Les Gilets jaunes ou la révolte de l’oie qu’on plume

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Plumer une oie ? By: Thomas Bresson - CC BY 2.0

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Les Gilets jaunes ou la révolte de l’oie qu’on plume

Publié le 24 janvier 2019
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Par Patrick de Casanove.      

« L’art de l’imposition consiste à plumer l’oie pour obtenir le plus possible de plumes avant d’obtenir le moins possible de cris » disait Colbert qui s’y connaissait. Il fut Contrôleur général des finances de 1665 à 1683.

Les prélèvements obligatoires, dont les prélèvements fiscaux font partie, ne sont que du vol légal. Sur ce sujet il est difficile d’écrire mieux que ne l’a fait Frédéric Bastiat dans son texte majeur La loi (1850) on ne peut plus d’actualité. En voici quelques extraits :

« Mais de quelle Spoliation voulait-il parler ? Car il y en a de deux sortes. Il y a la spoliation extra-légale et la spoliation légale.

Quant à la spoliation extra-légale, celle qu’on appelle vol, escroquerie, celle qui est définie, prévue et punie par le Code pénal, en vérité, je ne pense pas qu’on la puisse décorer du nom de Socialisme. Ce n’est pas celle qui menace systématiquement la société dans ses bases. D’ailleurs, la guerre contre ce genre de spoliation […] se poursuit depuis le commencement du monde ; la France y avait pourvu, dès longtemps avant la révolution de février, dès longtemps avant l’apparition du Socialisme, par tout un appareil de magistrature, de police, de gendarmerie, de prisons, de bagnes et d’échafauds. C’est la Loi elle-même qui conduit cette guerre, et ce qui serait, selon moi, à désirer, c’est que la Loi gardât toujours cette attitude à l’égard de la Spoliation.

Mais il n’en est pas ainsi. La Loi prend quelquefois parti pour elle. Quelquefois elle l’accomplit de ses propres mains, afin d’en épargner au bénéficiaire la honte, le danger et le scrupule. Quelquefois elle met tout cet appareil de magistrature, police, gendarmerie et prison au service du spoliateur, et traite en criminel le spolié qui se défend. En un mot, il y a la spoliation légale […].

 Comment la reconnaître ? C’est bien simple. Il faut examiner si la Loi prend aux uns ce qui leur appartient pour donner aux autres ce qui ne leur appartient pas. Il faut examiner si la Loi accomplit, au profit d’un citoyen et au détriment des autres, un acte que ce citoyen ne pourrait accomplir lui-même sans crime. Hâtez-vous d’abroger cette Loi ; elle n’est pas seulement une iniquité, elle est une source féconde d’iniquités ; car elle appelle les représailles, et si vous n’y prenez garde, le fait exceptionnel s’étendra, se multipliera et deviendra systématique. Sans doute, le bénéficiaire jettera les hauts cris ; il invoquera les droits acquis. Il dira que l’État doit Protection et Encouragement à son industrie ; il alléguera qu’il est bon que l’État l’enrichisse, parce qu’étant plus riche il dépense davantage, et répand ainsi une pluie de salaires sur les pauvres ouvriers. Gardez-vous d’écouter ce sophiste, car c’est justement par la systématisation de ces arguments que se systématisera la spoliation légale.

 C’est ce qui est arrivé. La chimère du jour est d’enrichir toutes les classes aux dépens les unes des autres ; c’est de généraliser la Spoliation sous prétexte de l’organiser. Or, la spoliation légale peut s’exercer d’une multitude infinie de manières ; de là une multitude infinie de plans d’organisation : tarifs, protection, primes, subventions, encouragements, impôt progressif, instruction gratuite, Droit au travail, Droit au profit, Droit au salaire, Droit à l’assistance, Droit aux instruments de travail, gratuité du crédit, etc. Et c’est l’ensemble de tous ces plans, en ce qu’ils ont de commun, la spoliation légale, qui prend le nom de Socialisme.  (…)

 Ici je me heurte au plus populaire des préjugés de notre époque. On ne veut pas seulement que la Loi soit juste ; on veut encore qu’elle soit philanthropique. On ne se contente pas qu’elle garantisse à chaque citoyen le libre et inoffensif exercice de ses facultés, appliquées à son développement physique, intellectuel et moral ; on exige d’elle qu’elle répande directement sur la nation le bien-être, l’instruction et la moralité. C’est le côté séduisant du Socialisme.

Mais, je le répète, ces deux missions de la Loi se contredisent. Il faut opter. Le citoyen ne peut en même temps être libre et ne l’être pas. M. de Lamartine m’écrivait un jour : « Votre doctrine n’est que la moitié de mon programme ; vous en êtes resté à la Liberté, j’en suis à la Fraternité. » Je lui répondis : « La seconde moitié de votre programme détruira la première. » Et, en effet, il m’est tout à fait impossible de séparer le mot fraternité du mot volontaire. Il m’est tout à fait impossible de concevoir la Fraternité légalement forcée, sans que la Liberté soit légalement détruite, et la Justice légalement foulée aux pieds. »

Cette inflation fiscale est inéluctable en régime socialiste. C’est pourquoi il est utile de compléter par cette autre citation de Bastiat extraite de Profession de foi électorale de 1846 :

« Le pouvoir, vaste corps organisé et vivant, tend naturellement à s’agrandir. Il se trouve à l’étroit dans sa mission de surveillance. Or, il n’y a pas pour lui d’agrandissement possibles en dehors d’empiétements successifs sur le domaine des facultés individuelles. Extension du pouvoir, cela signifie usurpation de quelque mode d’activité privée, transgression de la limite que je posais tout à l’heure entre ce qui est et ce qui n’est pas son attribution essentielle. Le pouvoir sort de sa mission quand, par exemple, il impose une forme de culte à nos consciences, une méthode d’enseignement à notre esprit, une direction à notre travail ou à nos capitaux, une impulsion envahissantes à nos relations internationales, etc.

Et veuillez remarquer, messieurs, que le pouvoir devient coûteux à mesure qu’il devient oppressif. Car il n’y a pas d’usurpations qu’il puisse réaliser autrement que par des agents salariés. Chacun de ses envahissements implique donc la création d’une administration nouvelle, l’établissement d’un nouvel impôt ; en sorte qu’il y a entre nos libertés et nos bourses une inévitable communauté de destinées.

Donc si le public comprend et veut défendre ses vrais intérêts, il arrêtera la puissance publique dès qu’elle essayera de sortir de sa sphère ; et il a pour cela un moyen infaillible, c’est de lui refuser les fonds à l’aide desquels elle pourrait réaliser ses usurpations.»

Les impôts, une manie française

Tout au long de l’Histoire, la grande difficulté des gouvernants, quels qu’ils soient, où qu’ils se trouvent, a été de plumer l’oie sans la faire crier. Si l’oie criaille c’est la Jacquerie, révolte contre les nobles ou les représentants de l’autorité. Ses prédécesseurs avaient bien énervé l’oie. François Hollande avait créé 28 impôts entre 2012 et 2013. Nicolas Sarkozy en avait créé 31 durant son mandat. Agnès Verdier-Molinié, directeur de l’iFRAP, recensait 360 impôts en 2015 dans son livre On va dans le mur. 

En 2018 les prélèvements obligatoires ont dépassé les 1000 milliards d’euros atteignant 45,3 % du PIB sans que la situation des Français ne s’améliore, bien au contraire. Emmanuel Macron en créant 11 nouveaux impôts depuis juin 2017 a fait crier l’oie. Elle a enfilé le gilet jaune, est descendue dans la rue, a occupé les ronds-points et, comme autrefois, a affronté violemment les forces de l’ordre.

Personne ne peut dire aujourd’hui comment cela finira. Probablement par quelques adaptations paramétriques de notre modèle social. Ce sont les seules qu’évoque Emmanuel Macron dans sa lettre. Ce sont les seules qui remontent des Gilets jaunes. Mesures qui au mieux ne résoudront rien et au pire aggraveront la « spoliation légale » donc les problèmes.

Laissons le dernier mot à Bastiat :

« Mais si le gouvernement se charge d’élever et de régler les salaires et qu’il ne le puisse ; s’il se charge d’assister toutes les infortunes et qu’il ne le puisse ; s’il se charge d’assurer des retraites à tous les travailleurs et qu’il ne le puisse ; s’il se charge de fournir à tous les ouvriers des instruments de travail et qu’il ne le puisse; s’il se charge d’ouvrir à tous les affamés d’emprunts un crédit gratuit et qu’il ne le puisse ; si, […]« l’État se donne la mission d’éclairer, de développer, d’agrandir, de fortifier, de spiritualiser, et de sanctifier l’âme des peuples », et qu’il échoue ; ne voit-on pas qu’au bout de chaque déception, hélas ! plus que probable, il y a une non moins inévitable révolution ? La loi (1850)

Si à cette litanie nous ajoutons « sauver la planète et qu’il ne le puisse » nous pouvons être inquiets !

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  • Bastiat, comme d’habitude, avait raison. Mais les forces qui ont intérêt à se rien ne change, même si elles sont opposées, arrivent toujours à s’allier grâce à une mystérieuse alchimie. Parti d’un ras-le-bol fiscal dans lequel les gilets jaunes ne demandaient qu’une baisse des impôts et taxes divers et variés pour augmenter leur reste à vivre… donc, sacrilège suprême, repenser le rôle de l’Etat et in-fine optimiser la dépense publique pour un meilleur service moins cher, on arrive à un grand n’importe quoi dont on est sûr qu’il ne sortira que quelques bricoles à la marge. L’objectif est atteint, on s’est relayé sur les plateaux télé pour expliquer que l’Etat ne pouvait pas distribuer de pouvoir d’achat, ce qui est vrai, …mais en oubliant qu’il en détruisait en taxant outrageusement, qu’on ne pouvait demander plus de services publics sans augmenter les dépenses… sans expliquer pourquoi ils sont de moins en moins en bonne qualité et coûtent de plus en plus cher, etc… et on disserte doctement sur les RIC, taxations des GAFA, lutte contre la fraude fiscale et autres billevesées comme uniques solutions à tous les problèmes…
    Je dis bravo, belle opération d’enfumage, l’essentiel est préservé, et place au bla-bla… Du grand art !

  • Merci de faire vivre Bastiat. La France a besoin de lui.

  • « Emmanuel Macron en créant 11 nouveaux impôts depuis juin 2017 a fait crier l’oie. Elle a enfilé le gilet jaune, est descendue dans la rue, a occupé les ronds-points … » : c’est lorsqu’elle s’est aperçu du fait qu’elle n’était plus suffisamment couverte de plumes, qu’elle a exprimé la bile jaune de son foie. « … et, comme autrefois, a affronté violemment les forces de l’ordre » : c’est ici le fond du problème, lorsque l’oie plumée veut se rebiffer on fait tout, y compris par l’usage inconsidérée de la violence, pour qu’elle réintègre « l’ordre plumant » dont elle veut s’émanciper. C’est pourquoi, j’analyse les interventions plus que musclées des « forces de protection de l’oligarchie macronnienne », comme un honteux scandale de l »Etat. Je dis bien « de l »Etat » et non « d’Etat », parce que dans cette « histoire de gilets jaunes » c’est bien « l’Etat macronien » qui est en cause, et non l’Etat Français.

    • @ delor974
      État macronien et état français c’est kif-kif pour le moment: E.Macron a été élu légalement au suffrage universel, c’est un fait indéniable.
      Donc attendez les prochaines élections! (On ne change pas les règles pendant la partie, même quand on perd!)

      • Arrêtez de vous mêler de ce que ne vous regarde pas, on est pas à un évènement sportif ici !

      • Macron élu légalement ? Fillon éliminé légalement ?

        • Oui Macron a été élu parce que Fillon a été éliminé. Mais Macron a quand même été élu démocratiquement, c’est-à-dire conformément aux règles en vigueur. Et vu l’alternative actuelle, il vaut mieux qu’il continue. De toutes façons il n’y a aucune raison à ce jour pour qu’il n’aille pas au bout de son mandat.

  • Merci pour l’article. Je reconnais que je n’ai pas lu Bastiat, mais ces extraits particuliers sont confondants, effectivement, de modernité.
    Cependant, une partie de votre analyse me fait bondir.
    « Elle a enfilé le gilet jaune, est descendue dans la rue, a occupé les ronds-points et, comme autrefois, a affronté violemment les forces de l’ordre. »
    Non, non, non, et non.
    1/ la Violence des gilets jaunes (en dehors des quelques gifles échangées sur les ronds points bloqués lors de l’acte 1), dont l’acte fondateur a été le saccage des champs élysés et le pillage de l’Arc de Triomphe, n’a pas été l’apanage DES gilets jaunes, mais de la minorité habituelle de gauchos et de racailles qui ont profités du bordel pour se servir. Cette violence, non issue et non voulue par la majorité des gilets jaunes, a eu le paradoxe de les rendre audibles, et de les faire prendre au sérieux.
    2/ Je suis persuadé que si la situation que vous décrivez avait eu lieu (LES gilets jaunes avaient affrontés violemment les forces de l’ordre), l’état tombait. Et je suis persuadé aussi que cette révolution et l’anarchie déplorable qui s’en suivra, et ne résoudra toujours rien dans le fond, viendra bientôt, car le gvt Macron rajoute de l’huile sur le feu, et donne des aspirines au cancéreux. Mais elle n’a pas encore eu lieu.

    • @ Cernu
      Ce qui est désolant, c’est qu’on ne comprenne jamais que tout ce qui est organisé par l’état entre prélèvement et redistribution a un coût important entre administration et fonctionnaires: ça ralentit tout, ça exige un tas de formalités et donc ça prélève entre l’aller et le retour: c’est le prix à payer quand on compte systématiquement sur l’état pour faire le job! C’est très français!

      • Et en plus, ce n’est même pas ouvert aux horaires du « public » accueilli ! Sécu, impôts, mairies : 8h-12h/13h30-16h. Même pas fichus, au nombre qu’ils sont, de faire des horaires d’accueil élargis !

  • Je doute que Bastiat fase partie des programmes de l’ENA!

  • Excusez moi si je me répète, mais la citation de C. Reichman n’est elle pas, une fois de plus, parfaite pour illustrer la situation ?

    « Le socialisme, c’est toujours l’histoire d’une spoliation méthodique exercée aux dépens du peuple.
    Les unes après les autres, les catégories sociales et professionnelles se font arracher progressivement leur bien.
    Puisque les besoins sont sans limite, la spoliation l’est aussi. Elle ne cesse qu’avec le dépouillement complet des victimes. Malheureusement pour l’oligarchie au pouvoir, les dites victimes viennent ensuite grossir la masse des assistés, ce qui oblige à de nouvelles spoliations exercées contre des catégories de moins en moins aisées.
    Quand il n’y a plus de gens à dépouiller, le socialisme redistributeur cesse et se fait violent afin d’étouffer le mécontentement général. « 

    • Oui, « les unes après les autres » est très important. C’est ce qui est censé empêcher l’oie de crier trop fort

  • Le PIB Français croit d’années en années, le PIB mondial croit d’années en années, les richesses croissent partout d’années en années, la productivité ne fait que croître également.
    .
    Les exclus, c’est à cause des impôts qui leur sont reversés, dans un système en croissance perpétuelle, c’est bien ça ?
    .
    C’est bizarre ce n’est pas trop le sentiment des GJ dont la demande première est « plus de justice sociale et fiscale »
    (la dépêche du 14 janvier.)
    En clair une meilleure répartition des richesses…

    • D’années en années, il y a de moins en moins de pauvres sur la terre.
      https://www.inegalites.fr/La-grande-pauvrete-baisse-dans-le-monde-mais-de-fortes-inegalites-persistent
      Meilleur répartition des richesses ? Quand est ce qu’on arrète la répartition ? Qui fixe les limites ? Quand on a tous le meme salaire, la même richesse ?
      Un grand patron qui gagnent des centaines de milliers d’euros par ans (je suis gentil, et j’ai la flemme de chercher…), ca fait chier tout le monde, c’est un monstre.
      Un footballeur qui gagne autant, auprès de la même population, est une star ?
      Perso, ca me hérisse le poil qu’un mec gagne des millions d’euros. Et merde ! Tant mieux pour lui et pour ses gosses. Et si j’étais moins con, si je m’étais sorti les doigts du c_l, si j’avais bossé, j’ aurais surement une meilleur situation financière que maintenant.
      Hélas, dans certains sujets, Micron a raison.

      • « Sur certains sujets Macron a raison »
        Attention à bien distinguer les paroles et les actes. Macron a parfois des discours qui peuvent séduire des libéraux ou des gens de droite, mais sa politique est socialiste. Qu’a-t-il fait en réalité pour libérer l’économie française?
        C’est ça le « en même temps »…

      • Tout d’accord avec vous Cernu, les gens qui disent qu’on ne peut pas vivre avec le smic oublient que d’une part le smic francais est l’un des plus élevés au monde, qu’il plombe les finances des entreprises, bénéficie principe bien plus que d’autres des aides sociales et surtout que les postes au smic représentent 12% seulement de l’ensemble des emplois salariés.
        Alors oui, sachant que ces emplois concernent majoritairement les jeunes (je vais mettre les femmes à part en considérant que c’est un choix par rapport à leurs enfants) oui il faut juste qu’ils se bougent à un moment donné. Mais ce n’est pas politiquement correct de dire ça, il faut dénoncer ces scandaleuses inégalités.

        • @ RaphSud
          Évidemment, l’égalité financière est un mythe idiot contraire à la liberté individuelle: un handicapé de naissance ne sera jamais l’égal d’un non handicapé mais il peut faire sa place.

          • Oui mikylux, je pense comprendre ce que vous voulez dire, mais je n’aime pas trop la comparaison avec un handicapé. Je ne voudrais pas que vous vouliez dire des jeunes qui ne se bougent pas sont des handicapés, dans un sens péjoratif.
            Sinon, en effet, chacun peut faire quelque chose selon ses capacités. Et il n’est pas là question de compétences scolaires, on peut être « nul » en classe et faire son trou comme boucher ou plombier.

        • Je me permet une réserve ou ne remarque, si je n’ai pas bien compris: Si on parle de valeur du SMIC (« un des plus élevés au monde », je pense qu’il faut la remettre dans son contexte de cout général de la vie, et voir « ce qu’i peut acheter », ce que vous évoquez peut être, mais, pas très clairement pour moi.

          • Non effectivement je n’ai pas parlé de ce que le smic permet d’acheter, parce que le montant n’est pas basé sur ce qu’il permet d’acheter mais sur la valeur de ce qui est créé avec. C’est sûr qu’avec un smic on ne va pas loin. Mais le smic est censé rester un revenu de départ pour les personnes ayant des difficultés à accéder au marché du travail. Si on élève le niveau du smic à un « panier d’achat moyen » et qu’il faut donc augmenter le smic, les prix des produits du panier d’achat moyen vont augmenter. Parce que leur coût de fabrication va augmenter. On se mord la queue si on raisonne dans ce sens.
            Le problème n’est pas, selon moi, le niveau du smic mais le manque de formation des personnes. Et dans un pays développé comme le nôtre, avec son éducation gratuite accessible à tous, sa formation professionnelle continue etc, les personnes peuvent se former pour ne pas y rester. A propos de l’education gratuite, je découvre que les livres de lycée ne sont plus à acheter comme de mon temps.

            • Et si la personne est payée au smic alors que son travail ne vaut pas tant, le pas à faire pour être payée plus devient considérable. Parce qu’au dessus du smic, on n’y parvient que si le travail fourni mérite effectivement plus, sans compter les charges indues qu’il faut alors payer pour ceux qui sont au smic alors qu’ils produisent moins.

      • Pauvreté: Curieusement pas dans les pays dits riches.
        On peut toujours trifouiller les données à son avantage en plaçant un seuil d’observation ici ou là, le fait est que la richesse mondiale croit , pourtant la pauvreté persiste dans le monde et s’accroît dans les pays riches.
        Par contre ça va de mieux en mieux pour les riches sur toute la planète.
        Étonnant non ? A moins qu’il y ait un rapport…
        .
        « Perso, ca me hérisse le poil qu’un mec gagne des millions d’euros. »
        Alors que moi pas du tout, pourtant je ne suis pas millionnaire , loin de là, ma satisfaction est ailleurs, l’argent n’est là que pour garantir ma survie physique et il n’en faut pas tant que ça.
        Par contre ça me hérisse de voir des gens crever d’un coté, et d’autres gagner des milliards et quoi qu’on en dise, sur leur dos ou sur le dos de ceux juste au dessus du caniveau, ceux qui sont les subordonnés des milliardaires.
        Le profit est ce qui n’est pas donné au salarié dans le résultat de l’œuvre collective.
        L’entreprise n’est pas démocratique non plus et reste un des rares lieu de contrainte librement consentie. lol
        Un rapport SM en quelque sorte, rarement consenti, plutôt subi.
        A part la peur du chiffon rouge bien pratique pour cacher son manque d’imagination pour une alternative, je ne comprend toujours pas que les chevaliers blanc du libéralisme ne proposent pas autre chose que le capitalisme. Un truc un peu plus respectueux de la vie et de l’humain.

        • Que proposez vous ?
          Pas ENCORE les mêmes inepties siocialos gauchistes, j’espère ?

        • « On peut toujours trifouiller les données à son avantage en plaçant un seuil d’observation ici ou là, le fait est que la richesse mondiale croit , pourtant la pauvreté persiste dans le monde et s’accroît dans les pays riches. »
          Oui vous avez raison les données sont trifouillé pour donner l’impression que la pauvreté est pire que ce qu’elle est vraiment. La pauvreté s’accroît dans les pays riches, qu’est-ce qui faut pas entendre comme conn***. Vous connaissez des gens qui on vécut la guerre ou les mines? Allez leur demander le sens du mot pauvreté à l’époque vous allez être surpris. Oui le capitalisme n’est pas parfait, mais de la dire que les pauvres sont plus pauvres maintenant qu’ils ne l’étaient avant relève d’une mauvaise foi ignoble. Si vous voulez voir de la pauvreté, sortez de la France et allez visiter ces pays qui appliquent le communisme jusqu’au bout peut-être qu’a ce moment vous allez comprendre le sens du mot pauvretés.

          « Le profit est ce qui n’est pas donné au salarié dans le résultat de l’œuvre collective. »
          Non le profit c’est la part du revenue restante après avoir soutiré la masse salariale. Les mots ont un sens. Si l’entreprise est déficitaire allez vous accepter de perdre une partie de votre revenue pour assurer la pérennité de l’entreprise? Probablement que non, donc quel droit avez-vous sur le profit de l’entreprise? Vous avez déjà obtenu votre part ça s’appelle le salaire et vous l’obtenez indépendamment du résultat de l’entreprise. Si vous n’êtes pas content devenez actionnaire et prenez des risques. dans ce cas vous aurez le droit à une partie du profit (s’il y a profit).

          « L’entreprise n’est pas démocratique non plus et reste un des rares lieu de contrainte librement consentie. »
          Qu’est-ce qui vous oblige à rester à votre poste pourquoi vous ne cherchez pas un autre boulot si vous n’êtes pas content? Encore mieux, pourquoi vous ne créez pas votre propre entreprise avec tous vos amis qui pensent comme vous? Ainsi vous pourrez appliquer toutes vos idées saugrenues et directement observer le résultat? Mais j’imagine qu’il est plus facile de prendre des risques avec l’argent des autres n’est-ce pas?

          • « de la dire que les pauvres sont plus pauvres maintenant qu’ils ne l’étaient avant relève d’une mauvaise foi ignoble. »
            C’est vous qui le dites, pas moi…lol
            Le nombre de pauvres dans les pays riches peut s’accroître, bien que leur richesse puisse être supérieur a ceux de l’après guerre. Aucune contradiction.
            « Non le profit c’est la part du revenue restante après avoir soutiré la masse salariale. » en ayant bien pris garde auparavant de pouvoir dégager des profits substantiels en comprimant les salaires 😉
            Allez, les 2 se valent.
            Apres au niveau de l’équité actuelle c’est vous qui voyez, avant la « libéralisation » Reagan Thatcher , le capitalisme était bien différent, quand le mur etait encore là. (aucun lien bien sur…lol)
            « Qu’est-ce qui vous oblige à rester à votre poste pourquoi vous ne cherchez pas un autre boulot si vous n’êtes pas content? »
            Merci, c’est fait depuis longtemps…
            je pense aux autres, à ceux qui vivent encore l’injustice du salariat.
            Mais les petits patrons ne sont pas à la noce non plus.
            « Mais j’imagine qu’il est plus facile de prendre des risques avec l’argent des autres n’est-ce pas? »
            Vous vous fabriquez des ennemis épouvantails tout seul, pour justifier vos propos, au contraire de moi qui identifie des ennemis bien réels., les multinationales et le système capitaliste, les 2 étant sans aucune éthique et nous font un monde de m**** plein d’injustices.
            Bien que les richesses s’accroissent, rien n’est incompatible…

            •  » les multinationales et le système capitaliste, les 2 étant sans aucune éthique et nous font un monde de m**** plein d’injustices. »
              Allez donc parler « d’éthique du socialisme » aux vénézueliens, coréens du nord, cubains et aux habitant des pays de l’Est qui ont connu le « paradis socialiste ».

              • donc ne changeons rien ?

                • Oh si!! Essayons de faire disparaître ou, tout au moins, de réduire au minimum le socialisme et toutes ses variantes ainsi que toutes les contraintes qu’il fait peser sur la vie des gens pour préserver la liberté de chacun dans le strict respect de nos droits.
                  Cela permettrait de faire encore baisser un peu plus la pauvreté dans le monde.

                  • Admettons, au nom de quelle logique, le renard ne profitera pas de sa supériorité de renard face aux oies, une fois que toutes les protections étatiques auront sautées ?
                    J’ai beau le répéter maintes fois, le droit de propriété sans limite empiète sur le droit de liberté.
                    ex: salarié subordonné dans un entreprise.
                    Je possède une entreprise grâce en partie à toi, donc j’ai le droit de te contraindre à faire ce que tu ne veux pas, contre rémunération que tu ne peux pas refuser , question de survie pour toi.
                    Le « capital » est bien supérieur à la liberté individuelle et moi je trouve cela moralement dérangeant, pas vous ?

                    • « Je possède une entreprise grâce en partie à toi » : vous vous trompez. Le « toi » est une variable interchangeable avec un autre « toi » alors que « je » sera toujours le propriétaire de l’entreprise. Vous voyez la nuance ? Le salarié n’apporte que son savoir-faire (souvent formé aux frais du patron…), il peut être remplacé par un autre salarié. Le patron lui sera toujours là.
                      « J’ai le droit de te contraindre » ô que non ! Si ce que tu veux que je fasse me convient pas, soit je ne signe pas et je n’entre pas dans ton entreprise, soit tu as changé les règles entre temps et je pars ailleurs. Encore faut-il s’être donné les moyens de cette liberté.
                      Vous avez une drôle de conception des rapports chef d’entreprise / salarié.

                    • « Le « toi » est une variable interchangeable, « Oui mais c’est aussi un être humain, pas une machine
                      « Encore faut-il s’être donné les moyens de cette liberté.. »
                      l’abus de faiblesse n’est pas loin…
                      « Vous avez une drôle de conception des rapports chef d’entreprise / salarié. »
                      Simple observation et expérience du cynisme de l’économie.
                      Inacceptable de traiter les Hommes ainsi, de mon point de vue.

            • « Ceux qui vivent encore l’injustice du salariat » waouh il y a des salariés heureux, si si.
              Vous n’avez pas l’air de le savoir, mais les salariés les plus heureux sont ceux des multinationales justement : CE bien gras, 13è mois, participation, intéressement, etc.

              • « il y a des salariés heureux »
                Pour sûr qu’il ne faut pas trop se poser de questions.
                Ça m’est arrivé, quand j’étais jeune et c**.
                Bref, tout va bien, on ne change rien pour les autres ?

          • Adrien vous avez mis des mots sur mes pensées confuses, merci !

    • Oui, les médias sont chargés de relayer une demande de « justice sociale et fiscale.
      Qui servent les médias?

    • La « justice fiscale et sociale » n’est qu’une injustice déguisée.

    • « Une meilleure répartition des richesses » ! Mais on est déjà les champions de la redistribution ! Quand est-ce que ce sera suffisant ? Ça ne leur vient pas à l’idée de se prendre en charge eux-mêmes (à côté bien sûr de toute la répartition dont ils bénéficient déjà bien sûr…)
      Et, rappel, leur demande première était la baisse des taxes. C’est sûr que quand ils ont compris que ça voulait dire la baisse des dépenses publiques, ils ont changé de slogan…

  • Je n’aime pas cette image de l’oie : elle semble suggérer que l’on s’y est mal pris et non qu’on a dépassé une limite.

    Et la différence est importante. Dans le premier cas on peut résoudre le problème avec de la pommade ou une matraque. Dans le second cas, il faut revoir la copie de A à Z.

  • « L’art de l’imposition consiste à plumer l’oie pour obtenir le plus possible de plumes avant d’obtenir le moins possible de cris »

    Tout est dit. Et Colbert était un professionnel en la matière.

  • claude henry de chasne
    24 janvier 2019 at 12 h 32 min

    tout ceci va très mal se terminer

    • @ claude henry de chasne
      Désolé, mais je doute que vous connaissiez mieux l’avenir que moi qui l’ignore!

    • @claude henry de chasne
      Bien au contraire pour le plus grand nombre, pour vous même également mais vos peurs et vos projections mentales vous paralysent , vous empêche de vous projeter vers un meilleur avec plus d’équité.
      Le monde n’a jamais et aussi riche, seule la répartition pose problème et le capitalisme n’est pas doué pour repartir équitablement, il es doué pour concentrer les richesses et ça se v’oie.

      • Je ne veux pas plus d’équité, je veux plus de liberté. Votre équité est une utopie. Retournez en corée du Nord.

        • Votre liberté chérie , dans le cadre du capitalisme, n’est même pas une utopie, c’est juste un oxymore.
          le comble de l’aliénation est de ne pas s’ en rendre compte.
          Merci pour le petit chiffon rouge caricatural, histoire de discréditer toute contradiction.
          Les populistes manient ça bien aussi.
          Ouh le méchant communiste que je suis*, vade retro satanas sans doute.
          * en fait non je suis libre mais vraiment je peux aller dans n’importe quelle direction, je ne suis pas enfermer dans une idéologie particulière, je cherche un mieux.
          Mais zavez raison le capitalisme est parfait, pour les riches, pas de crise pour eux et ils se marrent de vous voir travailler pour eux aux démantèlement des services publics, batailler contre les avantages acquis, avoir peur de toute autre option que la capitalisme puisque se serait forcement la soviétisation.
          Vous n’êtes juste pas sérieux.

          • Taux de grande pauvreté dans le monde dans les années 1980: 40% et moins de 10% à partir de 2015 malgré la pauvreté galopante encore présente dans les derniers pays socialistes.
            Désolé leham; ce n’est pas socialisme qui est à l’origine de cette amélioration mais le système capitaliste.

            • Je n’ai jamais dit que le capitalisme n’avait aucune qualité, je dis qu’il est inéquitable par nature et le gens aspirent justement à la plus d’équité.
              Ne peut on envisager d’améliorer la situation sans agiter le chiffon rouge castrateur ?

    • tout ceci va très mal se poursuivre et longtemps.

  • Le Vampire libéral
    24 janvier 2019 at 21 h 23 min

    Oui, Bastiat avait tout dit, tout expliqué et tout annoncé avant 1850. Lire Bastiat est vraiment un choc, car on y retrouve à chaque page des préoccupations totalement actuelles. Il m’arrive d’avoir, dans certaines discussions sur des réseaux sociaux, des discussions qui semblent sortir tout droit d’ouvrages de Bastiat. Et la querelle entre Keynes et Hayek n’est jamais que l’échange épistolaire acharné que Bastiat et Proudhon eurent dans le journal La voix du peuple, et qui fut rassemblée dans un livre, Gratuité du crédit (j’en ai acheté un exemplaire de 1850, je me ferai enterrer avec…).

    Les Américains connaissent infiniment mieux Bastiat que nous (nul n’est prophète…). Leur ouvrage préféré est The Law, La loi. C’est un ouvrage sur l’Etat totalitaire socialiste, celui auquel tout le monde adresse ses suppliques et qui est censé résoudre tous les problèmes. On est en plein dedans !

    Mais l’ouvrage le plus complexe de Bastiat est Harmonies économiques. C’est l’anti-Capital de Marx. un livre d’espoir, qui part du postulat que si toutes les classes de la société travaillent ensemble (de façon harmonique, d’où le titre), tout le monde s’en sort mieux, à commencer par les plus pauvres. Déjà du Macron avant l’heure…

  • RaphSud , nos dirigeant se trompent de strategie industrielle !! Nous avons un handicap le salaire horaire du SMIC élevé..
    l’Entreprise Francaise , fabricant en France ne peut lutter contre la Chine ,Inde ,du Maghreb etc ..etc.. Leur main-d’œuvre ont des salaires bas même très bas.. Par contre l’Entreprise de l’Excellence , HERMÈS, LVMH etc etc ..sont des Entreprises reconnue dans le monde !!!

    • Oui Lou 17 il ne faut plus focaliser sur l’industrie mais sur le luxe ou la qualité de service ou la technologie de pointe, je pense comme vous.

  • Les commentaires sont fermés.

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