Miracle ! Même sans vent, les éoliennes tournent…

Qui l’eût cru ? Les jours sans vent, les éoliennes brassent du vent ! Quelle époque formidable !

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Eoliennes By: OliBac - CC BY 2.0

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Miracle ! Même sans vent, les éoliennes tournent…

Publié le 20 décembre 2016
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Quel est donc ce miracle de la physique qui permet à des éoliennes de tourner sans vent ? C’est notamment le cas pour celles aisément visibles le long de passages fréquentés, comme les autoroutes ou les voies ferrées.

Un constat : les éoliennes tournent sans vent

Ainsi, le 15 et le 16 décembre 2016, entre Valence et Montélimar, il n’y avait pas de vent. Les fumées montaient à la verticale dans la campagne. Cependant, deux groupes d’une dizaine d’éoliennes, distants d’environ un kilomètre le long de la ligne TGV, tournaient mollement en étant orientés… en sens opposé (les unes vers le sud, les autres vers le nord).

Les éoliennes défieraient-elles les lois de l’aérodynamique ? Les ingénieurs auraient-ils trouvé le Graal qui permet à un moyen de production dépendant du vent, de produire sans vent ?

Il y a sûrement une explication rationnelle. Mais qui oserait imaginer que les pales de ces engins sont entraînées par des moteurs électriques ? Les propriétaires des éoliennes tenteraient-ils de masquer que, sans vent, elles ne tournent pas, ne produisent rien, et sont inutiles ?

Les éoliennes produisent de façon intermittente

Des dizaines d’éoliennes à l’arrêt, « les bras en croix », donneraient une image déplorable de ce moyen capricieux de production d’électricité. Chacun sait que cette production intermittente fluctue au gré de la météo et non des besoins. Mais il serait probablement du plus mauvais effet de l’afficher d’une manière aussi voyante aux yeux des Français.

Étonnamment, d’autres éoliennes situées dans le lointain, à peine visibles depuis le train et l’autoroute, étaient toutes à l’arrêt.

Les éoliennes installées en France aujourd’hui représentent une puissance totale de plus de 11 gigawatt (GW). Or, pendant plus de 15 jours, seuls 2 à 3 GW étaient disponibles, avec des minimums de puissance fournie tout au long des journées du 1er décembre (de 0,5 GW à 1,2 GW seulement) et du 17 décembre (moins de 1 GW).

En hiver, compter sur les éoliennes est risqué

Heureusement, malgré une dizaine de réacteurs à l’arrêt pour des vérifications exigées par l’Autorité de sécurité nucléaire (ASN) sur des générateurs de vapeur, le nucléaire est là. Il assure la production (puissance fournie de 46 à 48 GW en permanence) et la sécurité énergétique de la France. Le besoin national (la puissance appelée) était de 60 à 80 GW ces quinze derniers jours, le reste étant principalement comblé par l’hydraulique, le gaz, le charbon et, ponctuellement, par des importations.

En essayant de masquer la réalité, les partisans et les promoteurs des énergies renouvelables prendraient-ils les Français pour des benêts ? Ces derniers seraient-ils juste bons à subventionner ces immenses totems dédiés au dieu Éole par le biais de leurs factures d’électricité et de leurs impôts ?

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  • « Il y a sûrement une explication rationnelle. Mais qui oserait imaginer que les pales de ces engins sont entraînées par des moteurs électriques ? Les propriétaires des éoliennes tenteraient-ils de masquer que, sans vent, elles ne tournent pas, ne produisent rien, et sont inutiles ? »

    Je pense que l’explication réside dans le fait que la période sans vent a été très longue depuis début décembre . Ainsi, pour éviter de « marquer » les pistes des roulements au niveau des billes immobiles, il; est nécessaire de faire tourner l’hélice de temps en temps en utilisant le générateur en moteur .

    Moralité : en période sans vent , non seulement les éoliennes ne produisent rien, mais en plus elles consomment.

    • Il y a quelques années j’ai visité un gestionnaire de parcs éoliens qui, d’un seul site, gérait ses différents parcs. On nous avait alors expliqué les différents cas de figures où une éolienne ne peut pas fonctionner (gel, tempête, …) et on nous a même précisé que lorsqu’il n’y avait pas assez de vent, ils faisaient bel et bien tourner les éoliennes pour donner l’impression qu’elles fonctionnent. Aucune autre raison ne vous avait été invoquée.

      • Sur un plan strictement technique, Esteld a raison. Vu le poids du dispositif, si on les laisse à l’arrêt trop longtemps, les roulements à billes se détériorent. La technologie des roulements d’éoliennes c’est pas simple…

        Après d’un point de vue « image » je veux bien croire que les opérateurs soient tentés de les laisser tourner pour « faire comme si »… Le facteur de capacité d’une éolienne étant de l’ordre de 20% il peut y avoir pas mal de jours par an où elle ne produit rien.

        • Ces 20% ne sont justement pas en continu, mais répartis sur l’année.

          • Oui bien entendu. Une éolienne produit entre 0 et 100% de sa puissance nominale selon les conditions de vent. En moyenne sur l’année ça fait 20 à 30% (en France). Les promoteurs des éoliennes annoncent toujours la « puissance installée » mais il se gardent bien de préciser que seule une fraction de cette puissance est productive.

  • Rien n’étant plus subjectif qu’un nucléocrate estimant le vent à 100 m d’altitude ,quelques données sont un plus:
    les données de vent le 16 décembre à montelimar sont disponibles ici http://www.infoclimat.fr/observations-meteo/archives/16/decembre/2016/montelimar-ancone/07577.html
    et pour le 15 décembre ici : http://www.infoclimat.fr/observations-meteo/archives/15/decembre/2016/montelimar-ancone/07577.html
    on constate des vents faibles mais absoluement pas incapables de faire bouger une eolienne dans certaines conditions.
    Cet article est bel est bien construit sur du vent et sur la difficulté d’estimer à l’oeil le vent à 100 m d’altitude

    • @fred
      Merci pour ces tableaux qui confirment mon propos en ajoutant les précisions suivantes :
      Je suis passé en TGV près de ces deux groupes d’éoliennes le 15 décembre à 14h00 (vent entre 4 et 7 km/h) et le 16 décembre à 9h30 (vent aussi entre 4 et 7 km/h) selon ce tableau. Ce vent faible à nul ne peut pas entrainer un alternateur couplé à des pales d’éoliennes. Au mieux, elles peuvent tourner « libres ».

      Et je confirme qu’il n’y avait pas de vent au delà de 100 mètres d’altitude non plus, car certaines fumées montaient droite bien haut dans cette situation « anticyclonique » stable sur une bonne partie de la France et de l’Europe.

      • entre « elles peuvent tourner libre  » et « Mais qui oserait imaginer que les pales de ces engins sont entraînées par des moteurs électriques ? » il y a un pas vers honnêteté que je suis heureux de vous voir faire

        • Comme dit Esteld, probablement de la maintenance en profitant justement de l’absence de vent.
          Quand à tourner « libre », c’était de la « plausibilité »: dans les faits, on ne fait pas tourner « à vide » des engins pareil ( == débrayés), même lorsque les pâles sont en drapeaux !! Imaginez un instant une rafale de vent …

          • Une rafale n’a que très peu d’influence sur la vitesse de rotation d’une grosse eolienne. Le moment d’inertie du rotor est énorme et ses variations de vitesse sont faibles. De plus en plus d’études envisagent même de tirer profit de cette enorme inertie afin de participer à la stabilisation du réseau.
            de plus ce n’est pas un embrayage qui determine si l’eolienne produit ou pas mais un jeu de commutateurs électroniques qui permettent en permanence de gèrer la puissance récupérée sur l’arbre de sortie.
            En résumé, les rafales contiennent peu d’energie et sont de toute façon lissée par l’inertie du rotor.
            Sauf cas particuliers on ne freine pas un rotor d’éolienne à l’arrêt (du moins sur des technologies modernes)

            • un jeu de commutateurs électroniques qui permettent en permanence de gèrer la puissance récupérée sur l’arbre de sortie.

              Alors pour quelle raison, ces machines ne s’alignent pas sur la fréquence du réseau ❓

          • C’est vous qui parlez de « tourner libre », pas moi. Quant à gérer la puissance de sortie, c’est justement parce qu’elles sont raccordées au réseau ( et non « libres ») qu’elles peuvent être freinées si besoin. Quant à leur participation à la régulation primaire, ça fait 20 ans que vous en parlez : au départ, c’était sur l’éolien offshore… on attend toujours … tenir le 50Hz, bref , « gaspiller » du kwh subventionné pour garder de la réserve, … il faudra que la réserve soit rémunéré à la même hauteur … en terme de modèle économique, surtout sur l’éolien « terrestre », ça va être plus difficile que le rachat automatique du « kwh » par la communauté ! Mais l’inventivité des verts est illimitée … ils vont bien nous sortir un nouveau lapin du chapeau

        • Je vais copier-coller mon commentaire publié plus haut :
          Il y a quelques années j’ai visité un gestionnaire de parcs éoliens qui, d’un seul site, gérait ses différents parcs. On nous avait alors expliqué les différents cas de figures où une éolienne ne peut pas fonctionner (gel, tempête, …) et on nous a même précisé que lorsqu’il n’y avait pas assez de vent, ils faisaient bel et bien tourner les éoliennes pour donner l’impression qu’elles fonctionnent. Aucune autre raison ne vous avait été invoquée.

      • Mais comment pouvez vous faire preuve de tant de malhonnêteté intellectuelle ? Vous êtes passé en TGV à 200, 300 km/h et vous estimez la mesure du vent comme cela ? Vous avez d’autre source de vent ( et pour info ces sites ne sont pas suivi par des bobo écolo composites anti nucléaire ! ) ici : http://www.winds-up.com/spot-montelimar-windsurf-kitesurf-38-observations-releves-vent.html?date=2016-12-15

        Comme un élève de sixième le sait vous devez oublier que le vent augmente en vitesse plus on s’éloigne du sol aussi dans cette région il n’est pas rare d’avoir du vent du sud au sud et du nord au nord surtout en cette période d’automne !

        Comment peut on parler de nivellement par le haut avec ce genre d’article ???

        • « tournaient mollement en étant orientés… en sens opposé (les unes vers le sud, les autres vers le nord). »

          Je ne sais pas si un élève de sixième maitrise la variation du vent en fonction de l’altitude … mais il sait surement qu’il faut se mettre face au vent (lui).

        • @LeCorre Yann

          Le lien que vous fournissez indique un vent faible de 5 à 8 nœuds le 15 décembre à Montélimar, soit un vent de 9 à 15 km/h venant du nord à nord est toute la journée. Votre tableau confirme le lien fourni par Fred indiquant un vent faible de 4 à 7 km/h entre Montélimar et Valence.
          Pour commencer à produire de l’électricité, une éolienne a besoin d’un vent minimum de 4 à 6 m/s (15 à 20 km/h)
          http://www.energieplus-lesite.be/index.php?id=16657

          J’ai quelques notions sur le vent au sol et en altitude car je suis aussi pilote d’aéro-club et de paramoteur. Mais des éoliennes qui tournent par des vents faibles à nuls dans des directions opposées à un km de distance deux jours de suite, alors que les fumées montent très haut à la verticale, c’est rare…

        • Je vais copier-coller mon commentaire publié plus haut :
          Il y a quelques années j’ai visité un gestionnaire de parcs éoliens qui, d’un seul site, gérait ses différents parcs. On nous avait alors expliqué les différents cas de figures où une éolienne ne peut pas fonctionner (gel, tempête, …) et on nous a même précisé que lorsqu’il n’y avait pas assez de vent, ils faisaient bel et bien tourner les éoliennes pour donner l’impression qu’elles fonctionnent. Aucune autre raison ne vous avait été invoquée.

          • Ca n’a aucun sens xavier, même repeté 10 fois.
            Je travaille moi même dans l’éolien, la turbine ne peut être utilisée comme moteur.
            De plus, on achèterait de l’électricité pour faire tourner des éoliennes, juste pour l’image, pour faire beau? Haha, si c’est le seul argument qui vous reste pour protéger le nucléaire, alors la filière est mal en point.

            • Quoi que vous disiez, quand il n’y a pas de vent elles ne produisent pas, et ce sont des centrales gaz ou charbon qui prennent le relaie. Depuis le temps on a les statistiques sur le pourcentage de temps où elles produisent. C’est une source instable et onéreuse!

            • Et bien je suis navré, mais c’est bien ce qu’on m’a dit dans ce centre de gestion de parcs éoliens et je ne vois vraiment pas l’intérêt de nous mentir sur le sujet. Pour les considérations techniques j’imagine qu’il doit y avoir autre chose qu’une turbine….

        • Vous ne savez pas lire. les éoliennes situées plus loin étaient toutes arrêtées. Ce n’est pas parce que vous êtes écolo, lesquels mentent tout le temps, partisan des éoliennes, que vous avez le droit de traiter les autres de mystificateur.

    • ça va un moment de prendre le citoyen Lambda pour un C–!
      De toutes façons quand elles tournent doucement les éoliennes produisent si peu que ça ne vaut même pas le coup d’en parler.
      C’est bien la raison pour laquelle désormais tous les projets éoliens proposent d’installer des machines de 180 à 200 m de haut, sinon plus!
      C’est bien parce qu’en dessous de cette hauteur le vent n’est pas suffisant!
      Et puis les mesures de vent données par les promoteurs….MEFIANCE!!!

      • La raison est d’abord d’augmenter la section captée, et ensuite de bénéficier de champs de vitesses plus uniformes. Mais les risques augmentent aussi d’hétérogénéités et de cisaillements par vents faibles, et s’il y a quasiment 0 au niveau du sol, vous aurez beau élever la nacelle, vous augmenterez les risques plus vite que la production.

  • Et quand il y a du vent, l’électricité éolienne est-elle produite à un coût compétitif? Pourquoi faut-il subventionner les éoliennes?

    • Subventionner : pour atteindre des objectifs fixés par Bruxelles ( 20GWc et 5GWc d’éolien et PV), objectifs fixés par les pays producteurs d’éoliennes (Allemagne, Danemark, Espagne), et anciennement de panneaux PV (Allemagne, mais pas de bol, ils se sont fait prendre 90% des part de marché par les chinois … ) C’est pas plus compliqué que ça. En plus, ils ont réussi à rendre l’injection de a puissance « prioritaire » : s’il y a du vent ou du soleil, ce sont les autres centrales qui doivent « laisser la place » : donc en plus du subventionnement, tout kwh produit par les éoliennes est « forcé » d’être utilisé, et donc il est rémunéré : belle distorsion de concurrence pour des investisseurs au ROI garanti ( sauf si les éoliennes explosent, bien entendu … mais ce risque est la même chez n’importe quel industriel )

      La France n’a pas besoin d’éoliennes, mais c’est comme ça ! Quand au prix du marché, je laisse les verts vous expliquez que le kwh est moins cher que celui des autres « centrales », en évitant bien entendu de vous dire que la puissance c’est aucunement « réservable » en fonction des besoins ( c’est comparer des choux et des carottes). En gros: si on répercutait sur les promoteurs éoliens le coût des centrales de « réserves » (lorsqu’à un instant donné il n’y a pas de vent et que la demande est forte) , plus personne n’irait …. or justement, on pourrait commencer à comparer ce qui est comparable en terme de coût du kwh.

      Et cerise sur le gâteau, au final c’est vous qui payez ! (via la CSPE) : pas beau, ça ! Un juteux montage financier digne d’une vraie mafia.

  • c’est pas un histoire de conservation des mécanismes de roulement? 9a doit peser ces petites choses là..

  • ça serait bien d’avoir aussi le son de cloche de l’exploitant.

    • Je vais copier-coller mon commentaire publié plus haut :
      Il y a quelques années j’ai visité un gestionnaire de parcs éoliens qui, d’un seul site, gérait ses différents parcs. On nous avait alors expliqué les différents cas de figures où une éolienne ne peut pas fonctionner (gel, tempête, …) et on nous a même précisé que lorsqu’il n’y avait pas assez de vent, ils faisaient bel et bien tourner les éoliennes pour donner l’impression qu’elles fonctionnent. Aucune autre raison ne vous avait été invoquée.

      • « ils faisaient bel et bien tourner les éoliennes pour donner l’impression qu’elles fonctionnent »
        Je suppose que vous voulez dire qu’ils les laissaient tourner, débrayées, car sinon – compte tenu du fait qu’elles ne produisent que 20 % du temps – elles consommeraient 80 % du temps…[en supposant qu’elles puissent fonctionner en mode moteur] ? (ou alors votre gestionnaire s’est mal exprimé)

        • Peut-être. Ca remonte à longtemps, mais ça m’a marqué et il me semble bien qu’ils me disaient qu’ils les faisaient tourner et qu’ils avaient bien parlé d’énergie utilisée pour ça.

          Après, ça ne veut pas dire qu’ils les font tourner dès que le temps est trop faible, ni qu’ils les font tourner très vite.

          Cela étant dit, si on prend comme hypothèse qu’une éolienne ne produit rien 20% du temps, il faut garder en tête que ce n’est pas seulement parce que le vent est trop faible : lorsqu’il y a risque de gel ou lorsque le vent est beaucoup trop fort, ils « bloquent » le rotor à distance. Donc il y a une partie de ce 20% où l’éolienne ne produit rien, mais où les pales ne doivent pas bouger.

  • Et en plus, depuis quelque temps, le ciel est voilé, et donc le PV produit (encore) moins. Foutu climat, euh non météo… (Ah bon ? C’est pas pareil ?)

  • Une éolienne moderne ne peux rien produire en dessous de 15 km/h de vent, ce qui correspond à force 3 Beaufort, soit une petite brise avec les crêtes des vagues qui commencent à déferler.

  • L’explication rationnelle est pourtant évidente.
    A cause du méchant réchauffement climatique il faut rafraîchir l’atmosphère, un petit coup de clim’ grâce à nos éoliennes qui trouvent enfin un usage utile pendant ses nombreux temps perdus.
    Pourquoi se tourner les pouces quand on peut tourner les pales ?

  • Voici ma petite contribution pour aller dans le sens de l’auteur qui émet une hypothèse tout à fait juste. J’ai répondu à plusieurs commentateurs qui accusaient l’auteur de malhonnêteté intellectuelle. Ici je détaille davantage.

    Il y a quelques années, dans le cadre d’un travail universitaire, plusieurs de mes camarades et moi avons été invités à visiter une entreprise produisant de l’énergie, dont biomasse, hydroélectrique et éolien.

    Une partie de la visite s’est déroulée dans la pièce dont ils étaient le plus fier : un centre opérationnel à partir duquel, 24h sur 24, ils pouvaient gérer leurs différents parcs éoliens répartis dans le monde. Ils avaient accès à tout un tas d’informations : vitesse du vent, direction, température, production d’électricité, etc.

    Depuis leur centre, ils pouvaient donc tout contrôler, éolienne par éolienne. C’était très impressionnant. Naturellement dans le cas de bris ou de travaux de maintenance, tout ce qu’ils pouvaient faire c’était appeler un technicien pour aller sur place.

    On a eu droit à un bel exposé sur leur centre et sur l’énergie éolienne en général.

    On nous a alors expliqué que, dans certains cas, il n’était pas possible de produire de l’électricité parce qu’il fallait, depuis le centre opérationnel, « fermer » les éoliennes :
    – lorsque le vent est beaucoup trop fort (tempêtes),
    – lorsqu’il y a risque de gel sur les pales, le danger étant que de la glace soit projetée, c’est pas pour le matériel, mais pour les personnes se déplaçant éventuellement à proximité.

    Évidemment, lorsqu’il n’y a pas assez de vent (absence de vent ou bien vent trop faible), l’éolienne ne peut pas tourner suffisamment pour produire. Et c’est là qu’on nous a dit la chose suivante : lorsqu’ils ne sont pas en mesure de produire de l’électricité à cause de l’absence de vent suffisamment fort pour faire tourner les pales, ils dépensent un tout petit peu d’énergie pour les faire tourner, donnant ainsi l’impression que le site produit de l’électricité. En effet les parcs éoliens sont mal acceptés par les riverains (NIMB), alors imaginez si elles étaient inactives trop souvent et trop longtemps !

    Aucune autre raison ne nous a été invoquée.

    Donc quand j’ai lu cet article, ça m’a rappelé cette visite et je vous confirme que l’hypothèse de l’auteur est bonne : il s’agit bien de faire croire qu’elles produisent afin de justifier ou contribuer à justifier leur existence.

  • Il semble que,pour éviter une « désorganisation » de la production d’électricité et lorsque ces épouvantails métalliques sont à l’arrêt faute de vent,une mini centrale au charbon ou au fuel prend automatiquement le relais. Pour le prix d’une vous avez deux pollutions a) visuelle et b) atmosphérique …Et dire que certains osent encore plébisciter cette arnaque !!!

  • Ce qu’il faut savoir un alternateur peut tourner en moteur, il y a qu’à inverser 2 phases sur 3, et pour une dynamo effectuer une inversion des phrases. Pour prolonger la vie des réacteurs nucléaire, EDF fait cette manoeuvre. En effet la variation de la puissance d’un réacteur est accélérée. La stabilité de la puissance produite malgré la variation de la demande fait prolonger de manière importante la vie des réacteurs.

  • c’est peut être le déplacement d’air des tgv qui fait tourner ces éoliennes ?

    🙂

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