Retraites : quatre problèmes de la réforme Delevoye

Il paraît nécessaire de souligner d’ores et déjà les aspects les plus injustes de la réforme Delevoye des retraites.

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Retraites : quatre problèmes de la réforme Delevoye

Publié le 23 juillet 2019
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Par Jean-Philippe Delsol.
Un article de l’Iref-Europe

Un rendement ridicule

Le système sera universel de telle façon que chacun ait, semble-t-il, la même retraite pour les mêmes cotisations. Indépendamment des exceptions dont on peut craindre qu’elles soient légion, le principe pourrait apparaître juste. Sauf que le rendement annoncé est désastreux. Pour 100 euros cotisés, un retraité percevra 5,50 euros par an pendant sa retraite. De nombreux commentateurs se félicitent de l’importance du rendement alors que les taux d’intérêt sont aujourd’hui dramatiquement bas. Mais ils oublient que le taux de 5,5 % ne représente pas seulement un rendement, mais aussi le remboursement des cotisations versées.

Selon les tables statistiques, l’espérance de vie à la retraite d’un homme de 64 ans est de 19 ans et 10 mois (19,9) et celle d’une femme de 64 ans est de 23 ans et 11 mois (23,97), soit une moyenne de 22 ans. En francs constants, un rendement des cotisations de 5,5 % permettra donc de restituer au cotisant, en moyenne, 121 % de ses cotisations sur toute sa période de retraite (22 ans). Par exemple, un retraité qui aura cotisé 200 000 euros recevra 242 000 euros, soit un rendement de moins de 1 % par an hors inflation. Par comparaison, les placements longs sur plus de 20 ans comme peuvent l’être ceux des cotisations de retraite, ont depuis plus d’un siècle des rendements supérieurs à 5 %.

Le risque de la répartition

Sans compter que le taux annoncé ne pourra pas être maintenu si l’espérance de vie augmente et/ou si le nombre de cotisants diminue.

Cette réforme n’a de systémique que le qualificatif que le gouvernement veut bien lui donner. Car en fait, elle continue de faire reposer le système sur le principe de répartition alors que chacun sait que son mécanisme n’est pas viable à terme avec moins de deux cotisants pour un retraité. Un vraie réforme systémique eut été l’introduction progressive mais rapide et massive de la capitalisation comme l’ont fait de très nombreux pays. À défaut, cette réforme est celle d’une faillite annoncée ou d’un appel croisant à l’impôt pour renflouer le système.

Un nouvel impôt

D’ailleurs c’est un autre vice de cette réforme que d’en profiter pour instituer un nouvel impôt sur les plus riches avec une cotisation déplafonnée de 2,81 % (aujourd’hui !) au-delà de 120 000 euros de rémunération, qui ne donnera aucun droit à retraite complémentaire. Un complément de CSG en quelque sorte à la charge des cadres et dirigeants qui s’ajoutera à une progressivité déjà très forte de l’impôt sur le revenu.

Un système centralisé et spoliateur

Le vice le plus fondamental est peut-être surtout dans la centralisation du nouveau système entre les mains de l’État. Une caisse unique des retraites universelles sera créée qui regroupera toutes les caisses et qui s’apprête sans doute ainsi à voler les réserves de 150 milliards d’euros des caisses complémentaires et indépendantes. Et l’État pilotera le tout. Certes, il est prévu d’associer les retraités et les professionnels au sein du conseil d’administration de cette structure et de lui adjoindre un « conseil citoyen », mais le budget sera préparé par l’État et inclus dans les lois de finances !

Cette réforme est une pierre de plus dans la prise en charge « universelle » de la société par l’État avec en corollaire l’infantilisation croissante des individus. Il n’y a d’ailleurs aucun exemple étranger (pays riches et démocratiques) de système « universel » comme celui que veut mettre en place M. Macron.

Il reste une question sans réponse : comment et pourquoi M. Macron et son gouvernement peuvent-ils encore être critiqués pour leur libéralisme alors qu’une grande majorité des réformes engagées, et particulièrement celle des retraites, renforce le collectivisme dont est empreinte la politique de la France depuis des décennies ?

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  • D’une part la répartition avec le problème de la pyramide des âges, d’autre part les placements dont le rendement est de plus en plus bas…
    A cela il faut ajouter le pillage des caisses libérales qui avaient préparé l’avenir pour le « bien commun »…dont la mienne bien sûr.

    De plus certaines compagnies d’assurance ont des pratiques de voyous (J’ai mis sept mois à récupérer une assurance-vie détenue par une grande compagnie Européenne générali ste, deux ans sans revenus par défaut d’information de la fin du contrat…)

    L’immobilier est cher (suite au maintien des prix par les taux d’emprunts bas) et d’un rendement en chute libre. Reste le blocage des loyers qui pointe son nez (mon grand-père a ainsi été ruiné par la loi de 1949).

    L’avenir , à cet égard également, parait sombre.

    • Les caisses libérales adorent cet argument de réserve (Agirc Arrco 70 mds, ensemble des sections libérales 21 mds, RCI des indépendants 16 mds…. non, vous n’êtes pas tout seul :))… et c’est aussi elle qui, dans leur régime de base commun (CNAVPL) ont mis en place le système le plus répartitioniste de toutes les caisses de France.

      • C’est vrai qu’il n’existe pas de système de retraite à 100% par capitalisation, souvent c’est du 50-50. La folie de la France c’est le système à 100% par répartition qui tue toute forme d’investissement, et les dizaines de régimes spéciaux.

        • … à l’exception de la CAVP (Pharmaciens), comme vous le savez certainement.

          • et la prefon réservée aux fonctionnaires .. déroutant non?

            • Non, la Préfon est un régime supplémentaire individuel à adhésion facultative. Ici nous parlons des régimes de base et complémentaire obligatoire (ou en tout cas censé l’être). Et Préfon, c’est bien de la capi, mais qualitativement c’est très moyen du fait d’un mauvais calibrage initial du rendement …. le rendement s’est effondré depuis une quinzaine d’années.

  • Il y a un probleme que tout le monde se garde bien d’évoquer..
    la retraite structurelle des fonctionnaires…
    en effet si en ce qui concerne les travailleurs du privé l’entreprise paye des cotisations de retraite pour son salarié ( a peu prés 40% le cotisant 60% l’entreprise) ce n’est pas le cas des fonctionnaires..
    L’état ne cotise pas pour la retraite de ses fonctionnaires..
    Problème comment les « points » de ces salariés vont pouvoir etre achetés et par qui?
    les points distribués aux fonctionnaires seront ils  » non financés »? comme c’est le cas aujourd’hui? le gvt actuel pourra t il distribuer des largesses payées par ses successeurs?
    Les fonctionnaires continueront ils a etre payés par le privé?

    L’autre volet concerne le « social » si on admets que des points pourront etre accordés  » gratos » pour avoir eu des enfants ou bien
    une carrière hachée? quelle difference avec aujourd’hui?
    si on ne différencie pas le  » social’ lié a l’impôt , de la retraite liée
    a la cotisation .. on aura un systeme identique a celui d’aujourd’hui

    Je crains fort encore une fois de devoir accorder le « Macron d’or »
    a une reforme bâtie sur des mots conservant tous les privilèges du camp du bien , en accroissant les injustices

    • j’avais oublié un detail.. si c’est une retraite par points , la date de la retraite n’est plus un probleme.. on pars avec ses points quand on veut et basta

      • Trop simple ,il y a les decotes et surcotes , tout a fait normales
        Mais tu as raison sur un point , il y a le social comme le nombre d’enfants ou la penibilte les accidents de carrieres qui devrait etre payespar l’impot et non les cotisation et un truc qui m’énerve le sort des veuves recevant uniquement un partie de la retraite du mari ,ce qu’a cotise le mari fait partie du pot commun c’est paye egalement par la veuve.donc retraite entiere.

        • Oui évidemment la valeur du point ne peut être la même à 62 et à 70 ans. Pour avoir fait quelques simulations, le nouveau mode de calcul des réversions est globalement bénéfique, surtout en cas de grosse disparité de retraite dans le couple. Le fait aussi de supprimer toute condition de ressource et tout partage avec les ex-conjoints qui devront voir ce sujet avec le juge va dans le bon sens. Et enfin le rapport précise bien que les points « gratuits » (chômage, maladie, invalidité ….) devront être pris en charge par l’état et non les cotisations sociales.

          • non la valeur des points est constante on en a plus si on travaille plus longtemps , du coup on passe la barre des « riches » a 2000 euros et paf bonjour la cSG maxi

            • Vous avez du vous tromper de post, il n’y a pas de rapport entre ce que vous dites et ce qu’il y a au dessus …

              • « Oui évidemment la valeur du point ne peut être la même à 62 et à 70 ans »
                la valeur du point est égale , c’est le nombre de points qui diffère

                • Non. Tout comme un taux de conversion n’est pas le même à 60 qu’à 65 ans, 1000 points à 62 ans donnent moins dans tous les régimes par points (capi ou répartition) que 1000 points à 65.

    • Il serait temps de se faire à l’idée que le lien entre cotisation et retraite est devenu parfaitement arbitraire depuis que l’état a la haute main dessus. Alors il ne sert à rien de s’indigner, il faut insister pour séparer le minimum vital qui relève de la solidarité, qui pourrait très bien provenir de l’impôt, et les « droits » qu’on devrait volontairement acquérir, fonctionnaire ou pas, à partir de cotisations éventuellement fortement conseillées, mais pas obligatoires.

      • L’état n’a la « haute main » aujourd’hui sur aucun régime, ce sont les partenaires sociaux pour l’essentiel. Mais effectivement, aucune corrélation entre les cotisations et les prestations. C’est justement le principe de base de cette réforme….

        • Les partenaires sociaux ne seraient rien si l’état ne leur donnait le beau rôle.

          • « La haute main », « Le beau rôle »… concrètement cela se matérialise comment d’après vous ?

            • Ni État, ni partenaires sociaux. Assurances privées comme la voiture, le logement, l’assurance-vie et autres.

            • Ca se concrétise par un certain nombre de règles écrites, en sus des habitudes, qui imposent la présence de ces partenaires dans les processus de décision quand bien même ils ne sont pas représentatifs ni à même d’apporter des points constructifs. OK, ça n’est peut-être pas la haute main le terme exact, il s’agit sans doute plus d’une main subreptice et même pas de la traduction d’une volonté d’en haut, mais d’une absence de volonté de changement et de responsabilité. Le résultat reste le même : les intérêts des partenaires sociaux passent, ceux des véritables actifs futur retraités trépassent.

        • Partenaires sociaux ?
          Qui ? les syndicats subventionnés (tellement graissés qu’il marchent en chaussures à crampons) ? les patrons en perpétuel va et vient entre ministères et fauteuils de PDG ? Les fonctionnaires qui gèrent les caisses ?
          Qui ?

    • moins 1 pour dire la vérité ce n’est pas trop cher payé, j’achete

      • Et encore ; vous avez oublié de dire qu’aucun des « mécanismes » qui ont permis à quelque uns de tirer des avantages substantiels du « pot commun » ne sont que de l’histoire ancienne !

    • Je ne pense pas que ce soit le pire. Il y a encore mieux: la retraite pour ceux n’ayant jamais travaillé ou vraiment a minima comme pour les gens qui étaient avant au RMI et maintenant au RSA et qui percevront à l’âge de la retraite (drôle d’expression pour des gens ayant toujours glandé) autant que certains agriculteurs. On peut aussi citer ceux (les étrangers) qui perçoivent le minimum vieillesse car ils peuvent justifier dix ans de présence en France alors qu’ils n’ont rien apporté pour le pays en terme de travail.

      Autrement dit, le volet social de la retraite ne concerne pas que les carrières hachées ou les personnes ayant eu des enfants.

  • « comment et pourquoi M. Macron et son gouvernement peuvent-ils encore être critiqués pour leur libéralisme »

    C’est simple, grâce à la ré-éducation nationale et aux journalistes du Parti qui font un excellent travail propagande.

    La france est l’un des seuls pays ou le capitalisme et l’économie de marché ont une image négative pour une moajorité de la population.

    Le spectre politique français est complètement décalé à gauche. Il n’y a aucun parti de droite, et encore moins libéral en france.

    De plus, une politique qui ne serait pas ouvertement et complètement marxiste, passe pour du turbo-libéralisme en france.

    C’est d’ailleurs pour cette même raison que la france est impossible à réformer et va continuer à sombrer.

    Conclusion, « ce pays est foutu »®

    • parler de libéralisme en france , c’est prendre les gens pour des cons

      • Non, car les gens ont en tête le terme libéralisme au sens anglo-saxons. Personne ne leur explique que cette déformation a eu lieu après la guerre pour remplacer le mot socialiste honnis par les USA; Trudeau fait bien partie de l’alliance libérale par exemple.
        Il manque juste de la pédagogie pour remettre l’église au milieu du village.

  • Le but du jeu etant de distribuer moins tout en cotisant autant ,peu importe de quelle facon seront massacrés les futurs retraites..

  • 5.5€ de droit à la retraite pour 100€ cotisés?? et on se plaint du rendement du livret A? 🙂

    • L’article vous l’explique: récupérer 5.5% par an de la valeur de vos cotisations correspond à un délai de recouvrement de 100/5.5=18 ans.
      Si vous survivez plus longtemps, vous récupérez plus que votre mise sinon vous y aurez perdu. Dans les deux cas quand c’est fini il n’y a pas de capital à récupérer, contrairement au livret A.
      La comparaison du livret A à une rente n’a aucun sens.

  • En ce moment tout le monde parle des retraites, mais la majorité de personnes ne connaît pas le vrai problème. Liberté, égalité, fraternité ; OUI, mais surtout pas pour les retraites. Les politiques avancent à reculons sur ce sujet. La réforme des retraites a 40 ans de retard. La réforme des retraites des fonctionnaires de l’Etat et des régimes spéciaux les plus généreux, EDF, SNCF, RATP et surtout la très prodigue Banque de France a au minimum 50 ans de retard ! Car, il faut le savoir, nous ne sommes pas tous égaux devant la réforme. Le régime général qui concerne les salariés du privé a subi de profonds changements en 1993 (au mois d’août et en dehors de bla bla aucun syndicat n’a bougé), réforme dite  » Balladur « , et sans qu’aucune modification n’ait été apportée aux régimes des fonctionnaires. Jupé a dit en novembre 1995 qu’il allait réformer les régimes spéciaux et il a eu 7 semaines de grèves. Les grévistes ayant été payés les choses se sont calmées et les réformes ont été repoussées. Pauvre Rocard qui a fait un livre blanc sur les retraites a été viré au profit de Me Cresson. En 20 ans, certains retraités du privé auront perdu 15% de leur pouvoir d’achat du fait du simple jeu de l’indexation sur l’inflation (ou plutôt moins que celle-ci) alors que les retraités du public ne subissent aucune diminution de leur pouvoir d’achat. Dire qu’il n’y a aucune différence entre le public et le privé, c’est vouloir faire prendre des vessies pour des lanternes.

    Les régimes publics vont commencer à s’effondrer. Le régime général connaîtra le même problème. Bien d’autres pays ont entamé des réformes. Les périodes de transition sont longues. 15 ans pour l’Allemagne, 30 ans en Italie, pour ne prendre que des exemples européens. L’Italie a supprimé les régimes spéciaux très avantageux des fonctionnaires. En Allemagne, en Belgique, il n’existe pas de règles particulières concernant le public, celui-ci est soumis au même régime que le privé à l’exception de quelques cas particuliers qui sont la police, les militaires. En Suisse, le statut des fonctionnaires a été supprimé, le 24 mars 2000. Le combat de la fonction publique en France semble plus un combat pour les privilèges plutôt que pour l’équité. On aimerait que nos hommes politiques aient un courage équivalent.

    En matière de retraite, nous ne pourrons pas, à l’instar de nos partenaires européens, faire l’économie d’une réforme structurelle. Notre situation démographique est telle que de simples aménagements apportés au système en vigueur s’avèrent insuffisants et souvent stériles. La force des corporatismes – liberté, égalité, fraternité – est immense.

    • Justement, à mon sens il s’agit vraiment d’une réforme structurelle, ou alors les mots n’ont plus de sens. De plus, vous confondez le régime de la fonction publique, aligné depuis 2003 sur le régime général (43 ans, décote ….) et les autres régimes spéciaux qui eux, effectivement, sont alignés avec une extrême douceur.

      • Aligné….. Pour quelques détails….
        C’est mieux que rien….. mais pas pour les cotisations et le calcul de la pension de retraite.

        • 43 ans au lieu de 37 1/2 pour le calcul de la proratisation des 75 %, avec création d’une décote de 5% comme les autres régimes, ce n’est pas vraiment du détail. Depuis 2003, ce sont bien les fonctionnaires qui ont perdu le plus de retraite. Le problème de ces commentaires est qu’ils sont souvent écrit par des personnes qui, au contraire de moi, ne font pas de calcul de retraite depuis plus de 20 ans. On est dans la discussion de comptoir et les idées bateaux sans chiffres, sans données et le plus souvent sans aucune connaissance des systèmes il est vrai complexe. Je vous donne du concret si vous le voulez…. Fonctionnaire avant avec 37.5 ans de durée d’assurance = 75 % du dernier traitement. Maintenant : 75% x (150 / 172) x 0.75 (décote de 20 trimestres) = 49 %. .. soit 35 % de retraite en moins. Je parle bien des 3 régimes de la fonction publique et non des régimes spéciaux avec, eux, des conditions de départ toujours scandaleusement avantageuse. Je précise également qu’il s’agit du dernier traitement indiciaire brut et donc hors prime (puisque l’état se permet de faire un distinguo interdit dans le secteur privé). Les primes sont soumises depuis 2003, pour certaines d’entre-elles, à des cotisations RAFP, régime par points au rendement presque aussi minable que l’Agirc-Arrco, pour un taux de cotisation de 10 %, ce qui est loin, très loin, de compenser la baisse expliquée plus haut.

          • @iggy69
            vous oubliez que le calcul se fait sur les six derniers mois , et que généralement ils bénéficient d’une ultime promotion fort opportune..
            ne cherchez pas le régime des fonctionnaire est particulièrement avantagé.. meme en activité on ne comprend pas pourquoi ils touchent 2 fois les allocations familiales…

            • Non, je n’oublie pas merci. Et sans doute pourriez-vous nous expliquer les majoration de durée d’assurance pour les enfants fonction publique vs régimes alignés ?

          • C’était bien le moins que l’on pouvait faire, je vous rappelle que pour le privé, ces réformes dates de 1993, donc 10 ans après. La décote existe également dans le système de retraite du privé avec en plus le décalage entre inflation et augmentation des cotisations, moyenne des 25 années etc…
            Les primes c’est le serpent de mer ; d’abord elles sont inégales d’un fonctionnaire à l’autre et c’est l’argument massue pour dire que les retraites de la fonction publique sont désavantageuses.
            Pour info, on peut tout à fait, avec une intelligence que je qualifierais de moyenne, quelques notions de base en arithmétique, un peu de lecture, discuter des différents systèmes de retraite, sans voir ses propos disqualifiés en propos de ‘comptoirs’.
            J’ai la ‘chance’ de côtoyer quelques bons amis fonctionnaires et la comparaison des carrières et salaires de chacun est plutôt à l’avantage de la fonction publique… Dans un cas (éducation nationale) l’avantage est très significatif.

      • ben non c’ce sera une reforme  » macron »
        beaucoup de communication.. beaucoup de grands mots .. et au final.. cosmétique pour etre réélu

  • Pour mettre les chiffres sur le tapis, un cotisant qui verserait 5000 EUR annuellement, après 40 ans se verrait avec une rente mensuelle de 1023, une rente annuelle de 12283, sur 19 ans.
    Et ceci avec un intérêt parfaitement ridicule de 1%.
    Avec un intérêt plus conséquent et réaliste de 5%, il aurait une rente mensuelle de 2529, une rente annuelle de 30351.
    Soit deux fois et demi la rente étatique.
    Il n’y a pas photo, évitement évidemment il y aura.
    Et qui de l’égalité homme-femme ❓
    Même espérance de vie, égalitude oblige ❓
    Ou bien, l’un des 2 camps divisés se sentira victime ❓
    Il m’est avis que l’on pourrait bien entendre des brailleurs…

    • 5%, c’est pas possible, il faudrait au moins 15-16 avant impôts sur les dividendes et les plus-values pour en arriver là net.

      • Pourtant l’auteur parle de 5%, donc net. Est-ce réaliste?
        C’est pourtant un ordre de grandeur qui me semble correcte.
        Le DAX a fait environ 7% en moyenne depuis 2002, à la différence du CAC40. Le NASDAQ, lui, c’est 13%.
        De quoi s’assurer une superbe retraite.
        En sera-t-il de même à l’avenir? Avec la TMM, ce taux pourrait baisser. On verra.

        • Il me paraît impossible, non pas de voir un capital rapporter plus de 5% pseudo-net (c’est à dire pour les premiers 20k€, à condition de ceci et cela, etc.), mais que l’Etat ne se serve pas à proportion des 2/3 voire des 3/4 entre le brut de brut et le net de net dès qu’il commence à y voir du fric à ramasser. Donc les 5% ou plus, c’est le prix d’appel, le truc qui permet avantageusement la comparaison. Oui, j’en ai pour beaucoup de mes investissements en vue de la retraite, il est tout à fait possible de récupérer entre 5 et 10%, pas de les toucher si ça dépasse des montants symboliques, le fisc se sert avant. Mais de toute façon, on fait des comparaisons de rendements virtuels équivalents, puisqu’il n’est pas le moins du monde question d’introduire une part de capitalisation.

          • Il n’y a pas que la France, et bien heureusement. D’autres pays alentours ont des fiscs nettement moins voraces comme des limaces. Ceux-là ont compris que s’ils grignotaient tout le lupin, ils seraient dans la panade.

            Autrement dit, tout système mis en place par la France, à l’heure actuelle, ainsi que pour les prochaines, ne peut être intéressant.

            Autrement dit, d’une autre manière, ceux qui gagnent suffisamment en apportant une rareté de savoir faire à l’entreprise, auraient bien tort de faire confiance au système de ce pays, peu importe ses évolutions. Donc aucun avantage à être salarié en France, absolument aucun.

            Rien de tel que la liberté pour échapper à la voracité du système fiscal français.

      • Et n’oubliez pas : ce qui est déjà taxé ne peut être retaxé. Sinon, il est préférable de fuir.
        Et vu que la France, république socialiste, est dans l’UERSS en devenir, il est légitime de penser qu’il y aura de l’évitement.

    • ah mais vous oubliez le poste principal : payer les gros nuls

    • Manque cependant quelques précisions … 1/ vous ne donnez ni l’âge de liquidation, ni l’année de naissance, ni le taux technique de la rente donc on ne peut savoir sur quelle table vous vous basez. 2/ un intérêt parfaitement ridicule de 1%, sur 40 ans, ce n’est pas du tout ridicule. Aujourd’hui, les taux techniques sont légalement à 0% et devrait le rester. 3/ Avec ce rendement « ridicule de 1% », la valeur du point de 0.55 € que j’achète aujourd’hui sera de 0.82 € (48 % de plus) dans 40 ans. Si vous le faites pour la comparaison avec la capi, il faut également le faire avec la répartition…

      • Dans un régime par capitalisation, ce qui compte pour calculer la rente, c’est l’espérance de vie.
        Et dans mon calcule, je n’ai pas compté que les actions rapportaient au moment de la rente, je suis parti sur une mise en rente par une société d’assurance, comme si tous les avoirs étaient liquidés.
        Je fait mon calcul en flottant, peu importe la date de départ. Ce qui compte, c’est l’espérance de vie que j’ai bien indiqué : 19 ans pour un retraité. je n’ai pas fait le calcul pour une retraité.
        Je reste donc de l’avis de l’auteur, le taux servi par le nouveau système sera bien ridicule.
        Plutôt que de verser 500.- chaque mois sur un système inefficace, potentiellement basé sur le vol, puisque l’état pourra le manipuler à son avantage, et non à l’avantage des assurés, il sera bien préférable de prendre une assurance dans un pays tiers. Ils ne manquent pas.

        Cerise sur le gâteau, avec les sociétés d’assurance, il est possible d’assurer d’autres risques. Par exemple, une rente orphelin, de veuve. Ce que l’état dans sa grande mansuétude ne fera jamais. Ainsi, vous vivez l’esprit tranquille quand vous avez des enfants et un conjoint. cela diminue un peu la rente qui vous est versée, mais si c’est votre choix, il sera librement assumé (même assuré 😉 )

        Mais la liberté de chacun semble aller contre ces castes de voleurs au pouvoir.

        • Autre avantage de la capitalisation, comme vous ne mettez pas tous les œufs dans le même panier, vous avez aussi accès à nombre de pays. Et il en existe de bien plus performants que la France.

        • Ok, mais on voit que ce n’est pas votre métier. L’année de naissance est indispensable puisque TOUS les assureurs utilise des tables prospectives par génération (TPG) donc le taux appliqué à quelqu’un de 1950 n’est pas le même que celui de quelqu’un de 1980… De plus vous évoquez une gestion en actions. Pour parler de leur retaite avec pas mal de monde, et plutôt des CSP+, je peux vous dire que les Français sont rares à vouloir « jouer » leur retraite en bourse ; même si on leur démontre qu’ils y ont intérêt, en tout cas assez loin de la retraite. Car des UC à 5 ans de la retraite, c’est quand même un peu risky. Et les rentes adossées à la bourse, certains produits le proposent, personne ne prend jamais cette option. Enfin, donner une rente sans le taux technique adossé (qui conditionne le taux de revalorisation pendant le service) … c’est comme écrire une phrase sans verbe, il manque quelque chose de pas vraiment accessoire. Et re-enfin, oui, une compagnie d’assurance assure tout ce que vous voulez, mais rarement gratuitement. Les garanties optionnelles se paient au coût indiqué dans les conditions générales (ex : exonération des cotisation en cas d’itt/ipt : 3 % des primes)…

          • bref donc la retraite par répartition ne serait pas un systeme de ponzy..
            keskonsmarr

          • Le problème avec les gens dont c’est le métier, c’est qu’ils s’interrogent peu sur ce que veulent vraiment leurs clients, utilisent un vocabulaire et des questions orientés, et adorent leur vendre ce qui va faire leur bonheur malgré eux, enfin qu’ils disent…
            « Jouer sa retraite en bourse » est une telle formulation que vous pouvez démontrer tout ce que vous voulez sur l’intérêt de la chose, personne ne vous écoutera. S’associer au développement des entreprises, pas forcément « citoyennes et non-rentables françaises », à 60 ans, ça reste jouable. Bien sûr, il faut aborder des considérations de besoins immédiats, de besoins ultérieurs, ponctuels ou récurrents, de répartition entre ce qu’on souhaite utiliser à générer des revenus et ce qu’on préférerait transmettre si possible, etc. Plein de questions personnelles que le professionnel devrait aider à formuler, et auxquelles il se contente très souvent d’apporter sa réponse prétendument optimale en dénigrant tout le reste. En particulier, le concept de la transformation intégrale de l’épargne en rente viagère le jour de la retraite et du conditionnement de toute la stratégie antérieure à ce big bang pour le rendre « optimal » est assez déconnectée des réalités.

          • Ok, mais on voit que ce n’est pas votre métier.

            On voit que votre métier, c’est boucher, ou mécano sur la Jamais-Contente, hein ❗ Forcément induit, puisque je parle d’années d’espérance de vie.
            Par exemple les tables, à Luxembourg, ce sont parfois les tables allemandes, devinez pourquoi.
            Quand à votre taux technique, des contrats prévoient sans indexation, d’autres avec. Tout est possible.
            C’est une question personnelle.
            Quand à la gratuité, pensez vous que les polytocards vont faire que votre retraite par répartition sera gratuite ❓
            Eh bien, ils puiseront dans la caisse, en bombardant de barils de Moraline (TM).

            Je ne me concentre pas sur des détails comme vous le faites, mais sur l’essentiel.
            Ce qui compte, c’est d’avoir une liberté que ne permets pas l’état français.

  • « À défaut, cette réforme est celle d’une faillite annoncée ou d’un appel croisant à l’impôt pour renflouer le système. »
    Ou d’un abaissement drastique du niveau des retraites. Tous égaux dans la misère (encore que chacun sait qu’il y en a de plus êgaux que d’autres).
    Sinon, cela fait du bien de lire un tel article. M. Macron est un autocrate dont les décisions font écho à quelques souvenirs historiques.
    Il serait grand temps que les Français s’en rendent compte en « démontant » la communication présidentielle.

  • Chapitre « Nouvel Impôt ».
    Non, cela n’a rien de nouveau, en tout cas pour les salariés : 2.30 % déplafonné pour le régime de base, CEG, CET, et taux d’appel à 127 % pour l’Agirc-Arrco… on est habitué. A noter que le rendement réel de l’Agirc-Arrco, avec ces cotisations non productives, est à 5,19 %. Donc 5,50 %, il y a du mieux !

  • J’ai noté le concept très novateur de « cotisation non créatrice de droits ».

    La novlangue se porte bien …

    • Non, cela n’a rien de novateur … depuis 1993, l’agirc arrco utilise un taux d’appel à 125 % (127 cette année). Quand vous cotisez 125 €, vous n’achetez des points qu’avec 100 €. C’est beaucoup plus discret que d’augmenter le prix d’achat du point de 25 %, mais ça revient rigoureusement au même. Cela dit, comme c’est technique et que l’on constate, entre autre à la lecture des post ci-dessus, que beaucoup n’y connaissent pas grand chose, ça passe comme une lettre à la poste (mais ça arrive bien plus vite 🙂

  • Rigoureusement rien à attendre d’un type qui a balancé à la poubelle avec un grand mépris 700 000 pétitions de la Manif pour tous contre la loi Taubira.

  • « Sortir de la répartition ». Ok les génies des math, vous allez donc …
    1/ demander aux actifs de mettre de côté pour leur retraite et payer celle de leur parent en même temps (donc à la louche, vous leur prélevez 25% de plus
    2/ vous créez un nouvel impôt pour pour 300 milliards par an (10 fois le budget de la défense)
    3/ vous laissez crever les vieux
    Merci de vos lumières …

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Par Nicolas Marques. Un article de l’Institut économique Molinari

Comment se comparent les rendements de la répartition et de la capitalisation ?

Pour répondre à cette question, le concept de taxation « pure » ou « implicite » est utile. Il repose sur une comparaison entre le rendement de la répartition et celui de la capitalisation.

À prestation égale, la capitalisation permet au futur retraité de cotiser moins qu’en répartition pure puisque les versements produiront des intérêts permettant de bonifier les retraites.

... Poursuivre la lecture

Candidat déclaré depuis peu, Emmanuel Macron a commencé à divulguer son programme en vue d’un second mandat présidentiel. Au menu, une réforme des retraites qui passerait par le recul de l’âge légal de 62 à 65 ans. Interrogé à ce sujet dans Marianne, l’économiste atterré Henri Sterdyniak a expliqué que ce projet revenait ni plus ni moins à « faire payer le quoi qu’il en coûte aux travailleurs ».

Disons qu’il n’a pas complètement tort.

Oh, bien sûr, la formulation « faire payer aux travailleurs », lourde d’indignation, renvoie i... Poursuivre la lecture

Évidemment, en France, ce titre risque d'être considéré comme une provocation. C’est un peu comme si on ouvrait un parapluie à l’intérieur d'un logement, ou si on proférait des injures à l’égard d’un défunt dans la chambre mortuaire.

La répartition est injuste

Aussi, dois-je m’efforcer de présenter immédiatement, non pas les excuses que certains lecteurs attendent peut-être, mais des arguments sur ce que j’avance.

Les voici :

Le système de retraite par répartition consiste à payer les retraites des pensionnés en prélevant... Poursuivre la lecture

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