Pétrole : l’Europe bientôt en concurrence avec la Chine ?

Il est grand temps que l’Europe amorce enfin rapidement une transition énergétique vraiment cohérente (et audacieuse…) pour diminuer la consommation européenne de produits pétroliers.

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Pétrole : l’Europe bientôt en concurrence avec la Chine ?

Publié le 25 juin 2019
- A +

Par Michel Gay.

Malgré l’abondance actuelle de pétrole, notamment grâce « au pétrole de schiste » américain, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) annonce qu’une période difficile se prépare pour l’Europe qui se retrouvera bientôt confrontée à la Chine pour ses importations de pétrole.

L’AIE révèle dans son dernier rapport que le futur goulet d’étranglement mondial dans l’approvisionnement en pétrole aura des conséquences dramatiques pour toute l’Union européenne (UE), et donc aussi pour la France. Et pas seulement pour son économie.

Étrangement, le projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) en France fait l’impasse sur la pérennité de l’approvisionnement en pétrole de l’Europe, sujet pourtant vital pour sa mobilité routière qui en dépend quasiment entièrement.

L’Europe est prévenue… et après ?

L’AIE prévient dans son dernier rapport annuel (novembre 2018) que :

  • « le risque de resserrement de l’offre est particulièrement prégnant pour le pétrole ».
  • « Ces trois dernières années, le nombre de nouveaux projets de production de pétrole conventionnel ne représente que la moitié du volume nécessaire pour équilibrer le marché jusqu’en 2025.
  • Il est peu probable que le pétrole de schiste prenne le relais à lui seul. Nos projections prévoient déjà un doublement de l’offre de pétrole de schiste américain d’ici 2025, mais celle-ci devrait plus que tripler pour compenser le manque persistant de nouveaux projets classiques ».

 

Elle indique aussi que :

  • la production mondiale de pétrole conventionnel« a franchi un pic en 2008 à 69 millions de barils par jour (Mbj), et qu’elle a depuis décliné d’un peu plus de 2,5 Mbj »,
  • le spectaculaire essor du pétrole « non-conventionnel » (dit de schiste) américain ne suffirait bientôt plus à compenser le déficit du pétrole conventionnel qui représente toujours les trois-quarts de l’offre mondiale de carburants Celle-ci décline dans les zones pétrolifères historiques et les découvertes ne comblent pas la différence.

L’Europe est vulnérable

L’AIE annonce que la production totale de pétrole connaîtra probablement un déclin vers 2025, et qu’il vaudrait mieux l’anticiper…

L’Europe qui importe 90 % de son pétrole (qu’elle paye en dollars…) apparaît particulièrement vulnérable en étant désormais la première région importatrice de pétrole (500 millions de tonnes (Mt) de brut importées en 2017). Puis viennent la Chine (415 Mt) et les États-Unis (350 Mt).

Lorsque la production internationale de pétrole ne suffira plus à répondre aux besoins mondiaux, l’Europe se retrouvera en compétition frontale avec la Chine et les États-Unis pour ses approvisionnements en pétrole…

Pour l’Europe, qui possède peu de pétrole, les temps vont devenir difficiles !…

Le réchauffement climatique, si craint aujourd’hui par certains, pourrait alors rapidement se transformer en un problème secondaire et lointain en Europe devant la falaise du rationnement catastrophique de pétrole… qui sera consommé ailleurs !

Selon l’AIE, la moitié des importations du pétrole de l’Union européenne est aujourd’hui fournie par des pays qui ont déjà franchi leur « pic pétrolier », ou sont sur le point de le passer, (Norvège, Azerbaïdjan, Algérie, Mexique, Angola, et Russie).

La Russie représente à elle seule 28 % des importations de l’Union européenne en 2018. Mais sa production devrait amorcer un déclin dès 2021 a annoncé le ministre russe de l’Énergie, Alexander Novak, en septembre 2018.

La moitié des sources d’approvisionnement actuelles de l’Union européenne risque donc de ne plus pouvoir répondre à son besoin en pétrole dans moins de 10 ans.

De plus, alors que les importations de pétrole de la Libye et du Moyen-Orient restent incertaines, l’Asie (surtout la Chine) annonce un déclin de sa production de pétrole, selon l’AIE, alors que sa consommation est en croissance rapide.

Amorcer enfin une transition énergétique cohérente

Il est grand temps que l’Europe amorce enfin rapidement une transition énergétique vraiment cohérente (et audacieuse…) pour diminuer la consommation européenne de produits pétroliers, notamment en les remplaçant par de l’électricité dans le transport et l’habitat.

Sans oublier le gaz (mais c’est une autre histoire).

Malgré les déclarations « enflammées », ces deux combustibles fossiles sont les grands oubliés des débats publics sur l’énergie qui se focalisent en France principalement sur l’électricité (déjà décarbonée) et les ruineuses énergies renouvelables intermittentes.

Un changement de paradigme vers le nucléaire

Cette stratégie nécessite que l’énergie nucléaire joue un rôle pivot dans l’organisation de nos systèmes énergétiques qui seront de plus en plus fondés sur la production d’électricité décarbonée issue de l’uranium et, plus tard, du thorium.

L’un et l’autre sont abondants, disponibles partout sur Terre, et facilement stockables pour des décennies pour une production massive d’électricité en Europe durant plusieurs milliers d’années.

Qu’attend donc l’Union européenne pour mettre en place et soutenir un grand programme nucléaire européen ?

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  • Il serait peut-être temps que la France arrête avec toutes ces conneries de transition énergétique, qu’elle soit nucléaire ou renouvelable.

    Que l’énergie soit un produit comme les autres avec tva simple et prix réels.

    • vous avez raison , le pétrole est en france d’abord une taxe avant d’être un produit..
      Confondre les revenus de l’etat avec les cours mondiaux c’est prendre les gens pour des cons..
      Toute les sociétés sont liées aux coûts de l’énergie..
      Faire croire aux français que des alternatives sont possible c’est leur bourrer le mou.. les intentions des pouvoirs publics n’ont rien a voir avec l’environnement ou le marché elles n’ont d’intérêt que pour la taxe

    • Oui, et sans subvention. Ce qui est génial avec Michel gay, c’est que quoiqu’il arrive, le nucléaire est la solution à tout. Ça vaut même mieux qu’optimiser notre consommation. En même temps il est payé par cette industrie, qui est elle même archi subventionnée.

  • à ce jour , l’Europe est très occupé à trouver 1000 milliards d’euros pour sa  » transition écologique  » ; quand elle ouvrira les yeux , il sera trop tard , et de par ses décisions stupides et irréfléchies , nos zélés zélus européens nous mènerons dans des sables bien mouvants ;

  • en toute logique, le gouvernement qui souhaite qu’on arrête d’en consommer devrait se réjouir…
    il y a sans doute du petrole de schiste ailleurs qu’USA…

  • Avant tout commentaire sur la décroissance de la production de pétrole, il serait utile d’interroger les spécialistes dont la SPE, Society of Pétroleum Engineers qui n’a pas l’avis répété dans tous les médias sur la décroissance de la production de pétrole et du gaz.
    Il faut savoir que compte tenu des connaissances actuelles des géologues et autres, il y a au moins pour 5000 de réserves de gaz et 200 ans de réserves de pétrole.
    Il est complètement affligeant de voir que les gourous de la décroissance, du changement climatique sont les seuls à avoir pignon sur rue, de voir que seule l’ignorance et la subjectivité ont pris la place du savoir et de la science. Je suis révoltée, en tant que scientifique de voir ces journalistes à la télé qui « enfoncent le clou » pour faire croire au réchauffement climatique, à l’apocalypse climatique, même l’ONU s’y met en parlant d’apartheid climatique.

    • 500 ans et non 5000 ans de réserve de gaz.

      • Pour le gaz les reserves sont en perpetuel renouvellement ,du gaz on peut le faire avec tous les vegetaux ou nos morts de faim et la mauvaise herbe n’est pas prete a ne plus pousser ni nos morts a nourrir les feux folets .

        • Le gaz ? en renouvellement ?
          Vous allez péter dans les puits tous les soirs pour les recharger peut-être ?
          🙂

      • Il est complètement affligeant de voir que les gourous de la croissance, du négationnisme climatique sont les seuls à avoir pignon sur rue, ici.

    • «  » » »200 ans de réserves de pétrole » » » »
      Vous devriez faire un appel du pied à TOTAL; je suis sûr qu’ils vous embauche de suite

      • En tout cas, ne faites pas d’appel du pied à Bescherelle, ils ne vous prendront pas.

      • Ca merite pas -8 , parcequ’en effet il a 200 ans de reserve ..mais pas pour tout le monde ,en tout cas pour les francais c’est pas plus de dix ans, au dela on aura pas assez d’euros ni de mendiants assez efficaces poiur detourner un tanker voir un pedalo.

        • pour des raisons obscures le peak oil est un sujet sensible..gay est dans son truc il essaye de convaincre des gens que le nucléaire doit être développé…essentiellement avec de l’argent public..sinon il n’aurait pas à en parler..
          l’énergie est nécessaire…dans un monde normal,des tas d’investisseurs privés sont en attente de bonnes idées pour en produire plus et à moins cher… ce qui devrait inclure exploration de fossiles non conventionnels énergie nucléaire et parfois éolien et solaire…
          parce que il y a de l’argent à se faire!!!

          ou du moins il devrait y en avoir sauf si on croit tout ceux qui jurent vouloir consommer moitié moins d’energie..

          la seule question légitime de parler du nucleaire au publique est un éventuel danger singulier..or c’est pas le cas.. le nucléaire est une filière entravée par l’idéologie, la solution est de dire que il n’y pas de raison de l’entraver et de lui laisser faire sa vie..

          la solution est de sortit la politique de la filière énergétique..pas de la ^politiser différemment.

          • @lemière

            «  » » » » »exploration de fossiles non conventionnels «  » » » »
            On n’explore plus le non conventionel; il a été trouvé , foré et tenté d’être exploité ; mais on a fait mieux pendant 100 ans

            • partout? vraiment?

            • Continuer a croire qu’on va en trouver indéfiniment consiste a se mettre la tête dans le sable.. et reculer pour mieux sauter.
              De plus, ces ressources ne me semblent pas être vraiment situées chez nous… donc faudra avoir des très grosses c… pour aller batailler contre ceux qui décideront de se les attribuer…
              Pétrole signifie donc armée, en état…

    • L’ONU est un organisme mondialiste qui enfourche les idéologies destinées à promouvoir une gouvernance mondiale (épuisement des ressources, trou d’ozone, surpopulation, et maintenant réchauffement climatique).
      En attendant la biodiversité qui arrive.

      • Heu les vegans marchent maintenant pour les poissons , apres cela sera les grains de mais et la semoule de ble dur….restera les frites ,mr patate , monsieur , il ne faut pas le sauver..

    • N’importe quoi ! Il n’y a pas 200 ans de réserve pétrolière, donnez vos sources ! L’AIE, plutôt optimiste sur les réserves pétrolières, annonce pourtant une déplétion vers 2025. Allez sur l’Aspo, lire les analyses de géologues pétrolier (Jean Laherrère, Colin Campbell) dont le but est juste d’informer les citoyens. Je ne sais pas si Mr Gay est un pro-nucléaire, mais par contre vous, vous êtes tous clairement des pétro-dépendants refusant la réalité du déclin de cette énergie fossile non renouvelable sur une planète de plus en plus limitée en ressources naturelles et avec une population mondiale de plus en plus importante…

  • L’électricité dans les transports, ça ne marche pas, en dehors des trains dont l’usage est marginal (de 8% à 10% des besoins). La raison en est simple : le stockage de l’électricité ne marche pas alors que les véhicules qui, par définition, ne peuvent avoir un fil à la patte, doivent stocker l’électricité. Tout au plus peut-on imaginer des flottes captives alimentées en électricité, les bus urbains par exemple ou les camions de livraisons du dernier km. L’hybridation permet également de réduire la consommation mais le poids des batteries à transporter augmente la consommation, limitant son impact positif. Seule l’hybridation légère est rentable.

    L’électricité doit être réservée là où elle est la plus pertinente, pour les besoins industriels et résidentiels fixes (chauffage notamment). Le pétrole ou le gaz doivent en revanche être réservés aux transports. C’est un véritable gâchis de perdre du pétrole ou du gaz pour le chauffage résidentiel.

    Progressivement, un mix à base d’hydrogène et de carburants de synthèse remplacera les carburants fossiles. S’acharner à développer l’électricité pour les transports est une erreur stratégique pour un pays.

    Enfin, le peak oil est une vue de l’esprit. Tout dépend de l’avancée technologique et des prix de marché. Une production qui serait interrompue à 20 dollars le baril par manque de rentabilité pourrait reprendre à 100 dollars. Aucun champ pétrolier dans le monde n’a été exploité à plus du tiers de sa capacité totale. Il y a tout le pétrole fossile nécessaire et on cessera de l’exploiter non par manque, mais parce qu’on sera passé à autre chose.

    • Un mixe hydrogene carburant de synthese…tant qu’il a des produits valant moins cher que l’eau du robinet pourquoi chercher, dans deux siecles peut etre. Pendant la guerre on n’avait pas de petrole mais des gazogenes…et les demunis energetiques actuels se chauffent au bois…je viens d’acheter une pompe a eau manuelle ,on ne sait pas ce que l’avenir me reserve….

    • «  » » » » » » » » » » »Enfin, le peak oil est une vue de l’esprit………….Aucun champ pétrolier dans le monde n’a été exploité à plus du tiers de sa capacité totale. » » » » » » » »
      Votre vue de l’esprit , je suppose c’est qu’on arrivera à produire 100% de l’huile en place ?

    • Sauf a créer une vie supplémentaire a droite sur les autotues pour y faire rouler des poids lourds a double motorisation, dont l’électrique ?

  • A voir et revoir :

  • on pourrait commencer par cesser d’interdire de travailler aux gens qui veulent explorer les hydrocarbures sur notre propre territoire

  • L’écologisme façon Macron est complétement arriéré. La preuve en est qu’il n’a pas encore sommé l’Allemagne, toujours le plus gros producteur de CO2 de l’Europe de réduire cette production au même niveau que la France. Il prône d’imiter l’exemple ruineux de la transition écologique allemande en faisant semblant d’ignorer que l’on y a remplacé un petit peu d’énergie nucléaire pilotable et sans CO2, par des énergies fossiles aussi pilotables, mais productrices de CO2 (lignite, gaz, charbon, ordures, biomasse) ! En puissance installée, l’électricité prétendue « verte » a plus que doublée la puissance pilotable nécessaire au pays ! Mais celle-ci ne présente que des inconvénients :
    -Dépenses colossales, et hausse anormale et vertigineuse du prix du courant pour les seuls particuliers.
    -faillites en série des producteurs « alternatifs » privés de subventions injustifiées par Merkel.
    – gâchis et pollution de monstrueuses surfaces terrestres et maritimes.
    -destruction accélérée, inutile et irrécupérable de matières premières très rares.
    -inadaptation de cette nouvelle production électrique aux besoins actuels, dangereuse dans l’état actuel du réseau.
    – A l’étranger, on bénéfice d’une exportation accrue de la pollution allemande.
    -D’une dérégulation gravissime du marché de l’électricité.
    – Entrainant en particulier la faillite des turbines à gaz de Belfort, prévues à l’origine pour protéger le réseau européen, des caprices rédhibitoires et permanents du vent et du soleil en raison de leur montée en puissance exceptionnellement rapide. Mais tuées dans l’œuf, car rendues non rentables du fait des subventions vertigineuses accordées aux margoulins de l’éolien et du solaire, que l’on a oublié, par filouterie politique consciente, d’obliger à fournir une électricité de même qualité que celle d ’EDF. Laquelle, reconnue meilleure entreprise du monde dans son domaine, a été détruite en lui imposant de nombreuses charges nouvelles incombant normalement à des filous, pour soit disant « favoriser la concurrence »mais en fait pour l‘augmenter sans raison valable autant que sans limite connues.
    -Dans le même ordre d’idées, pourquoi Macron n’affirme-t-il pas que la sureté du réseau européen, repose sur l’important nucléaire d’EDF français pilotable, très profitable, rendant obligatoire le maintien en service de Fessenheim pour encore longtemps. A tel point que les anglais, plus soucieux de leur avenir électrique, n’hésitent pas à construire pas moins de quatre EPR …
    Eh oui tout se tient par la barbichette !
    Les Allemands réclament la fin du charbon chez eux ! Ce qui les obligera à reconstruire plus de nucléaire qu’ils n’en ont détruit. En effet, les Danois sont les qui seuls à ne pas utiliser de nucléaire ou de charbon, sont branchés sur la centrale nucléaire suédoise frontalière ! Et ils sont devenu officiellement favorable au nucléaire depuis que leurs scientifiques, après plus de 10 ans de recherches méticuleuses leur ont apporté la preuve irréfutable que la fonte accélérée du Groenland est dû à l’accroissement de la vitesse des glaciers plongeant dans une mer plus chaude en profondeur qu’en surface ! . Cette glissade n’est due qu’à la chaleur tellurique, tout comme en Antarctique d’ailleurs. Cette preuve irréfutable que la météo actuelle ( et non le climat !) n’a pas grand-chose à voir avec le CO2, fait le tour du monde et rend fous nos fiers vendeurs de CO2, qui voient partir leurs subventions, comme c’est déjà le cas pour ceux d’Allemagne dont les juteuses affaires tournent à la faillite…

    • l’écologisme de macron ce sont des carabistouilles pour demeurés..
      ce que voit macron c’est la captation financière associée a la panique , rien d’autre

    • Macron n’est pas ecolo il est president ,en france il est dieu et dieu fait ce qu’il lui plait et si cela vous deplait , c’est encore mieux sinon a quoi bon etre un dieu ?

  • On ne va pas en faire une maladie surtout qu’on en a pas besoin ,on roulera a l’alccol ou a l’huile…enfin ,pas en france nous c’est patinette ou rien du tout

  • On peut commencer par bannir les trottinettes électriques que ces gugusses des villes utilisent plus pour jouer qu’autre chose , les mêmes consommateurs d’escalators et d’ascenseurs , et qui vont fin de semaine  » marcher » sur un tapis électrique dans un centre de remise en forme.
    Les cardiologues vous diront tout le bienfait de la marche à pied!

    • Se faire frôler pendant sa marche à pied par des trottinettes à chaque coin de trottoir n’est pas si bon que ça pour le coeur !

    • Les cardiologues ne sont pas ecolos ,abreger la vie d’un homme sauve des milliers de petites ou grosses betes qui n’ont rien demandé à personne à part vivre !

  • POur une fois, Michel Gay s’égare. Il est vrai qu’avec la propagandastafel que nous subissons tous les jours, il faut avoir les neurones bien accrochés pour ne pas sombrer au moins un peu. Non, Monsieur Gay, il n’y a aucun problème de transition énergétique et du pétrole, nous avons encore pour très longtemps. N’écoutez pas les balivernes des médias. Dès que la demande va augmenter, les prix vont repartir à la hausse et les grandes compagnies vont se remettre à explorer (tous les investissements sont à l’arrêt aujourd’hui). En plus, si nous n’étions pas si débiles, nous ferions un accord avec les russes qui ont encore plein de pétrole et de gaz.
    Construire de nouvelles centrales nucléaires, certes, mais pas pour rouler en bagnole. J’ai un bon V8 actuellement et je lorgne vers une V12 si les affaires se portent mieux, avant que les rares constructeurs ne cèdent eux aussi aux crétins écolos.

    • « Il est donc très plausible que la production mondiale de pétrole connaisse un déclin forcé avant 2025, met en garde l’AIE. Il vaudrait bien mieux anticiper un déclin, plutôt que d’avoir à le subir… D’autant que l’Europe apparaît particulièrement vulnérable. Elle est désormais le premier importateur de pétrole de la planète, avec près de 500 millions de tonnes (Mt) de brut importés en 2017, loin devant la Chine (environ 415 Mt) et les États-Unis (environ 350 Mt) (3). Si une contrainte devait s’exercer sur la production mondiale de brut, l’Europe se retrouverait pour ses approvisionnements en compétition frontale avec ces deux poids lourds géopolitiques. Près d’un quart des importations de brut de l’Union européenne est fourni par des pays (Norvège, Azerbaïdjan, Algérie, Mexique) qui, d’après l’AIE, ont déjà franchi leur « pic pétrolier », c’est-à-dire le point critique à partir duquel un champ de pétrole, ayant épuisé à peu près la moitié de ses réserves exploitables, est voué à terme à un déclin irrémédiable. Un autre gros quart des importations provient de deux pays qui, toujours d’après l’AIE, sont sur le point de franchir leur pic pétrolier : l’Angola, et surtout la Russie (28 % des imports de l’UE en 2018), dont la production devrait amorcer son déclin dès 2021. Ce diagnostic concernant l’avenir du pétrole russe a été annoncé en septembre 2018 par nul autre que le Ministre russe de l’Energie, Alexander Novak. Au total, c’est environ la moitié des sources d’approvisionnement actuelles de l’UE qui risque de ne pas suffire à répondre à la demande dans les toutes prochaines années ! Et ce sans compter les importations de brut importantes en provenance de la Libye et de l’Iran, deux pays producteurs à l’avenir pour le moins incertain. » « A lui seul, le pétrole fournit presque la moitié de l’énergie finale consommée en France. Ce « sang de notre économie » n’en est pas moins le grand oublié des débats publics sur l’énergie (lesquels ne traitent en fait quasiment que de l’électricité). »

  • Si un jour j’arrête de lire contrepoints ce sera surement pour ne plus lire la basse propagande de Gay.

    Et il n’y à rien de liberal dans ses écrits, l’appel à un programme nucleaire europeen est risible.

    • C’est plutôt vous qui êtes risible. Rien ne vous force à lire la prose de M. Gay.
      Ceci dit, avant le succès éventuel et absolument non garanti de ITER, le nucléaire est la meilleure solution pour produire de l’élecricité.

      • Exactement, rien ne m’oblige et ce serait une des raisons de ne plus lire contrepoints.

        Ensuite si vous ne comprenez pas le côté risible pour un pseudo liberal d’en appeler au super état européen pour pousser des programmes, nucleaires ou autres, vous ne comprenez pas grand chose.

        • je suis férocement anti-anti-nucleaire. ..mais effectivement il y a un problème , si on estime qu’avoir une politique energetique est une bonne chose parce qu’elle favorise ce qui vous plait…on se trouve dépourvu d’arguments quand le vent politique tourne..

          • je suis férocement anti-anti-nucleaire.
            Et pour quelles raisons ?

          • ne vous trompez pas, je ne suis pas anti nucléaire, je suis anti propagande servile et capable de dire n’importe quoi à ce titre. Pour faire court, Gay me casse les gonades avec sa propagande et le pompon est décroché quand il en appelle à l’état ou ses excroissances pour sponsoriser son champion.

  • « Il n’y a pas de solution miracle au problème énergétique.

    Avant de parler de la chose dans tous les sens, il faudrait s’informer sur la science dont les lois régissent le comportement de la chaleur et de l’énergie, à savoir la thermodynamique.

    L’hydrogène, par ex., n’est pas une source d’énergie : il doit lui-même être produit. Or produire de l’hydrogène requiert de l’énergie. N’importe quelle production — mieux, n’importe quel mouvement dans l’univers, aussi minuscule soit-il, requiert de l’énergie. Il n’y a pas de mouvement, de prélèvement, de transformation de matière sans énergie.

    Produire de l’hydrogène requiert de l’électricité qui elle-même doit être produite. Or comment la majeure partie de l’électricité consommée de nos jours est-il produite ? Par des sources d’énergie fossile.

    Toutes ces histoires de voiture électrique (parce que la voiture à hydrogène, il faut bien le comprendre, est une voiture électrique) ne sont que des symptômes du désespoir qui est en train de s’installer dans les sociétés thermo-industrielles. »

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