Le brûlot de Fabien Bouglé sur les éoliennes

Les éoliennes, technologie obsolète et néfaste, ont détourné énergies et capitaux aux dépens de l’innovation et de la recherche, seuls à même de trouver une solution à une trop grande dépendance à l’égard des énergies fossiles.

Par Gérard-Michel Thermeau.

Voici un livre sur les éoliennes qui vient à son heure. Dans cette triste époque de délire mystico-religieux et d’irrationalité satisfaite, Fabien Bouglé remet les pendules à l’heure. Il dénonce l’escroquerie environnementale, économique et politique que représentent les éoliennes.

On aura rarement aussi bien démonté le mythe des prétendues énergies renouvelables. Que le discours sur les éoliennes soit du vent, on le sentait bien, mais sans avoir toujours tous les éléments d’informations réunis de façon commode.

Fabien Bouglé démonte aussi, de façon précise, le business juteux des vertueuses ONG, si promptes par ailleurs à dénoncer les méchants lobbies du nucléaire, du pétrole ou des OGM. Pour paraphraser Voltaire, les prétendus défenseurs de l’environnement crachent dans la soupe pour mieux en dégoûter les autres. Mais ne comptons pas trop sur la presse pour trop se pencher sur certains conflits d’intérêt.

Les paradoxes de l’idéologie « planétophile »

L’idéologie « planétophile », comme l’appelle l’auteur, enthousiasme les citadins et se fait aux dépens des ruraux.

L’idéologie écologiste repose sur des paradoxes continuels : les paysages naturels sont défigurés au nom du respect de la nature ! Les éoliennes gigantesques se substituent aux clochers, comme l’écologisme supplante le christianisme.

Bien sûr, derrière l’enthousiasme lyrique continuel propagé par les médias se révèlent des intérêts financiers bien juteux, dont certaines ONG, par le biais de prises d’intérêt, profitent largement. Fabien Bouglé dénonce dans l’industrie éolienne « une arme de destruction massive de l’environnement ».

Un bilan environnemental désastreux

Bien que l’information, très biaisée, qui existe sur Internet essaie de faire croire au caractère recyclable des éléments constituant les éoliennes, seul le mât l’est réellement. La nacelle exige l’utilisation des fameuses terres rares que nous retrouvons dans les voitures électriques, les panneaux voltaïques et téléphones portables, si chers à la boboïtude conscientisée. Or rien de plus polluant, notamment sur le plan radioactif, que l’exploitation des terres rares.

Il est curieux que les adversaires acharnés du nucléaire prônent des éoliennes dont la construction entraine l’accumulation de déchets radioactifs et de graves problèmes de santé pour les ouvriers chargés de l’extraction et les populations environnantes.

La durée de vie des éoliennes étant brève, guère au-delà de 25 ans, que faire des stocks de pales à peu près impossibles à recycler et dont les composants se révèlent dangereux pour la santé ? Et en songeant aux 14 000 éoliennes qui rouillent sur place en Californie, on frémit à ce qui nous attend en France et en Europe.

Le « bilan carbone », si cher à notre époque, est absolument désastreux pour les éoliennes comme le montre l’auteur. Elles provoquent même un réchauffement local là où elles sont installées !

Le bon élève doit imiter le cancre

Le vent est certes inépuisable mais ce n’est pas le vent lui-même qui produit directement l’énergie. Et le vent souffle où et quand il veut, comme le savait la sagesse antique. Notre époque paraît avoir oublié cette vérité élémentaire. L’intermittence est un des nombreux talons d’Achille de notre symbole vert. Cette intermittence exige une régulation par l’utilisation de centrales thermiques. En d’autres termes, plus vous utilisez d’éoliennes plus vous devez recourir à des énergies fossiles. Le soi-disant « renouvelable » dépend totalement du non-renouvelable !

On en arrive à cette situation ubuesque où la France, élève modèle de l’Europe en termes d’émissions de CO2, se voit enjointe d’imiter le modèle allemand qui émet 10 fois plus de CO2 par kWh produit.

Divers chapitres sont consacrés aux problèmes subis par les riverains des éoliennes ou au massacre de grande ampleur des oiseaux et de chauves-souris, mais aussi, ce qui est moins connu, du monde marin.

Dictature verte et capitalisme de connivence

Un chapitre porte un titre significatif, « La nouvelle dictature verte ». Visiblement les règles de la démocratie ne s’appliquent pas pour les installations d’éoliennes. Le chapitre suivant qui fait allusion à une certaine Greta se penche sur le « capitalisme vert ». Derrière les jeunes filles aux nattes se cachent toutes les tares du capitalisme de connivence : exonérations d’impôts, subventions, tarifs subventionnés. Bref, toutes les joies du profit sans risque assuré par le contribuable qui n’en peut mais. Une belle bulle artificielle qui n’aurait jamais existé si le marché avait pu jouer son rôle.

Et à l’horizon se profile un désastre économique, surtout pour notre pays qui bénéficie largement de la manne touristique : mais pour combien de temps ? Touristes et éoliennes ne font pas vraiment bon ménage.

En bref, les éoliennes, technologie obsolète et néfaste, ont détourné énergies et capitaux aux dépens de l’innovation et de la recherche, seules à même de trouver une solution à une trop grande dépendance à l’égard des énergies fossiles.

Sans vouloir déflorer davantage le contenu d’un ouvrage très documenté, qui mérite la plus large diffusion, je ne peux que vous inviter à le lire au plus tôt !

 

Fabien Bouglé, Éoliennes, la face noire de la transition écologique, éditions du Rocher, 2019, 240 p.

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