pour obtenir un levier de négociation politico-économique, ce qui ramène l’ensemble de ce mouvement à des considérations bassement terre-à-terre.

Ceci établi, il faudra pourtant faire notre deuil de voir toute action ferme de la part du gouvernement ou de la direction de la SNCF : eh oui, après des années de sélections rigoureuses d’énarques écouillés, de politiciens hontectomisés dès le plus jeune âge, après des générations à laisser les médias éructer leurs âneries collectivistes à la tête du Français moyen, plus personne n’a la moindre idée sur ce qu’il conviendrait de faire pour redresser la barre.

La SNCF est maintenant une synthèse dramatique de ce qui se fait de pire en termes de « management à la française » (qui est au management efficace ce que la cuisine anglaise est à la cuisine gastronomique), pour laquelle la position monopolistique aura permis de cultiver des avantages et des privilèges inouïs, la transformant de fait en petit État dans l’État devenu maintenant absolument incontrôlable.

Le monopole du rail aura permis à l’entreprise de s’enkyster à une position indéboulonnable du paysage économique et politique français, position qui lui a permis de réclamer toujours plus (de moyens, de salaires, d’avantages) sans même faire mine d’offrir un meilleur service.

Et alors qu’approchent les discussions sur une éventuelle réformette des retraites (dont tout indique qu’elle va se transformer en mise à la retraite de la réforme) qui auraient poussé l’idée ô combien iconoclaste d’une vraie égalité entre cotisants du public et ceux du privé (hérésie, horreur, abomination, ultranéolibéralisme que toute cette égalité gluante !), on comprend sans mal que ce mouvement inique et illégal vise surtout à montrer, une nouvelle fois, le pouvoir de nuisance de la SNCF.

Seulement voilà : petit à petit, les Français se réveillent à cette dure réalité que cette entreprise n’est plus guère que ce seul pouvoir de nuisance.

Jadis, il y avait encore l’opportunité de prendre un train, parfois rapide, pour des tarifs modiques. Cette histoire sent de plus en plus la naphtaline : pannes à répétitions, incidents plus ou moins graves, grèves et mouvements sociaux de plus en plus inopinés, services qui se dégradent visiblement, tarifs illisibles, dettes abyssales, … Si l’on y ajoute que même ceux qui ne prennent jamais le train le paient une fortune, la photo commerciale ne correspond plus du tout à la réalité de terrain et ressemble de plus en plus à une arnaque du tiers-monde.

Comme tant de fois auparavant, les mouvements sociaux de la SNCF illustrent fort bien la volonté farouche d’une partie du pays d’échapper à toute réforme, toute remise à plat pour essayer de sortir le pays de l’ornière. En face, l’absence de tout courage du gouvernement, la médiocrité cultivée des dirigeants garantissent que non seulement, la SNCF ne sera jamais remise sur le bon rail, mais qu’en plus, toute réforme de cette entreprise ou du système social qu’elle parasite vicieusement sera méticuleusement enterrée.

Ce pays est foutu.

Et bing le train ! La SNCF
—-
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  • La sncf va crever des l’introduction de la concurrence sur les rails
    ils le savent…

    • Je vais me faire des copains ( surtout chez les cheminots!) mais depuis que l’ agonie sous perfusion de tous nos anciens services publics durent, avec les usagers rendus visiteurs de malade malgré eux pour l’ occasion, je me demande si on aurait pas mieux fait de les garder comme service public en tenant tête à l’ Europe mais en le rendant sûr en modifiant le statut des fonctionnaires et le contrôle, doucement mais surement. Et en modernisant le ferroutage sur deux ou trois grands axes. Parce que bientôt on va buter sur un autre problème: le rail privatisé ( sans subvention) ne concurrencera jamais l’ avion, ni la bagnole, ni le vélo, ni une bonne paire de Nike.

      • bah toucher au statut? vous plaisantez

        • Non. En revanche je crois qu’ en France le statut du fonctionnaire sera toujours une exception française, pour le plus grand malheur du fonctionnaire en question. Je suis intimement convaincu par exemple que dans la SNCF, des employés rêvent de pouvoir foutre dehors certains collègues de travail… une bonne occasion qui va se perdre sans aucun doute avec cette opération « coït interrompu », pour ne pas dire « droit de retrait » détourné de manière complètement illégale.

      • Bah, ils taxeront à mort la paire de Nike, au prétexte qu’une godasse suffit, et que vous n’avez qu’à aller à cloche-pied.

    • Faudrait déjà qu’il soit possible à la concurrence d’émettre un commencement de projet de se poser candidat… Chose qui va être très très très compliqué je pense… Malheureusement…

  • Les sans-dents n’ont rien à attendre des sans-couilles…
    CPEF 🙁

  • Qu’elle bande d’australopithèque. Bloquer la France un jour de départ des fonctionnaires …
    Dans tous les cas ils ont raison la contestation est justifié soit il passe au tout numérique soit il font réellement du service mais pas la moitié de rien.
    Quand à bloqué la France pour un week-end sérieux, c’est totalement improductif et ça prouve qu’ils sont au bout du rouleaux et que c’est fini.
    Je crains le pire la contestation étant terminé on va s’acheminer par des modes de contestation bien plus violent.

  • Principe de base: en France la terre est fertile, mais surtout à la connerie. Ainsi un train privé devra se contenter d’un cadre vérolé. L’on a bien vu avec ptt, edf, gdf, etc…
    Voyez vous la France c’est le minitel vs Internet. Cela a un avantage: nous avons la certitude de rester coincer dans cette idéologie marxiste des années 70. Avantage car dans notre économie il n’y a que des incertitudes à cause des lois et de la fiscalité. La société essaye de s’y adapter et d’évoluer. Alors je vais le dire franco, n’essayez plus. Actez les faits. Partons sur cette certitude que notre pays est communiste et complètement foutu. De là, changeons tout.

  • Le moustachu a aussi besoin d’exister face à la CFDT devenue macroniste…

  • merci h16
    t’es le seul qui arrive a me faire autant marrer en m’annonçant de telles catastrophes

  • la médiocrité cultivée des dirigeants …
    qui est en phase avec celle du peuple.

    Parce que supposons un instant que les dirigeants appliquent la méthode Reagan qui consiste à licencier immédiatement pour faute professionnelle grave tous les délinquants qui ont pris le public en otage , on verrait immédiatement le peuple prendre la défense de ces pauvres travailleurs victimes de l’arbitraire de leur sale employeur.
    C’est le syndrome de Stockholm en V.F. :les otages qui s’attachent à leurs bourreaux.

  • lol.. à l’instant l’inspection du travail vient de justifier le droit de retrait des cheminots.. et c’est claironné partout au bon peuple..
    c’est sur que si Marx valide Lénine.. on va avancer a grands pas

    • C’est une fake news propagée par deux syndicats, ne serait-ce que parce que l’inspection du travail n’est pas habilitée à apprécier le bien fondé de l’invocation du droit de retrait qui relève d’un juge.

      • merci de l’info.
        Je les crois quand même capables de donner leur avis même si ça sort de leur « juridiction ».. ces gars là sont des gardes rouges

  • Tout cela est le résultat d’une guéguerre syndicats humiliés et gouvernement arrogant. Quand saura-ton négocier dans ce pays. Les réformes importantes et délicates ne se décrètent pas, il faut savoir convaincre la partie adverse en cédant un peu, tout l’art du compromis et sans précipitation. Tous ont à y gagner ainsi que les clients et les contribuables volontaires d’office.

    • Quand on commence à négocier avec des preneurs d’otages on a déjà perdu.
      Il faut les casser.

    • .. »syndicats humiliés » ….si on parle de la CGT elle n’a besoin de personne pour paraitre ce qu’elle est devenu! d’ailleurs si elle a perdu 1/3 de ses membres ce n’est pas pour rien . il lui en reste encore les 2/3 de trop.

    • Vous êtes patient vous ! Avec l’état global du pays nous devrions être en urgence maximale. Cad fermeture du robinet, comptabilisation rigoureuse, état des lieux complet. Alors que…nous constatons une totale décontraction de nos dirigeants, des grèves de nos fonctionnaires ?! Lol. Si j’étais Président, couilles ou pas, je passerais un sacré coup de karsher. Mais je commencerais par la haute administration. Parasites puissance mille.

    • Malgré les -6, je trouve que les propos de parcoureur ont du sens…

      Il fait tout simplement le constat que les choses seraient plus simples sans les affrontements stériles de coquelets aux égos surdimensionnés…

      • Le -6 traduit sans doute le fait que le problème n’est pas tant la guéguerre que son acceptation comme allant de soi par la plus grande partie de la population. Il me semble que dans une situation normale, les cheminots devraient recevoir quelques fruits trop murs et quelques propos homophobes dès qu’ils mettraient le nez à la fenêtre, les politiciens devraient avoir la quasi-certitude de ne pas être réélus ; la passivité des voyageurs et autres citoyens me stupéfie.

    • Sauf que les syndicats en question ne représentent pas les salariés (moins de 10% des salariés syndiqués, sauf erreur) et qu’en plus, ils sont subventionnés par l’argent public, ce qui crée de facto des conflits d’intérêt.
      La crédibilité des syndicats français est NULLE.

  • le train est par ailleurs vu comme le moyen de déplacement le plus sur par km parcouru..certes le cheminot roule toute la journée et roule de nombreux km mais je me demande qui ramené à l’année à le plus de risque de mourir, le chauffeur de bus ou le chauffeur de train..

    • Ouh là ! Le chauffeur de bus va exercer son droit de retrait parce qu’il n’a pas de contrôleur dans son bus alors…

    • Et le chauffeur routier, qui lui ne bénéficie pas des avantages exorbitants d’un conducteur de train ! Le train roule sur des rails, non ? en principes dégagés.
      Mais sur la route c’est une autre paire de manches ! Chaussées glissantes, encombrées, radars sournois, enfin rien à voir ! et quels sont les avantages et l’âge de départ à la retraite d’un chauffeur ?
      Pays de l’égalité ?

      • Egalité ? Et quoi litée ?
        Et ce sont les mêmes à la Piquetout qui nous harcèlent avec l’égalité qu’il faudrait avoir entre le riche et le pauvre, mais alors là pas un mot sur la retraite miteuses des chauffeurs de camions qui font face à un risque permanent bien plus grand que les conducteurs de TER…
        Lit Berthe hé, et quoi litée, France terminée… 🙁

  • Il aurait fallu laisser des associations d’usagers expliquer aux ‘gentils’ cégétistes à quel point elles en avaient marre, en autorisant la confrontation entre usagers et preneurs d’otages…
    Mais ce serait sans compter sur le pouvoir communiste en place, qui est main dans la main avec la CGT!!
    Même s’il fait vaguement semblant de ne pas être content…

    • Du coup pas un débat ou un vote des usagers pour savoir s’il faut ou non fermer purement et simplement la SNCF et licencier tout le personnel (statut ou pas) …

  • Et comme bientot pour raison ecologique le train sera obligatoire la France ne travaillera plus que pour la retraite des cheminots..et si on arretait tout maintenant avant la catastrophe que j’annonce ?

  • Jusqu’au moment où les usagers (qui, à force de grèves, commencent à devenir fortement usagés), voudront qu’on les prenne aussi pour des clients à respecter. Et on risque prochainement d’entendre, sur les quais de métro ou de la SNCF et devant des voies vides, chanter,sur l’air des lampions:
    « salauds grévistes, salauds grévistes, salauds,
    salauds grévistes, salauds grévistes, salauds »
    Et les hommes politiques qui n’auront pas su se faire respecter et surtout NOUS faire respecter seront probablement mis dans le même sac.
    Voilà ce qui peut arriver lorsqu’on dénature les grèves et qu’on les utilise à tout bout de champ dans les services soi disant publics.

    • Ca c’est un voeu pieux et ca n’arrivera jamais. Je frequente Saint Lazare depuis plus de 20 ans, je n’ai jamais vu que des gens compréhensifs… qui me regardent de travers quand j’exprime mon mecontentement. Les gens sont d’une infini patience, ils subissent les grèves mais les comprennent. Et preferent s’en prendre à la persone qui utilise un strapontin plutot qu’aux grevistes. C’est en voyant mes concitoyens agir ainsi que je perds tout espoir. Ce pays est gerbant.

  • On ne comprend pas pourquoi les Chemins de Fer continuent d’être nationalisés. Alors que cela se comprenait afin d’acheminer des millions de soldats vers le front allemand dans les années 1930 (c’était l’argument principal de la nationalisation des chemins de fer français à l’époque), on ne voit pas en quoi le transport ferroviaire a le moindre intérêt stratégique (et encore moins économique) aujourd’hui. La seule solution rentable est la suppression de la SNCF et la vente des lignes et des matériels aux compagnies de transport privées.

  • Le bon message, c’est à celui qui n’a pas montré une première fois comme Manu l’a fait a) qu’il n’a aucune intention de les faire bosser jusqu’à 62 ans et b) qu’il n’avait aucun besoin de nos voix à nous pour être élu.

  • L’état et les syndicats ont tué le train en France. REP.

    PS: Au fait, Boeing, premier constructeur mondial d’avion est en train de d’imploser par la grâce du merveilleux 737max sorti et aussi planté. C’est aussi la faute aux syndicats et à l’état ?

  • Les commentaires sont fermés.

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