Les écologistes préfèrent-ils les éoliennes en mer aux baleines ?

Quelles sont les raisons qui poussent de grandes organisations écologistes à défendre des projets industriels pouvant conduire à l’extinction d’une espèce de baleine ?

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Eoliennes offshore Thorton Bank(CC BY-NC-ND 2.0)

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Les écologistes préfèrent-ils les éoliennes en mer aux baleines ?

Publié le 5 février 2023
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Cet article est une traduction simplifiée d’un texte en anglais de Leighton Woodhouse et Michael Shellenberger paru sur Public le 29 janvier 2023 : « Why Environmentalists May Make This Whale Species Extinct »

Pour les organisations écologistes, les éoliennes en mer semblent plus importantes que les baleines…

 

Où est passé le principe de précaution ?

Depuis l’adoption de la loi sur les espèces en voie de disparition de 1973, les écologistes se sont battus pour leur stricte protection. Ils ont exigé que le gouvernement applique le principe de précaution qui énonce qu’une activité humaine entraînant un risque pour l’extinction d’une espèce doit être illégale.

Pourtant, 50 ans plus tard, un constat s’impose : l’ensemble du mouvement écologiste trahit le principe de précaution en risquant l’extinction de la baleine franche [traduction de « Right Whales » : baleine franche] de l’Atlantique nord.

La cause de cette trahison environnementale réside dans d’immenses projets d’éoliennes industrielles au large de la côte est des États-Unis. Ces éoliennes géantes dont le sommet des pales atteindra trois fois la hauteur de la Statue de la Liberté se trouveront directement à l’intérieur de l’habitat océanique de la baleine franche de l’Atlantique nord.

Il ne reste plus que 340 baleines, contre 348 un an plus tôt. Tant de baleines franches de l’Atlantique nord sont tuées par des facteurs d’origine humaine qu’il n’y a eu aucun cas documenté de mort de causes naturelles depuis des décennies. Leur espérance de vie moyenne est passée de 100 ans à… 45 ans. Une seule mort supplémentaire non naturelle pourrait entraîner la perte de l’espèce entière.

 

Des implantations dangereuses

L’exploration, la construction et l’exploitation de projets éoliens industriels, la pollution sonore sous-marine ainsi que les équipements complexes sont susceptibles de blesser et de tuer ces baleines, selon les scientifiques de la National Oceanic and Atmosphérc Administration (NOAA) du gouvernement américain.

De même, la turbulence générée par les éoliennes pourrait endommager ou détruire les aires d’alimentation du zooplancton.

La NOAA a cependant accordé à l’industrie éolienne les permis de constructions pour ces grands chantiers qui mettront en danger ces baleines en voie d’extinction.

Les promoteurs éoliens exigent aussi des autorisations de vitesses plus élevées pour leurs bateaux afin d’éviter de construire des hôtels pour les travailleurs sur les sites, en plein milieu de l’habitat des baleines.

Les défenseurs de ces éoliennes en mer affirment pouvoir réduire le bruit résultant de la construction du parc éolien.

Cependant, un scientifique de la NOAA a déclaré que « les impacts des éoliennes installées et en fonctionnement ne peuvent être atténués pendant la durée de vie de 30 ans du projet à moins qu’ils ne soient mis hors service ».

 

Les baleines disparaitront. Et alors ?

D’autres scientifiques représentant aussi des groupes écologistes soutenant les projets d’énergie éolienne industrielle ont pourtant écrit en 2021 que « la population de baleines franches de l’Atlantique nord ne peut pas résister à des stress supplémentaires ; toute modification du comportement de recherche de nourriture peut entraîner des effets sur la population et représente une préoccupation majeure ».

Un scientifique de la NOAA, Sean Hayes, a conclu que les projets d’éoliens industriels « pourraient avoir des effets sur la population d’une espèce déjà menacée et stressée »,

Que signifie « des effets au niveau de la population » ?

C’est simple, en un mot, sa disparition !

Que se passe-t-il dans la tête des dirigeants écologistes ?

Quelles sont les raisons qui poussent de grandes organisations écologistes à défendre des projets industriels pouvant conduire à l’extinction d’une espèce de baleine ?

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  • Apparemment, le cerveau écolo ne peut gérer qu’un dogme à la fois : pour l’instant, c’est « plus d’éoliennes ». Et quand un dogme chasse l’autre, c’est parfois spectaculaire : « haros sur les particules fines du diesel » après avoir, pendant des années, recommandé les poêles à pellets / particules, grands producteurs de particules fines et autres joyeusetés toxiques, tout en renonçant au bénéfice de la faible production de CO2 du diesel, CO2 sans doute passé de mode, ce qui justifie aussi de fermer les centrales nucléaires pour les remplacer par des centrales à gaz ( comme en Belgique )

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