Grève à la RATP : pas touche aux privilèges !

La grève de ce vendredi 13 à la RATP traduit le malaise général qui saisit la société française autour de la question des retraites.

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Grève à la RATP : pas touche aux privilèges !

Publié le 13 septembre 2019
- A +

Par Ludovic Delory.

Dans La Grève de Ayn Rand1, les entrepreneurs se retirent, laissant un monde agonisant s’écrouler en leur absence.

Dans la France du XXIe siècle, les agents de l’État font grève pour réclamer le maintien de leurs privilèges. Car les régimes spéciaux répondent parfaitement à cette définition. L’État français a accordé 42 exceptions aux secteurs qui estimaient devoir être favorisés. À la RATP, les retraites moyennes culminent à 3.705 euros bruts, dès 56 ans, selon le calcul de l’IFRAP.

Cette grève « préventive », pour reprendre les termes du ministre en charge des Relations avec le Parlement, a donc pour but de défendre des privilèges accordés aux agents de la RATP. Elle va surtout pénaliser ceux qui ne bénéficient pas de ce régime de faveur.

Un système « injuste » et « peu lisible »

Envoyé au feu pour tenter de l’éteindre, Édouard Philippe a admis hier les limites des retraites par répartition cornaquées par l’État. « Le système actuel est objectivement injuste », a déclaré le Premier ministre. Ajoutant qu’il est aussi « peu lisible ». Le monde politique semble s’émouvoir d’une situation qui, au sein de la population, ne trahit aucun doute. Selon un sondage BVA pour Orange, 68 % des Français se disent inquiets quand ils pensent à leur retraite. 88 % des sondés souhaitent que le « système » évolue et plus de deux sur trois demandent la suppression des régimes spéciaux.

L’État engage donc une réforme pour un problème qu’il a créé et qu’il n’a cessé de pérenniser. L’échec flagrant lui saute aux yeux. Les corporations s’émeuvent : les agents de la RATP dégainent en premier. Défendre ses privilèges est devenu un sport national. La collectivisation des retraites a fini par générer un schisme au sein de la société française.

Qui est John Galt ?

L’idée d’un système « vraiment universel » (dixit Édouard Philippe) doit alerter les travailleurs cotisants. Car personne, aujourd’hui en France, ne se pose la question de savoir si la retraite ne constitue pas, in fine, un droit individuel. Celui qui s’inscrit dans le respect de notre personne. Conduire un métro, hisser des palettes, grimper sur des pylônes ou bâtir des murs par moins 5 degrés, c’est plus dangereux que de décider du sort des travailleurs dans un bureau climatisé. Collectiviser les retraites, rassembler la richesse des individus sous la houlette de l’État consiste à tuer à petit feu ce qui fait la richesse de la France.

Les navetteurs victimes de la grève de ce vendredi sont les victimes indirectes de cet affront à grande échelle. En marquant son souhait d’égaliser les situations, le gouvernement fait preuve d’un paternalisme déplacé. Il est — subjectivement — cohérent que les agents de la RATP souhaitent défendre leurs privilèges, mais pourquoi d’autres catégories de travailleurs, moins soumises à l’État, ne pourraient-elles pas se revendiquer du même combat ?

L’individualisation du système de retraites constitue en réalité la vraie question qui devrait, seule, occuper le débat politique.

En attendant, les Franciliens pourront guetter leur RER l’esprit serein. Le gouvernement veille sur eux. Quitte à le faire depuis une voiture de fonction. « Comme tous les jours ».

  1. Remarquable traduction de Sophie Bastide-Foltz parue en 2011 aux Éditions Les Belles Lettres.
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  • J’aimerai que les provinciaux se rendent compte d’à quel point ils se font tondre et qu’ils aillent au clash avec les syndicats à Panam’! En leur criant dessus massivement que « vos avantages c’est mes impôts ».

    • Les malheureux de la RATP et de la SNCF… Ils oublient que les différences entre « eux » et le privé ont été accordées en compensation de la pénibilité de leur travail fin des années 40 et début 50 (dans la fumée et la manipulation du charbon pour alimenter la chaudière, etc.)…
      Aujourd’hui tout cela a disparu et le compensations sont devenues des privilèges… Je pense qu’il est plus pénible et dangereux d’être chauffeur poids lourd international ou conducteur de bus que dans le poste de pilotage d’un TGV ou d’un TER… Quant aux déplacements, les provinciaux qui viennent bosser la semaine en région parisienne et ne rentrent chez eux que le weekend (voir un sur 2), il ne partent pas plus tôt et/ou n’ont pas de points de retraite supplémentaires ; au contraire ils sont obligés de s’offrir un logement supplémentaire à payer.
      Pourquoi est-ce à la communauté nationale de payer pour les RAts des Transports Parisiens à Trépied-Cucq qu’a-t-on à faire des Parigots ?

      • non….ça na pas été accepté pour cela, mais par leur capacité de nuisance . il y a et il y avait des métiers plus pénibles…

        le montant et l’age de la retraite présentent des similarités avec un supplément de salaire ..
        un agent ratp qui donne son salaire net et le compare à un autre se moque du monde…
        il ne faut pas introduire de cohérence où elle n’existe pas…

        les ages et montant de retraites sont arbitraires et conformes à l’idée qu’en socialie on essaie de vivre aux dépens des autres…

        avoir un métier pénible n’est pas une vertu.. ce n’est pas un mérite c’est le constat de compétences limitées ..ce n’est pas le choix de faire cela pour soulager les autres..

        et la pénibilité est déjà compensée par le salaire..car pour deux personnes peu compétentes il faudra payer plus cher celle qui fait un boulot plus pénible…
        je fais un métier physiquement pénible et je n’en change pas parce que je sais que je ne trouverais par autre chose sur le marché de l’emploi…les conditions de ma retraite me sont en gros connues…ça ne sera pas terrible..
        mais je ne peux le reprocher qu’à moi m^me…ça n’a rien à voir avec un quelconque mérite…
        le plus navrant est que ‘essaie bien sur d’epargner mais je sais que cette épargne sera vue comme une source de financement pour la retraite des autres si le besoin s’en fait sentir…

  • Article un peu creux…
    Cette grève démontre surtout le corporatisme et les syndicats à sa solde dans la fonction publique (leur fond de commerce…), le tout payé avec nos impôts !

  • « Il est — subjectivement — cohérent que les agents de la RATP souhaitent défendre leurs privilèges » dites-vous… à condition qu’ils se le financent tous seuls et non en ponctionnant 800 millions chaque année sur le reste des contribuables pour boucler leur budget… avez vous oublié de dire.

  • Le double de bouchons autour de Paris ce matin, une grève pas bonne pour la planète 😉
    Que font les pastèques ?

  • Qu’ils gardent leurs privilèges, mais qu’ils financent intégralement leur régime et on en reparle après !!!!

    • Pour financer il faudrait augmenter le prix du billet car c’est toujours le client qui paie…et c’est electoralement pas possible avec des elus a la moralité douteuse et ayant toujours une main dans la poche des contribuables et l’autre autour du cou pour donner des bisous aux electeurs

  • Qu »’ils les gardent leurs privileges…et qu’on vende la ratp pour 1€ a ses salaries et retraites

  • il n’y a qu’une reforme a faire en france..
    la fin des statuts pour les salariés d’entreprises de l’etat.
    c’et tout!
    le statut? police justice armée sans droit syndicaux.. sans droit de gréve
    là plus de probleme

    • une autre question se pose .. pourquoi la RATP est financée par l’etat alors qu’elle devrait etre financée par la région île de france..
      pourquoi le périgourdin paye t il pour le métro ou le RER qu’il n’utilise jamais?

      • @ claude henry de chasne

        Plutôt que de monter les français les uns contre les autres,

        Ne serait-il pas plus juste et pertinent que seuls les clients de la RATP financent le trafic et les villes desservies supportent le coût des infrastructures ?

        • c’est exactement ce que je dis .. il n’y a pas lieu de payer un service parisien quand on n’y habite pas

          • sauf que…un parisien non usagé peut vous dire simplement qu’il n’a pas à payer pour un service qu’il n’utilise pas …

            il n’y pas de mission de service public…comme pour la majorité des services publics actuels..

            mais l’absence de mission de service public..égalise en somme le parisien et le provincial…

      • il PEUT l’utiliser…et paf…

      • Cette une question qu’il faut aborder à chaque élection au prétendant de notre bulletin de vote à la condition de pouvoir poser la question. A Dijon, ce n’est plus possible depuis qu’un F. Rebsamen s’est « ramassé » en 2002, devant un parterre d’environ 500 sympathisantes, aux questions : Comment financer les retraites des agents publics autrement que par le budget général ? Comment palier au déficit démocratique visible depuis les années 70,s et que faire pour résorber la dette ? Ensuite il a été ministre du travail pendant 10 mois où il a brillamment réussi comme vous vous en souvenez.

  • Les jours d’entrave à la libre circulation,

    Exigeons la mise en place d’un covoiturage par ceux qui disposent de voitures de fonctions payées par nos impôts.

  • Avec la complicité des syndicats communistes de SUD et de la CGT, les services puplics sont contaminés par l’ islamisme. Et maintenant tout ce beau monde veut bloquer la France…..Les communistes ont toujours eu comme projet de détruire la France.

  • Vu le montant des retraites, je comprends pourquoi la ligne 14 est entièrement automatisée.

  • …. et à la fin, comme toujours, Macron – « la réforme de la France » – ne fera rien !
    Avant on avait un Président qui promettais d’aller chercher la croissance avec les dents et il s’est fait virer. Maintenant on a le roi de la démagogie, le meilleur défenseur de l’écologie avec les CAP-machins, le meilleur redresseur des « inégalités », le don Quichotte de la lutte contre les inégalités etc etc.
    Il a montré sa capacité à ne pas réformer l’Etat, déjà en s’essoufflant après avoir, peut-être, supprimé quelques milliers d’emplois publics, alors que par rapport au benchmark mondial, c’est ce qui nous étouffe. Et on va nous faire croire qu’il va réformer les retraites! Ah, ah, ah ! Si, si mais en 2045.
    Que cette ultime péripétie de celui qui ne souhaite qu’être ré-élu et surtout ne pas réveiller la France, serve de catalyseur à tous ceux qui comprennent qu’avec lui et les socialistes (oui oui), la France va dans le mur et qu’en 2020 déjà et en 2022 on le sorte enfin du jeu, lui et ses incapables.

  • Qu’ils fassent grève pendant 6 mois j’en rêve.
    Que la RAtp soit en déclaré en faillite et qu’elle soit fermé à tous jamais.
    Ca fait 60 ans qu’ils nous barbent , dehors les escros

    • Le statut de la RATP est un EPIC et donc dépend totalement de l’Etat (j’aurais pu écrire contribuable mais dans ce sens là cela ne marche pas), mais comme l’a suggéré un autre blogeur on pourrait la privatiser en exclusivité aux agents de la maison.
      J’ai fait un ratio simple chiffre d’affaires 5,45 Mrds divisés par 3,3 milliards de voyages cela ramène le ticket à 1,65 euros. Il y a l’épineux problème du financement des retraites qui n’est pas assuré puisqu’il n’y a pas de cotisations versées (à qui ?), il n’y a pas non plus de ligne budgétaire sur les « jaunes » du budget général. Alors ?

  • Le problème, c’est qu’il faut effectivement s’opposer à cette réforme synonyme de collectivisme (lequel consiste toujours à plumer les fourmis au profit des cigales). Eux, le font pour des raisons corporatistes.

  • De fait la reforme des regimes speciaux ne se fera pas..
    vous verrez , on va au contraire accentuer les différences en distribuant des points gratos aux fonctionnaires.. en douce
    vous verrez

    • le « en douce » est fondamental dans ce que vous écrivez !
      J’aurais même rajouté « façon Macron » !

      • c’est l’évidence , puisque les fonctionnaires ne financent que 40% de leurs retraites.. il sauront des points « gratuits » je veux dire payés par le contribuable..
        rien de neuf sous le soleil.. le probleme c’est le statut a revoir de fond en comble

    • La reforme …quelle reforme , macron n’est qu’une eolienne ,il produit du vent et on recolte des taxes et des impots et dess réglementations pour creuser le trou de nos finances….des nouvelles de ces bains dans sa piscine provisoire ?

    • C’est d’ailleurs déjà prévu, c’est pour cela que M Delevoye, homme du consensus, va « causer » avec les partenaires sociaux les « plus » agités

  • Pour finir c’est 780Millions d’euros donnés par l’État et par an, c’est à dire payés par le Contribuable Français pour que ces « Privilégies » puissent continuer à percevoir ces attribues financières.

  • Qu’ils arrêtent de nous sortir à tout bout de champ et pour couper court à tout débat la belle histoire du CNR ,en l’invoquant comme un totem d’immunité et d’intouchabilité.
    Profiter d’avantages payer par les autres cela s’appelle du racket ou/et du vol!!!!!!!!!!!!!!!!

  • La devise de la République serait: Liberté, Egalité, Fraternité?
    Nous vivons dans un état autoritaire dirigé par une oligarchie qui supprime nos libertés une par une.
    Pour l’égalité on repassera puisque c’est une société de privilèges, pourtant supprimés en août 1798.
    Quant à la solidarité n’en parlons pas, c’est plutôt du racket pour obtenir le plus de privilèges aux dépens des plus pauvres!

  • Au delà de cet article il faut surtout mentionner que cette retraite très élevée et obtenue fort jeune n’est financée qu’à hauteur de 40% du budget par les cotisations et que cela coûte au contribuable la modique somme de 650 millions d’euros par an !
    Notre gouvernement envisage de piller certaines caisses de retraites autofinancées qui n’ont des réserves que suite à une bonne gestion des cotisations et des montants de retraite distribués, ce qui est honteux, mais n’arriverait pas à faire « sauter » cet avantage (sous réserve que par derrière les dits salariés ne récupère pas les mêmes sommes d’une autre manière !
    https://www.rtl.fr/actu/conso/greve-ratp-qu-est-ce-que-le-regime-special-auquel-les-salaries-tiennent-tant-7798326141

  • Il existe pourtant un régime spécial dont personne ne parle, qui coûte 36 milliards d’Euros par an, non contributif et qui n’a strictement rien à voir avec le travail ni avec un quelconque sacrifice prouvé de carrière: le « régime spécial de la conjugalité » c.a.d. la réversion.
    On ne peut pas prétendre changer un système en lui reprochant d’être trop dépendant du statut, et rester arc-bouté sur un système, la réversion, encore plus d’un statut et pire que cela, sans aucun lien avec le travail.
    La réversion est un cheval de Troie dans un système universel de retraites qui se veut juste et solidaire.
    Si l’on vise une règle identique d’obtention des droits à pension par le travail identique pour tous quel que soit le statut, alors les règles d’obtention des droits à pension par la solidarité doivent être les mêmes pour tous quel que soit le statut.
    On parle de protection sociale, pas de capital. Par conséquent les conditions d’accès à la solidarité doivent être les mêmes pour tous, mariés, pacsés, concubins, célibataires.

  • collectiviser la retraite aboutit en général aussi à l’égaliser… modulo des concepts fumeux comme le mérite ou autre ( un paradis pour des bureaucrates en mal de formules de calcul) …et c’est une incitation plus à ne pas chercher à creer plus de richesse…
    et de plus ne vous y trompez pas toute capacité à epargner individuellement pour sa retraire sera à terme vu comme une « fraude » vis à vis de la retraite…collective..n’est il pas « injuste » qu’une personne qui a une simple maison touche autant qu’n collègue qui doit payer un loyer à l’age de la retraite???

    à l’instar de la sécu , on a construit un système en pensant à la frange de la population incapable de se soigner ou de subvenir à ses besoins aux grands ages… l’idée est charitable…cela aurait du conserver la forme d’un action charitable qui implique de penser d’abord à soi.

    avec cette collectivisation on doit penser à soi en dernier…et on ne doit attendre aucun respect d’une personne à qui on fait la charité ..

  • on va essayer de résumer…

    toujours en prenant n parallèle avec la sécu..

    la retraite ça serait donc à chacun selon ses mérites professionnels de chacun selon ses moyens…

    ça implique que vous estimez que l’etat décident de ce que sont vos « mérites » professionnels et que l’etat doit connaitre tout votre richesse…

    pouvoir arbitrairement décider de ce qu’est un mérite professionnel permet à peu près tout…assez curieusement, c’est , en contradiction avec un esprit égalitariste.. c’est toujours un plaisir de voir des fervents défenseurs de l’égalité le lundi défendre bec et ongles de mériter plus le mardi..

  • Hem, étonnant que tant de gens puissent penser que la prochaine réforme des retraites, portée par Delevoye un copain à Chirac, caresse un quelconque objectif de justice ou d’équité ou de je ne sais quoi qui aurait quelque chose à voir avec l’intérêt des salariés.

    Il suffit de lire le passé récent. En l’occurrence, les interventions répétées ces dernières années d’une personne peu connue mais qui a été en réalité la principale source d’inspiration de Delevoye, Antoine Bozio (IPP).
    Lisez ce que disait Antoine Bozio en 2010:
    http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/13/rap-info/i2763/(index)/rapports-information/(archives)/index-information-comper
    Son modèle: les comptes notionnels. Nous avons vu ce que cela a donné en Suède avec la baisse des pension pendant la dernière crise. Nous savons aussi que la mise en place d’un système à points incite au développement de l’épargne retraite car à l’inverse du système actuel, dans un système à cotisations définies (celui de Delevoye), on sait ce qu’on cotise mais on ne sait pas ce qu’on aura.

    A d’autres reprise Bozio a prôné le développement des produits de retraite par capitalisation.
    Ce monsieur n’avait bien évidemment pas l’oreille des élus socialistes mais il a l’oreille des élus de droite c’est à dire LREM.

    L’on veut donc développer les retraites par capitalisation, et la loi PACTE constitue la concrétisation de cette volonté.

    Alors chiche parlons de capitalisation.

    Aujourd’hui toutes les économies développées s’installent durablement dans un schéma de taux d’intérêts bas. En Europe les taux d’intérêt sont négatifs et beaucoup prédisent que cela pourrait durer 7-8-10 ans.

    Alors posez-vous la question de savoir ce que deviendra votre épargne retraite si elle est rémunérée à un taux négatif …

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