La voiture autonome, une révolution en marche

La voiture autonome va améliorer notre confort, stimuler la croissance, re-dynamiser des régions désertées par les transports publics, éviter les accidents de la route, réaliser des économies massives. Et réduire notre empreinte écologique.

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La voiture autonome, une révolution en marche

Publié le 16 août 2019
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La voiture sans conducteur a fait son apparition dans les médias en octobre 2010 lorsque Google annonce avoir mis au point et testé un tel système sur 225 000 kilomètres en Californie sans avoir provoqué d’accident. Depuis cette date, les annonces se succèdent et les tests en conditions réelles se poursuivent. Par sa filiale Waymo, Google annonce fin mars 2018, 8 millions de kilomètres sans accident mortel. Les grands constructeurs Ford, Volvo, Nissan/Renault, Hyundai, Mercedes, Honda, Toyota lancent leurs programmes. Les géants de la tech sont aussi là : Google, Microsoft, NVidia, Apple, Uber.

La voiture autonome provoquera un bouleversement aussi important que la machine à vapeur, l’électricité ou l’informatique. Voici pourquoi.

En avant toute… l’avenir n’attend pas

Pour se déplacer actuellement sont disponibles les transports en commun, le véhicule personnel (voiture, moto, vélo, trottinette électrique), ou le taxi. Aucun mode de transport ne l’emporte franchement ; le choix dépend de la distance, du temps à y consacrer, de la quantité de bagages et du coût. Les transports en commun se justifient dans les zones denses et sur les longues distances. Le coût des taxis en fait une solution d’appoint. Mais la possession d’une voiture reste souvent incontournable… pour l’instant seulement.

La majorité du prix d’une course en taxi, soit entre 75 % à 80 %, est consacrée à la rémunération du chauffeur. Si le véhicule devient autonome, alors le coût de la course sera divisé par 4 ou 5 et sera, en première approximation, équivalent au coût d’une voiture personnelle.

En partageant un véhicule avec d’autres usagers, il sera utilisé 5 à 10 fois plus longtemps durant une journée, réduisant ainsi le coût de son amortissement. La voiture autonome partagée devient ainsi moins chère qu’un véhicule personnel.

On pourra aussi partager un véhicule sur un même trajet avec d’autres passagers et diviser ainsi la facture. Divisé par 2, 4 ou davantage avec des véhicules de grande capacité, le coût de ce nouveau moyen de transport devient extraordinairement plus compétitif.

On pourra faire également l’économie du permis de conduire, ce qui offrira de plus de la mobilité aux exclus de la conduite : handicapés, mineurs, personnes âgées, malades, personnes sans permis ou pas en état de conduire, etc. Ce sera aussi la garantie de ne plus être verbalisé pour infraction au Code de la route.

Des économies à tous les niveaux

Les véhicules seront non seulement utilisés pour des transports aux heures de pointe, mais aussi pour des livraisons en heures creuses, par exemple la nuit. Les tarifs définis par l’offre et la demande tendront à se réguler et donc fluidifier le trafic.

Plus besoin de parking et de zones de stationnement : économies encore, mais surtout récupération de précieuses surfaces en ville. Si besoin, les véhicules sans mission sortiront des domaines fréquentés ou resteront sur place si cela ne gêne pas le trafic. Le gain de temps qu’offre un véhicule qui se présentera à l’heure et à l’endroit prévus et qui vous déposera précisément à votre destination sera appréciable.

Les véhicules offriront de nouveaux services : regarder un film, se reposer, ou gérer différemment son temps et son lieu de travail.

La sécurité quasi-absolue provoquera l’effondrement des primes d’assurance, voire leur disparition totale.

Par l’optimisation du trafic, le concept de bouchon ne fera plus partie du vocabulaire des prochaines générations. Au contraire, la généralisation de ce type de véhicule permettra leur synchronisation pour circuler en convoi à des vitesses bien plus élevées que celles imposées aujourd’hui. En remplacement des feux de signalisation, les flux de véhicules se croiseront au plus près sans ralentir : gain de temps et d’énergie en évitant les phases de décélération et accélération.

L’utilisation des infrastructures routières déjà existantes et nombreuses sera un avantage très significatif par rapport au train. Des extensions telles que des caténaires permettront de parcourir de longues distances sans souci de recharge de la batterie.

La géographie du développement économique se base en grande partie sur l’accessibilité des réseaux de transport. La révolution des véhicules autonomes viendra bouleverser cette géographie, permettant à des zones désertées de redevenir attractives et par conséquent d’éviter les pressions immobilières sur des zones hyper centrales.

Des véhicules adaptés aux livraisons feront évoluer les modes de consommation, y compris dans la grande distribution.

Une révolution écologique

Ces véhicules seront électriques car les contraintes liées aux batteries embarquées seront levées. Elles seront capables de se connecter automatiquement à des bornes de recharge ou d’échanger leur batterie vide contre une pleine aux heures de pointe, évitant ainsi l’immobilisation. Ceci permettra également l’utilisation de batteries de plus faible autonomie, donc plus légère, sans contrainte d’autonomie.

Sachant que le trafic routier représente environ 30 % des émissions de gaz à effet de serre et l’essentiel du rejet de particules fines, on saisit instantanément l’intérêt écologique de la révolution qui se prépare.

D’autres mode de transport évolueront et viendront s’hybrider : des voitures pourront monter sur des plateformes de train et ainsi parcourir de grandes distances de manière plus économe encore.

On prévoit déjà des drones venant saisir des petits véhicules pour leur faire effectuer des sauts de puce en milieu urbain tel le système Pop.Up d’Airbus.

Différentes formules de facturation permettront à chacun de choisir le mode de transport correspondant le mieux à ses besoins et à son budget.

Toutes les perspectives énoncées plus haut se basent sur des technologies en cours d’évaluation et de mise au point. Il ne s’agit donc pas de science-fiction, mais bien d’une révolution qui est déjà en marche.

Et pourtant…

Et pourtant, une forme de réticence est perceptible dans certains médias. Usant de l’argument de la sécurité, légitime mais peu fondé, les critiques se portent aussi sur la complexité à adapter le système d’assurance, ou sur la difficulté d’adapter la législation, invoquant aussi le soi-disant dilemme éthique de la stratégie à adopter dans le cas où l’accident mortel est inévitable.

La plupart des articles s’étendent davantage sur les difficultés supposées que sur les bénéfices à venir. À l’exception toutefois des publications de vulgarisation scientifique qui, par essence, portent un regard plus ouvert sur le progrès.

Pour répondre à ces critiques, il n’y a aucun doute que les compagnies d’assurances sauront trouver des formules adéquates, sous peine d’être victimes de l’effet Kodak et de disparaître. Si toutefois l’assurance sera toujours nécessaire. D’un point de vue législatif, une fois que les avantages des véhicules autonomes seront évidents, on observera une course à leur adoption afin d’éviter de voir son pays à la traîne. Quant au débat pseudo-éthique, il sera balayé par l’incroyable chute du nombre d’accidents.

Ces réticences n’ont pas d’autre fondement que la peur d’un changement profond qui viendra bouleverser l’ordre établi. L’adoption de ces technologies à grande échelle nécessitera néanmoins des points d’attention. Les phases de transition, qui verront des véhicules autonomes cohabiter avec des véhicules classiques, pourront être une source de risque. Une importante demande en énergie électrique propre devra être anticipée pour ne pas susciter des espoirs qui ne pourront pas être satisfaits immédiatement. Un risque d’effet rebond, ou paradoxe de Jevons : par la réduction des coûts du transport, celui-ci augmenterait jusqu’à saturer les réseaux, faisant augmenter les coûts jusqu’à un équilibre proche de la situation actuelle, annulant ainsi une partie des gains espérés. Parmi ces problématiques, celle de l’énergie est sans doute la plus importante.

Pour une approche rationnelle

Dans tous les discours collapsologiques très peu de solutions sont proposées. Greta Thunberg nous alerte en récitant les chiffres des rapports du GIEC, mais ne propose pas de solutions. Fred Vargas dans son dernier livre, L’Humanité en péril, propose de retourner à l’exploitation animale en réhabilitant les bêtes de somme dans l’agriculture et le transport à cheval. Et lorsque d’autres prophètes de malheur s’essaient à des propositions, c’est au choix : un formidable bond en arrière vers une vie simple, c’est-à-dire misérable et indigne de notre héritage et qui se réaliserait sous contrainte et certainement dans la violence ; ou des conseils de bon sens mais pas à la hauteur des enjeux, comme éteindre la lumière dans une pièce inoccupée ; ou alors imposer avec autorité des politiques malthusiennes ; ou tout simplement détruire notre modèle capitaliste et universaliste, en espérant que l’Homme reconstruira spontanément un monde meilleur fait d’échanges locaux.

Choisir entre la peste (la pollution) et le choléra (la décroissance) est un impardonnable aveu de défaite. Il faut au contraire s’activer d’urgence dans la recherche de solutions en dehors de toute idéologie, de tout dogmatisme, dans une démarche rationnelle, en évaluant les approches avec des critères objectifs, des expériences concrètes, où toutes les imaginations sont les bienvenues. Bref, en adoptant la voie du progrès par une méthode rationnelle et scientifique. La voiture autonome peut être une solution tout à fait significative dans ce sens.

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  • « La sécurité quasi-absolue provoquera l’effondrement des primes d’assurance, voire leur disparition totale. »
    mmmmm compte tenu que c’est de la taxe .. je doute

    • l auteur est tres optimiste: on va remplacer certains type d accident par d autres. par ex plus de conducteur inattentif ou saoul mais des accidents car un capteur est HS ou la cartographie pas a jour ou un simple bug (jamais vu Windows planter sur votre pc ?)

      • Un capteur HS, cela se détecte. Et puis, la redondance est bien connue et maîtrisée sur les avions.

        • @MichelC
          les avions ont encore des pilotes humains. Detecter un capteur HS est pas si simple, si celui ci livre des valeurs erronnees. Et une fois que vous detectez une incoherence, vous faites quoi ? vous arretez la voiture au milieu de l autoroute ?

      • Non, si l’informatique est redondante, ce qui est indispensable pour un système sécurisé, et ce que propose Tesla, par exemple. Toutes les évolutions de l’industrie automobile ont pour conséquences de réduire le nombre d’accidents, contrairement à ce que veut nous faire croire un gouvernement qui n’a pour seul objectif que de ramasser de l’argent.

    • Vive la spoliation de la propriété privée des voitures, vive le racket des Stés financières avec leurs flottes immenses de véhicules

  • Un problème non évoqué dans ce billet : la disparition de la liberté. Liberté d’aller où l’on veut, quand on veut, au gré du vent et surtout sans que quiconque ne le sache. Même si l’on ne fait rien de répréhensible le « flicage » permanent « pèse »‘…
    L’autonomie de la voiture sous entend pour le moins un système GPS permanent en liaison avec un « central ».
    Au fil du temps l’espace de liberté se restreint de plus en plus. Jusqu’à quand l’admettrons nous ?

    • Cela enleve des libertes mais en rajoute d’autres comme la conduite de nuit ,le deplacement des mals voyants ,des dangers publics et boire un coup avant le retour a la maison…..automatique.

    • Revenez 100 ans en arrière, ils étaient libres et consacraient 100% des ressources à la survie , ils ne faisaient rien avec leur liberté, ils ne le pouvaient pas.
      Grace au progrès on peut profiter de cette énergie/temps/ressources disponibles en contrepartie on perd une partie des libertés, à choisir je préfère le progrès…
      rien n’est éternel et si les moyens de locomotions représentent pour certains la liberté, au jour le jour ils représentent pour d’autre un perpétuel lot d’emmerdes.
      Il faut avoir le choix

      • oui mais sans liberté on a plus le choix

      • C’est sûr que la gamelle pleine du chien est un progrès pour lui, il a le collier qui avec. En revanche, le loup doit trouver ses repas pour survivre et il va et fait ce qui bon lui semble.
        La question est de savoir si on veut être chien ou loup.
        Important : au début de l’été, le loup n’a pas à se poser la question de savoir si le progrès va disparaitre et si son collier attaché à un arbre ne va pas le tuer.

    • Google sait déjà partout où nos allons…

      • Sauf quand vous avez un accident et que vous en avez vraiment besoin. Where is Simon Gautier ? Ask Google ne marche pas si bien que ça…

    • si vous avez un GPS ou un portable c’est deja caduque

  • la voiture autonome porte les valises ,appporte les croissants ,et est capable de faire un detour pour un paysage se garer en double file ou sur une place interdite ou prendre une auto-stoppeuse ?
    Ferait mieux de se concentrer sur l’avion autonome histoire de se debarasser des pilotes d’air france.

  • Excellent plaidoyer pour une solution porteuse de tous les abus étatiques . Merveilleux avenir de zombie en perspective. Il ne vous vient même pas à l’esprit que l’on puisse aimer être seul dans sa voiture? qu’elle puisse être autre chose qu’un moyen de transport en certaines situations et que le véhicule autonome ne pourra pas la remplacer dans toutes ses fonctions. Votre vision n’est recevable que pour ceux qui ont besoin d’un véhicule qu’il ne considèrent pas comme un outil de liberté et qui se mordront les doigts quand ils s’a percevront du potentiel d’abus de la part des etats sur les libertés individuelles. De plus, le propre de l’accident étant l’imprévisibilité, qu’elle responsabilite le jour où il arrive? Pour ma part je considère que ma liberté n’est pas à vendre et quand au coût écologique moindre permettrez moi de sourire, le matériel informatique est polluant de sa conception jusqu’à sa mort, et en plus, il nous rend captifs des pays qui contrôlent les terres rares. Si en plus c’est un véhicule électrique ce sera la cerise sur gâteau au moment où L’ecologisme politique remet en cause le nucléaire.

    • n plus on ne fait aucun cs des inévitables resistance des structures
      genre chauffeurs de taxi , conducteurs de bus , etc… qui ne manqueront ps de foutre le feu
      sans compter sur es hackers qui iront désosser trankilou

      • Pas besoin ! Le jeu préféré des enfants sera de faire arrêter les files aux passages piétons, comme il est aujourd’hui de bloquer les portes tournantes à l’entrée des magasins.

    • Exact. Il paraît qu’un clic de souris c’est 7 g de GES. Combien pour un véhicule autonome ultra connecté ?

    • La voiture a longtemps été synonyme de liberté, mais ce n’est qu’un moyen. La liberté peut s’exprimer autrement, à vous de trouver. Vous êtes aujourd’hui heureux et libre au volant, ça fait une belle jambe à ceux qui ne peuvent pas se payer le permis ou ceux qui ne pourront jamais conduire. De plus l’article évoque l’arrivée de la voiture autonome et pas le remplacement de 100% des véhicule par les véhicules autonomes.
      L’idéal pour moi étant d’avoir le choix, Interdire l’un ou l’autre (traditionnel ou autonome) est idiot. Parce que vous êtes contre, il faudrait l’interdire
      Vos parlez de vie de zombies, mais regardez autour de vous, il faut travailler pour vivre, pensez à tout le temps et les efforts gagnés par le progrès et qui apporte justement du temps et de l’énergie pour faire autre chose. Revenez un siècle en arrière ou 100% de tes ressources étaient consacrées à la survie, ça c’était une vie de zombies pour 95% des gens.

      • Qui parle d’interdire le véhicule autonome ? On est pas forcément contre quelque chose qui ne nous plait pas. Sinon les téléfilms avec Mimi Maty auraient été interdit depuis longtemps.

    • Le besoin d’être seul dans sa voiture pour en savourer la conduite est né avec l’avènement de l’automobile. Il disparaitra avec l’avènement de la voiture autonome. Autre temps, autres moeurs…

  • C’est un peu trop beau pour être vrai, ces lendemains qui chantent. Mais pourquoi ne pas essayer d’améliorer notre condition ?

  • La voiture partagée n’est pas un signe de progrès mais plutôt d’appauvrissement. Qui achètera la voiture ? Un collectif ? La collectivité ? Bonjour le capitalisme de connivence. Et en libérant un budget des ménages, qui dit que celui là sera disponible et non pas volé par l’État ?
    Dans le même genre d’idée, pourquoi pas le logement partagé puisqu’il est laissé vide la moitié du temps ? De grosses économies en perspective.

    • La voiture partagée est surtout un signe d’intelligence et d’optimisation des ressources, pas d’appauvrissement. Parce qu’on est riche, il faudrait gaspiller des ressources, quel beau message vous laissez aux générations futures!

      • Alors, il faut pousser le raisonnement « intelligent » plus loin et tout optimiser et tout partager, même les brosses à dents; pourquoi une brosse à dent par personne alors qu’on peut en acheter une pour tout un immeuble et optimiser son utilisation en jouant sur les horaires d’utilisation.
        Les gens achètent des voitures parce qu’ils en ont besoin ou parce que ça leur plait. S’ils voulaient les partager avec leur voisins, leurs collègues ou qui que ce soit, ils pouvaient le faire depuis des décennies. Mais bizarrement, ce n’est pas une pratique répandue.
        Maintenant, cela peut devenir un besoin si le budget des ménages diminue, ce qui constitue un appauvrissement, et que des choix doivent être opérés. Ex : avant on partait en vacances et on achetait sa voiture; et maintenant on part en vacances mais on partage une voiture avec d’autres.
        Le message ici aux générations futures (mes enfants) est que j’espère qu’ils seront aussi riches, voire plus riches que moi et que mes parents et je n’ai pas envie de me faire en… par des gens qui me disent que c’est une bonne idée de partager des ressources que je ne partage pas jusqu’à maintenant.

      • Chacun son point de vue (ils sont tous respectables) mais pour moi, le progrès c’est l’abondance de biens.

  • « Par sa filiale Waymo, Google annonce fin mars 2018, 8 millions de kilomètres sans accident mortel »
    Fastoche ! En France, il y a un mort tous les 150 millions de kms. On en reparlera donc quand on aura les stats des VA sur quelques centaines de milliards de kms…
    En réalité j’ai de sérieux doute sur cette belle promesse pour la sécurité routière. Elle est notamment basée sur une illusion très courante en sécurité routière : on croit que le conducteur est responsable de 90 % des accidents. Donc en l’eliminant, on éliminerait 90 % des accidents. Or tout ça est faux. Le facteur humain compte pour beaucoup moins. Par ailleurs, la machine fera des erreurs que ne fait pas l’humain (imaginez une chiure de mouche mal placée sur une des caméras embarquées, ou une mauvaise exploitation informatique de la « vision » du VA…). Sans oublier le piratage de la conduite du VA, qui risque bien de devenir l’outil préféré des terroristes en tout genre !

  • @le gaulois. Bonjour, améliorer notre condition est tout à fait normal, louable et même souhaitable à condition que l’amélioration ne se fasse pas au détriment de valeurs fondamentales. La liberté et la responsabilité qui lui est consubstancielle en font partie. CHC à d’ailleurs soulevé un point qui l’avait échappé, quelle sécurité pour les utilisateurs du V. A lorsque l’ordinateur quantique sera au point? Qui peut assurer la sécurité

  • « La sécurité quasi-absolue provoquera l’effondrement des primes d’assurance, voire leur disparition totale »

    Hum ! A-t-on déjà vu nos primes baisser avec la division par 5 du nombre de tués et du nombre d’accidents sur les 40 dernières d’années.
    Dans le meilleur des cas, le VA coûtera la même chose, car on peut prévoir d’innombrables procès ou processus coûteux pour déterminer les parts de responsabilité entre le constructeur, tel équipementier, le gus derrière le volant (le niveau 5 des VA n’est pas pour demain), les infrastructures numériques, etc…

  • « Ces véhicules seront électriques car les contraintes liées aux batteries embarquées seront levées »
    C’est très probable. Ce qui n’est pas sans poser qqes problèmes en matière de disponibilité de ces VA. Moins d’embouteillages sur les routes mais beaucoup plus aux abords des stations de recharges, encore inexistantes, et qui seront réalité grosses consommatrices de foncier ! …

  • Sachant que le trafic routier représente environ 30 % des émissions de gaz à effet de serre »
    Le bilan carbone totan du VE n’est oas si fameux que ça, même quand l’électricité utilisée est decarbonee.

  • Un peu bisounours l’article.
    Le véhicule autonome présente bien des avantages sans aucun doute surtout s’il est débrayable à la volonté du conducteur. Véhicule électrique moins polluant, et bien c’est pas gagné ou en tout cas, pas avec les batteries actuelles… (et encore heureux, nous avons le nucléaire pour les recharger…)

    • A ahd289
      « (et encore heureux, nous avons le nucléaire pour les recharger…) » Vous oubliez que les écolo-bobo veulent supprimer le nucléaire !!

  • « Quant au débat pseudo-éthique, il sera balayé par l’incroyable chute du nombre d’accidents. »
    Certainement pas, car qui voudrait acheter un VA susceptible de le tuer pour sauver deux piétons qui traversent la route ?
    L’acheteur raisonnera à titre individuel, pas collectif ! Et contrairement aux fantasmes de quelques autophobes, les gens adorent conduire.
    Raison pour laquelle je crois que le VA restera cantonné aux flottes publiques des transports en commun, ou à quelques sociétés privées.
    Il faudrait que le véhicule avec conducteur soit interdit pour que le VA émerge dans la clientèle des particuliers…

    • Les gens adorent conduire… pour le plaisir le we, certainement. Pour les gens qui ne sont pas soumis aux embouteillages, aussi. Mais pour les gens qui passent 1h dans les bouchons le matin et autant le soir, contraints et forcés, les trajets quotidiens rébarbatifs où on serait mieux à faire autre chose, les longs trajets, qui aime conduire pendant 5, 6 12 heures pour partir en vacances …
      Quelle est la part des trajets que représente ces déplacements imposés, monotones et quelle part de trajets choisis, pour le plaisir

      • Vous mélangez deux choses: le plaisir de conduire et les difficultés dues à la surcharge d’un réseau routier. Vous pouvez aimer conduire et trouver désagréable un embouteillage, ce n’est pas incompatible.
        Par contre, même avec des VA, il y aura des embouteillages quelquesoit la finesse et l’ingéniosité des systèmes de navigation embarqués. La seule solution est de promouvoir les VA partagés, solution bien en cour chez les collectivistes de tout poil pour lesquels le VA est un excellent moyen d’avancer leurs pions.

        Par ailleurs, un long trajet en voiture n’est pas un problème pour ceux qui aiment conduire. Votre remarque signe simplement le fait que vous n’en faites pas partie. Vous avez donc bcp de mal à le comprendre. 🙂

  • (fausse manoeuvre et suite) Qui peut assurer aujourd’hui la sécurité des utilisateurs de demain dans un domaine aussi évolutif que l’informatique? Quoi que l’on pense des gilets jaunes quel état aurait hésité à utiliser un moyen de les empêcher de manifester en les empêchant de se déplacer?

  • M. Jourdain fait de la politique sans le savoir: ah, cette prétention des ingénieurs à la neutralité rationnelle, quand cette rationalité n’est que le faux nez du salafisme libéral, et le Progrès le credo de ce monothéisme scientiste. Quant à l’aspect écologique de la bagnole électrique, l’auteur devrait lire un article paru dans ces colonnes sur l’impact catastrophique de l’extraction des terres rares. Une précision: le Linky est déployé notamment pour pouvoir taxer les recharges de l’électro-tacot: il faudra bien remplacer la taxe sur les produits pétroliers. La bagnole électrique est l’un des outils de Big Brother. Elle nous rendra au surplus stupides, car, conduire activement, c’est apprendre la physique (accélération, géométrie, poids, etc), nous qui n’avons plus trop la possibilité d’exercer ces capacités cognitives à la chasse, etc. L’auteur aurait grand intérêt à s’intéresser à la philosophie des sciences; à ce que signifie la rationalité. Mengele torturait scientifiquement et rationnellement. Quant à la littérature scientifique, elle a fortement évolué ces trente dernières années vers des propositions crypto-politiques, justement dissimulées sous une prétence de rationalité et de scientificité. Enfin, la voiture électrique nécessite un appareil économique et industriel, une concentration des capitaux qui est l’antithèse du libéralisme.

  • C’est de l’ironie, cet article, ou bien ce sont des nouvelles du monde des Bisounours ?

  • Et de toute les facons, les vehicules individuels ,autonome ou pas , seront interdit en ville et pour les longues distances ,train obligatoire…..en france biensur, pas ailleurs dans le monde ….on pourrait arreter de presenter ces vehicules avec un volant ,il n’y aura plus personne pour le tourner lorsqu’elles seront operationnelle ou alors ce vehicule est inutile.

  • Pour avoir essayé une voiture autonome ainsi qu’une voiture électrique, je peux vous dire que ces « nouvelles technologies » (la VE existe depuis un siècle) ne sont pas pour demain.

  • Philippe Mosching réinvente le train. Bravo Philippe.

  • Combien l’Europe emploie t-elle de Chauffeurs routier ? Livreurs ? Taxis ? …..
    Si le véhicule entièrement automatique arrive en dix ans, ce qui parait possible,
    Effectivement ça va secouer !

    • Ils se reconvertiront en laveurs de panneaux solaires et fossoyeurs d’oiseaux victimes des eoliennes….a moins qu’on dresse quelque ratons laveur et autres vautours …

  • La technologie au service de la grande planification des déplacements… Une planification parmi d’autres dira-t-on.
    Ce sera aux hommes de s’adapter à cette planification, au détriment de leur autonomie et de certains savoir-faire. Savoir-faire sans doute non indispensables, mais qui contribuent à faire « travailler les méninges ».
    En « contrepoint » de la vision idyllique de cet article, certains ont objecté qu’en cas de grande panne électrique (comme à Londres récemment), il pourrait y avoir 3000 morts à cause des voitures autonomes connectées. Appremment, c’est un domage collatéral mineur pour ceux qui croient en ce progrès.

    • tout dépend comment sont gérés les modes de sécurité, bien ou mal. ce la pas la technologie qui est mauvaise mais sa mise en oeuvre.
      Qu’est ce qui vous dit que les nouveaux savoir-faire que l’on va pouvoir acquérir en se passant des savoir faire obsolète ne contribueront pas à faire travailler les méninges, les réflexes, le bon sens…

    • « qu’en cas de grande panne électrique (comme à Londres récemment), il pourrait y avoir 3000 morts à cause des voitures autonomes connectées.  »
      Il y aurait surtout des millions de personnes à pieds et une économie doublement perturbée car sans énergie certes, mais également sans les personnes présentes pour essayer de gérer la situation (car bloquées sur les routes). 🙂

  • J’ai un peu de mal à comprendre… Le VE accroîtra largement la liberté de circulation individuelle : d’abord pour tous ceux qui ne PEUVENT pas conduire : mineurs, handicapés, déficients visuels, malades… D’autre part on nous rebat les oreilles de ce fameux « plaisir de conduire », ben moi, je connais énormément de gens qui détestent ça, conduire, particulièrement sur longue distance ou de nuit et qui pourront ainsi se déplacer beaucoup plus facilement. Bref, pour un grand nombre de personnes, c’est une dépendance qui disparaîtra et donc plus de liberté gagnée…
    D’autre part, il est loisible de supposer, que, au moins lorsque la technique aura vraiment évolué, vous pourrez vous rendre où vous le souhaitez avec un VE, quelle est donc la restriction de liberté ?
    On pourra dire, oui, mais le flicage ? Mais le flicage existe déjà et c’est à nous, citoyens, de lutter pour qu’il ne s’aggrave, ce n’est pas la technique qui est à craindre là, mais le politique…

    • A Idoin.
      Comment voulez-vous lutter pour endiguer ce flicage ? Vous oubliez que cette technique « en marche » favorise ce besoin croissant des politicards !!!

    • Pour ca ,il y a les taxis municipaux , pas cher et assez aimables pour sortir le fauteuil et porter les commissions ..la toto va avoir besoin de petits bras pour rendre tout ces services…un chauffeur par exemple.

    • « c’est une dépendance qui disparaîtra et donc plus de liberté gagnée… »
      Non, car vous deviendrez entièrement dépendant de celui qui gérera le réseau. Si c’est l’Etat, votre liberté aura autant de valeur qu’un PQ. Si c’est un gestionnaire privé, ce ne sera pas bcp mieux vu qu’il ne pourra agir sur les voies publiques que sur délégation étatique.
      Actuellement, vous pouvez encore allez où vous voulez, quand vous voulez, les forces de l’ordre n »étant là que vous vérifier le respect des règles de circulations.

  • Trait d’humour: pour « la révolution en marche », on a déjà donné!
    (Révolution, titre du livre d’E. Macron avant la présidentielle)

  • @idoin, bonjour, je pourrais partager votre enthousiasme le jour où au lieu de haka vous propose rez une solution pour lutter contre les abus étatiques. Pour le moment… De plus le fait que Google s’interpose de très près aux V. À, lorsque l’on voit qu’elle idéologie soutien cette boutique….

  • pour les bouchons, j ai lu ailleurs exactement l inverse. les VE vont augmenter le nombre de bouchons. tout simplement parce qu il sera moins cher de faire rouler la voiture a vide plutot que la garer quand elle ne sert pas

    • Pour faire disparaître les bouchons, il faudrait que les véhicules automatiques soient les seuls sur la route, et ne soient pas contraints à obéir au code de la route, notamment aux limitations de vitesse. Les bouchons ne sont certainement pas dus aux conducteurs humains !

      • Les VA ne vont pas réduire les bouchons directement, mais les VA peuvent permettre la mise en place de technologies le permettant. aujourd’hui il est quasiment impossible de répartir la circulations en fonctions des différents itinéraires de chacun et des axes de circulation disponibles. Avec les VA et IA ça devient possible

        • Ha ha , il y aura des voitures trois etoiles avec passe tout droit ….je larmoie de voir que vous n’avez aucune idee de votre avenir de fourmis ,la voiture particuliere va disparaitre car personne ne pourra jamais se la payer ,d’ailleurs elle ne sera vendu qu’au loueurs habituels et pour un prix sans concurrence.

          • Vous n’avez pas compris, c’est une question d’algorithmie du meilleur chemin. L’idée est plutot d’être capable de déterminer le chemin plus long en temps par circulation fluide mais plus court une fois la circulation bouchée, non pas au feeling mais déterministe.

            • C’est du classic sur tous les gps…et evidement il faut une masse,d’infos coherentes et au final …ca ne marche jamais.

            • Votre gps ne saura jamais faire la différence entre la départementale toute droite mais où vous avez une chance de rester derrière un tracteur, et la départementale tortueuse où il n’y a jamais personne et où le tracteur se garera dans la première entrée de champ pour vous laisser passer parce qu’il comprend votre problème (enfin, son conducteur…).

        • Aujourd’hui, il y a une coûteuse technologie permettant d’augmenter les bouchons, et elle est mise en place avec ardeur : restreindre la circulation en rétrécissant les voies, multipliant les interdictions de circulation, les zones 30, les ralentisseurs et autres dans les villes, les zones commerciales, à proximité des écoles même le week-end et en vacances, partout où à moins d’avoir des horaires décalés, les automobilistes se retrouvent nombreux en même temps. Là où ils sont peu nombreux, notamment en campagne, on met des ronds-points pour casser la vitesse, et on rend le réseau dangereux, p.ex. on bouche la visibilité là où il y en besoin, pour la même raison.
          Laissez ceux qui le veulent développer et vanter leurs véhicules autonomes, mais si vous avez trois sous à investir, faites-le dans les aménagements du réseau routier, urbain et rural. 400 m de clôture fil de fer et une petite prime à l’agriculteur pour qu’il la maintienne dégagée à une intersection sauvent à la fois plus de vies et de temps pour les automobilistes que le rond-point monumental moderne ! Je suis extrêmement fier de mon grand-père, ingénieur subdivisionnaire des P&C qui le promouvait dans sa subdivision, et qui a à mon avis plus apporté au monde que les développeurs de véhicules autonomes.

  • Encore un  » ravi de la crèche » qui se réjouit d’un pas de plus vers l’asservissement total des individus à la technologie. Manifestement ce rêveur éveillé n’a aucune idée de ce que peut être la liberté qui suppose en premier lieu la maîtrise et le contrôle des objets que nous utilisons et parallèlement l’indépendance ou le moins de dépendance possible à l’égard des systèmes de gestion et de décision qui accompagnent ces progrès technologiques.

    • La technologie peut servir à asservir et à libérer, quetion de mise en oeuvre. Aujourd’aujourd’hui le bilan ne vous en déplaise est plutôt positif.
      Sans la technologie, on se déplacerait toujours à cheval (à cru), on apprendrait les nouvelle du monde quelques années après, la chirurgie, scanner…
      C’est la technologie qui permet de dénoncer les abus des états totalitaire ou démocratique

      • La technologie n’est qu’un outil et ne vaut que par ce qu’on en fait. Elle peut également renforcer les Etats totalitaires, cf Chine.

      • La technologie qui s’impose n’est jamais celle dont les prophètes nous vantent les bienfaits. Vous confondez avec la technologie qui impose, taxe et réglemente.

  • pour moi, véhicule autonome n’est pas synonyme de véhicule électrique et ça ne doit surtout pas le devenir.

  • Cessez de rever , vous n’aurez pas votre limousine avec chauffeur d’ailleur je doute qu’un milliardaire use de cette toto matique , qui ouvrirait la porte et tiendrait le parapluie ?

  • L’auteur ne commet pas l’erreur de prévoir à 10 ou 20 ans, ou n’importe quelle autre échéance courte, la mise au point des véhicules autonomes.

    L’autonomie complète des véhicules reste aujourd’hui de la SF. La marche à franchir est tellement haute qu’il est fort hasardeux de prévoir sa survenue. L’autonomie pourrait tout aussi bien survenir dans plusieurs siècles seulement, quand bien même l’humanité choisirait de « s’activer d’urgence ».

    Bref, compter sur l’autonomie des véhicules pour résoudre certains problèmes est une grave erreur. C’est l’archétype du mauvais investissement qui va conduire à la ruine les investisseurs imprudents, qui survivent pour l’instant seulement parce qu’ils sont gavés d’impressions monétaires des banques centrales. A défaut, ils feront faillite immédiatement.

    Au lieu de chercher en pure perte d’hypothétiques technologies de rupture fantasmées, il convient au contraire de favoriser la progression pas à pas des technologies existantes. Retour au réel.

    • Non ce sont déjà des technologies existantes, elles ne sont pas parfaites (mais quelle technologie l’est). On a passé la phase SF, le concept de pure R&D, on est dans la phase de test grandeur nature. Les plus gros problèmes aujourd’hui sont politiques et légaux, lobbysme économique…

      • « on est dans la phase de test grandeur nature. »
        Quelques tests effectivement. Avec un mort récemment.
        Et sur des routes américaines choisies dont l’organisation et l’architecture sont très loin de ce qu’on peut trouver dans d’autres pays (la France entre autres).
        Les problèmes sont loin d’être tous résolus. En particulier, le développement de la reconnaissance visuel a permis de découvrir qq bugs inquiétant (https://www.science-et-vie.com/archives/i.a.-la-faille-inattendue-41754, article pour abonnés, désolé).
        Par ailleurs, les mises en test grandeur nature ne sont pas un gage de succès. Si même une mise en industrialisation sous couvert de subventions étatiques (cf éolienne)…
        Wait and see… sans subventions!

        • Non, cyde, pas quelques tests, des millions de kilomètres parcourus, par des dizaines de milliers de voitures ! Avec un taux d’accidents au kilomètre extraordinairement plus faible qu’avec les voitures standards. Personnes ne pense qu’il y aura zéro accident avec de telles voitures, mais s’il y avait ne serait-ce que 50% de morts et handicapés en moins, ce qui semble fort plausible, quel avancée ce serait !!

      • Une voiture qui a besoin d’un central de gestion, d’une voirie aménagée ou de communiquer avec les autres véhicules n’est pas autonome par définition. De moins, son autonomie est très limitée. Le niveau 5 d’autonomie (OICA) est pour l’instant de la SF.

        N’est-il pas curieux, d’ailleurs, de lier la question de l’autonomie avec celle de la voiture électrique, l’autre fantasme automobile sans avenir actuellement à la mode ?

        Il n’y a pas vraiment de problème politique ou légal avec la voiture autonome. Dès lors que le véhicule sera autonome, il ne fait aucun doute que le constructeur sera entièrement et directement responsable d’un éventuel accident. Tout juste peut-on observer un lobbyisme des constructeurs pour tenter d’écarter leur responsabilité en cas d’accident, comme s’ils n’étaient pas responsables des résultats de leurs logiciels imparfaits. C’est un peu comme si la SNCF accusait les passagers de ses trains d’être responsables des déraillements. Ce lobbyisme des constructeurs est idiot, une perte de temps qui ne résistera pas à l’analyse objective.

  • A la lecture de cet article, j’en conclue que l’auteur a été adoubé par greta et lui à fait allégeance.

    Il nous promet la voiture parfaite et sous contrôle de l’état. une sorte de « whalala sur terre ».

    Les réfractaires n’auront qu’à bien se tenir, sinon leur voiture « téléguidée » pourrait bien les conduire tout droit à la kommandantur !

  • L’auteur n’est manifestement pas au courant des difficultés techniques que pose le projet de véhicule autonome. Par exemple, le véhicule voit une poubelle sur le bord de la route, et il s’arrête pile, croyant que c’est un enfant qui veut traverser. Après une période d’optimisme, tous les constructeurs automobiles ont repoussé leurs projets à une date ultérieure, non spécifiée. En réalité, il n’est pas du tout clair (contrairement à ce que dit l’auteur de l’article) qu’il y ait un marché solvable pour ces véhicules autonomes.

    • Non, Bernard, cette technologie est déjà très avancée, renseignez-vous vous-même ! Pas parfaite, assurément, mais elle avance à grands pas, si j’ose dire… Mais étant donné les réactions frileuses que j’observe, une fois de plus, ce ne sera pas en France qu’on verra se développer ces technologies, mais ailleurs, toujours ailleurs…

  • L’intervention de l’Etat sera indispensable pour adapter les voiries, les signalisations, la législation, l’aménagement du territoire, etc.
    Une évolution technologique impossible à faire sans l’Etat. Ca va en rendre malade plus d’un ça.

    • Un aménagement des voiries, des signalisations (etc) est déjà indispensable pour diminuer le nombre de morts que toutes les limitations de vitesse ne parviennent toujours pas à faire baisser. Cela si la diminution de la mortalité routière était une « priorité » de l’Etat. Or l’Etat n’en a jamais eu grand-chose à battre depuis des décennies!
      Donc si l’Etat se mettait soudainement à investir pour promouvoir le VA (soi-disant pour améliorer la vie des citoyens), cela voudrait surtout dire qu’il a trouvé un nouveau moyen de contrôler et pressurer sa population…

  • Bonjour,
    Je vis à la campagne.
    Bien souvent les routes trop étroites ne permettent pas le croisement d’une voiture avec un camion ou un tracteur agricole. Il faut alors se ranger sur le bas côté enherbé pour laisser passer le véhicule plus gros. Quelquefois ce bas côté est boueux et glissant surtout par temps de pluie ou de neige. Il faut alors évaluer la faisabilité de la manœuvre sous peine de glisser dans le fossé….
    Comment réagira une voiture autonome dans ce cas ?
    D’autre part, les routes sont souvent boueuses à cause des tracteurs qui sortent des champs pendant la période des semis ou de la récolte des betterave. La voiture est dont très souvent sale. J’imagine que les capteurs et caméras qui équiperaient une voiture autonome seront donc aveugles et que la voiture ne pourra plus fonctionner. Sur ces routes, il n’y a pas de lignes blanches ni au milieu ni sur les côtés et la limite entre la route et le bas côté enherbé n’est pas bien définie, le revêtement de la route n’est pas homogène, ce sera très compliqué pour un système autonome de s’y retrouver, surtout de nuit et quand il pleut ou qu’il neige. Pour toutes ces raisons je ne crois pas que la voiture autonome existera dans un futur proche. J’imagine plutôt un système basé sur un gps ultra précis qui existe déjà sur les tracteurs agricoles avec une précision de 3 cm. Mais il faut dans ce cas un relais terrestre pour améliorer la précision. Reste à gérer les interactions entre la voiture autonome et les autres voitures ce qui ne sera pas une affaire facile. Tous ces systèmes sont aussi très coûteux et nécessitent une maintenance régulière.
    Sur l’aspect philosophique je pense qu’il y a une perte de liberté car le conducteur devient passif même s’il est vrai que les personnes âgées ou handicapées pourraient retrouver la liberté de circuler. Mais il y a 30 ans avec une 2 cv ou une 4L, on pouvait circuler n’importe où sans être fliqué en permanence car pas de radars, pas de caméras écotaxes et pas d’électronique sur ces voitures qui ne consommaient pas plus que les automobiles actuelles. Aujourd’hui ce n’est plus vrai et l’État a toujours l’œil sur vous……Ce n’est pas cela être libre.

    • Tout à fait. Les millions de km réalisés en test par les VA ont toujours lieu dans des secteurs routiers larges et bien équipés. Avec des VA propres, bien entretenus et surtout avec un conducteur à bord prêt à intervenir. Ce sont des conditions particulières de circulation. Et malgré cela il y a eu un mort.
      Curieusement, les thuriféraires du VA ne donnent jamais d’infos sur le nombre de fois où le conducteur ‘test’ doit intervenir. Et pour cause! Une intervention tous les 26000 km très nettement supérieur au taux d’intervention en cas de conduite humaine (une intervention tous les 800000 km), ces chiffres résultant de tests effectués au USA sur un réseau routier US (ne parlons pas du réseau français…).
      https://www.lesechos.fr/tech-medias/intelligence-artificielle/la-voiture-sans-chauffeur-nest-pas-pour-demain-139083

      Sans parler sur surcout.
      Alors oui, cela va s’améliorer et les couts diminués. On arrivera ensuite aux problèmes de responsabilité…

    • Pour compléter:
      Il me vient à l’esprit un problème technique.
      Imaginons une route de campagne étroite, ne permettant pas le croisement d’un camion et d’une voiture sans empiéter sur le bas-côté de la route. Cette route n’a aucune ligne au sol ni au milieu ni sur les bords. Imaginons la situation suivante:
      La voiture circule normalement et souhaite tourner à gauche à une intersection, le code de la route lui commande de se placer au ras de la ligne médiane de la route, et de laisser passer les véhicules arrivant face à elle avant de négocier la traversée de la chaussée vers la gauche.
      Oui mais dans ce cas de route étroite, si la voiture se place au ras de la ligne médiane, il ne reste pas suffisamment de place pour que le véhicule arrivant en face, s’il est un peu large, parviennent à passer…..Et c’est lui qui devra alors s’arrêter pour laisser la voiture autonome traverser la route…..
      En pratique, dans cette situation, le conducteur ne se place pas au ras de la ligne médiane, mais au contraire il se range à droite, au besoin en roulant sur l’herbe pour laisser passer le véhicule large arrivant en face. Le robot saura-t-il gérer cela ?

      • Par ma fenêtre, je vois en ce moment une rue que la municipalité a décidé de rétrécir à deux endroits de manière que deux véhicules ne puissent s’y croiser. Rue plutôt passante car il n’y a guère d’alternative d’itinéraire, mais nous sommes pendant la période des vacances. Aucune indication de priorité n’est fournie, il y a une pente manifeste d’un côté, donc priorité au véhicule montant (sauf si l’autre a une remorque ou est manifestement plus lourd). Sauf que le second rétrécissement est juste après le sommet, donc le respect des règles conduit à l’accumulation prévisible de véhicules automatiques entre les deux, et à l’impossibilité de faire disparaître le bouchon une fois installé. J’attends déjà avec une délectation morbide la reprise d’un volume de circulation normal hors vacances, alors avec des véhicules automatiques !

  • « Les véhicules offriront de nouveaux services … »
    Vi,
    1/car il ne s’agira plus de voiture, comme propriété individuelle,
    2/mais de transport individuel comme un service.
    sinon, pas d’optimisation comme le rêve l’auteur.

    Or il faut savoir que pour l’usage d’un bien, service et propriété ont une influence différente.
    Service : pression pour faire baisser le prix, collectivisation
    Propriété : investissement, individualisation.

    • Le transport comme service n’apporte pas de gain significatif par rapport à la propriété. D’une part, nous avons besoin de nos voitures au même moment, pour aller travailler, pour partir en weekend et en vacances. D’autre part, la location est toujours plus chère que la propriété.

      La propriété individuelle de l’automobile restera encore longtemps la solution préférée par la majorité des consommateurs.

  • Ce genre de vehicule repose sur les milliards et des milliards d’informations qui circuleront dans les voitures, entre les voitures et entre les voitures et les infrastructures. Mais aujourd’hui, peu d’intérêt est porté à la sécurité de ces données qui se baladent librement dans la voiture, en général assez peu protégées et qui peuvent être hackées assez facilement. Elles contiennent aussi des informations personnelles très vulnérables… comme des numéros de carte de crédit, de code d’ouverture de portes, de numeros de téléphones, etc…

  • Pour ceux d’entre vous que ce sujet intéresse, et qui comprennent l’anglais (éventuellement aidés par des sous-titres), je conseillerai cette vidéo du MIT, disponible sur Youtube : MIT Self-Driving Cars: State of the Art (2019) ainsi que d’autres dans la même série du MIT.

  • Le malheur veut que les états, les groupes financiers, banques et assurances comprises, les constructeurs sont en train de se liguer pour supprimer la propriété individuelle de l’automobile et offrir en location avec tarifs « aux petits oignons » l’usage des nouveaux bolides roulant à 27,543 km/heure en circulation fluide.
    Le tout assorti d’un règlement en toute bonhomie :
    – interdit de laisser quelqu’objet que ce soit dans le véhicule
    – payer pour choisir une catégorie de vitesse supérieure (non garantie)
    – payer pour avoir un confort supérieur (si disponible mais payement non remboursé
    – choir son trajet augmentera le prix à payer.
    – malgré les traces malodorantes « oubliées » par le personnel du nettoyage (2,31 minutes maximum) ou des robots nettoyeurs sans capteurs olfactifs, il sera interdit d’utiliser des déodorants.
    – en cas de changement de trajet ou de destination la facturation restera inchangée et le nouveau trajet ouvrira doit à nouvelle facturation (sauf cas de force majeure)
    – En cas de bouchon il sera ABSOLUMENT INTERDIT de sortir même pour prendre de l’air frais.
    – . . . etc . . .

  • pour ma part c’est un beau ramassis de co**eries..ma voiture me permet d’aller ou je veux quand je veux …un espace le liberté qui s’amoindrit avec toutes ces nouvelles technologies soit disant pour notre bien..plutôt le bien des autres au détriment du sien en fait ..vive l’assistanat automobile en plus …tristesse.

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