Fusion PLD-Objectif France : pour défendre les libertés

Le Parti libéral-démocrate a fusionné avec Objectif France. Une évolution des libéraux en politique présenté par un de ses artisans. OPINION

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Rafik Smati (Objectif France) et Aurélien Véron (PLD).

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Fusion PLD-Objectif France : pour défendre les libertés

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 1 mai 2019
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Par Yves Bourdillon.

Le Parti Libéral Démocrate et Objectif France ont fusionné mercredi dernier pour constituer la seule formation politique française combinant convictions libérales et fermeté sur le régalien.

L’objectif est de contribuer à la renaissance de notre pays confronté à une grave crise, dont les Gilets jaunes ne sont qu’un des symptômes, et de convaincre nos concitoyens de ne plus désespérer de la politique. Conservant la bannière d’Objectif France, « marque » la mieux installée des deux, ce nouveau parti revendique environ 50 000 adhérents et sympathisants.

Il veut faire entendre une autre musique que celle d’une classe politique n’inspirant plus confiance aux Français, avec comme thème central, selon son président, Rafik Smati, « constance et circonstances » : défense imperturbable des libertés et de la sécurité des personnes et des biens pour contribuer au sursaut le moment venu. OF compte monter en puissance dans le débat public, notamment en présentant des candidats aux municipales dans des villes tests.

Objectif France s’appuie pour cela sur une « table » dont les quatre pieds sont : libéralisme, sécurité, humanisme et exigence.

Réduire le périmètre de l’État glouton

Libéralisme avec la réduction du périmètre d’un État glouton, qui s’occupe de tout, accable les entreprises de taxes et de normes et fausse la concurrence avec subventions clientélistes et capitalisme de connivence. L’urgence est de repenser les services publics monopolistiques et bureaucratisés et de préparer l’économie française à la troisième révolution industrielle en cours, fondée sur le numérique, l’intelligence artificielle, la robotique et les biotechnologies.

Sécurité judiciaire et culturelle : ne plus reculer devant le communautarisme instrumentalisé par l’islam politique et restaurer une justice dont le budget s’avère aujourd’hui inférieur au montant des subventions à la culture. Réinventer le beau projet européen dévoyé en technocratie et fédéralisme à marche forcée.

Humanisme via un nouveau contrat de solidarité sans verser dans l’assistanat pour autant. La France représente un dixième des dépenses sociales de l’humanité pour un résultat médiocre en termes de pauvreté ou d’emploi.

Exigence en matière d’intégrité et de capacité d’écoute des élus, tout comme envers les citoyens et les jeunes, notamment à l’école.

La fusion PLD-OF est partie du constat fin 2018 de la proximité de nos plates-formes et de l’urgence à unir nos forces au vu de l’actuelle crise politique, économique et morale. Certes, le PLD poussait les curseurs plus loin sur le plan sociétal ou de privatisation des services publics et OF mettait plus en avant les questions de respect de l’autorité de l’État ou d’indépendance nationale. Mais nous étions d’accord sur l’essentiel, à un moment critique imposant le rassemblement des gens de bonne volonté, sans rivalités d’ego et lassés de la démagogie, l’inconstance et l’incompétence des principaux partis politiques.

Une nouvelle alternative politique

Cette fusion, validée avec une majorité massive par les AG des deux partis, vise à atteindre une taille critique face à des médias obnubilés par le duel Macron-Le Pen, ou étrangement allergiques au libéralisme, doctrine de Droit et de Morale pourtant aussi française que le camembert et historiquement source de prospérité et cohésion. Il s’agit enfin, souligne son vice-président associé, Aurélien Véron, de « déconstruire le mythe selon lequel l’actuel gouvernement mène une politique libérale », alors qu’en deux ans il n’a pas réduit les dépenses publiques et les impôts les plus élevés de la planète, derrière la Corée du Nord.

Le PLD a été fondé en 2008 par Aurélien Véron avec des cadres issus d’Alternative libérale, Liberté chérie et l’UDF. Classé au centre-droit et associé un temps à l’UDI, il compte une cinquantaine d’élus municipaux. Objectif France a été fondé en 2014 par l’entrepreneur dans le numérique et écrivain Rafik Smati, qui avait soutenu le programme économique de François Fillon à la présidentielle et a été rejoint par des cadres de la campagne de ce dernier. Objectif France nouvelle formule s’appuie sur un réseau départemental et des militants de tout horizon, souvent entrepreneurs mais aussi avocats, ingénieurs, médecins, agriculteurs, ouvriers, militaires, notamment son vice-président, le général Bertrand Soubelet… mais ne compte quasiment pas d’énarques.

Objectif France tiendra une convention à Paris le 18 mai.

Voir les commentaires (7)

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Créer un compte Tous les commentaires (7)
  • Il vous faudra être pédagogique devant une France complètement inculte en matière économique et des médias totalement voués à la gôche.
    Pensez-donc:
    1) Sur les riches, donner les statistiques de l’INSEE :file:///D:/PAYS/France/Statistique%20publique%20-%20site/redistribution%20INSEE%20-%20FPORSOC18.pdf
    Page 182 : « Pour mesurer l’impact des prélèvements directs et des prestations sociales sur la répartition des richesses, le revenu des ménages est comparé avant et après redistribution monétaire. En 2017, avant redistribution monétaire, le niveau de vie moyen des 20 % de personnes les plus aisées est de 56 130 euros par an et par unité de consommation (UC). Il est 8,4 fois supérieur au niveau de vie moyen des 20 % de personnes les plus modestes : 6 720 euros par an. Après redistribution, ce rapport est de 3,9 : le niveau de vie moyen des 20 % de personnes les plus modestes a augmenté de 72 % et celui des 20 % les plus aisées a diminué de 20 %. La réduction des écarts est encore plus grande aux extrémités de la distribution des revenus : les 10 % de personnes les plus pauvres disposent d’un niveau de vie moyen avant redistribution de l’ordre de 3 260 euros par an, contre 73 160 euros pour les 10 % les plus aisées, soit 22,4 fois plus. Après redistribution, ce rapport passe à 5,6. »
    2) le Rapport Cour des Comptes https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2018-01/12-aides-presse-ecrite-Tome-2.pdf
    Le secteur de la presse écrite regroupe environ 3 350 entreprises, emploie 59 000 personnes dont 21 000 journalistes, et publie 8 000 titres. Son chiffre d’affaires qui dépassait 10 Md€ en 2000 n’atteint plus aujourd’hui que 7,5 Md€. La dégradation apparente de sa situation s’explique principalement par la diminution de la vente de journaux imprimés : alors qu’il s’élevait en moyenne à 7 milliards au cours de la décennie 1990, le nombre annuel d’exemplaires diffusés est actuellement de 4,3 milliards, tandis que les recettes publicitaires sont passées dans le même temps de 3,8 Md€ à 2,4 Md€. En regard de ces chiffres, le montant total des aides dont bénéficie le secteur est élevé en valeur absolue et représente une part croissante de son chiffre d’affaires.
    Selon le périmètre et les conventions retenus, leur montant total en 2017 oscille donc entre 580 M€ (documents budgétaires) et 1,8 Md€, dont un peu moins de 130 M€ d’aides budgétaires directes

    Si je m’arrête à des ratios simples 59.000 / 3.350 = 17,6 personnes par entreprise de presse dont 6,27 journalistes en moyenne ! Les subventions de 580 M€ à 1,8 Mds€ soit 9.830 € à 30.508 € par personne ! Ils n’ont plus besoin de travailler puisqu’il s’agit de l’équivalent d’un salaire.
    … et bien d’autres choses.
    A vous de mettre cela en musique
    Bon courage

  • Autant en temps que libéral on peut être séduit par le programme du PLD, autant celui d’Objectif France me semble plus relever de la droite de gouvernement « standard »…En gros, un programme « affiché » de maîtrise budgétaire …Par contre rien qui ne touche aux fondements du système que tout le monde nous envie en règle générale…

    • Exactement Guillaume,

      Sur la fiscalité, par exemple, à part la suppression de l’ISF, il n’y a rien de neuf.
      Tout n’est que stratégie d’abattement, de relèvement de seuils, de défiscalisation ciblée.
      Rien sur une flat tax supprimant toutes les niches fiscales et la fiscalité actuelle.
      Rien sur le chèque scolaire, la suppression de ministères inutiles (culture, égalité homme/femme, ville…), le salaire complet.

      Bref, je suis sûrement pessimiste, mais ce n’est clairement pas la première fois que le PLD se fait absorber par un parti qui, non seulement ne gagnera jamais, mais en plus qui est à des années lumière de sa ligne politique. L’expérience avec l’UDI n’a pas servi de leçon.

      J’espère me tromper et que le PLD pourra sérieusement faire bouger les lignes. Sans quoi, il aurait peut-être mieux fait d’intégrer ou de créer une ligne libérale au sein de LR. On peut citer « Force Républicaine » qui me semble incarner bien plus le libéralisme qu’objectif liberté.

      Souhaitons-leur tout de même bonne chance.

    • Avec plaisir 😀
      Effectivement, peut-être que les électeurs préfèrent l’égale répartition de la misère à l’inégale répartition de la richesse 😉

      Après pourquoi pas une campagne présidentielle. On pourrait tester un candidat avec du charisme et suffisamment pédagogue pour dire clairement au français que la sueur et les larmes vont être déversées en tsunami pendant 3-4 ans, le prix à payer pour redresser le pays.
      On pourrait imaginer un discours avec une baisse drastique des dépenses (notamment sociales) compensée par une flat tax, un salaire complet et un code du travail sauce « danoise » ou « Hongkongaise ». Orienter le discours sur une cruelle vérité: l’Etat ne peut pas tout, le travail doit réellement payer et chacun doit être adulte donc responsable sans pour autant enlever un petit filet de sécurité. Dans tous les cas, la transition durera tout le quinquennat.

      Pour les élus, il me semble qu’ils n’ont pas de députés mais plusieurs élus dans les mairies. C’est déjà par là que l’on peut commencer: les mairies sont le premier tremplin pour les 500 signatures obligatoires dans la course présidentielle.

      Après, j’avoue qu’ils ne me semblent pas très présents sur les réseaux sociaux.

  • Le libéralisme est un humanisme. Il s’agit de considérer tout être humain comme autonome et responsable, et tous étant égaux en droit. L’humanisme n’est pas la redistribution. C’est au contraire faire en sorte qu’elle soit inutile. Ceci dit, Rafik Smati est quelqu’un que j’apprécie.

  • Un vrai parti libéral vient d’être créé. Il est réaliste, en basant son programme sur trois axes simples, faciles à mettre en oeuvre, sans coût de mise en place, et relativement acceptable par beaucoup de non libéraux. Il s’agit du ML2D https://ml2d.fr/ Mouvement pour la Liberté et la Démocratie Directe.

    Plutôt que de s’éparpiller dans différentes chapelles, il me semble plus judicieux de regrouper les énergies sur un programme minimum. Le reste viendra quand le libéralisme redeviendra audible.

  • Les commentaires sont fermés.

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