Stylos rouges : comm’ impeccable, mobilisation inutile

Comme les Gilets jaunes, les Stylos rouges expriment d’abord une colère accumulée. Trop, c’est trop. Logiquement, cette colère part un peu tous azimuts.

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Stylos rouges : comm’ impeccable, mobilisation inutile

Publié le 26 janvier 2019
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Par Stanislas Kowalski.

Les Gilets jaunes et les autres mouvements qui s’y sont rattachés en vertu d’une très hypothétique convergence des luttes ont eu le mérite de surprendre les experts syndicaux, ceux qui ont porté la complainte et la revendication au rang de sport national.

Dans ce domaine on peut dire que Philippe Watrelot appartient à la vielle garde. Ancien président du CRAP-Cahiers Pédagogiques, professeur à l’ESPE de Paris et syndiqué de longue date, il est un des plus brillants représentants de la rébellion institutionnalisée.

Il a répondu récemment à une interview sur les récentes plaintes des professeurs, dans laquelle il affirme : « L’expression « Stylos rouges » est malheureuse mais la mobilisation utile ». Ah ! M. Watrelot, c’est exactement le contraire. Dans le mouvement des Stylos rouges, c’est la métonymie qui est bien trouvée, mais la mobilisation est probablement inutile.

Comme les Gilets jaunes, les Stylos rouges expriment d’abord une colère accumulée. Trop, c’est trop. Logiquement, cette colère part un peu tous azimuts : salaires, manque de considération, conditions de travail, nombre d’élèves par classe, poids des tâches administratives etc.

Mépris des corps intermédiaires ?

Watrelot regrette que ce mouvement méprise les corps intermédiaires que sont les syndicats. En un sens, il aurait presque raison. Ce mépris handicape le mouvement. Sans une organisation structurée, il est difficile de faire le tri entre les mécontentements pour formuler des revendications claires. Watrelot peut bien célébrer la force du collectif, encore faut-il savoir où diriger cette force. Dans ces conditions, tout porte à croire que le salaire sera la seule demande retenue. Un peu de pognon, ça fait toujours plaisir.

Mais la crise de l’enseignement est beaucoup plus profonde que cela.

Le déclassement du métier de professeur n’est pas seulement dans sa position pécuniaire par rapport à d’autres métiers. Une baisse relative ne serait d’ailleurs pas en soi un scandale. Si d’autres métiers s’améliorent plus vite que l’enseignement, on voit mal pourquoi les professeurs ne pourraient pas être dépassés financièrement.

Ce qui est un scandale, c’est de ne pas pouvoir se faire obéir quand cela est nécessaire pour accomplir sa mission. C’est de ne pas pouvoir adapter ses cours aux besoins réels de la classe. C’est de toujours vivre dans une sorte de stupeur bureaucratique, face aux règlements qui s’accumulent et aux codicilles de programmes en constante métamorphose.

La paralysie de l’éducation

La tribune de Watrelot en dit long sur la paralysie de l’institution. Les syndicats sont boudés parce qu’ils ont échoué. Ils ont eu plus que leur chance depuis 40 ans, dans la profession la plus politisée et la plus syndiquée de France. Mais le hiatus entre la base et l’idéologie de la représentation syndicale a déçu systématiquement tous les espoirs des mouvements précédents. De même, les gouvernements ont déçu systématiquement une catégorie d’électeurs qu’ils essayaient pourtant de séduire. Ce n’est pas faute d’avoir essayé ! L’Éducation nationale réforme à un rythme que les éditeurs de manuels scolaires peinent à suivre (sans s’en plaindre).

Mais, on le voit ici encore, la profession ne parvient pas à penser son avenir en dehors du cadre bureaucratique qui l’étouffe. Rien que dans le vocabulaire, on parle de revalorisation du point d’indice, là où d’autres parleraient tout simplement de salaire. L’affaire est pliée. À se penser d’abord comme fonctionnaires et non comme professeurs, les militants se condamnent d’entrée de jeu à n’être que des pions entre les mains de l’administration.

Pourtant j’aimais bien, moi, l’image des stylos rouges pour représenter la profession.

Bien sûr, les pédagogues officiels comme Watrelot y voient une dimension répressive du travail de l’enseignant qui prendrait la place des apprentissages. Il en veut pour preuve le temps passé par les professeurs en corrections, entre 25 et 30 %, ce qui paraît tout à fait crédible. Bon symbole en effet pour une profession. Watrelot le déplore, je m’en réjouirais plutôt.

L’utilité du rouge

Le stylo rouge représente l’autorité du professeur dans ce qu’elle a de mieux. Pourquoi utilise-t-on un stylo rouge pour corriger ? Non, ce n’est pas une métaphore du sang des élèves dont les maîtres cruels aiment à se repaître au petit déjeuner. C’est tout simplement la couleur qui se voit le mieux quand elle se superpose au bleu ou au noir des devoirs des élèves. Pas besoin de rouge pour mettre une note et pour sacquer.

En revanche, j’ai besoin de rouge pour glisser mes commentaires partout où c’est utile. Les corrections sont bien plus qu’un jugement. C’est le moment où le professeur confirme ou infirme les interprétations des élèves. C’est le moment où il donne des conseils personnalisés. Oui, c’est l’expression d’une autorité, de cette autorité qui autorise à avancer ou qui signale qu’il faut prendre le temps de revoir les leçons.

Je dirai même plus. Le travail de feedback est au cœur du métier d’enseignant. Sans feedback, il nous suffirait de coller les élèves devant des vidéos YouTube. Il y en a d’excellentes, avec des orateurs bien plus talentueux que le professeur moyen. Et ça coûterait beaucoup moins cher. Mais pour faire faire des exercices, la plateforme est insuffisante.

Sélection et élitisme ?

Watrelot dénonce un « système drogué à l’élitisme républicain et à la sélection ». Analyse assez curieuse dans une structure où le passage en classe supérieure est devenu automatique, où la première orientation ne se fait pas avant 14 ou 15 ans et où les taux de réussite aux examens dépasse 80 %. Ne parlons pas d’un baccalauréat qui ouvre indifféremment toutes les portes de l’université.

En revanche, il y a bien un système bureaucratique qui réclame des évaluations, des notes ou des grilles de compétences, des indicateurs et des statistiques à ne plus savoir qu’en faire. Et d’ailleurs il n’en fait pas grand-chose. Qui a jamais vu un dispositif de remédiation crédible après les évaluations de CE1 ou de 6ème ? Watrelot a bien raison de dire que les évaluations servent plus à la communication ministérielle qu’autre chose, puisqu’elles ne servent plus à éclairer les décisions du conseil de classe. On remplit des cases.

Oui, les professeurs ont besoin de retrouver leur autorité, ce qui ne signifie rien d’autre que voir leurs décisions respectées par la hiérarchie.

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  • « L’Éducation nationale réforme à un rythme que les éditeurs de manuels scolaires peinent à suivre »

    Il faut une commission parlementaire sur le calendrier d’écriture des manuels : à quelle date les éditeurs sont informés des programmes? Ont-ils des sources secrètes dans les commissions?

    Est-ce qu’il y a un complexe ednat-édition?

    • Les manuels scolaires ne sont qu’une interprétation « libre » de chaque éditeur de programmes scolaires qui changent régulièrement. Il n’y a pas que le contenu des programmes qui change souvent. Il y a aussi la pratique pédagogique imposée par les inspecteurs qui change au gré des « modes ». Au final, un élève qui suit 15 années de scolarité (PS à Terminale) aura été dans un système bouleversant ses pratiques en moyenne tous les 5 ans…

      • Une interprétation qu’ils arrivent à publier en moins de temps qu’il ne faut pour relire un manuscrit déjà écrit… cela ne dérange personne?

        Pourquoi les ventes de bouquins scolaires ne sont pas intégrés dans la comptabilité de l’Etat? Ce n’est pas un choix libre!

        • Si vous connaissiez le milieu de l’EN et celui de l’édition, vous sauriez que les éditeurs ont des sources bien placées dans les commissions qui élaborent les programmes. Ils peuvent donc rapidement être mis en vente, dès la sortie du programme. Le plus souvent, 6 mois plus tard, une nouvelle version est éditée.
          Pour ce qui est de la comptabilité dont vous parlez, chaque rectorat reçoit une dotation du ministère. Cette dotation est ensuite (pour les collèges) répartie entre les établissements. A partir de l’enveloppe, les équipes pédagogiques peuvent, ou non changer les manuels (ils choisissent alors parmi la dizaine d’éditeurs dans chaque matière, celui qui leur paraît le plus pertinent). Dans les faits, cela ne part jamais des besoins pédagogiques des enseignants pour remonter vers le ministère, mais cela est tout l’inverse.
          Finalement, l’achat des manuels est comptabilisé dans le budget de fonctionnement de l’Education Nationale.

  • qu’on mette tous les livres sur le net , avec une tablette et une clef d’accès , il n’y aura plus rien a imprimer , les cartables seront inutiles
    et les coûts divisés par 1000..
    ah mais c’est bien sur , toucher a un fromage exploité en douce par les syndicats ….

    • Des livres numériques, il y en a sur le net et ils sont utilisés en classe (lorsque gratuit). Faire croire qu’une tablette et un abonnement internet auraient un coût moindre qu’une trousse et des cahiers… Il faut se pincer pour le croire. Sauf, si bien entendu, vous souhaitez que la collectivité paie les tablettes, leur entretien et leur remplacement lorsqu’elles seront obsolètes…
      Dernière chose. Lorsque les enfants n’écriront plus du tout, l’humanité aura achevé une régression extraordinaire, perdant un geste de l’écriture qu’il a fallu des siècles pour démocratiser.

      • Le numérique permettrait d’éviter de mettre 30% du poids d’un gamin sur son dos.

        • 30 % !!Les enfants de nos jours ne pèsent donc pas bien lourds !
          Dans la plupart des établissements, le nombre de cahiers, leur nombre de pages et leur taille est réglementée, parfois jusqu’à l’absurde. Utiliser 4 cahiers de 48 pages dans une matière, au lieu de deux de 96 par exemple.
          Le numérique est déjà développé. Souvent, le manuel reste en classe et les élèves utilisent un manuel numérique à la maison. Ainsi, il ne reste plus que les cahiers à apporter… Dans ce cas encore, bien des élèves oublient lesdits cahiers. Je peux vous assurer que sauf exception (un élève de 15kg en collège ?!), porter 30% de son poids sur le dos n’arrive jamais…

          • Pour un gosse de 11-12 ans non obèse en 6e, on se rapproche bien de 30% : >11 kg de livres plus cahiers certains jours, à cause du nombre de cours dans la journée. Même en optimisant à fond et en évitant d’apporter quoi que ce soit d’autre : un livre d’histoire-géo ne peut pas être coupé en un livre d’histoire et un de géographie!

            Après les gamins grandissent et le rapport diminue par augmentation du dénominateur.

            Pour les cahiers : le format 24×32, les grands ou petits interlignes, les pages blanches alternées avec les pages à quadrillage…

            Souvent à peine 1/10 d’un cahier est utilisé à la fin de l’année. Et certains bouquins n’ont JAMAIS été ouverts parce que le prof ne l’aime pas et préfère dicter les cours.

            La plupart des profs sont des DIVAS.

  • Cet article montre bien que les stylos rouges sont l’équivalent des gilets jaunes pour le corps enseignant.

    • Non, ils ne le sont pas. D’ailleurs, ils refusent de manifester à les GJ.

      • Je voulais dire par là que ça résulte de l’accumulation de nombreux malaises pendant des annés et qui n’ont pas pu s’exprimer parce que les syndicats mettent sur la place publique ce qui les arrange et arrange quelque part le pouvoir politique. Tout le monde se tient par la barbichette dans le « système »…

  • gouvernement après gouvernement successifs , le changement dans la continuité
    chaque ministre fait sa petite réformette , pour arriver comme résultat démotivant , que l’éducation nationale est devenu un grand et beau bordel , ingérable une multitude d’experts la maladie du 21 ème siècles et ce n’est pas fini !!! ils sont inventif à défaut d’être
    efficace

  • Ah ce fameux stylo rouge qui amène tant d’élèves et de parents à broyer du noir…

  • Prenons un point de vue économique.
    Si l’éduc-Nat et les enseignants se sentent « dévalorisés », c’est peut-être simplement parce que leur activité n’a plus de « valeur ». Quand je vois le niveau des cours, le temps passé à la ‘citoyenneté’ et des fadaises écolo, je dis aux enfants de commencer à se prendre en main par eux-même.
    Prépare-t-on nos jeunes aux futurs métiers, quand les techniques d’IA vont balayer toutes les formes d’activités bureaucratiques, et mêmes des activités d’experts où les robots sont déjà plus forts (médecine, banque, assurance, ..).

    • C’rst bien l’un des principaux problèmes que d’avoir dévalorisé les savoirs et la culture au profit des compétences et autres fadaises que vous citez.

      • Quelle culture? Quels savoirs?

        La culture de Molière? La compréhension de la nature de la médecine de Molière? La génération l’avait compris? Le lectorat de Contrepoints avait remarqué que la médecine de Molière EST la médecine « moderne »?

        Non, je ne crois pas.

        • euh…le monde est injuste, il existe des parents qui ont des idées sur l’éducation de leur gosses qui s’avéreront meilleures que celles de leur voisin… ces gens ci refuseront de payer pour des cours qu’ils jugent inutiles..

          la vérité première est que éduquer son enfant implique de spéculer sur l’avenir de la société…c’est un investissement comme un autre…

          par exemple l’émergence de ce que l’on appelle intelligence artificielle …

    • Triste société où l’éducation est vue d’un « point de vue économique ». L’instruction doit fabriquer des citoyens libres, autonomes, capables de discernement. Les apprentissages liés à la vie professionnelle se font post bac pour la plupart des élèves. Rarement, après la 4e lorsqu’ils intègrent une prépa pro ou la 3e vers un bac pro.
      Malheureusement, notre société dévalorise les savoirs, en faisant mine de penser qu’il suffit de posséder un téléphone pour qu’ils deviennent accessibles. La plus grande victoire intervient quand un élève comprend qu’on ne raisonne ni ne débat un téléphone à la main…

      • Oui, c’est triste. Les plus lucides apprennent l’anglais, c’est le meilleur passeport. A propos de la 4ème.. on devient souvent apprenti à 14 ans dans les métiers manuels, et on n’imagine pas ensuite le nombre d’artisans qui préfèrent fuir notre camisole et s’installer à l’étranger.

        • Non, on ne devient pas pas souvent apprenti à 14 ans, plus depuis bien longtemps. L’apprentissage ne peut se faire qu’à 16 ans révolu, c’est la loi. De plus, les artisans ne se bousculent pas au portillon et c’est souvent le parcours du combattant pour faire signer à un élève (souvent redoublant de 3e) une convention d’apprentissage avec un patron.

          • Cherchez « Pré-apprentissage » sur Internet.
            L’âge minimum est 15ans (mais pas 14, Ok..).
            Et arrêtons ce cliché du mauvais élève qui part en CFA. Les fils d’artisans ont le pied à l’étrier tôt dans leur vie.

      • ce n’est pas triste du tout …sauf à penser que l’éducation est un bloc ou que l’on soit obligé dépasser par l’ed nat…comme si les parents ne participaient pas à l’édification du « citoyen »…

        soyons clairs…ce qui peut nous poser des questions c’est le sort des gamins des parents desquels nous pensons à tort ou à raison que les parents sont inaptes à leur donner une « bonne » éducation »…ça n’a jamais été une question simple surtout si on admet que nous ne savons pas nous même SAUF peut être et justement sur le plan de la civilité quelle est une bonne éducation.

        on peut néanmoins en arriver à penser qu’il faille élever un enfant CONTRE ses parents…et ça me glace…

    • « mêmes des activités d’experts où les robots sont déjà plus forts (médecine, banque, assurance, ..). »

      Vous faites confiance à un ordinateur jusqu’à quel point?

      (Même question pour un être humain.)

      • Les labos d’analyses médicales et radiologiques utilisent déjà l’IA.. votre future voiture utilisera l’IA, vos négociations de prêts bancaire utilisent l’IA, etc..
        Si vous avez le choix d’un traitement médical sur votre cancer avec une analyse faite par Google, ou celle de votre médecin de quartier, vous faites quoi 🙂

        • Lequel des deux reconnait les évidences médicales que sont l’inutilité de la plupart des vaccins obligatoires, des statines, de beaucoup des médicaments de « prévention »?

  • point de vue de la grande âme : donner à tous les enfants la m^me chance de réussir…et on construit un système éducatif là dessus en tâtonnant ferme d’ailleurs…..puis on a des gosses..et zut..on veut donner les meilleures chances à son enfant..
    le système éducatif national repose sur une idée contre nature…

    alors ensuite…

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