Éoliennes : chronique d’un naufrage annoncé

L’éolien est économiquement peu rentable. Il pollue et détruit les paysages. Il est surtout l’objet d’un lobby plus soucieux de l’argent public que de la nature. Lecture.

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Eolienne Nordex by Frédéric BISSON (CC BY 2.0)

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Éoliennes : chronique d’un naufrage annoncé

Publié le 31 janvier 2019
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Par Philippe Charlez1.

Après Jean-Louis Butré en 2017[1],  Pierre Dumont et Denis de Kergolay ont publié  fin 2018 aux Éditions François Bourrin[2] un nouveau réquisitoire sans appel contre le déploiement des éoliennes en France. Saccageant l’environnement en défigurant les plus beaux paysages, dévalorisant le foncier de régions entières, les éoliennes sont par construction intermittentes, coûteuses et donc inefficaces. Selon les auteurs, elles représenteraient même un important risque sanitaire pour les riverains. Au mépris de populations très majoritairement hostiles, elles sont pourtant massivement mises en œuvre. Ce scandale discret résulte d’une collusion paradoxale entre « Khmers Verts », industriels peu scrupuleux alléchés par des subventions faciles et politiciens complaisants piégés par la pensée unique du dérèglement climatique. Le grand débat lancé par Emmanuel Macron est l’occasion rêvée d’enfin dévoiler la vérité et mettre fin à cette escroquerie nationale.

On connaissait l’inefficacité redoutable des énergies renouvelables intermittentes. Leur taux de charge (temps de production moyen annuel d’électricité) n’excède pas en France 20 % pour éolien et 12 % pour le solaire photovoltaïque, contre 80 % pour le nucléaire. On a aussi récemment découvert le coût exorbitant de ce projet mobilisant 144 milliards d’euros[3] de subventions publiques. Ce sont trente années d’ISF et plus de deux fois le coût de la réfection des 60 réacteurs du parc nucléaire. Mais, ce que peu savent, c’est comment le « mensonge et la crédulité se sont accouplés pour engendrer l’opinion[4] » et donner corps à une escroquerie à grande échelle.

Des inepties reprises par les écologistes

Pierre Dumont et Denis de Kergolay nous transportent au début des années 70 quand le Club de Rome publia son célèbre rapport « The limits to Growth »[5]. Soulignant l’impact des croissances démographique et économique sur l’épuisement des ressources naturelles notamment énergétiques, cet avertissement fut certes salutaire mais ses prédictions chiffrées (notamment l’épuisement des énergies fossiles au début du XXIe siècle) se sont toutes révélées fausses. Boosté par le premier choc pétrolier qui sonna le glas des Trente glorieuses pour les pays développés, ce texte fondateur se transforma en utopie politique : celles des Khmers Verts.

Du pionnier René Dumont (premier candidat à la présidentielle en 1974) à Yannick Jadot en passant par Dominique Voynet, Noël Mamère ou autre Cécile Duflot, l’écologie politique s’est dès le départ positionnée à la gauche de la gauche. Partisante de la décroissance économique, elle a développé une forme nouvelle de lutte des classes articulée autour d’un argument redoutablement efficace : la protection de la nature. Bien que pygmées politiques, les Verts ont rapidement démontré dans de nombreux pays européens une capacité d’influence et surtout de nuisance hors norme. En France, ils exploiteront à merveille les divisions et les rivalités du Parti Socialiste pour imposer une pensée unique : « le développement rapide des énergies renouvelables va sauver le monde du réchauffement climatique ». Une phrase qui en cache une autre : « faire sortir la France de l’énergie nucléaire ». Car, dans l’esprit de personnes qui se disent pacifistes le nucléaire civil a pour eux l’odeur… de la bombe d’Hiroshima.

C’est Yves Cochet, alors député de la « majorité plurielle » de Lionel Jospin qui, en septembre 2000, remet au Premier ministre un rapport préconisant de financer le développement des énergies renouvelables (solaire et éolien) à l’aide d’un mécanisme de prix garantis bien supérieurs à ceux du marché. Ainsi en 2001, ce prix est fixé pour 15 ans à 85 euros/MWh pour un prix du marché de… 35 euros/MWh. Et bien évidemment c’est EDF qui règlera la différence. Autrement dit… le citoyen, via des taxes diverses et variées connues aujourd’hui sous les noms de CSPE (sur l’électricité) ou TICPE (sur les produits pétroliers). Le prix à payer pour convaincre les professionnels du secteur à se lancer dans l’aventure éolienne mais des dépenses inconsidérées pour l’État sur les 15 années à venir.

Qu’elles soient de droite ou de gauche, les législatures suivantes enfoncèrent le clou. La stratégie sera confirmée par le Grenelle de l’Environnement via Nathalie Kosciusco-Morizet, supportrice inconditionnelle des thèses écologistes. L’élection de François Hollande en 2012 en remettra une couche supplémentaire. Prisonnier de l’écologie politique qui l’a amené au pouvoir, il laissera les « ineffables Jean-Vincent Placé et Denis Baupin » imposer leurs vues idéologiques. Le 17 août 2015, la « Loi sur la transition énergétique pour la croissance verte » de Ségolène Royal sera promulguée. Un texte aussi historique qu’irréaliste puisqu’il vise à réduire la part du nucléaire à 50 % en 2025 (il en représente aujourd’hui 75 %) et ce au profit des énergies renouvelables qui doivent atteindre 32 % du mix électrique à l’horizon 2030.

Des objectifs irréalistes

Même si Emmanuel Macron a repris intégralement la loi dans son programme présidentiel, il sait très bien que ces objectifs sont illusoires et ne seront jamais atteints.

Mais peu importe le mensonge. Cette immense gabegie a largement profité à de nombreux investisseurs peu scrupuleux. Le mécanisme de prix garantis a en effet transformé un modèle non viable économiquement en véritable manne financière. Elle représentait, fin 2018, 144 milliards de subventions publiques. Ainsi retrouve-t-on dans la liste des heureux possesseurs d’éoliennes des investisseurs plus que surprenants comme la Caisse des Dépôts, Allianz, ou… Ikea, propriétaire d’une soixantaine d’éoliennes sur le sol français. En France ou ailleurs, cette activité juteuse attire même certaines organisations mafieuses. Ainsi, Cosa Nostra gère-t-il en Sicile un parc éolien d’un milliard d’euros.

Et quand il s’agit de récupérer de l’argent facile, la fin justifie les moyens. Pierre Dumont et Denis de Kergorlay nous exposent en détail les méthodes peu recommandables utilisées par les promoteurs de l’éolien. Une « boîte à outil pseudo-mafieuse » a été mise en place : tentative de corruption d’élus locaux en manque de financement, parodies de réunions publiques pré-organisées, pression financière et même intimidation des riverains récalcitrants : « que dire du risque pour un maire de voir un projet lui échapper et être récupéré par la commune avoisinante ? ». Les lobbies éoliens comme le Syndicat des Énergies Renouvelables (SER) ou France éolienne n’ont rien à envier aux lobbies pétroliers, nucléaires ou gaziers pourtant systématiquement décriés. Le SER est présidé par Jean-Louis Bal, ancien directeur des énergies durables de l’ADEME. Un détail révélateur des conflits d’intérêt qui entourent cette filière plus qu’opaque. « On comprend mieux maintenant pourquoi l’ADEME a toujours été le bras armé de la politique éolienne française » écrivent les auteurs.

L’éolien, un lobby comme les autres

Et pourtant, malgré la persévérance sans limite des promoteurs d’éoliennes, les Français se sont révoltés. Quel que soit le territoire, l’opposition sociétale est tellement forte « qu’on arrive à un taux de recours moyen de 70 % sur l’ensemble de la France ». Et les résultats sont sans appel. Selon le média européen Euractiv[6], « le nombre de projets d’éoliennes a chuté de 22 % entre 2017 et 2018 ». Une situation qui désole bien évidemment Jean-Louis Bal, mais aussi Giles Dickson, président de WindEurope : « si la France veut sérieusement mettre en œuvre sa stratégie nationale en matière de climat et d’énergie, le gouvernement doit régler ce problème de toute urgence ».  Un argument fallacieux dans la mesure où M. Dickson semble oublier que grâce à son électricité nucléaire, la France est l’un des pays… le plus décarboné du monde.

L’éolien se substitue à de l’électricité nucléaire sans aucun gain sur les émissions de gaz à effet de serre. Le retard pris par les projets de WindEurope est peut-être une mauvaise nouvelle pour M. Dickson, « mais sûrement pas une mauvaise nouvelle pour le climat » indiquait récemment Jean-Marc Jancovici[7], membre du Haut commissariat pour le climat. Il renchérit en indiquant que « pour baisser ces dernières, il faut s’occuper d’autre chose que d’électricité : le chauffage, les transports, l’industrie voire l’agriculture » qui sont les principaux émetteurs de CO2 en France. Malgré les éoliennes de Mr Dickson, la France a augmenté de 5 % ses émissions de GES au cours des deux dernières années.

Des conclusions identiques à celles de Pierre Dumont et de Denis de Kergorlay mais aussi à celles que l’Institut Sapiens a publié fin novembre dans son papier de positionnement[8] « Réussir notre transition énergétique ».

Plutôt que de réclamer à corps perdu le rétablissement de l’ISF, les Gilets jaunes devraient s’intéresser de près à ce qui, au cours du temps, est devenu une escroquerie nationale. Le grand débat lancé par Emmanuel Macron est l’occasion rêvée d’enfin dévoiler la vérité.

 

[1] Jean-Louis Butré « Eolien, une catastrophe silencieuse » Paris L’Artilleur

[2] Pierre Dumont et Denis de Kergolay (2018) « Eoliennes : chronique d’un naufrage annoncé » Editions François Bourin

[3] 144 milliards d’euros, c’est le total des subventions publiques déjà versées ou qui le seront au titre des contrats signés au 31/12/2018 aux producteurs d’éolien (on-shore et off -shore) et solaire photovoltaïque en sus des prix du marché. C’est donc le total de ce qui sera prélevé via CSPE et TICPE pour financer l’éolien et le solaire.

[4] Paul Valéry – https://dicocitations.lemonde.fr/citations/citation-26230.php

[5] https://www.clubofrome.org/report/the-limits-to-growth/

[6] https://www.euractiv.fr/section/energie/news/french-wind-energy-in-limbo-for-more-than-a-year/

[7] https://www.linkedin.com/in/jean-marc-jancovici/detail/recent-activity/shares/

[8] https://www.institutsapiens.fr/reussir-notre-transition-energetique/

  1. Philippe Charlez est expert à l’Institut Sapiens.
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  • Comme des politiciens formidables sont au pouvoir, il ne faut pas s’inquiéter: tout ira bien.

  • ce qui me fait bouillir , c’est que les politiques savent mais qu’ils continuent sur la même lancée , avec notre argent , dont ils doivent d’ailleurs bien profité , corrompu qu’ils sont tous , et que nous paieront sur le long terme leurs mensonges ;

  • 99% du temps d’un politique étant occupé a rechercher des financements il est illusoire d’imaginer la fin de la transition energetique ,trop d’argent a distribuer,trop de corruption impunie, 144 milliards….l’impôt sur le revenu pourrait être supprimé sans toucher au déficit de l’état !

  • Ces auteurs, comme Jancovici, auront beau démontré scientifiquement et économiquement que cette transition dite »ecologique » est une escroquerie, profitant exclusivement une bande de voyous soutenue par une autre bande de voyous législateurs, le mal persistera tant que l’opinion et le contribuable ne se révolteront pas. Pas de manif, pas de violence. Non, juste un refus de payer. Oui, les GJ peuvent aider cette cause. Quand on pense que cette commission s’octroie le pouvoir d’obliger EDF d’augmenter ses tarifs pour satisfaire une concurrence qui n’en a que le nom sur le dos des consommateurs. Merci encore Bruxelles.
    Pour rappel cette commission de gras fonctionnaires stipule que EDF doit augmenter, cette année, ses tarifs de 6%.
    Cela suffit!

  • Ce que dit l’article est exact et nous le savons depuis longtemps. Mais le « grand débat » ne changera rien. Y a-t-il un seul parti politique qui ait mis dans son programme : abandon de l’implantation des éoliennes, ou simplement referendum sur la question ?

    • Néanmoins…
      Communiqué de presse
      28 janvier 2019
      Éolien : les associations attaquent les décrets Lecornu / de Rugy

      https://tinyurl.com/y87yaf9f

    • Pas exactement, mais Fillon proposait la prolongation de l’exploitation des centrales nucléaires et la suppression l’obligation d’achat de la production pour les nouvelles installations ENR ainsi qu’à l’échéance des contrats en cours pour les installations existantes.
      C’était déjà pas mal…
      Mais on ne se fait pas que des amis avec ça, n’est-ce pas?

      • En effet il s’attaque a 2 lobbys dont l’un est le sous-marin de l’autre ,l’industrie pétrolière et nos gentils écolos pas fufutes du tout mais aimant tellement les Sunlights et les petits à côté…

  • « Bien que pygmées politiques, les Verts ont rapidement démontré dans de nombreux pays européens une capacité d’influence et surtout de nuisance hors norme. »

    Après les pygmées verts, les pygmées jaunes. La survenue des seconds n’étant pas sans rapport avec les premiers …

  • «On arrive à un taux de recours moyen de 70 % sur l’ensemble de la France»
    Et que croyez-vous que le gouvernement fît? Il changea la loi concernant les recours, en raccourcissant le délai et en les rendant plus coûteux et plus difficiles.

  • Rassurez vous, le ministère de la transition cocologique à promis d’attendre le pringtemps avant d’augmenter le prix de l’électricite …

  • Entièrement d’accord avec vous et votre conclusion. Je ferais volontiers une manifestation contre cette escroquerie qui s’appelle la transition énergétique et qui ruine bien davantage qu’une augmentation de l’essence pour de mauvaises raisons, en plus !

    • Le problème est que la transition écologique se focalise sur l’électricité qui n’impacte pas vraiment notre balance commerciale, au lieu de s’en prendre a ce qui nous coute une fortune, le fossile…
      Donc orientons les pastèques sur la transition pétrole/gaz vers tout plein de leurs bonnes idées qui marchent
      Une fois qu’ils auront montré tout ce qu’ils savent faire de bien avec, alors on les laissera jouer avec l’électricité qui n’a pas besoin de transition pour l’instant…
      D’ici là, on aura épuisé au moins deux ou trois générations d’EPR 🙂

  • article vraiment clair, argumenté et intéressant, merci. A noter, une petite erreur involontaire en fin de texte à propos des gilets jaunes : « Plutôt que de réclamer à corps perdu la suppression de l’ISF, » il me semble qu’ils réclament l’inverse…

    Contrepoints : merci, corrigé.

  • La petite bête , la Justice !! quelle justice , il faut être naïf pour croire en la justice ….impartiale !!! Le mot ÉGALITÉ sur le Fronton de l’Assemblée Nationale devrait disparaître….

  • être élu ne rend pas compétent… vouloir le pouvoir vous force à laisser de coté une partie de votre propre conviction…

    ce qui m’ennuie le plus est l’absence de débat sur les BUTS de l’intervention politique dans la production électrique. SI on ne le fait pas , il n’y aucune différence entre le programme électronucléaire et le programme renouvelable ou tout autre programme politique énergétique.

    alors donc quels seraient les critères qui permettraient de dire la transition énergétique est un « succès »..????

    l’éolien et le solaire sont parait il nécessaires…
    certes mais à quoi?????

    toute critique sur le prix et la fiabilité ne tiennent pas quand on peut vous sortir l’argument de la « nécessité  » des intermittents..ou de la nécessité de sortir du nucleaire…

  • Bien sûr qu’il s’agit d’énergies renouvelables ! Il faut les renouveler tous les 15 ans…

  • Il faut ajouter que la désinstallation des éoliennes et la remise en état du terrain impose d’enlever 400 tonnes de béton (polluant ++ lors de la fabrication) par pylône.

  • Salut Philippe
    D’accord avec toi
    Mon commentaire concernant le grand débat national, laissé ce matin dans le cahier de doléances de la commune de Obermodern Zutzendorf

    Le Grand Débat National est la suite au mouvement des gilets jaunes qui ne réclament qu’une chose , c’est de conserver leur pouvoir d’achat et leur niveau de vie ; celui-ci dépend surtout du coup de l’énergie , qu’elle soit fossile , nucléaire ou renouvelable . Or depuis le délire écologique basé sur le réchauffement climatique anthropique , charbon , pétrole et nucléaire sont bannis, montrés du doigt et taxés un maximum, ce qui a provoqué la colère d’une grosse partie du peuple qui a désormais des difficultés à boucler leur fin de mois

    La TIPP, (taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers) , la CSPE ( Contribution au Service Public de l’Electricité ) doivent être revues à la baisse ; pour rééquilibrer le budget de l’état, ne serait que pour le seul domaine énergétique , la solution ce n’est pas de jeter l’argent par la fenêtre avec les énergies renouvelables , éoliens et photovoltaïques : les investissements dans ces énergies sont à l’origine de toutes les augmentations de taxes ayant provoqué la crise actuelle et ils ne seront jamais amortis et ne changeront rien à l’évolution climatique de la planète ; on peut y rajouter la politique antinucléaire des écologistes et de l’état alors qu’on a investi des sommes considérables dans le maintien et la sureté des centrales en activité comme Fessenheim, ou dans les centrales du futur comme Flamanville

    Le Grand Débat National ne se passe pas que dans les instances gouvernementales ; il commence à l’échelle locale : c’est pour cela que j’invite nos élus locaux à s’investir :

    •D’une part dans le maintien de l’activité de la centrale nucléaire de Fessenheim

    •D’autre part à convaincre les responsables de la communauté des communes du Pays de Hanau Lichtenberg de ne pas donner de suite favorable à l’installation d’un parc éolien à Mulhausen

    Frederic Sommer

    Faudrait que tous les lecteurs en fassent en fassent autant dans leurs mairies

  • Personne n’a remarqué le palmarès de notre journaliste en herbe (ou en pétrole plutôt) ?

    Mr Phillipe Charlez, de sa sortie de l’école jusqu’à maintenant à travaillé pour TOTAL sur des projets pétroliers. Cela représente seulement 37 ans au service du géant des énergies fossiles.

    Je pense que c’est intéressant afin de remettre en perspective cet article.

    Les politiciens sont pas mauvais dans le domaine, mais ce que vous faites là est également du lobbying mal placé.

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