Brexit : stop ou encore ? 

Dans cette saga interminable qui nous aura fait connaître des scènes hallucinantes au sein même de la Chambre des Communes, les tartuffes de la politique, partisans de la ligne dure, semblent avoir toutefois perdu la main. 

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Brexit : stop ou encore ? 

Publié le 9 septembre 2019
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Par Bruno Pineau-Valencienne.

En annonçant la tenue d’un référendum sur l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’Union européenne pour mieux ressouder son propre parti, David Cameron ne se doutait guère que son coup de poker déboucherait sur une catastrophe politique et morale, aboutissant au possible démantèlement du Royaume-Uni tout en favorisant l’accession aux affaires d’une clique d’opportunistes avides de pouvoir et prêts aux pires mensonges pour parvenir à leurs fins. 

Cette crise à la mode britannique n’est pas exceptionnelle en soi puisque les pays de l’Union européenne connaissent les mêmes bouleversements avec la montée en puissance de mouvements populistes savamment téléguidés depuis l’étranger par les Russes et les Américains, lesquels ont tout intérêt à miner de l’intérieur un concurrent gênant dans une impitoyable guerre commerciale que se livrent les grands blocs économiques régionaux. Dans cette saga interminable qui nous aura fait connaître des scènes hallucinantes au sein même de la Chambre des Communes,  les tartuffes de la politique, partisans de la ligne dure, semblent avoir toutefois perdu la main. 

En effet, au lendemain de l’annonce de la suspension du Parlement britannique, la démission de la cheffe des conservateurs d’Écosse, Ruth Davidson, et la défection de 21 parlementaires rebelles sonnent comme un premier coup de tonnerre pour Boris Johnson dont le parti pourrait être victime d’un schisme politique aux conséquences incalculables aiguisant les appétits de l’ogre Farage à la tête du Brexit party, prêt à récupérer les plus beaux morceaux…

Pire encore, les actes de résistance quasi héroïques entrepris simultanément par le frère du Premier ministre, Jo Johnson, ou l’arrière-petit-fils de Winston Churchill, Nicholas Soames, sans parler de personnalités emblématiques comme le très respecté Ken Clarke qui fut ministre de l’Économie sous Margaret Thatcher, portent le coup de grâce à BoJo, éloignant de surcroît le spectre du scénario apocalyptique d’un No Deal ouvrant la voie à un énième report au grand désespoir du locataire du 10 Downing Street. 

Dans cette partie de bras de fer d’un genre particulier où chacun joue à « Fais-moi peur », le Premier ministre jusqu’au-boutiste tente une ultime pirouette en annonçant le déclenchement d’élections anticipées, caressant l’espoir de jouer sans scrupules la stratégie du peuple contre le Parlement pour mieux le délégitimer, quitte à créer une crise constitutionnelle inédite tout en pratiquant le dynamitage des institutions britanniques.

En réalité, Boris Johnson se retrouve pris à son propre piège, dans une impasse, contraint malgré lui de devoir négocier, en ne sachant pas vraiment comment s’y prendre à l’instar de Theresa May mais dans de bien pires conditions et sans majorité. 

Quand bien même Boris Johnson parviendrait à obtenir l’accord des deux tiers du Parlement pour aller chercher une légitimité auprès du peuple devant lequel il espère mettre en avant ses qualités de tribun exceptionnel, personne ne peut prédire à l’heure actuelle la dynamique qui se créera dans cette hypothétique campagne électorale dont nous pouvons affirmer qu’elle sera acrimonieuse et laissera des traces indélébiles. 

Par ailleurs, comment peut-on imaginer qu’un Corbyn se résigne aussi facilement à satisfaire les demandes de son pire adversaire, se sachant lui-même dans une situation politique extrêmement inconfortable et conscient qu’il ne pourra pas gouverner sans le soutien des Libéraux démocrates, lesquels ont immédiatement exclu toute alliance électorale avec ce personnage sulfureux, connu pour son antisémitisme notoire. 

Cette incertitude absolue porte le discrédit sur des Brexiteurs qui se retrouvent considérablement affaiblis face à une Union européenne imperturbable plus unie que jamais et qui ressort paradoxalement renforcée de cette empoignade dont elle se serait bien passée.

Désormais tout le poids est incontestablement du côté de la Commission européenne qui a rappelé par l’intermédiaire de son négociateur en chef, Michel Barnier, qu’elle resterait intraitable sur la question du back stop, nécessaire selon elle pour préserver l’intégrité du marché unique européen et maintenir ouverte la frontière entre l’Irlande du Nord britannique et la république d’Irlande après le Brexit. Celle-ci ne ménage pas non plus ses efforts, débloquant 780 millions d’euros pour assister financièrement les entreprises subissant les contrecoups du Brexit, renforçant ainsi la crédibilité de l’Union européenne et son attractivité pour de futurs investisseurs potentiels.

La partie adverse quant à elle n’apporte pour l’instant aucune garantie concrète pour assurer une transition ordonnée et fait preuve d’un amateurisme déroutant, excellant plutôt dans l’art de l’improvisation en tenant parallèlement des discours guerriers à l’encontre de l’Europe pour tenter de fédérer son propre électorat de plus en plus dubitatif sur l’issue improbable d’un conflit qui n’a que trop duré et dont il commence à mesurer les effets pervers. 

À ce sujet, les pires scénarios ne laissent guère de place à l’optimisme selon la toute dernière étude des Nations unies. « Une sortie sans accord ferait perdre au Royaume-Uni 14,6 milliards d’euros d’exportations vers l’Union européenne et plusieurs autres milliards vers les autres pays. » Avec le retour d’une frontière terrestre, mettant fin à l’esprit de Schengen, des goulots d’étranglements aux points de passage impacteraient significativement l’acheminement des denrées de premières nécessité ainsi que l’approvisionnement en essence et en médicaments.

Évoquons aussi les retombées négatives dans le secteur des services avec l’entrée en vigueur de tarifs très élevés dans l’industrie des télécommunications et des services financiers. Les sujets de Sa Majesté sont-ils prêt à consentir à de tels efforts et ne risquent-ils pas à un moment donné de se soulever contre leurs propres dirigeants accusés de les avoir floués ? À terme l’unité nationale ne semblerait-elle pas sérieusement menacée ? 

Quoi qu’il advienne, il serait présomptueux de remettre en cause le choix souverain du Royaume-Uni qui s’est librement exprimé sur le sujet. Cependant l’a t-il fait de manière éclairée avec les bons outils de décisions ? Rien n’est moins sûr. Nous savons désormais que la construction européenne est mortelle et que chaque pays de l’Union a le devoir moral de préserver ce bien commun. La France doit prendre le leadership en Europe forte de ses succès diplomatiques et grâce au président Macron qui a fait honneur à notre pays lors du sommet du G7

Enfin, pour sortir de cet abominable imbroglio politique, la Reine s’autorisera-t-elle à sortir de son devoir de réserve ? Souvenons-nous qu’en 1974, confrontée à une assemblée introuvable, elle avait choisi le travailliste Harold Wilson, mieux à même à ses yeux que le conservateur Ted Heath pour former une équipe ministérielle soutenue par les libéraux.

Ce ne serait pas la première fois en Europe que la monarchie vole au secours de la démocratie. Ainsi en janvier 1981, l’instabilité politique en Espagne affecte le parlement qui peine à trouver un successeur au Premier ministre de l’époque Adolphe Suarez quand soudain surgissent des gardes civils dirigés par le tristement célèbre général Tejero. Le soir même, le roi Juan Carlos reprend la situation en main à l’occasion d’un discours télévisé mémorable et forcera l’admiration du monde entier.

Ne tirons pas nécessairement un parallèle trop rapide puisque Boris Johnson reste dans les limites de la légalité. Cependant la crise du Brexit pourrait offrir à la famille royale d’Angleterre l’occasion inespérée de redorer son blason alors que la monarchie constitutionnelle très ankylosée fait l’objet de critiques de plus en plus virulentes parmi la population. La Reine Elisabeth osera-t-elle une sortie en apothéose… pour le dernier combat de sa carrière ?

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  • Quand les politiques nationaux mettent sur le dos de l’europe leurs propres incuries ,on ne peut pas s’étonner apres que le peuple vote contre une organisation qu’on a chargé de tous les maux..
    Si on y ajoute les manipulations occultes venues de pays qui tentent de miner le premier marché mondial..

    ou l’on voit que la democratie des limites , l’instrumentalisation de la bêtise populaire (si vous êtes dans cette situation ce n’est pas de votre faute , c’est la faute au capitalisme mondial , aux immigrés,aux communistes, aux religions, aux mœurs , au complot international , a l’europe etc..)
    il est plus facile d’accepter son déclassement en en attribuant la cause a d’autre phénomènes qu’a sa propre incapacité a s’adapter a la société, et savoir trouver les moyens de s’en sortir..

    A partir de là « l’opinion » devient une arme , on le voit bien avec le glyphosate , ou le réchauffement, ou le homard , ou le costume,
    ou l’acharnement judiciaire présupposé..

    La democratie a des limites , il ne faut pas oublier çà..je pense que la classe dirigeante anglaise est en train de toucher du doigt
    cette réalité..
    Le tour de la france va venir bientôt..

    • Le poids de l’UE existe bien, il ne résulte pas des maux dont on l’aurait chargée, il est pour elle une condamnation sans appel à long terme.
      « Rien de force n’est bon » disait mon grand-père, l’appartenance à l’UE reste quelque chose qui est imposé à une population dont une grande partie n’en veut pas, en tout cas pas comme ça, et les limites de la démocratie ne devraient pas être oubliées d’abord à Bruxelles.

      • oui une grande partie des citoyens européens ne veulent pas l’europe, la question reste posée est ce pour les bonnes raisons?

        • Je vous retourne la question : et ceux qui veulent l’Europe, est-ce pour les bonnes raisons ?

          • l’europe est elle responsable du vote socialiste en france? l’europe est elle a l’origine de la redistribution , du keynésianisme , de la corruption du capitalisme de connivence qu’on voit en france?
            l’europe est elle a l’origine du capitalisme d’etat ? l’europe a t elle quelque chose a voir avec la tva, CSG? la pression fiscale confiscatoire ? la faillite de l’éducation nationale? l’incurie judiciaire? des citadelles syndicales de la fonction publique?les 80kmh? la taxe carbone?
            personnellement je ne le crois pas et je ne suis pas d’un européisme béat.. les normes européennes sont largement inspirées par les verts allemands , et/ou un lobbying dont on eut voir les ficelles et cette administration supplémentaire kafkaïenne
            n’a pas diminué la notre et meme l’a amplifiée.. on a délégué un certain nombre de prérogatives a l’europe en se gardant bien de ne pas diminuer nos personnels politiques pour autant..

            il n’en reste pas moins qu’on ne peut pas nier que le marché europeen est le premier marché du monde , et que çà çà pèse sur nos relations internationales
            mais pour répondre a votre question , les quelques bribes de libéralisme qui nous restent , viennent de l’europe

            • Pour moi, le bon côté de l’Europe a existé à ses débuts, mais a depuis longtemps disparu. La motivation initiale, mieux connaître son voisin pour collaborer et s’enrichir mutuellement, a disparu au profit de l’idée de disposer de l’outil pour obliger son voisin à faire ce qui est « bien » et qu’il n’aurait pas décidé seul. Et pour ce que nous aurions décidé seuls pour nous, l’Europe nous préserve en partie d’en voir les effets, et d’être obligés de revenir sur nos mauvais choix.

              • je suis d’accord avec vous , l’europe manque de lisibilité démocratique , et les lobbys sont très actifs..
                ils ont voulu faire l’Europe des affaires sans se préoccuper des dégâts sur les populations..
                en plus il y a des regles européennes qui puent le pognon dans le mauvais sens du terme.. un exemple?
                une chemise confectionnée au sri lanka et importée en Italie devient un produit made in italy si on y ajoute 1 bouton..
                lamentable..
                l’Europe des peuples passera par une fiscalité uniforme dans toute l’europe.. sans çà c’est un empire avec des roitelets.. et des commissions non elues , et une administration vampirique de pus

                • Passera par une fiscalité uniforme…OK si cela oblige la France à baisser la pression fiscale et à faire sauter toutes les aberations de l’état providence . Sinon nous serons en route pour la nouvelle URSS et toutes les joyeusetés qui l’accompagnent . Malheureusement macron semble plutôt tenté par la 2eme option que par la 1ere . Sauver sa caste de voyous plutôt que le pleuple qui fume des clopes et roule au diésel

                  • je ne crois pas que les autres pays européens soient jaloux de notre fiscalité et prêts a l’adopter pour eux mêmes, pareil pour les déficits chroniques engendrés par nos service publics défaillants .. ou notre systeme de santé que tout e monde nous envie mais dont personne ne veut..
                    c’est dans ce sens que je trouve l’europe utile a terme , mais la france résiste et faute de savoir réduire ses dépenses elle a augmenté ses prélèvements.. mais maintenant je pense qu’avec la révolte qui couve çà commence a sentir le pâté..
                    le GVT français est coincé , et c’est pour çà qu’il tente de mettre la main sur le pactole des retraites complémentaires aggirc et arcco
                    car il est au taquet

              • Même cette motivation initiale est un leurre pour convaincre les peuples.
                L’UE est depuis le début un projet géopolitique destiné à soustraire leur souveraineté aux Etats, un laboratoire du mondialisme.
                Si ce projet est si formidable, pourquoi l’avoir caché aux peuples depuis le début?
                Un livre remarquable sur le sujet: « cet étrange monsieur Monnet » de B Riondel. Et celui de P. de Villiers pour les archives…

                • Si les peuples avaient été plus malins, ils auraient pu être convaincus par l’appât, le bouffer et en développer par ailleurs, et se débarrasser de ceux qui avaient mis l’hameçon dedans, ou au moins les marginaliser. Mais non, ils ont très bien accepté de passer d’une Europe environnement de coopération à une Europe administration dirigiste. Je me souviens très bien de combien mes collègues préféraient les postes de petits chefs qui sont apparus dans les projets européens à la possibilité de mieux échanger entre « pas-chefs »…

            • Le bon cote de l’europe , des importation massives et hors de controle en france et vu le liberalisme effrenes regnant dans l’hexagone ,la mort de toutes nos exportateurs..mais l’euro est stable, au lieu d’avoir une franc au quatrieme dessous et representan reelement notre puissance économique.

        • « une grande partie » ? Vous sortez ça d’où ?

  • Je me permettrais de rappeler à l’auteur quelques points :
    1/ si au bout de 2 ans aucun compromis n’avais été trouvé, le « no-deal brexit » était le choix par défaut, ce qui a été approuvé par les parlementaires lorsqu’ils ont autorisé Theresa May à invoquer l’article 50 (et ce bien que plusieurs « remoaners » s’en défendent, ils étaient au courant, leurs tweets et autres interviews ces 3 dernières années ayant étés sauvegardés pour la postérité par Internet)
    2/ au vu du texte qui est passé la semaine dernière (aka le Benn Bill), Corbyn & co veulent porter plainte contre BoJo en essayant de remettre en cause la légalité d’un « no-deal brexit » qu’ils ont pourtant approuvé en 2016…le tout en s’asseyant copieusement sur le droit anglais, puisque les « remainers » ont été négocier avec des puissances étrangères, ce que seuls les membres du gouvernement et la reine sont légalement autorisés à faire…donc essayer de dire que BoJo est dans l’illégalité alors qu’on est soi même dans l’illégalité…
    3/ ce qui me choque c’est le déni de démocratie absolu dont vous vous faites le chantre, au même titre que les « remainers ». Le peuple anglais à voté pour un brexit avec ou sans accord avec l’UE – ce qui a toujours été très clair (Nigel Farage et BoJo ayant toujours été dans ce sens) – les parlementaires sont là pour appliquer la volonté du peuple et non essayer de soumettre le peuple à leur volonté.

    A ce sujet, jeudi soir, il y avait un débat sur la BBC dont nous n’avons que très peu entendu parler en europe continentale et au cours de ce débat se sont passés des choses très intéressantes:
    – la représentante du labour a clairement dit que si le labour passait, elle ferait en sorte de négocier le meilleur deal de la terre avec l’UE…pour ensuite demander au parlement de le rejeter afin que le royaume reste dans l’UE…no comment…
    – la représentante des soit-disant « libéraux » et soit disant « démocrates » a quant a elle expliqué qu’elle organiserait un nouveau référendum…et que si les résultats de ce dernier n’allaient pas dans le sens du « remain », elle passerait outre…
    – les partisans du remain et du brexit on hué les « lib-dem » et le « labour » pour leur déni de démocratie

    Enfin, concernant le fait que BoJo défende une ligne « dure » ce qui aurait amené à beaucoup de défections au sein de son parti…là encore, je vous prierais d’éviter toute désinformation :
    1/ lors d’un changement de leader à la tête d’un parti entre deux élections, c’est une chose courante (cela s’est déjà produit en France, outre manche et dans à peu près n’importe quelle démocratie)
    2/ Theresa May avait déjà bien entamé le travail
    3/ je ne vois pas en quoi le fait que le frère de BoJo ait quitté le gouvernement dessert votre point de vue. Rien n’indique qu’une même famille/fratrie doivent systématiquement avoir le même avis sur tout…un cas d’école fourni par l’Angleterre de l’avant seconde guerre mondiale étant les fortes divergences entre Edouard VIII et George VI…

    Après, j’aurais quelques questions pour l’auteur:
    – trouvez-vous normal que l’opposition passe son temps à demander une élection et quand elle voit cette opportunité se présenter n’essaie pas de la saisir ? (et qu’elle ne connaisse pas le code électoral)
    – trouvez-vous normal que l’opposition crie au déni de démocratie alors que cette même opposition a rejeté l’idée d’un report de la saison des université d’été, alors même qu’un sujet aussi vaste et complexe que le brexit est toujours sur la table ?
    – trouvez-vous normal que l’opposition qui a passé son temps à demander un discours de la reine juge et ait refusé de reporter ses universités d’été juge une prorogation de 5 jours (en plus de la prorogation habituelle) comme étant un déni de démocratie ?
    – trouvez-vous normal que le parlement aille contre le vote du peuple ?

    A titre personnel, j’estime que la réponse à l’ensemble de ces question est NON.

    Enfin et pour conclure, je tiens à préciser que je n’ai pas à être « pour » ou « contre » le brexit. Le peuple anglais à voté pour le brexit avec ou sans accord avec l’UE. Qu’il en soit ainsi.

    PS : si vous voulez avoir des informations non biaisées sur le brexit, la presse australienne fait un excellent travail sur le sujet…dommage qu’il faille aller chercher l’information à l’autre bout de la terre pour avoir un vrai travail journalistique sur le sujet…

    • Non le peuple n’a pas voté sur le brexit avec ou sans accord avec l’UE, la loi du référendum ne concernait que la question de « quitter l’union européenne ». C’est au gouvernement de gérer la procédure de sortie. Un des problème vient peut être de là.

      L’autre problème, le déni de démocratie que vous soulevez, c’est qu’entre le vote et aujourd’hui, 3 ans se sont écoulés, et que des changements ont pu intervenir qui fragilise le référendum. Donc sur cet aspect du déni de démocratie je suis mitigé. Si la décision de sortir en 2016 est légitime, l’est-elle encore en 2019 ou 2020 ? Si le peuple est majoritairement contre le brexit aujourd’hui par exemple parce que la sortie est chaotique, il y a un problème non pas légale, mais de cohésion nationale.

      • Bien sur que si le peuple a voté pour un brexit avec ou sans accord. Il suffit de voir les videos et les tweets des partisants du remain et du brexit pour s’en rendre compte.

        Concernant le traité en lui même sa formulation est assez claire, et je me permet de la remettre ici:

        Article 50
        1. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union.
        2. L’État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.
        3. Les traités cessent d’être applicables à l’État concerné à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l’État membre concerné, décide à l’unanimité de proroger ce délai.
        4. Aux fins des paragraphes 2 et 3, le membre du Conseil européen et du Conseil représentant l’État membre qui se retire ne participe ni aux délibérations ni aux décisions du Conseil européen et du Conseil qui le concernent.
        La majorité qualifiée se définit conformément à l’article 238, paragraphe 3, point b), du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.
        5. Si l’État qui s’est retiré de l’Union demande à adhérer à nouveau, sa demande est soumise à la procédure visée à l’article 49.

        En cas d’absence d’accord et au cas ou les états membres ne votent pas de prorogation, alors c’est une sortie sans accord…

        Ensuite, il me semble que le « brexit party » a largement gagné les européennes…donc cessez de dire que le vote du brexit n’est pas supporté par une large partie de la population…si le referendum avait lieu aujourd’hui, ce serait encore le brexit qui l’emporterait…accessoirement, malgrès ses défaites au parlement, le parti de BoJo monte dans les sondage, le Labour et les lib-dem se faisant laminer…

        Enfin, concernant le fait de la cohésion nationale, justement, qui mieux que l’UE détruit la cohésion nationale ? C’est elle qui a inventé le problème du backstop et essaie d’imposer un traité obligeant le royaume à respecter une très large portion des textes de l’Union sans avoir son mot à dire…vous appeller ça un accord ? Moi non! Ensuite, l’Irlande et l’Ecosse peuvent-elles faire cession avec le reste du royaume…la réponse est une fois de plus non, au même titre que la bavière ne peut pas faire cession avec le reste de l’Allemagne ou la bretagne avec le reste de la France…

        Par ailleurs, une sortie sans accord ne sera pas la fin du monde…sauf peut être pour l’Allemagne, qui verrait son premier marché à l’export disparaître (49 milliards de dollars), ce qui explique sans doute l’empressement de notre cher président à dire à BoJo qu’il est hors de question que l’UE accepte un nouveau délais…tous les moyens sont bons pour essayer de forcer l’allemagne à verser au pot commun et accepter plus de cohésion au sein de la zone euro…

        • Merci pour votre commentaire développé. Une question, quand vous dites que l’Écosse ne peut faire sécession, qu’est qui concrètement l’en empêche ? Il me semble que le référendum pour l’indépendance voté avant celui sur le Brexit avait échoué de peu. J’ai cru comprendre qu’un autre référendum serait organisé en cas de Brexit, et, au vu de l’opinion publique, aurait probablement un résultat inverse.

          • Ce sont les textes de l’UE qui permettent l’organisation de ce genre de référendum, par les texte nationaux. Donc pour moi, le fait d’invoquer l’UE comme protégeant la cohésion nationale ne fait pas sens.

            • Un grand merci pour vos analyses circonstanciées qui démontrent que l’UE est en soi un déni de démocratie. Et que dire de ces « prédictions » cataclysmiques pour le Royaume-Uni en cas de « no deal » ! C’est les pays qui restent au sein de l’UE qui vont payer la facture, en réalité. Et c’est bien fait pour eux ! Pour nous aussi, le frexit est le PRÉALABLE indispensable à toute politique, si possible libérale, bien sûr ! Mais que les Français décident !

          • Si l’Ecosse devenait indépendante, il lui faudrait passer par une demande d’adhésion a l »UE. Elle ne pourrait utiliser la Livre, ce qui est un problème technique majeur. Enfin, structurellement, le déficit est payé aujourd’hui par le contribuable britannique. Cela rendrait sa demande d’adhésion a l’UE problématique, sauf si cette dernière fermait a nouveau les yeux sur la véracité des comptes publics.

    • Merci Charlesdotw.
      Commenter un article aussi baclé, c’est du boulot. A mon avis, moins que pour l’auteur a la relecture d’ici quelques temps.

      A l’auteur: je suis sans nul doute téléguidé par les Russes et les Américains, mais il me semble bien que Nigel Farrage est le leader du Brexit Party.
      Cela résume je pense assez bien avec quel sérieux vous avez rédigé votre diatribe, et avec quel sérieux je dois le lire.
      Time well wasted

  • « La France doit prendre le leadership en Europe forte de ses succès diplomatiques et grâce au président Macron qui a fait honneur à notre pays lors du sommet du G7 »
    Tous les poncifs de la Macronie sont là, théorie complot Poutine et Trumph, vive l’Europe et le leadership de notre bon maître, des chiffres catastrophiques lancés à la volée, et si le petit peuple a mal voté c’est qu’il a été mal informé ou victime de la propagande populiste. ATTENTION Contrepoint c’est vrais il faut de la diversité mais si je veux lire ce genre d’article je vais sur BFM ou dans la presse subventionnée.

  • « La France doit prendre le leadership en Europe forte de ses succès diplomatiques et grâce au président Macron qui a fait honneur à notre pays lors du sommet du G7. » :
    Je suppose que l’auteur a beaucoup d’humour ?

    • en effet, et du courage aussi , parce que prendre le risque de passer pour un con par flatterie hein..

      • Quel courage? Toute cette analyse biaisée ne repose que sur des convictions et de l’enfumage . Oui, l’UE est partiellement responsable de la socialisation française en laissant la BCE outrepasser ses droits l’UE n’a fait qu’aggraver les choses et donner le moyen au démagogues et à la technocratie de freiner des 4 pieds pour empêcher les réformes indispensables de se faire et a ouvert la porte à la politique des faux-semblants avant tout destinée à protéger la caste et les copains . L’UE d’aujourd’hui n’est plus qu’un moyen d’atteindre le nirvana du mondialisme: quelques fausses élites et les connivences qui les soutiennent d’un côté et le reste qui continue a faire tourner la machine en payant une facture qui n’est pas la sienne . La GB ne veut plus de cette escroquerie institutionnalisé, sauf bien sûr une grande partie des élus et l’UE sait que si la GB sort, et réussie sans elle, elle est virtuellement morte et que la preuve aura été faite de son inutilité . Quand à Macron lors du G7 il n’a rien prouvé d’autre que ce n’est pas à l’elysée qu’est sa place mais chez Pinder comme clown . Parler de sa réussite ne dénote chez l’auteur qu’une seule chose: des oeillères en acier inoxydable et son désir de faire avaler les couleuvres europhiles quelques soient les contre-vérités et autres distorsions de la réalité nécessaires pour se faire . On croirait lire la pravda dans ses plus belles années

      • L’auteur aurait dû se relire plutôt que de risquer d’être ambigu.
        D’ailleurs puisque je lis qu’il a été animateur des cercles Madelin, je proposerais ce théorème-hommage :
        « Entre le courage et la connerie, considérez toujours que la connerie est l’hypothèse la plus probable »

      • Il avait le choix entre se taire et laisser encore planer le doute, ou parler et confirmer aux yeux de tous…

    • Je crois plutôt qu’il aimerai bien que l’on soit assez cons pour avaler toutes les fake news répandues par la pravda pour cacher son échec intégral au G7 . Les diversions maladroites ne résistent pas dix secondes des que le coq descend de son tas de fumier après son cocorico

  • Guerre commerciale entre les US et la Russie ?????
    Peuples d’Europe téléguidés par l’étranger ?????
    Cette série est-elle disponible sur Netflix ?
    Enfin bref, les britanniques ont pas voté comme M. Pineau-Valencienne aurait voulu et il faut absolument corriger cette regrettable erreur. C’est la nouvelle démocratie des zélites : quand la populace vote bien, c’est super ! Quant ils votent mal, on refait le vote pour qu’ils votent bien.
    Venant de quelqu’un qui travaille dans un cabinet de conseil Américain au Canada…

  • « la montée en puissance de mouvements populistes savamment téléguidés depuis l’étranger par les Russes et les Américains »

    Avez-vous des informations précises et des sources, pouvez-vous préciser l’expression « savamment téléguidés » et la nature légale ou illégale des actions ainsi définies, par ailleurs qui sont « les Russes et Américains », agences officielles, gouvernements, commentateurs ?

    Merci.

    • Le club des boucs émissaires n’a pas besoin d’être défini, l’essentiel est d’en parler suffisamment pour que certains croient qu’il existe et ne cherchent surtout pas à penser tout seul

  • J’en suis encore à me demander si l’o doit prendre cet article au premier ou au second degré.
    « L’ogre Nigel Farage » à la tête du « parti extrémiste UKIP »… lol
    Mais la Fra »forte de ses succès diplomatiques et grâce au président Macron qui a fait honneur à notre pays lors du sommet du G7.

  • J’en suis encore à me demander si l’on doit prendre cet article au premier ou au second degré.
    Déjà, « L’ogre Nigel Farage » à la tête du « parti extrémiste UKIP »… lol
    Mais la France « forte de ses succès diplomatiques et grâce au président Macron qui a fait honneur à notre pays lors du sommet du G7″… là j’ai éclaté de rire.
    Involontairement ou non, l’auteur de cet article est un vrai comique.

  • Un pari : si la France ultra-collectiviste prend le leadership en Europe, il ne faudra pas 10 ans à l’Europe pour disparaître corps et biens, à l’occasion d’un Gerxit accompagné avec enthousiasme par les pays de l’Est et du Nord.

    L’Europe est effectivement mortelle et la France de Macron pourrait bien être l’assassin du Cluedo européen, comme le récent G7 l’a amplement démontré. Ceci dit, la BCE pourrait également porter un coup fatal à l’euro si elle ne retrouve pas rapidement le chemin de la raison.

  • « des actes de résistance quasi héroïques » (les mecs ont juste démissionné)

    « les pires scénarios ne laissent guère de place à l’optimisme » (no comment)

    « Nous savons désormais que la construction européenne est mortelle… » Mazette, qu’elle découverte ! À moins que l’auteur n’ait voulu dire que la construction européenne peut causer la mort ? Mais non, c’est en sortir qui fera mourir des gens : pénurie de produits de première nécessité, de médicaments, d’essence (là, je n’ai pas très bien compris pourquoi, mais bon…) et même les télécommunications coûteront plus chères (pas compris non plus).

    Heureusement, un sauveur peut encore tout changer…

    Suspense, roulement de tambour et haies de hallebardes…

    … La Reine !

    Vas-y Zabeth, boute-nous hors du royaume et à coups de bibi « cette clique d’opportunistes avides de pouvoirs et prêts aux pires mensonges pour parvenir à leurs fins » et viens t’agenouiller en signe d’allégeance devant Macron 1er qui, j’en suis sûr, si tu es sincèrement animée par « l’esprit de Shenghen », te pardonnera ainsi qu’a ton peuple tout entier sur lequel coulerons à nouveau le miel, la santé et les SMS gratuits. Sinon, tant pis pour lui, il n’aura plus que de l’Angus à bouffer et du whisky pour se soigner, na !

    Franchement, c’est un recueil de blagues cet article ? On n’est pourtant pas le 1er avril…

  • J’ai deux questions/réflexions sincères et sans sous-entendus.

    Peut-on être libéral et être partisan d’une Europe forte ou du moins encore plus intégrée ou faut-il voir l’Europe comme forcément une couche supplémentaire d’État qui de plus ne libère pas du poids déjà existant de chaque État national (et la France en connait un bout sur le poids de l’État, ce qui n’est pas forcément le cas de tous les pays européens) ?
    Les libéraux qui répondent non à cette question sur l’Europe le font-ils par contagion du discours des partis populistes ?

    Dans ma jeunesse (né en 62) l’Europe était un idéal, pour de nombreuses bonnes raisons dont certaines sont toujours valables aujourd’hui d’un point vue libéral je crois.

    • Je suis assez d’accord avec le commentaire de Claude HdC plus haut. Prêter tous les maux nationaux a l’UE est facile et complètement malhonnête. C’est d’ailleurs le jeu politique de Macron. Les bonnes nouvelles, c’est lui. Les mauvaises, c’est l’Europe ultra libérale. Il est loin d’être le seul ou le plus mauvais dans l’exercice. Mais pour répondre a votre question, il y avait un projet libéral, la CEE, pour lequel je voterais a nouveau sans hésiter. Et puis Maastrich. Aucun libéral ne peut soutenir cette véritable monstruosité de constructivisme débridée, qui s’est passée de l’approbation de la plupart des peuples européens a l’époque et depuis (le comportement de John Major, qui avait suspendu le parlement pour des raisons hautement discutables, qui a refusé un referendum, et qui a viré tous les libéraux Tories anti Maastricht, est a ce titre particulièrement malodorant) . Le projet politique européen est un projet de l’élite, qui n’a jamais ouvertement revendiqué son objectif, et surtout, est le fruit de bureaucrates de carrière certes animés des plus sincères des intentions, a n’en pas douter, mais dénudés de toutes connaissances ou experiences d’une économie ouverte de marché. Certaines directives EU dépassent tout dans la connerie et la complexité. Seuls les bureaucrates et les services juridiques des grands groupes peuvent suivre. Le résultat est un décrochage complet de l’Europe sur des secteurs clefs, une panne d’innovation, de prise de risque, et une désunion totale sur les fondamentaux. Si, au prix de concessions a notre liberté, nous pouvions, par exemple, revendiquer notre sécurité énergétique, une union stratégique et une vision commune! Non, c’est un échec complet, et d’un projet qui se voulait garante de la paix sur le continent, nous faisons face a un risque veritable d’explosion. Comme semble s’en délecter l’auteur de cet article minable sous tous rapports, le Royaume Uni est au bord de l’implosion. Result.

  • L’UE, un bien commun? Non, merci

  • J’ai une question. En lisant l’article :
    « Avec le retour d’une frontière terrestre, mettant fin à l’esprit de Schengen, des goulots d’étranglements aux points de passage impacteraient significativement l’acheminement des denrées de premières nécessité ainsi que l’approvisionnement en essence et en médicaments.

    L’UK ne fait pas partie des accords de Schengen ! Dès lors : Quels goulots d’étranglement pour les personnes ?

    Y’a pas confusion entre Schengen et UE ?

    Bonjour chez vous !

  • L’article suscite de la controverse et pléthore de réactions…c’est déjà un succès en soi ! et une excellente nouvelle pour la vitalité du débat car « si on pense tous la même chose c’est qu’on ne pense plus rien ». Merci à ceux et celles qui se sont exprimés sur le sujet y compris à mes détracteur à qui je suggère tout de même la prochaine fois de laisser tomber les masques en acceptant une confrontation à visage découvert car il est toujours plus facile de dénigrer un adversaire, au chaud chez soi, bien planqué en embuscade derrière son clavier ou derrière un nom d’emprunt, ou une identité fictive…

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