Vous voulez déboulonner quelques icônes du mal ? Commencez par le Che !

Enlever tous les hommages d’État à Che Guevara ? Cela suscite une vive polémique.

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Che Guevara by Antonio Amrin Segovia (CC BY-NC-ND 2.0)

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Vous voulez déboulonner quelques icônes du mal ? Commencez par le Che !

Publié le 10 octobre 2017
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Par Federico N. Fernández, depuis Rosario, Argentine.

Rosario est la deuxième ville la plus ancienne d’Argentine. Située sur les rives du fleuve Paraná, berceau des travailleurs, elle dispose d’un port très fréquenté et peut s’enorgueillir d’abriter le Monument national au drapeau ainsi que deux clubs de foot, le Rosario Central et le Newell’s Old Boys, dont l’âpre rivalité est légendaire dans le pays.

C’est aussi la ville de naissance d’Ernesto Che Guevara.

Parallèlement à la montée du populisme de gauche en Argentine et dans tout le reste de l’Amérique du Sud, ces quinze dernières années ont vu fleurir des hommages à la figure du Che, tous étant d’une manière ou d’une autre financés par l’État. Le plus imposant est une statue de 4 mètres de haut installée sur une place publique.

La Fondation Bases (Fundación Bases), dont le siège est situé à Rosario, s’est associée à la Naumann Foundation afin de lancer une campagne pour demander la suppression de tous les hommages d’État à Che Guevara. Nous savions qu’une telle action susciterait la controverse, mais honnêtement, nous étions loin de nous attendre au niveau de réaction qui s’est manifesté.

À propos de l’homme Che Guevara

Qui était donc ce Che Guevara ? Ernesto Guevara de la Selva (1928-1967), mondialement connu comme le Che, est issu d’une famille aristocratique désargentée. Il a poursuivi des études de médecine, mais alors qu’il était sur le point de les achever, il entreprit un voyage initiatique dans toute l’Amérique latine. En nombre de lieux où il passa, il fut témoin de dures réalités humaines et même de situations d’exploitation. Cette partie de sa vie a été portée à l’écran dans le film Carnets de voyage, son rôle étant joué par la star latino-américaine du moment, Gael García Bernal.

Mais à cette époque, il n’était pas encore communiste. Ainsi que l’explique Juan José Sebreli, il ressemblait plus à un aventurier en quête d’une cause à défendre, peu importait laquelle. En fait, il prévoyait d’aller en Europe, quand il rencontra les frères Castro au Mexique en 1955. Il se rallia à leurs projets et se transforma en révolutionnaire pour la « libération » de Cuba.

Sous le commandement de Fidel Castro, le Che obtint son unique victoire militaire. Toutes ses autres aventures révolutionnaires furent des désastres où il finit par trouver la mort. Cependant, pendant toute la prise de pouvoir à Cuba, il devint rapidement connu pour son insensibilité et sa violence. Il procéda à de nombreuses exécutions, tant avant qu’après l’accession des révolutionnaires au pouvoir, et c’est toujours avec la plus extrême précision qu’il racontait comment il avait fait sauter la cervelle de tel ou tel pauvre type. À l’Assemblée générale des Nations unies, il alla jusqu’à reconnaître que son gouvernement avait fusillé en nombre et qu’il continuerait à le faire tant que ce serait « nécessaire ».

Il était aussi à l’origine de l’ouverture du premier camp de concentration cubain – où les homosexuels et les chrétiens étaient torturés et rééduqués.

Cerise sur le gâteau, il pensait que la haine était la force la plus importante en ce monde et il vouait une grande admiration à Joseph Staline.

Sur le plan gouvernemental, il fut Président de la Banque centrale de Cuba et ministre de l’Industrie, deux fonctions dans lesquelles il échoua lamentablement. En tant que banquier central, il parvint ni plus ni moins à détruire la monnaie cubaine – qui avait été à parité avec le dollar pendant des décennies. En tant que stratège industriel, son administration était si chaotique qu’un pays des Caraïbes comme Cuba en vint à acheter des chasse-neige !

Le régime auquel le Che a prêté main-forte pour s’installer à Cuba est l’un des plus autoritaires du monde. Depuis le triomphe de la révolution en 1959, 10 000 personnes ont été exécutées, 80 000 sont mortes en tentant de quitter l’île, et 1,5 million ont été forcées de s’exiler.

Pour la suppression de tous les hommages au Che

C’est avec tous ces éléments en tête que la Fondation Bases a lancé sa campagne « Pour la suppression de tous les hommages à Che Guevara ». Nous demandons au conseil municipal de Rosario de procéder à la suppression de la pléthore de mémoriaux en tout genre qui ont proliféré en ville depuis une quinzaine d’années.

Nous savons qu’il sera difficile d’aboutir, car les politiciens qui ont entamé ce « Che business » sont encore au pouvoir. Mais nous savons aussi que nous lançons une discussion ainsi qu’un débat nécessaire.

Nous voulons que les jeunes qui portent des T-Shirts du Che sachent qu’il n’est pas un article de mode mais une froide machine à tuer. Porter un T-shirt à son effigie revient à en porter un avec le visage de Staline, Mao ou Hitler.

De plus, nous voulons expliquer aux habitants de Rosario que ce culte du Che est une falsification de l’Histoire. Les autorités locales qui l’ont élevé au niveau d’un saint laïc négligent de mentionner ses crimes pourtant bien documentés, mais aussi qu’il n’a rien fait pour l’Argentine. En réalité, il n’a vécu à Rosario que jusqu’à l’âge d’un an.

La Fondation Bases défend le libéralisme classique. Or le libéralisme classique, c’est l’anti-Che. Nous croyons à la coopération entre les individus et les nations, au libre-échange et à la paix. Pour reprendre les termes de notre Directeur général Franco López dans un entretien avec des médias colombiens, « nous sommes pour les droits de l’homme pour tous ; les opinions politiques de chacun n’ont pas à entrer en ligne de compte. »

Beaucoup d’amis et quelques ennemis

Dès son lancement, notre campagne a attiré l’attention des médias locaux. Et en juillet, Jack Aldwinckle a écrit un article d’une demi-page dans The Economist.

Suite à cela, l’attention des médias est montée en flèche. Depuis, nous pouvons dire que tous les journaux, toutes les radios et toutes les télévisions d’importance du pays ont couvert l’événement. Par exemple, dans La Nación – quotidien national argentin de référence – notre article a été le plus lu du jour.

Et ce n’est pas tout. Nous avons aussi capté l’attention de médias internationaux tels que La Razón (Espagne), El Mercurio (Chili), El Comercio (Pérou) et Radio Marti (Miami), pour en mentionner quelques-uns.

L’aide que nous avons reçue d’institutions et de personnes proches de nos idées libérales a été incontestablement l’un des grands moments de cette campagne. Citons des personnes formidables comme Bob Murphy, Gustavo Lazzari, Javier Milei, Steve Horwitz, Roberto Cachanosky et Marcelo Duclos ; et des think tanks comme Libertad y Progreso, Atlas NetworkAustrian Economics Center, Independent Institute, Relial, Mises Hispano, Instituto Juan de Mariana, etc.

La réaction de l’opinion publique générale a également été spectaculaire. Nos publications sur les réseaux sociaux sont abondamment partagées et retweetées. Dans l’ensemble, environ 65% des commentaires sont en accord avec notre campagne. Qui plus est, notre pétition en ligne a reçu des milliers de signatures.

Bien évidemment, il aurait été miraculeux d’échapper à des réactions hystériques en provenance de la gauche. Nous avons été traités de tous les noms infamants possibles, depuis « néolibéraux » jusqu’à « néonazis ». Nous avons reçu des menaces de mort et on nous a souhaité les pires sévices. Sur Facebook, par exemple, un commentateur a appelé de ses vœux l’arrivée d’une dictature communiste qui nous ferait tous disparaître.

Du Che Guevara dans le texte, en somme.

Cet article a été publié une première fois en septembre 2017.

Traduction par Nathalie MP pour Contrepoints de Removing Statues of Violent Bigots ? Start with Che.

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  • Vous allez avoir du mal dans votre noble mission.
    Quand j’étais a Cuba, les hommages au Che, organisés par le Gouvernement de Fidel, se multiplient alors que les mères cubains trouvaient très difficilement du lait pour leurs enfants, quand elles en trouvaient.
    Bien évidemment, cette pénurie était mise sur le compte de l’embargo américain alors que ce n’est pas l’embargo qui avait procuré les devises nécessaires pour célébrer le culte du Che dans toutes les grandes villes de Cuba….

  • La destruction des statues du général Lee aux USA a provoqué des violences. La destruction de statues du Che va être encore plus polémique. Il y a du travail..,

  • Merci à la traductrice !

  • j’en reste sur le cul ; je ne connaissais pas le Che sous ce jour là ;

    • Forcément : le camp du Bien ne s’appesantit pas sur ses crimes, s’arrange pour les cacher ou les travestir.

    • Forcément, la gauche est la spécialiste dans la falsification! Exemple le fascisme et le nazisme, tous deux des partis socialistes. Ou bien encore Allende qui essaya de supprimer la démocratie au Chili, Castro qui n’est rien d’autre qu’un chef mafieu, et raciste en plus puisque malgré la majorité créole à Cuba pas un seul non blanc à un poste de responsabilité, tout comme Chavez et Maduro. Mais dès que vous prenez l’étiquette de gauche, elle vous tresse des lauriers!

    • @ véra
      Le Che, je l’ai découvert dans les suites de « mai ’68 » qui avait aussi son besoin d’icônes!

      Le Che eut cet office: une icône n’est pas une réalité mais son « image ». Celle de « l’adolescence en révolte » (comme le fut « mai ’68 »), avec le freudien et indispensable « meurtre du père » = la destruction de ce qui était vrai avant et , « grâce à mon génie personnel », n’est plus d’actualité: maintenant, « il est interdit d’interdire » et « sous les pavés, la plage »: à lire cela, déjà, ma logique se rebiffe!

      Une icône n’est connue que comme soutien d’une idéologie: connaitre la vie de la personne dont l’image sert d’icône est inutile: sa « pensée » sera résumée en quelque slogans, essentiels pour mobiliser des foules, le nombre ayant l’avantage d’influencer le quidam favorablement au slogan donc au groupe derrière le slogan! J’en ai conclu qu’il faudrait bien choisir entre l’individuel et le grégaire: c’est probablement une première démarche vers ce qui caractérise un libéral: la primauté de MES idées dans MA vie, sans trop d’appartenance de groupe! Le corollaire (ma responsabilité de l’avenir) en est le prix.

  • quelques livres à lire sur le che: , « La face cachée du Che » de Jacobo Machover, « La véritable histoire d’Ernesto Guevara » de Pierre Rigoulot ainsi que « Raul et Fidel : La tyrannie des frères ennemis », le livre de Jacobo Machover : « Cuba : l’aveuglement coupable : Les compagnons de la barbarie », « Cuba : mémoires d’un naufrage » de Jacobo Machover
    quelques citations de Che Guevara: « The Negro is indolent and lazy, and spends his money on frivolities, whereas the European is forward-looking, organized and intelligent… The Negro has maintained his racial purity by his well known habit of avoiding baths. » « Mexicans are a band of illiterate Indians. »
    « We’re going to do for blacks exactly what blacks did for the revolution. By which I mean: nothing. »
    « Given the prevailing lack of discipline, it would have been impossible to use Congolese machine-gunners to defend the base from air attack: they did not know how to handle their weapons and did not want to learn. »

  • Che Guevara était une ordure de la pire espèce. Le pire s’est que contrairement au mythe il n’a jamais été tué par la CIA. La vérité c’est qu’il a été envoyé en Bolivie délivrer des paysans sauf que ceux ci détestaient les communistes. Au début, l’armée bolivienne était assez mal formée. Les américains ont apporté une formation à cette armée qui a très vite écrasée les communistes avec l’aide des paysans que les communistes voulaient soi disant aidés. Ce sont les paysans qui fournissaient les informations à l’armée bolivienne qui a attrapée le Che toute seule (sans l’aide de la cia). La CIA a demandé à l’armée bolivienne de leur envoyer le Che au Panama où ils voulaient l’interroger. Les boliviens ont préféré le tuer.
    Le Che était un psychopathe, un tueur de masse. En plus, il était raciste.

    • Au final sa mort est assez ironique et pathétique: il a été tué à cause des gens qu’ils voulaient aider.

      • je voulais dire par la faute des gens. Car ce sont eux (les paysans) qui ont fourni les informations à l’armée bolivienne

      • Pas du tout. Il n’avait aucune intention d’aider les gens! Guevara avait fait un stage au Vietnam du nord et avait adopté les méthodes du Vietcong, l’assassinat des chefs de villages pour semer la terreur dans la population afin qu’elle obéisse. Il fit donc pareil en Bolivie, s’attirant la haine des indiens. Ceux-ci fournirent à l’armée les renseignements de son passage, ce qui permis de le traquer et de le cerner. Bref c’est sa bêtise et sa cruauté qui causèrent sa perte!

        • Dans sa logique, il aidait ses gens. C’est aberrant comme logique on est d’accord. Croire que l’on peut aider des gens en les massacrant et en les terrorisant c’est totalement stupide. Mais c’était la logique communiste.

          • @ Jacquessvd

            Depuis ’68 et peut-être ’69, je ne me suis jamais plus intéressé au Che. Mais pour son fan-club, tout ce qui est écrit ici n’est évidemment que de la « propagande mensongère » et il n’est pas bon de mélanger les insultes aux précisions historiques: ça décrédibilise le propos!

            Et sa mort en fait évidemment un « martyr forcément respectable », « mort pour ses idées » de plus!

            « La bave des crapauds n’atteint pas la blancheur de la colombe »: des propos déplaisants n’atteindront plus le mythe du Che, qu’on l’accepte ou pas!

            • j’ai peur que l’imperméabilité à certains arguments tienne à la nature des gens…
              de toutes façons, dans le combat qu’a mené le che il y a une erreur dès le départ , il est tout à fait respectable de vouloir par exemple « combattre » l’impérialisme américain ou autre voire le capitalisme..c’est autre chose de tuer des gens…m^me si ils sont impérialistes ou capitalistes..
              le che peait et ses défenseurs pensent que c’est justifié? pour moi c’est infâme et simplement criminel.

              ça fait écho dans l’actualité au combat de ceux qui se disent antiracistes…et qui pensent ainsi combattre le racisme..;

              • j’aurais même tendance à ajouter que compte tenu des enseignements de l’histoire, les gens qui résistant à la barbarie étant rare, je serais peut être un tortionnaire en puissance..autant le savoir rester civilisé demande un effort.

              • Mouais le problème avec les gens critiquant l’impérialisme américain c’est qu’ils sont pas très cohérents: ils s’offusquent de l’impérialisme américain mais par contre justifient l’impérialisme soviétique (et aujourd’hui l’impérialisme russe). Rappelons que Cuba depuis la révolution a une tendance à l’impérialisme. Cuba a voulu communiser l’Afrique et le reste de l’Amérique latine (tout comme l’URSS). On pourrait parlé d’aujourd’hui de l’impérialisme cubain au Venezuela: il y a des troupes cubaines pour réprimer le peuple vénézuélien pour le compte de Maduro. Maduro est d’ailleurs largement sous l’influence de Cuba. Là bizarrement l’impérialisme est justifiable. C’est hypocrite de s’indigner de l’impérialisme américain tout en justifiant l’impérialisme d’autres nations.
                Quand à l’anticapitalisme, il voudra m’expliquer quelle alternative crédible il y a au capitalisme ? La réponse aucune. Toutes les alternatives crédibles ont été un lamentable échec et pire ces alternatives ont mené aux dictatures. Friedman l’a très bien montré: la liberté économique est lié à la liberté politique. Sans un minimum de liberté économique vous ne pouvez pas avoir de démocratie et de liberté politique. Sans la propriété privée la démocratie est impossible

                • De la même manière, ceux qui vomissent sur le libre-échange réclament la fin de l’embargo commercial sur Cuba alors qu’ils devraient se réjouir de voir leurs idées appliquées.

            • Le but n’est pas de convaincre les militants, les « convaincus » ceux là sont impossible à convaincre. Aucun argument rationnel, aucun fait ne pourra les faire changer d’avis. Cela a été d’ailleurs prouvé par des études scientifiques. Les gens à très fortes convictions politiques sont pratiquement impossible à faire changer d’avis.
              C’est particulièrement vrai pour la gauche radicale. D’un point de vue purement rationnel, être de gauche radicale est totalement absurde. Leurs programmes sont totalement absurdes et sont voués à l’échec (tous les économistes sérieux y compris de gauche en conviennent). Pire ce qu’ils proposent a déjà essayé maintes et maintes fois et cela a toujours échoué. Pourtant, ils continuent à y croire. J’ai déjà parlé et débattu suffisamment de fois avec les gens de gauche radicale pour m’en être rendu compte: vous avez beau démonter avec des arguments rationnels tout ce qu’ils disent, ils continueront à croire à leurs conneries. Ils sont dans l’émotionnel. Il n’y aucune rationalité dans ce qu’ils disent. Ils n’accordent pas d’importance à la vérité, à la réalité, à la rationnalité. En fait, c’est du domaine de la croyance religieuse. Ce qu’ils croient est du domaine de la croyance religieuse irrationnelle. Pour avoir discuter avec des insoumis, ils tiennent plus de la secte que de la politique.
              Mais là où réside l’intérêt de détruire leurs mensonges et de rappeler certaines réalités c’est dans l’intérêt de limiter l’influence qu’ils ont sur le reste de la société. Le problème c’est qu’il suffit qu’un type de gauche radicale soit bon orateur et ait du charisme pour qu’ils puissent convaincre une série de gens qui ne sont pas spécialement des convaincus. Je pense à des gens comme mélenchon ou Sanders. Ces gens tout ce qu’ils disent est un tissu de mensonges mais ce sont de très bon menteurs et manipulateurs. Démonter leurs mensonges permet de circonscrire l’influence qu’ont ces gens.
              Le problème de la gauche radicale c’est qu’elle dispose de réseaux d’influence que n’a pas par exemple l’extrême droite notamment au sein de l’enseignement, des médias ou d’ONG (comme Oxfam, …). Ce qui lui permets d’avoir plus d’influence. Un pays comme la France a été extrêmement influencé par l’extrême gauche après la seconde guerre mondiale et cela a encore des conséquences désastreuses aujourd’hui. De Gaulle a permis aux communistes de prendre le contrôle de l’enseignement. Désolé mais cela fait peur de voir que même la droite francaise est influencé par le marxisme.
              A noter que ce que je dis là sur l’irrationalité des gens d’extrême gauche est aussi vrai pour les autres orientations politiques. Par exemple, j’ai rencontré des sarkozystes qui me faisaient pensé aussi à une secte et qui étaient aussi insensibles à tout argument rationnel (concernant leur idôle). Cependant, force est constater qu’il y a une différence de degré. Et que c’est au sein de l’extrême gauche que l’on observe le plus ce phénomène, que ce phénomène (croyance irrationnel insensible à la réalité) a la plus grande ampleur. Mais on peut constater que plus quelqu’un a des opinions extrémistes, plus il y aura tendance à être comme cela (être insensible aux faits contredisant son idéologie. Mais c’est au sein de la gauche radicale qu’il y a le plus cela même si à la base, ce phénomène n’est pas spécifique à la gauche radicale.

              Revenons au Che. bien sûr, quoi que vous disiez, malgré toutes les preuves que vous leur apporterez, jamais les militants d’extrême gauche ne changeront d’avis mais le problème c’est que le Che dispose d’une image positive au sein même du grand public qui lui est réceptif à la vérité historique. Si vous rappelez la vérité historique, les gens normaux eux seront convaincus et changeront de perception qu’ils ont de lui. Vous croyez que la plupart des gens portant un T schirt à l’effigie du Che sont des militants de gauche radicale ? Non. Vous pouvez faire l’expérience vous même: aller discuter avec quelqu’un avec un T schirt du Che et vous verriez que si vous lui dites la vérité sur le Che, il ne remettra probablement plus jamais ce T schirt.

  • C’est la plupart des icônes de gauche qu’ils voudraient déboulonner. Je pourrais donner un tas d’exemples sur le fait que beaucoup d’idoles admirés par la gauche étaient de véritables ordures.
    Par exemple, Allende tant admiré par la gauche était un fanatique d’extrême gauche essayant de mettre en place une dictature du prolétariat. Il n’était en rien démocrate ou modéré. D’ailleurs, il était antisémite et a eu des sympathies avec les nazis.
    Il faut lire les commentaires en dessous de cet article: http://ordrespontane.blogspot.be/2017/04/non-salvador-allende-netait-pas-le.html

  • C’est pourquoi mon sang n’a fait qu’un tour, quand, vendredi dernier à 14h, RTL a consacré une heure de propos dithyrambiques au « ché » en invitant un stalinien de la dernière heure qui a produit un follicule aussi tendancieux que malhonnête….

    La bête immonde du communisme n’est pas morte

  •  »nous sommes pour les droits de l’homme pour tous ; les opinions politiques de chacun n’ont pas à entrer en ligne de compte. »
    Intégrer cela à un article pareil, totalement anticommuniste sous couvert de dénonciation de la face sombre du Che, pouvait (et aurait dû) se résumer ainsi :  »nous sommes hypocrites ».
    Bref, assumez vos choix politiques, mais ne prenez pas les gens pour des idiots ; à moins que ce soit votre conception du libéralisme et des rapports économiques et sociaux !

    • Comment peut’ on encore défendre le marxisme aujourd’hui ?

      • Vous n’êtes pas nécessairement dépourvu d’intelligence, mais la question se pose. Relisez en suivant avec le doigt, S.V.P.

        • Que voulez vous, c’est ma petite faiblesse : me faite traiter d’idiot par un gauchiste est un plaisir de fin gourmet.

          • Comme vous êtes dépourvu d’intelligence, relisez ainsi :
            – Intégrer cela à un article pareil, politiquement totalement antilibéral, tout en affirmant que les opinions politiques de chacun n’ont pas à entrer en ligne de compte.-
            Je fustige l’hypocrisie de cet article. Point.
            Cela vous donne des vapeurs anticommunistes. Consultez.

            • Bof, cela montre surtout que vous n’avez rien à répondre sur le fond de l’article. Une validation indirecte de ce fond d’ailleurs.
              Venant d’un gauchiste, cela est effectivement très savoureux. Je rejoins GN.
              Merci de votre visite. :-))

  • Ce qui frappe à La Habana est la profusion de portrait du Che et aucun de Fidel.
    Il a servi de paravent à ce dernier qui a pu mener à bien ses exactions sans trop d’ennuis.
    Cette extrême gauche qui s’abrite très souvent derrière les droits de l’homme n’est pas la dernière pour des comportements répréhensibles

  • J’ai toujours dit qu’avoir un t shirt du Che valait largement un T shirt de Pinochet ou de Mussolini.

  • Et si on demandait au gouvernement Macron d’inscrire dans la loi comme négativisme tout hommage au CHE que ce soit un portant un T Schirt ou un drapeau comme ceux qui portent la croix gamée, ou ignorent les chambres à gaz

  • Il est tellement plus facile de s’en prendre à Colbert, ou de déboulonner la statue du général Lee, qui, rappelons le, était anti-esclavagiste bien que Sudiste. Il avait d’ailleurs affranchi tous les esclaves qui travaillaient sur ses domaines. Entre parenthèses, cela montre que la cause des esclaves n’était pas la vraie raison de la guerre de sécession.

    • Penser qu’en 1860, on était prêt a sacrifier 600 000 blancs pour la liberté des noirs, considéré par une majorité comme des presque-animaux est assez anachronique en effet. Surtout quand on voit que la ségrégation à continuer pendant un siècle ensuite.
      Il s’agissait d’une guerre de souveraineté pour définir les état unis comme un état fédéral, ou con-fédéral.
      En gros, si l’état fédéral américain avait pouvoir d’interdire l’esclavage dans les états esclavagistes.

  • La complaisance délirante des médias occidentaux. Un exemple parmi tant d’autres: https://lepetitjournal.com/dublin/controverse-des-timbres-leffigie-du-che-sement-la-discorde-158563
    « En effet, pour certains, parmi lesquels beaucoup d’exilés cubains, le Che devrait être considéré comme un tueur, voire un terroriste » c’est un mensonge éhonté. Le che est un tueur c’est un fait. Il n’y a pas à discuter là dessus. Ce n’est pas certains qui considèrent cela c’est la vérité historique. Il y a suffisamment de preuves à ce sujet. Il n’y a pas de débat sur la question. Ce n’est pas quelque chose de subjectif.
    C’est comme dire: « Hitler considéré par certains comme ayant commis un génocide contre les juifs » c’est du révisionnisme. Hitler a fait tué 6 millions juifs.Point.

  • Il y a toujours des gens pour défendre ce triste personnage, cela me donne envie de vomir.
    http://plus.lesoir.be/118984/article/2017-10-12/che-guevara-glorifie-que-se-passe-t-il-lulb

  • Che était un prédateur sanguinaire. Ses ordres étaient sommaires: «Dès qu’il y a doute, tue». Selon Daniel James, auteur de «Che Guevara: A Biography», Che avait admis avoir ordonné plusieurs milliers d’exécutions, et était surnommé «le petit boucher» alors qu’il dirigeait la prison La Cabaña et qu’il était responsable de la Commission d’épuration. «Je sens mes narines se dilater pour savourer l’odeur acre de la poudre à canon et du sang de mes ennemis», disait-il.
    En 1964, il avait d’ailleurs fièrement déclaré devant les Nations Unies: «Nous avons fusillé, nous fusillons et nous continuerons à fusiller tant que cela sera nécessaire».
    Che avait également instauré des camps de travaux forcés, emprisonné des homosexuels, ordonné à ses hommes de braquer des banques, et mis sur pied un état policier pour asservir 6,5 millions de Cubains. Quant aux journaux, il avait ordonné de tous les détruire. Pour lui, la liberté de presse était incompatible avec la Révolution.

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