La France, ce pays désemparé dirigé par des clowns

La distribution de l’argent des autres et la démagogie délétère de la « justice sociale » continuent, précipitant inéluctablement déclassement et chômage de masse.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Clowns by Peter Ostergaard(CC BY-NC 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

La France, ce pays désemparé dirigé par des clowns

Publié le 11 février 2019
- A +

Par Nathalie MP.

C’est triste à dire, mais si on veut trouver une nouvelle preuve toute fraîche du pipeau permanent que nous joue le gouvernement, il suffit de se rendre sur le compte Twitter du ministre de l’Économie Bruno Le Maire. Inutile de faire défiler les tweets très longtemps, ce qu’on cherche s’affiche généralement dans la première dizaine.

Cette semaine n’a pas fait exception, notamment mercredi dernier, où l’on voit dans une vidéo Bruno Le Maire à l’Assemblée nationale (tweet ci-dessous, 33″) en train d’affirmer avec beaucoup d’emphase et les gestes décidés qui vont avec qu’en matière de fiscalité il n’y a qu’une chose à faire :

« C’est de baisser les impôts des Français, les baisser, les baisser et les baisser ! »

Ah ah ! Baisser les impôts ! On approuve ! Au niveau olympique où nous en sommes, c’est un minimum, mais encore faudrait-il songer à baisser les dépenses. Eh bien, là encore, Bruno est d’accord et nous le fait savoir par tweet interposé :

« Pour que les impôts baissent durablement, il faut que la dépense publique baisse durablement. »

Il faut dire que chez lui, ce discours orthodoxe sur les comptes publics est une habitude qu’il nous sert avec aplomb et fierté aussi souvent qu’il le peut depuis qu’il est en poste à Bercy.

Résultat concret : depuis que le gouvernement a pris conscience via la révolte des Gilets jaunes que la fiscalité sur les carburants et la fiscalité en général devenaient intolérablement trop élevées et le pouvoir d’achat intolérablement trop bas pour une vaste majorité de Français ni riches ni pauvres, il n’a de cesse avec ses collègues ministres et les députés de la majorité de trouver comment il pourrait augmenter les recettes fiscales. Logique !

C’est ainsi que depuis quelques semaines, nous avons droit à d’intenses cogitations gouvernementales et apparentées sur :

J’espère que je n’oublie rien ; l’imagination fiscale de nos idéologues technocrates est si fertile ! Mais à part ça, il faut « baisser les impôts, les baisser, les baisser et les baisser ». Il est vrai qu’Emmanuel Macron se montre réticent sur certains de ces points, ISF et niches fiscales notamment, mais comme par ailleurs il estime que le débat est ouvert… Le pire n’est pas totalement incertain.

Des hausses d’impôts, donc.

Reformulons : un alourdissement du poids mortel qui pèse sur l’économie française et qui l’empêche depuis de nombreuses années de donner sa pleine puissance en matière de compétitivité, croissance, emplois et salaires. Et qui pourrait presque expliquer à lui tout seul le mécontentement social qui gronde, même si cet élément explicatif n’a pas encore fait son chemin dans les consciences françaises.

Pas du tout ! rétorque immédiatement Bruno Le Maire, vous n’avez rien compris, il s’agit de « justice fiscale » et justement, les Français sont en grande demande de justice fiscale.

Par souci de justice intellectuelle, peut-être conviendrait-il aussi d’ajouter que le gouvernement est surtout en grand besoin de combler quelques fossés budgétaires. Les premiers aperçus des comptes de l’État1 en 2018 indiquent que le déficit serait de 76,1 milliards d’euros contre 67,8 en 2017 tandis que le ralentissement de la croissance qui se profile pour 2019 risque de plomber un peu plus des comptes déjà fortement malmenés par les mesures d’urgence prises pour calmer la colère des Gilets jaunes.

Dans ces conditions, difficile de voir dans les discours musclés de Bruno Le Maire, sur la rigueur budgétaire qu’il compte mettre en oeuvre, autre chose qu’un sinistre blabla sans queue ni tête, un faire-semblant de savoir-faire et d’efficacité qui ne seront jamais obtenus tant que la lourdeur de notre État-providence n’aura pas été clairement identifiée comme la cause de nos déficiences criantes en matière d’emploi et de pouvoir d’achat.

Quant aux Français, dont la charge fiscale toutes catégories confondues est la plus élevée du monde relativement à la production annuelle, nul doute qu’ils apprécieraient certainement de voir l’étau se desserrer. Tout se passe comme si on l’avait oublié, mais c’est l’augmentation des taxes sur les carburants qui concerne potentiellement tout le monde qui a fait déborder le vase, pas la suppression de l’ISF.

Il est vrai que depuis, rapport Oxfam sur les inégalités et discours sur l’importance du symbole en politique aidant, la petite musique de la restauration de l’ISF comme marqueur indispensable de la justice fiscale de ce pays a porté. Les Français soutiennent cette mesure à 77 %, en accord avec presque tout l’échiquier politique (vidéo 01′ 54″) :

Entre des Français travaillés au corps depuis des décennies – à l’école, à l’université, dans la presse et dans pratiquement tous les partis politiques – pour adhérer sans faiblir à notre modèle social hyper redistributif censé nous protéger tout en gommant les inégalités, et un gouvernement obligé d’en passer par les exigences de l’Union européenne en matière de comptes publics, il ne reste guère que la solution de taxer davantage, avec « plus » signifiant « les riches », histoire de faire basculer dans la case « justice sociale » les hausses d’impôts rendues indispensables par la fuite en avant des dépenses publiques.

Cependant, à lire deux sondages parus récemment, il me semble qu’aujourd’hui, les Français sont plus en proie à un désarroi ravageur que véritablement sûrs d’eux quant à la politique économique qu’il faudrait mener.

Le premier, réalisé par l’institut Elabe pour Les Échos les 5 et 6 février 2019, montre que si le couple exécutif n’est pas au mieux de sa forme – euphémisme, on parle de 27 et 26 % de cote de confiance pour Macron et Philippe respectivement – c’est l’ensemble de la classe politique qui atteint un plus bas (20 %) depuis un an (schéma ci-dessous).

Le second sondage, réalisé par Odoxa les 6 et 7 février 2019 pour Le Figaro, concerne le référendum qu’Emmanuel Macron envisage d’organiser pour clore le Grand débat. Première remarque : les Français y sont majoritairement favorables, quoique sans enthousiasme exagéré (55 %) mais seules 27 % des personnes interrogées déclarent qu’elles participeront au débat et seules 32 % d’entre elles pensent qu’il débouchera sur des mesures utiles pour le pays.

À la forte défiance vis-à-vis de tous les politiciens s’ajoute comme une sorte de résignation pessimiste et sans espoir. Comme une façon de dire : on a déjà tout vu, on a déjà vécu mille réformes en tout genre, les 35 heures qui devaient donner du travail à tout le monde, les emplois aidés, le service civique, le tiers payant, la politique de la ville, la démocratie participative… et pourtant rien n’y fait.

Encore plus parlant, la mesure qui se détache pour figurer dans la question du référendum porte sur le pouvoir d’achat (71 %). Le sondeur précise entre parenthèses : salaire minimum, pension de retraite. On peut donc supposer que les personnes interrogées espèrent que le SMIC et les pensions pourraient être augmentés par référendum conformément au formatage économique des esprits évoqué plus haut. Pure pensée magique : le pouvoir d’achat ne se décrète pas, il se crée par le travail ; et le travail se crée par les investissements et les innovations des entrepreneurs.

Mais les autres questions suggérées (mesures fiscales dont rétablissement de l’ISF, mesures à propos de l’immigration, mesures institutionnelles et mesures sur l’environnement) sont reléguées tellement loin derrière le pouvoir d’achat, qu’on a la nette impression d’être surtout face à un cri du cœur : nous voulons vivre mieux !

Nous voulons vivre mieux, mais nous ne savons plus comment faire et nous ne faisons plus confiance à personne. On nous vante notre modèle social depuis 40 ans et pourtant nos fins de mois sont difficiles, trop de nos enfants passent directement de l’école au chômage, trop d’entre nous sont sans travail, trop vivent chichement de minima sociaux dont ils n’arrivent plus à se passer.

La France apparaît plus que jamais comme un pays déprimé et sans repères, accroché sans satisfaction à la béquille débilitante de son modèle social, et pourtant incapable de s’en séparer.

À sa décharge, elle est gouvernée depuis des décennies par des prétentieux, aussi accrochés à leurs postes qu’incapables de courage et de vérité.

Et c’est ainsi que la distribution de l’argent des autres et la démagogie délétère de la « justice sociale » continuent de plus belle, précipitant inéluctablement déclassement et chômage de masse.

La France, ce pays désemparé dirigé par des clowns.

Sur le web

  1. La plus importante des trois composantes des comptes publics qui comprennent en outre les collectivités territoriales et les administrations de Sécurité sociale.
Voir les commentaires (63)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (63)
  • Ce pays tourne en rond .Pour baisser les impôts encore faudrait-ils réduire la dépenses plublique , le probléme lesquelles ?? et là , c’ est compliqué ,
    comment faire , les élections arrivent !!! C’était ça la première réforme !… Ont-ils les
    compétences ? Ils ne pouvaient l’ignorer !!
    Ils n’ont plus de marge …

    • Ce n’est pas une question de compétence.
      Le communisme n’a pas échoué parce que les russes ne pouvaient pas trouver de gens « compétents » pour faire leurs plans.

      quand vous admettez le principe de justice sociale sans pouvoir réussir à mettre en évidence où se situe l’injustice sociale, c’est foutu..

      En ce qui me concerne je ne demande pas la compétence , je demande juste à ce que les gens soient modestes et se rendent compte qu’ils essayent d’améliorer les choses, ils auront alors peut être l’idée de regarder si ils améliorent vraiment les choses.

      Pour moi le libéralisme économique est moral et il se fait qu’il conduit empiriquement à une saine prospérité tandis que le socialisme est efficient à réduire les inégalités au prix parfois de l’effondrement total de l’économie…
      quand tu penses ça… et que tu es politicien malgré tout..tu touches à l’économie avec une grande circonspection.

    • « Ils n’ont plus de marge » : si, il en a plein au contraire ! En voici quelques unes :
      – cesser immédiatement de donner des subventions inutiles aux entreprises du voltaïque et de l’éolien ; ce ne sont pas ces gadgets qui assureront la « transition climato-écologique » !
      – cesser immédiatement d’accueillir, d’héberger, de nourrir, de blanchir et de transporter, les migrants qui ne sont pas du tout des « chances pour la France » quoi que l’on dise (c’est vraii qu’ils le sont pour la finance, la banque et … l’étranger),
      – cesser immédiatement les guerres en Afrique Noire et En Proche et Moyen Orient,
      – la fraude aux aides sociales, via en particulier la carte vitale, qui s’élève à 14 milliards d’€ par an,
      – cesser immédiatement de verser des pensions de retraite à des personnes résidant en Afrique (Maghreb et Afrique Noire) et ayant dépassé les âges antédiluvien,
      – cesser immédiatement d’investir dans les « territoires perdus de la République » (que l’on appelle « banlieues ») où l’on cherche à acheter la paix sociale,
      – dissoudre immédiatement les 600 « comités théodules » qui coûtent au moins deux bras à la France et où sont planqués des copains et coquins,
      – cesser immédiatement de donner des subventions aux producteurs/vendeurs de voitures électriques qui n’apportent aucune solution en matière de « transition énergico-climato-écologique) : les Français sont tondus ras jusqu’au sang avec ça
      – etc., etc. …
      On peut continuer encore longtemps et évoque, par exemple, le « mille-feuille administratif composé de l’Etat, des collectivités territoriales et de seervices parapublics qu’ils générèrent et qui font « doublon », « triplon », quadriplon », etc. pour le grand bonheur des élus nationaux et locaux qui se font un pognon de dingue !

      • Bravo Monsieur. Mais serez vous écouté? J’en doute fort. Ca fait des lustres qu’on se paie notre tête. Jusqu’à la révolte?

      • je rajouterai à votre proposition celle de ne plus rémunérer des personnages cumulards dont, par exemple j’ai pu lire, un défenseur des droits de l’homme si j’ai tout bien compris … qui empocherait un cumulé de 30 000€ par mois ! ou l’autre qui s’étonne que avec 14000€ par mois on puisse la regarder en disant que il y a un truc à quelque part qui va plus…pour les uns c’est par mois tout ces sous mais pour beaucoup c’est par an !!!

    • Pourtant l’Ifrap a fait la liste des gaspillages insensés de l’état, il n’y a qu’à la lire et les supprimer. alors qu’on ne vienne pas nous dire qu’on ne sait quoi supprimer. Seulement cela oblige de licencier des copains et des militants qui mangent au ratelier, mais ils refusent de cesser le clientélisme!

  • le probleme de « Panem et circenses » c’est que c’est basé sur des recettes , ainsi la particularité de la plebe c’est de s’habituer a manger et se distraire gratuitement .. et vient inévitablement réclamer plus.. attisés par les populismes les réclamations se font de plus en plus pressantes.
    Il faut donc bien taper dans la depense publique , mais çà .. c’est difficile car le remède serait pire que le mal.. peu importe que la cour des comptes fustige les avantages des uns et des autres..
    le pouvoir est piégé!
    Il n’a pas de solution , nous n’éviterons pas le chaos

  • Une économie basée , comme celle de la France, sur la prééminence de la dépense publique c’est à dire une économie de type socialiste, ne se réforme pas, cela ne s’est jamais vu.
    Elle va au bout de sa logique et elle s’écroule. Si l’on pense que la France a une économie « semi-socialiste » on peut espérer que celle-ci ne s’écroulera que partiellement.
    Mais inutile de croire qu’on va , individuellement, passer au travers.Le socialisme est une maladie des sociétés, comme la peste. Monsieur de La Fontaine l’a d’ailleurs bien écrit dans la fable « Les animaux malades de la peste » : « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés  » …

    • @Lesuisse Merci de citer La Fontaine, un peu de littérature nous fait du bien… Sage La Fontaine et quelle ouverture d’esprit ! Avec lui pas de bla bla bla…

    • SOit elle ne s’écroulera que partiellement, soit elle mettra plus longtemps avant de s’écrouler. Je croit en la deuxième solution, la France va s’effondrer, car TOUTES les bases sont pourries. TOUTES. A moins d’un homme providentiel, qui devra imposer le libéralisme par la force.

      • On a sauvé de remarquables monuments d’une mort certaine, avec de l’ouverture, de l’ingéniosité et de la patience. Dans la vie réelle des sociétés les ruptures brutales ne fonctionnent jamais sauf dans le sens de l’effondrement.

    •  » Si l’on pense que la France a une économie « semi-socialiste » on peut espérer que celle-ci ne s’écroulera que partiellement. »
      Une économie semi-socialiste, c’est comme un demi-pestiféré. On est socialiste, c’est-à-dire prodigue avec l’argent des autres ou non . Et le socialisme ne s’arrête, dramatiquement pour tous, que lorsque manque l’argent des autres.

  • La solution serait de ne plus critiquer l’Etat. Je m’explique. Quand on critique l’on donne de l’importance et de la considération. Parler de quelqu’un c’est lui donner de l’audience. La Mitt était expert dans ce domaine. La seule alternative serait l’ignorance totale de l’Etat. Complètement. Dans ses lois (fiscales ou autre). L’étouffer et lui donnant ce qu’il mérite: rien. Il s’agirait de faire nos vies avec nos propres objectifs qui correspondent à notre besoin sans se soucier du légal ou non. Il nous faut grandir et couper le cordon. Laisser en plan le léviathan et débrancher les perfusions. Il n’y a rien qu’il puisse faire contre cela.

    • OK golum, mais comment s’y prendre ?

      • Les Gilets Jaunes sont en train se s’en charger. L’économie est impactée par les manifs des derniers samedis. Des maires commencent à réclamer du fric pour le mobilier urbain cassé, les commerçants aussi pour compenser leur manque à gagner.
        Le gouvernement a déjà promis de lâcher quelques milliards et en plus d’autres qu’on pensait qu’ils allaient tomber comme d’habitude ne seront pas au rendez-vous.
        Alors l’équation risque d’être difficile : faire payer moins de taxes et d’impôts, redistribuer, tout en percevant moins.
        Soit on s’en prend aux plus riches, ce qui accélérera leurs départs du pays, soit on s’attaque aux classes moyennes encore une fois et ce pourrait être la fois de trop…

        • « L’économie est impactée par les manifs des derniers samedis. Des maires commencent à réclamer du fric pour le mobilier urbain cassé, les commerçants aussi pour compenser leur manque à gagner. »
          A votre avis, pourquoi nous délivre-t-on ce genre d’information?

        • « on s’attaque aux classes moyennes encore une fois et ce pourrait être la fois de trop. »

          On s’attaque toujours aux classes moyennes car ce sont les seules qui peuvent payer et ne peuvent pas refuser de payer.

          Le problème c’est dans le principe de taxer les classes moyennes pour soudoyer les classes moyennes qui manifestent.

          En pratique, cela se solde par la descente de « classe moyenne supérieure » vers « classe moyenne inférieure ». Mais cela ne fait que grossir les rangs des manifestants.

    • ignorer l’état c’est lui laisser les clefs, c’est grâce a ceux qui ont ignorés leur devoir de citoyens en allant voter qu’un Macron a été élu avec seulement 20% des inscrits et a maintenant une majorité écrasante d’incapables a la botte a l’assemblée.

  • Sur le problème symbolique de l’ISF, on peut légitimement se demander pourquoi nos médias de propagande qui font avaler au peuple n’importe quelle couleuvre, ne se sont jamais attelés à la démonstration que c’est un impôt imbécile (ne serait-ce que parce qu’il fait perdre davantage qu’il ne rapporte).
    A ce sujet, la fin de cette émission est riche d’enseignements
    https://www.tvlibertes.com/le-samedi-politique-avec-charles-prats-fraude-aux-allocs-linjustice-fiscale
    (à partir de 40´)

  • @la petite bête, si l’on prend les chiffres que l’Etat garde sous le coude (mankagagner), les riches partent de plus en plus de France. L’hémorragie a commencé sous hollande le blob et doit continuer sous jupiter le narcissique. L’on remplace ces départs avec des immigrés sous diplômés et souvent malades. L’on doit donc les loger et les soigner gratuitement. Entre les deux la population s’appauvrit et travaille comme elle peut au milieu des taxes, des lois, et des flash ball. On prend la voiture, paf un flash. On ne bouge pas ? Paf une taxe d’immobilité ! Il n’y a plus lieu d’éplucher ou de commenter. Le communisme est un cancer. L’on ne peut pas le combattre avec ses armes. Il faut sortir du paradigme Rouge. Celui qui enferme et détruit le corps et l’âme. Les GJ avaient au début cette étincelle. Maintenant ils sont de retour sur la route de la servitude.

    • Et on manifeste, paf un flash ball… La situation me paraît désespérée, comme vous j’ai cru aux GJ, maintenant je me sens dans le brouillard.

      • Le gouvernement a sciemment organisé la violence dans les manifestations pour décourager les moins motivés à y aller (au moins à Paris). Et il continue à manipuler l’information en évitant de montrer les milliers de manifestants pacifiques, et en mettant en évidence les revendications mélenchonistes (qui existent certes).
        Les GJ sont la partie visible de quelque chose de plus profond qui est une demande de liberté et de démocratie. Le gouvernement fait tout pour l’étouffer, comme il le fait depuis des années. Je pense que c’est la raison du soutien aux GJ qui perdure.

        • Le gouvernement complote, les gens sont épris de liberté et de démocratie.. Les méchants d’un côté, les gentils de l’autre c’est commode. C’est bien mal comprendre la nature humaine, ce qui fondamentalement est un problème pour un libéral, puisque le libéralisme repose justement sur ce que les humains sont de bien et de moins bien.

  • Attendez de voir arriver le service national universel. De la bombe. LA on va rigoler…

  • @Hélébore. Je n’apporte pas de solution miracle. Les Français doivent couper le cordon. Cela doit être brutal et violent. Pas avec de la violence, des pleurs, des lamentations. Il faut avoir confiance en l’humain et en l’avenir. Notre pays a encore des richesses. Il faut claquer la porte au nez de l’Etat puis faire sa vie. C’est aussi simple que cela. En gros, comme dans Star Wars, il faut éliminer la peur. Ne plus laisser le vide envahir nos vies. Nous devons nous prendre en main. Tous et toutes en tant qu’individus fiers et libres. Nous ne mourons peut-être pas riches, mais au moins l’on aura essayé de vivre !!!

  • @Cernu, non il ne faut pas compter sur un homme providentiel. Un libéral ne peut pas par essence devenir cela. Enfin, Jésus a essayé en son temps avec le succès que l’on connait. La France est en faillite. Oui. Bercy racle les fonds de tiroirs pendant que les derniers riches fuient. Restera la violence du peuple contre la violence de l’Etat. Oui. Et si par malheur votre homme providentiel se foutait au milieu ? 😉
    On ne peut plus demander aux gens quoi que ce soit car ils n’ont plus la force ou l’argent. C’est le concept même du communisme. Les GJ sont la dernière étape d’une agonie à laquelle l’Etat répond avec la violence ou un pseudo RIC. L’on vous écoute, mais l’on ne peut plus rien y faire…la France n’a plus les moyens des ses extravagances bobos-écolo. Elle doit se mettre au travail. Supprimer la moitié de l’Etat, la moitié des taxes, augmenter la justice et la sécurité. Garantir la santé à 100%. Autoriser la richesse et la liberté. Rien que des banalités….mais les gens n’y comprennent rien. Donc l’Etat ira jusqu’au bout et profitera des avantages le plus possible. Perdu pour perdu….

    • Euh Mon père le disait dèjà sous Giscard je pense sérieusement que dans 40ans on le dira encore …

    • Perdu pour perdu, les technocrates… reviennent. « Lu sur l’agence Reters du 11 février « Le délégué général de La République en marche s’est déclaré lundi favorable au retour de la taxe carbone, dont la hausse a été abandonnée au plus fort de la crise des “Gilets jaunes”, à condition que les ménages modestes n’en pâtissent pas. c’est pas possible ! si c’est possible et de lire  » Ces déclarations de Stanislas Guerini s’ajoutent à celles de la secrétaire d’Etat à la Transition écologique Brune Poirson, qui a défendu dimanche le principe de l’impôt sur les carburants censé rendre le comportement des automobilistes plus vertueux. » on rêve debout!! Va y avoir du monde normal dans le rues je pense…et pas que des identifiés « casseurs ». Le monde normal c’est celui qui paye pour des raisonnements débiles de personnages qui ne produisent rien Et il y en a de ceux la. Il faut mettre d’un coté ceux qui brassent du vent et de l’autre coté ceux qui nous pompent l’air. Cela fera un courant d’air sans dépense d’énergie fossile, enfin presque.

  • L’Etat étouffe l’économie avec ses prélèvements et ses réglementations. A supposer que par une prise de conscience soudaine il relâche l’étreinte, encore faudrait-il que les gens ainsi libérés acceptent de travailler davantage. La prospérité passe aussi par davantage de travail (moins de vacances, RTT etc…). Les pays voisin plus prospères connaissent aussi un total d’heures travaillées supérieur au nôtre.

    • Pas gagné. Vous avez des gens qui ne pourrons pas travailler car ils n ont pas de qualification utilisable sur le marché (et pour les bac-5 vous trouverez toujours moins cher ailleurs. au bengladesh vous pouvez faire travailler les gens 6 jours sur 7 pour 100 $/mois)

      Apres vous allez avoir les gens qui pourraient travailler plus mais qui n en ont aucune envie car l organisation actuelle fait que leur travail leur apparait comme vide de sens voire alienant (bullshit jobs)

      Il reste evidement les gens qui vont etre forcés de travailler si l Etat leur coupe les vivres, ce qui est inevitable si on coupe les impots. Mais ca va severement ruer dans les brancards si on doit par ex remettre les retraités au travail (je sais j ai un mauvais esprit, mais le versement des retraites est le plus gros poste de depenses. donc je vis pas comment on pourra reduire les impots et payer des gens a rester 30 ans chez eux a ne rien faire …)

      • oui enfin beaucoup de retraités méritent leur retraite et ont cotisé pour les générations précédentes…trop facile de leur taper dessus et de les incriminer…vous serez bien content de toucher une retraite vous aussi.

      • Il y a plein de qualifications utiles sur le marché qui s’apprennent en une journée, comme faire le ménage, par exemple. Quant à être obligé de couper les vivres si l’état coupe les impôts, renseignez-vous sur l’effet Laffer !

    • Les assistés ne voudront jamais travailler plus tant pis mais ceux qui veulent travailler plus puissent sans etre pénalisé.
      je ne demande pas à passer ma boite à 45h/ semaine je veux avoir le choix de ma sécu, je veux avoir le choix de ma retraite, je veux moins payer d’impôts, si les autres ne veulent pas c’est leur problème .
      je veux le choix

    • pas nécessairement travailler davantage…en tous les cas pas tout le monde…
      brise le dogme de la redistribution..

      c’est la liberté qui est en jeu.. la liberté d’essayer être prospère ou ascète.

      régulièrement des gens se tournent vers la chine et admirent son essor économique, on peut en discuter..

  • @indivisible, associer liberté avec démocratie c’est aussi con que prisonnier libre en cellule. L’Etat Français n’a pas besoin de comploter. L’appareil d’Etat est fait sur mesure pour laisser libre cours à sa fantaisie. A tel point que l’on rêverait au niveau individuel d’autant de liberté. Vous voyez bien (même au travers de votre prisme collectiviste) que les règles du jeu ne sont pas les mêmes pour le petit peuple ou les pseudos néo-libéraux et amis de Macron. Si vous êtes « humaniste » alors ouvrez les yeux, réveillez vous. Le libéralisme n’est pas néo-libéralisme. Ni capitalisme de connivence. Et rassurez vous le libéralisme n’existera JAMAIS en France. Méchancon est certainement notre avenir et avec lui le travail à la chaine.

    • «@indivisible, associer liberté avec démocratie c’est aussi con que prisonnier libre en cellule. L’Etat Français n’a pas besoin de comploter.»

      Vous vous gourez de commentateur. En fait cette erreur est compréhensible, vous êtes trop content de remettre un «collectiviste» à sa place avec votre paléoencéphale. Si ça peut calmer vos instincts je veux bien servir de soupape.

      Mais sachez que des personnes comme vous, qui gueule fort contre tout pour masquer un cruel manque d’analyse en pensant avoir raison ça va de soi, me font autant d’effets que la parole imbuvable d’un macron.

      A bon entendeur Monsieur l’humaniste..

  • @duglimbule, bah non. Pizza ou kebab ?! Super et si l’on aime pas ? L’Etat Français c’est une blague.

  • Bel article.
    Bruno LM en clown, Michel Sapin en string, une ile déserte sans ressources. Rhââ Lovely.

  • @Alan, la France passe son énergie et notre pognon à fabriquer des pauvres. D’autres pays essayent au contraire la troporible solution du capitalisme et du libéralisme. Et aujourd’hui grâce à Internet il est possible de comparer le résultat en un clic de souris. Mettez l’évidence devant les yeux de l’interlocuteur communiste et il vous dira que non, nous n’avons pas encore ASSEZ essayé. De là, CPEF

  • BLM, le type qui ne sait pas pas de combien de mètres carrés est constitué un hectare est ministre des finances. On s’étonne ensuite que ça aille aussi mal.

    • C’est un énarque, donc il ne faut pas lui en demander trop!

    • On est arrivé au bout de la logique institutionnelle qui fait reposer le système sur l’élection de « représentants ». Vu la brochette de clowns et d’incompétents qu’on a, c’est évident. C’est pour cette raison qu’il faut institutionnaliser, d’une façon ou d’une autre, le vote sur des décisions. Beaucoup de Français savent ce qu’est un hectare et gérer un budget!

  • @cdg, bienfait pour ces retraités qui ne manquent pas une occasion de traiter la jeunesse de fainéante alors que EUX au contraire ont travaillé dur toute leur vie. Ces vieux qui ont vécu en défonçant les comptes publics et en vivant à crédit sur le MEILLEUR SYSTÈME QUE LE MONDE NOUS ENVIE, mais ne copie pas. Au boulot les vieux 😉

    • ils ont peut être profité du système mais n’en sont pas forcément les créateurs..et c’est assez vrai qu’il sont plus bossé que les générations actuelles, ils étaient pas à 35h par semaine et le travail pour les manuels était bien plus pénible.

      • Il y a 40ans le travaille bien plus pénible faudrait pas abuser quand même.
        Je vous rappelle dans un 1ans ce sera les années 80 dont Mitterrand juste derrière .
        Idée reçue on confond les année 30 et et les année 70

        • un simple exemple ; le poids du sac de farine..passé de 50kgs à 25 actuellement..si vous avez fait boulanger vous le sentiriez passer sachant qu’on stocke souvent les sacs dans les étages pour les conserver..le souci c’est qu’il faut les descendre pour faire le pétrin…c’est sûr que si vous n’avez jamais porté de charges, bossé dans la métallurgie ou autre vous n’y connaissez rien.

  • @indivisible, non, ni raison, ni solution. Je dis juste regardons à l’étranger et comparons ?! Quand des élus Français vont en Suisse et se moquent du système économique tout en disant que EUX ont le meilleur système du monde…oui ça me fait gueuler fort. Le foutage de gueule m’épuise. J’ai rien contre vous, vous êtes « normal » ni plus ni moins. Ce pays me fatigue. Les Français méritent le sort qu’ils choisissent. Voilà.

    • Samedi matin dernier, j’ai participé à une manifestation de soutien (et de curiosité en ce qui me concernait) à l’hopital local (2 unités de soins + 1 ehpad) employant quelques 350 personnes. Ma compagne y travaille comme infirmière ce qui explique ma présence. La manif a réuni 600 personnes ce qui est pas mal (malgré les syndicats), une cinquantaine de GJ s’étaient joins à nous. C’est le plus gros employeur du coin, les locaus et les élus y sont très attachés.
      Cet évènement était chapoté par la cgt et fo, qui l’ont d’ailleurs clairement fait savoir en banderoles et tintamarres, puis en clôture, avec de grands discours sur l’immonde politique gouvernementale libérale sur la santé. Voilà «Il faut remettre l’humain au coeur et donner plus de moyens, des sous et du personnel.» C’était surréaliste pour mon esprit !

      L’hopital est en déficit cumulé depuis 3 ans d’un montant 2,6M€ ce qui est énorme. La direction décide donc de supprimer une trentaine de poste dont des soignants. Le personnel et les syndicats crient au scandale ! Rien de plus logique pense t-on dans la démarche des uns et des autres.
      Pourtant a y regarder de plus près, les erreurs de gestion sont manifestes, grossières, et personne ne dit rien. L’hopital est engagé dans un processus de certification qui n’apporte rien, dont tout le monde se moque, mais qui coûte des ronds et canibalise les emplois (des administratifs à la place des soignants). D’année en année les cadres administratifs sont plus nombreux et toujours plus incompétents. Au point où les infirmières se tapent du boulot administratif (toujours plus lourd) en plus des soins (de plus en plus rognés).
      Autre exemple : ce sont principalement des médecins étrangers qui soignent désormais car ils coûtent un peu moins chers. Lorsqu’un d’eux, bon élément, demande une augmentation, on lui refuse. Il réagit avec ses pieds, quitte l’hôpital vers de meilleurs cieux et l’encadrement engage des intérimaires, pour un coût évidemment.. supérieur sans assurer une qualité de soin équivalente.
      J’ai d’autres exemples à tomber par terre mais cela ferait trop long.

      Dans ces conditions cet hopital ne peut pas survivre, c’est évident. Pour l’essentiel, le personnel, les élus, les familles s’inquiètent mais personne ne parvient à regarder dans la bonne direction pour trouver les solutions. Ils sont comme des poissons rouges dans leur bocal.

      • Votre intéressant témoignage montre que la bureaucratisation de la santé (et pas que de la santé…) est cause de beaucoup de difficultés, y compris budgétaires. Donc l’Etat est le premier coupable… mais ce sont les gens de terrain qui s’opposent, direction locale et personnels.
        Comment peut-on dégraisser l’empilement de normes et réglementations qui font carrément perdre de vue l’objectif premier (soigner) au profit d’un objectif stupide (respecter les procédures)?

      • Hôpital public ? Gestion publique ?

    • « Les Français méritent le sort qu’ils choisissent. Voilà. »

      Oui je vous rejoins toujours pas compris…

  • En complément de cet article, la réflexion de C. Gave sur la révolte contre l’ineptocratie

    «En fait, je suis surpris que personne ne fasse le rapprochement entre Solidarnosc en Pologne en 1988 et les Gilets Jaunes aujourd’hui tant les protagonistes et le scenario sont les mêmes.
    Comme je le dis depuis son élection, dans le fond monsieur Macron est un nouveau Jaruzelski, placé là par les caciques de la mondialisation pour qu’ils puissent continuer à piller tranquillement notre pays. Or ce genre de Quisling affectionne généralement l’usage de la force et donc la force a été utilisée de façon démesurée contre des gens fondamentalement paisibles. Nous avons déjà près de cinq cents blessés graves, des milliers d’arrestations, une loi votée attentatoire au droit des gens donnant des pouvoirs judiciaires aux préfets, des efforts pour sortir de la loi de 1905, des tentatives pour brider la liberté de l’information…
    S’il veut que les français se fâchent vraiment, qu’il continue, le résultat est garanti et il lui faudra se réfugier en Grande-Bretagne, comme Napoléon III le fit en son temps. Je ne doute pas d’ailleurs qu’il y trouvera un poste dans la City, pas rancunière pour un sou.»
    https://institutdeslibertes.org/retour-sur-lineptocratie/

  • Oui la santé est en ruine et je confirme en tant que patient des urgences. J’ai de la chance de pouvoir témoigner, beaucoup d’autres sont dans le trou. Quant à la retraite on en aura pas, ou alors il faudra cotiser double et travailler jusqu’à 80 ans. Simplement car la population vieillit et que les actifs (en plus) diminuent. Le système Français était une aberration avant, il est devenu corrosif et toxique. Vous voyez comme l’on s’oppose facilement les uns contre les autres pour protéger nos petits intérêts. Pourtant l’urgence est là et les secondes passent. Nos élus de leur côté veulent plus de taxes. C’est foutu.

  • @ golum , l’Europe fait des test de solvabilité
    des Banques….Inquiet que demain les gens viennent récupérer leur fric et d’étudier comment pondre une loi !!!

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Si le renouveau revendiqué par Emmanuel Macron pour son second mandat présidentiel signifie qu’il ambitionne de renouveler, au sens de reconduire, le « quoi qu’il en coûte » budgétaire des années précédentes, on peut dire que le Projet de loi de finances 2023 ou PLF 2023 présenté lundi dernier en Conseil des ministres répond à merveille à cette ambition. Il n’est que de comparer les avis successifs de la Cour des comptes ou du Haut Conseil des Finances publiques (HCFP) rendus chaque année sur le sujet pour s’en convaincre.

Avec une rég... Poursuivre la lecture

Déjà en 1978, le prix Nobel d’économie Milton Friedman alertait sur les causes de l’inflation : due aux politiques monétaires des banques centrales, celle-ci est principalement liée aux excès de création monétaire et de dépenses publiques.

Concrètement, les banques centrales créent de la monnaie ex nihilo pour financer ou racheter la dette publique des États surendettés, ou encore accorder des crédits aux banques. L’injection d’une nouvelle masse monétaire dans l’économie induit, à terme, une baisse de la rareté de la monnaie, et donc ... Poursuivre la lecture

3
Sauvegarder cet article

Telle est la conclusion que l’on peut tirer de la publication par le Bureau des Statistiques de l’ONU d’une étude sur l’évolution des PIB par habitant de divers pays, examinée sur une longue période. Ce n’est d’ailleurs pas surprenant car l’on voit bien que tous les clignotants de l'économie française sont au rouge, et que la dette de la France ne cesse de croître, d’année en année. Et l’on voit les habitants  réclamer en permanence une amélioration de leur pouvoir d’achat.

 

L’observation des données sur le temps long

Pour... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles