Schiappa chez Hanouna : le virage Coluche du macronisme

Coluche se régalerait du spectacle qu’est devenue la République française, sauf qu’il n’aurait plus la liberté de le dire, tout du moins comme il le disait il y a quarante ans.

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Schiappa chez Hanouna : le virage Coluche du macronisme

Publié le 25 janvier 2019
- A +

Par Olivier Maurice.

Au risque d’en fâcher quelques-uns, j’appelle cela le virage Coluche. Pas celui qui a entraîné l’humoriste sous les roues d’un camion, mais celui qu’a pris la France l’avant dernier jour d’octobre 1980, quand Michel Colucci a annoncé sa candidature à la présidence de la République et fait basculer la France en la faisant entrer dans l’ère de la désacralisation totale de la chose publique.

Peut-être que la France en avait besoin, peut-être n’est-ce que la suite logique de la déliquescence d’un système politique qui avait été pensé à la hâte dans la débâcle d’une autre République, la Quatrième, qui avait elle-même été bricolée pour cacher la piteuse déconfiture de la Troisième, peut-être que les germes sont encore plus anciens et remontent-ils aux heures sombres de la fin du XVIIIe siècle, quand la France est tombée dans la folie meurtrière et l’autodestruction lors de la première

La commedia dell’arte

Je suis persuadé que Coluche n’avait jamais envisagé que la grosse blague du « seul candidat qui n’a pas de raison de mentir » aurait un tel succès et transformerait la vie politique française en un jeu de dupes où l’immense majorité des électeurs est maintenant intimement persuadée que tous les hommes politiques ne sont que des menteurs et des bons à rien arrivistes.

Les médias ont vite compris le filon : il est bien plus simple et bien plus vendeur de chercher à mettre en lumière les contradictions des uns et des autres, bien plus facile d’exhiber les petites phrases polémiques que d’organiser un vrai débat d’idées ou d’informer sur la réalité des faits. Pris en tenaille entre des électeurs et des médias qui ne cherchent pas à les écouter, mais uniquement à porter des jugements moraux, les hommes politiques ont eux aussi réalisé qu’il devenait impossible et improductif d’essayer d’aborder un sujet sérieusement. Il est bien plus rentable de participer au jeu de massacre collectif.

Aux quarante ans de désacralisation de la parole publique se sont superposés quarante ans de scandales divers et variés, quarante ans d’immobilisme, quarante ans de promesses non tenues, quarante ans de résultats économiques pitoyables, de chamailleries, de postures… Quarante ans durant lesquels les Présidents successifs se sont totalement ridiculisés par leurs secrets conjugaux, leurs accessoires ostentatoires, leurs habitudes alimentaires ou leurs moyens de transports.

Coluche se régalerait du spectacle qu’est devenue la République française, sauf qu’il n’aurait plus la liberté de le dire, tout du moins comme il le disait il y a quarante ans. Coluche n’a bien évidemment aucune responsabilité dans ce virage qu’a pris la démocratie : ce n’est malheureusement pas la première fois que la chose publique disparaît pour devenir un triste spectacle public.

Panem et Circenses

Incapable de faire régner le calme, l’empereur Commode chercha à s’attirer les bonnes grâces de la plèbe en organisant des jeux du cirque. Lorsque les distractions sanglantes et les distributions de pain ne suffirent plus à cacher les dysfonctionnements de l’État, il prit lui-même les armes et se jeta dans l’arène, défiant le danger au prix de son propre sang devant la populace enragée.

Téléréalité et talk-shows sont les arènes de nos jours. Les spectateurs y nourrissent le même voyeurisme et le même goût pour le spectacle sordide où la fiction est remplacée par une réalité truquée. Les allocations, primes d’activité et de conversion sont nos charrettes de grain.

L’armure de Marlène Schiappa n’est ni le casque, ni le grand bouclier du mirmillon, mais le #metoo et le titre ronflant de secrétaire d’État chargé de l’égalité entre les hommes et les femmes derrière lesquels elle pourra compter pour s’abriter et dévier tout argument trop incisif. Tout iconoclaste qui aurait la triste idée d’émettre la plus petite opinion sur le sens de sa présence sur C8 avec Cyril Hanouna dans le Balance ton poste ! spécial grand débat de ce vendredi, tout énergumène qui questionnera l’efficacité de bavarder avec la numéro 24 du gouvernement dans une des émissions préférée des ados, tout opposant qui aurait l’outrecuidance d’oser émettre une remarque dérangeante et donc forcément sexiste et réac encourra le risque de se voir immédiatement disqualifier d’un mortel « balance ton porc ! ».

Démocratie et subsidiarité

La démocratie a été inventée par l’aristocratie athénienne pour contrôler les classes moyennes de l’époque qui croulaient sous les impôts et les méfaits économiques de l’esclavage. Isoler les meneurs, les propulser à des postes inutiles, honorifiques et grassement payés est un moyen imparable pour étouffer dans l’œuf toute contestation. Les débats sur la place publique sont le parfait exutoire pour que le peuple puisse vider sa colère et sa frustration sans faire de dégâts ni remettre en question le système qui les opprime.

Les romantiques des XVIIIe et XIXe siècles qui ont posé les bases de la République française ont mélangé démocratie et subsidiarité. Ils ont commis la même erreur qu’ont faite les sénateurs romains au premier siècle avant notre ère. Ils ont confondu un système qui consiste à canaliser les réactions des citoyens à travers des institutions : élections, représentants, lois, calendriers… avec le principe qui avait été à l’origine de l’expansion et de la puissance de la cité romaine. « Quod omnes tangit ab omnibus approbari debet » : ce qui intéresse chacun doit être débattu et approuvé par chacun.

Débattu et approuvé, absolument pas offert en spectacle et expédié en quelques heures de joutes verbales, de concours d’ego et d’élégance douteuse. Absolument pas imposé par des soi-disant vérités scientifiques, comptables ou éthiques. Absolument pas expurgé de tous les sujets jugés trop techniques, trop compliqués, trop sensibles, trop fâcheux. Absolument pas trié et légiféré par un quelconque système politique oligarchique qui se réserve le monopole de la moindre petite décision… Absolument pas transformé en histoire d’un mec (ou d’une nana) qui raconte sa life avec d’autres mecs et d’autres nanas.

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  • la pèche aux QI a 2 chiffres est ouverte..

  • Nous sommes responsable de ce cirque !! Et ce n’est hélas pas fini !! Le spectacle vivant de la déchéance de notre Société.! Ras le bol d’entendre que cela ne sert à rien de voter !
    L’ absentisme est la lèpre de notre pays !! Les gens râlent, c’est tellement plus facile de rejeter la faute sur les autres !! Nos politiques sont à l’image du peuple !!

    • pour moi quelqu’un qui ne vote pas , n »a plus droit au chapitre

      • Il ya quelques années, je pensais de même. Aujourd’hui, face à cette fausse démocratie, je me demande à quoi bon, j’en ai un peu marre de voter contre en essayant de déterminer le moins pire.

        • C’est peut etre un peu fou… mais si à la place, on essayait de « voter pour », et construire un « plus mieux » ?

          • Il faudrait voter pour un programme, pas pour un tocard, aussi poli soit-il ❗

            • Il faudrait surtout pouvoir construire le programme pour lequel voter, avec un bas de page qui tienne la route…. , et pas signer en blanc un torche Q roulé sous les aisselles 🙂

      • une gentille voisine, (avec une QI à 2 chiffres mais la moitié de 3 chiffres) m’a dit avoir voté pour Macron parce que elle l’a trouvé beau. Elle s’est intéressée autant, voir plus, pour l’élection de Miss France . Alors quand on me parle de démocratie et vote obligatoire……

      • Vous avez raison : réduisons au silence ceux qui refusent d’être les complices des politiciens.

      • Oui, rendons le vote obligatoire : comme cela, on pourra élire Macron avec 99.95 % des voix comme dans toute bonne démocratie [populaire].

        • bien au contraire, il serait salutaire de créer un permis de voter a l’instart du permis de conduire qui soustrait de la conduite les parfaits abrutis, ce permis de voter soustrairait aussi les ignares en économies; une autre version serait : réserver le vote a ceux qui payent des impots ; ces deux solutions méritent attention, a discuter!

          • Réserver le vote à ceux qui payent l’impôt : c’était le cas dans le droit romain antique, le fondement de notre droit au passage. Ceux qui ne participaient pas à l’effort collectif représenté par l’impôt n’avaient pas leur mot à dire sur la façon dont il était utilisé. J’en rêve…

      • voter c’est légitimer le système pourri en place…et pour celle est ceux qui votent, viennent sur contrepoints, se disent « libéraux » et crachent sur les abstentionnistes, je leur dit simplement : hypocrites

      • Ce qui fait de vous une Illustration vivante du principe de libre adhésion à la servitude volontaire
        Mais pourquoi pas d’ailleurs… c’est votre droit le plus absolu (contrairement a celui que vous semblez accorder a ceux qui ne votent pas et n’auraient « plus droit au chapitre »).
        Dans la France de 2018, l’offre politique est suffisamment riche pour être quasiment certain de pouvoir voter, a chaque élections, pour un incompétent et/ou corrompus et/ou menteurs et/ou cyniques et ainsi faire son devoir de citoyen et contribuer a tirer le pays de l’ornière.

      • @claude henry de chasne
        Bonjour,
        Voter est un droit, non un devoir, bien que sur les Cartes électorales, soit marqué « Voter est un droit et un devoir citoyen. »
        Le devoir du citoyen, concernant ce droit, est de s’informer pour voter POUR celui qui le représente le mieux. Vu qu’il n’est pas obligé de voter, malgré ce qu’on veut nous faire gober avec des phrases du style de celle écrite sur les cartes électorales, il peut ne pas se présenter au bureau de vote, sans que ne lui soit fermé son droit d’expression.

    • Faut quand même reconnaitre que ceux qui nous sont proposés aux élections ne donnent pas envie!

  • @ Claude tout a fait d’accord avec toi.
    Il reste que, dans l’état actuel des choses on en vient à élire une personne que l’on ne voulait pas.
    Alors que proposes-tu ?

    • Il peut y avoir une solution, souvent demandée d’ailleurs : la reconnaissance du vite blanc via le principe de « Quorum ».
      Si à l’élection il n’y a pas un minimum de votants exprimés, tous les candidats sont éliminés, et on repart pour un nouveau tour avec des nouveaux.

      A force de virer ce qu’on veut pas, on finira bien par en avoir un qu’on veut.

    • Et ça pourrait avoir un effet secondaire interessant : rendre les campagnes moins longues et moins dépensières.
      Aucun candidat ne se lancera dans une longue et chère campagne si tous peuvent etre éliminés au 1er tour.

  • Toujours pas compris pourquoi c’était mal d’aller chez Hanouna et bien d’aller chez Pujadas.
    Y aurait il des jeux du cirque acceptable parce que dans l’entte-soi et d’autres inacceptables pour la raison opposée ?

    • entre le niveau du fond de la classe de 3eme de Hanouna et le cirage de pompes de Pujadas, c’est de toute façon pas très brillant. Quant à Schiappa, c’est une source de coûts de l’état qu’il serait bon de supprimer, elle a besoin de faire parler d’elle par n’importe quel moyen… J’ai bien dit elle, pas de son pseudo job…

    • Que celui qui a dit que c’était bien d’aller chez Pujadas lève le doigt !

      Personne ? ça doit être ailleurs…

  • Cet article, intéressant à lire, met dos à dos les dirigeants stupides et le peuple stupide.

    Sous le règne de Marc-Aurèle, le père de Commode le peuple lui reprocha : «Il veut nous enlever nos amusements pour nous contraindre à philosopher.» parce qu’il voulait supprimer les jeux du cirque.

    En résumé tout le monde est stupide, seul le type de stupidité change !

    • Que chacun cherche de quelle stupidité il se nourrit pour empoissonner le monde!

    • Einstein disait que la bêtise humaine est infinie! Les événements prouvent qu’il avait une fois de plus raison.
      D’ailleurs celle-ci semble avoir quitté notre monde lorsqu’on lit les infos. Un collège catholique aux USA va effacer une fresque où se trouve Christophe Colomb, devenu politiquement incorrect. Une université a décidé de ne plus étudier les écrivains blancs. Il n’y a donc pas que chez nous. C’est l’Occident tout entier qui est en pleine décadence intellectuelle!

  • « Aux quarante ans de désacralisation de la parole publique se sont superposés quarante ans de scandales divers et variés, quarante ans d’immobilisme, quarante ans de promesses non tenues, quarante ans de résultats économiques pitoyables, de chamailleries, de postures… » : chuuuut ! Il ne faut pas dire cela ! Or, si lors des présidentielles de 2017, qui ont été l’apothéose de ce qui s’est passé au cours du cycle quarantenaire précédent, les électeurs français ont choisi M. Macro. c’est parce qu’ils ont cru ce qu’il leur avait été martelé ad nauseum : M. Macro. était brillant, intelligent, compétent, le seul capable de remettre la France au bon endroit et sur de bons rails, tandis que Mme Le Pen leur était présentée comme peu brillante, peu intelligente, peu compétente, peu capable de redresser la France. Ce jeu d’encensement de M. Macro et de dénigrement de Mme Le Pen a abouti aux résultats électoraux que l’on sait et aux résultats économico-socio-socitaux que l’on constate aujourd’hui. L’opération enfumage lui a si bien réussi au petit prodige jupitérien, que le voilà aujourd’hui en train d’en remettre une couche dans la perspective des toutes prochaines européennes. Que croyez-vous qu’il se passera ? « Les Français sont ds veaux » ! Ce n’est pas Coluche qui avait dit cela, mais le Général de Gaulle soi même, à qui même M. Macro. aujourd’hui reconnaît diplomatiquement des qualités !
    « Lorsque les distractions sanglantes et les distributions de pain ne suffirent plus à cacher les dysfonctionnements de l’État, (l’empereur Commode) prit lui-même les armes et se jeta dans l’arène, défiant le danger au prix de son propre sang devant la populace enragée ». Pour ma part, j’aurais aimé que M. Macro. qui n’a d’empereur que le comportement, fasse la même chose aujourd’hui, au lieur d’aller promener sa bobine chez les Maires sur lesquels il a tant craché, en prenant soin de surcroit de s’entourer d’une garde du corps impressionnant. Cela aussi, cela fait prtie ds dépenses à prendre en compte dans les compte de campagne de LREM !

    • Et avant le dénigrement de Mme Le Pen, il y a eu l’abattage bien orchestré de M. Fillon.

    • Vous oubliez l’hypothèse pourtant assez probable selon laquelle MLP aurait volontairement perdu le débat pour ne pas se retrouver avec les emm…s du pouvoir dans un contexte économique difficile et rester confortablement dans l’opposition.

    • M. Macro. était brillant, intelligent, compétent, le seul capable de remettre la France au bon endroit et sur de bons rails,
      … et beau (cf. supra, c’est pas moi qui le dis ! -:(

  • La Schiappa fa schifo…

    Si vous voulez vous marrer, collez la phrase dans Google traduction et regardez les traductions dans les différentes langues…

  • A vous lire tous, on a envie de se barrer dans un pays étranger . . .c’est normal, le spectacle français est affligeant ! ailleurs, ça permettra de se couper des médias jusqu’à se rendre compte que ce n’est pas mieux mais pas pire non plus !

    • Essayez plutôt de vous couper totalement des media pendant un mois puis de regarder à nouveau un journal TV.

      Et la vous allez halluciner. Car l’habitude d’entendre n’importe quoi émousse le sens critique.

  • les maires ne sont pas rancuniers , quand on sait comment macron les a traité …..maintenant il vient leur lécher les bottes dans le seul but de les endormir ; affligeant tout ça ;

  • Les minorités actives prolifèrent. Tocqueville s’inquiétait de voir le processus de démocratisation, qu’il approuvait, livrer les sociétés à une possible « tyrannie de la majorité ». Une prédiction inverse semble aujourd’hui plus pertinente : celle que Roberto Michels, un élève de Max Weber, énonçait au travers de sa « loi de l’oligarchie » selon laquelle un petit groupe bien organisé parvient à imposer ses intérêts, sa volonté ou ses idées à un plus grand groupe rendu vulnérable par les divisions ou le manque d’organisation.

    • Ce petit groupe bien organisé est une ploutocratie mise en place avant la fin du XVIIIe siècle autour de grands banquiers internationaux ayant un projet de gouvernement mondial.
      Au programme: subversion des dirigeants (manipulations monétaires, dettes, débauche sexuelle, chantages etc…), repérage et endoctrinement de futures élites dès les écoles ou universités qui seront placées ensuite comme conseillers des gouvernants, enfin et surtout, mainmise sur la presse et l’édition pour « convertir » les populations au globalisme.
      La démocratie est un moyen bien choisi de gouvernement dans ce cadre. « Il ne faut pas craindre le suffrage universel, ils voteront comme on le leur dira » (Tocqueville)…

  • La dangerosité de la démocratie selon Platon.

    La démocratie est un régime dangereux.
    Elle donne un pouvoir et une liberté excessifs au peuple, dont les désirs irrationnels et impulsifs risquent de faire se dissoudre l’ordre social dans la violence.

    La démocratie s’appuie sur la bêtise du peuple.
    En effet, la préférence pour ce régime a pour base logique l’idée que le peuple puisse prendre de bonnes décisions. Or, la connaissance du vrai et l’expérience sont pour cela nécessaires. Ces deux qualités sont l’apanage du seul philosophe armé de sa raison, et non pas du peuple, animé par l’apparence, le préjugé et la passion. C’est pourquoi la démocratie étend le domaine de la démagogie : les plus bas instincts du peuple sont flattés par la parole du démagogue

    https://1000-idees-de-culture-generale.fr/democratie-platon/

    • La démocratie ne peut fonctionner qu’à certaines conditions:
      – un haut niveau d’éducation
      – une information pluraliste
      Le principe démocratique s’appuie sur l’égalité en droit et en dignité des hommes. Mais il convient de se donner les moyens de leur capacité à discerner, à choisir.
      Le sabotage de l’éducation et l’uniformité médiatique détruisent la demicratie de l’intérieur.

    • « Ces deux qualités sont l’apanage du seul philosophe armé de sa raison ». Oui, en effet, mais aujourd’hui il y a beaucoup de philosophes parmi le peuple et beaucoup d’insignifiants parmi les gouvernants. Platon, s’il revenait, corrigerait peut-être sa copie.

    • @ Bernard
      je vous rappelle que les régimes oligarchiques et autocratiques n’ont pas mieux réussi que les démocraties. D’ailleurs la France n’en est pas une. Seuls les régimes libéraux comme la Suisse semblent fonctionner.

    • L’alternative, dans ce cas, est une « aristocratie éclairée », composée d’honnêtes hommes, philosophes et guidés par des valeurs de Bien.

      Donc, pas dans ce pays, pas dans ce siècle.

    • Les abstentionnistes, nombreux dans ce pays, seraient-ils des philosophes ❓

  • Oui, C’est vrai que Coluche se marrerait… Mais nous pouvons en associer d’autres, comme Jacques Martin, Jean Yanne, qui avait fait paraitre un livre: On n’arrête pas la connerie. si tu savais mon pauvre Jean que la connerie à subi depuis ton départ une accélération fulgurante.
    Moi, je pense que, la haut, ils doivent tenir un sacré rond-point…
    Ca doit « fuser »…

    • j’ai été surpris d’entendre ce matin qu’une humoriste du Web avait été nommée « la relève de coluche » …allez voir les vidéos assez cocasses de « La Bajon » sur youtube.

  • La commedia dell’arte, ce carnaval devenu permanent empoissonne le fonctionnement de la démocratie mais pas qu’en France.
    Merci Olivier Maurice pour votre article sensé à lire dont je cite un paragraphe très juste sur la grande nuisance exercée par bien des médias français et des hommes politiques trop irresponsables: «  » Les médias ont vite compris le filon : il est bien plus simple et bien plus vendeur de chercher à mettre en lumière les contradictions des uns et des autres, bien plus facile d’exhiber les petites phrases polémiques que d’organiser un vrai débat d’idées ou d’informer sur la réalité des faits. Pris en tenaille entre des électeurs et des médias qui ne cherchent pas à les écouter, mais uniquement à porter des jugements moraux, les hommes politiques ont eux aussi réalisé qu’il devenait impossible et improductif d’essayer d’aborder un sujet sérieusement. Il est bien plus rentable de participer au jeu de massacre collectif. «  »

  • Pour la France l’apogée fut au XVIIIe siècle, sous la monarchie. Elle était alors la première puissance mondiale, le pays le plus peuplé, le plus riche, le plus cultivé, le plus raffiné, le plus rayonnant. Que de superlatifs, mérités pourtant. Bref un modèle envié par tous. Toute l’élite européenne parlait français. Mais ruiné par la Révolution et l’Empire, le pays se retrouva lors de la Restauration dépassé par la Grande-Bretagne et bientôt par l’Allemagne et les USA. Le constat est sans appel. Imaginons ce qu’elle serait aujourd’hui si elle n’avait pas commis cette folie. Qu’est-ce qui a donc pris aux français de se suicider et de mettre l’Europe à feu et à sang pendant 25 ans? Le plus drôle est qu’ils fêtent le jour où ils se sont sabordés et ont déclenché leur déclin.

    • On peut faire cinquante lectures de notre histoire, et c’est un exercice passionnant.
      A ce titre, certains pourraient considérer que notre déclin est en germe dans la Saint Barthélémy, affirmant notre modèle absolutiste et centralisateur et empêchant l’émergence d’un parlementarisme proche de celui des pays protestants.
      En j’en passe.
      De toute façon il faut faire avec les cartes que l’on a en main ;p

    • Avec ce type de nostalgie, beaucoup de pays se verrait aujourd’hui comme les phares du monde. Heureusement que le premier ne reste pas toujours premier et que les autres ont également leur chance. C’est bien ce qui fait avancer le monde, les places ne sont jamais définitives…

  • Vous êtes en colère contre le cirque actuel, moi aussi! Ce ne sont pas des débats qui ont lieu mais des shows avec des chauffeurs de salle qui vous disent quand applaudir ou quand huer. Spectacles pathétiques de meetings de campagne pour endormir les masses!

  • Certains semblent avoir oublier que l’on est tous le « con » de quelqu’un…

    Continuer de cracher sur la démocratie et le peuple français.

    Je vous laisse à votre concours d’ego.
    Un minarchiste

  • Au final, et quarante de mensonges et de duperies c’est long, je sais, mais la seule qui chose, ou évolue, ou involue comme vous voulez, c’est que l’oligarchie (et Macron en est la quintessence) se fout ouvertement de la gueule du peuple, avant il(s) feignait d’être sérieux et digne…et 40 ans de lavage de cerveau ayant laissé des traces, l’oligarchie passe donc à la seconde étape, la destruction pure et simple de toute possibilité de dialogue de fond, car oui, vous ne verrez plus non plus (un Balavoine, face à Mitterrand, qui éructe la haine de la jeunesse…)

  • Bon sang ! Mais qu’est-ce que Hanouna va faire dans cette galère !?
    Schiappa va nuire à la qualité de son émission.

  • Je suis actuellement sur https://twitter.com/BalanceTonPost et ça fait peur.
    Certes, on sait que les Français veulent toujours plus de socialisme, mais par pitié les libéraux, venez contrebalancer ces propositions à la noix ! Même si c’est perdu d’avance…

  • « La démocratie a été inventée par l’aristocratie athénienne pour contrôler les classes moyennes de l’époque qui croulaient sous les impôts et les méfaits économiques de l’esclavage. »
    A Athènes, les citoyens décidaient des lois et de ce qui se passait dans leur cité. Ils élisaient des stratèges pour une année, et les réélisaient s’ils en étaient satisfaits. Péricles sera élu stratège 30 fois, jusqu’à la chute d’Athènes. Les « représentants » étaient tirés au sort. Ces représentants, formant la Bollé, préparaient des lois et les soumettaient aux votes des 40.000 citoyens athéniens, lesquels formaient l’Ecclésia. Ces citoyens pouvaient être tirés au sort pour être juges et « rendre la justice » (6.000 étaient tirés au sort et formaient l’Héliée).
    Les citoyens avaient le droit d’avoir des armes et le devoir de combattre, faire la guerre avec.
    « Droits et devoirs du citoyen athénien

    « Siéger à l’Ecclésia ou à l’Héliée tente le citoyen. Lorsque l’âge lui interdit les travaux des champs, il ne lui déplaît pas alors de suivre avant le jour, guidé par un enfant, à la lumière d’une lanterne, les chemins défoncés qui mènent à la ville, où les séances de l’Assemblée ou du Tribunal commencent de bonne heure. En temps de guerre, il revêt sans trop grogner l’armement de l’hoplite qui est un héritage paternel, parce qu’il s’agit de défendre les siens, sa maison, ses arbres, sa moisson. »
    THUCYDIDE, Histoire de la guerre du Péloponnèse, Vème siècle avant J-C. »
    Texte donné à des élèves de sixième en évaluation sur le chapitre de la Grèce et de la démocratie.
    « http://emmanuel.sarrazin.pagesperso-orange.fr/Sixieme/Exos/histoire/citoyen.htm » [La classe dans laquelle j’assiste un élève, a eu une évaluation plus corsée.]

  • @ alan , pas d’accord avec vous , beaucoup d’électeurs non pas voulu que Macron soit élu avec plus de 80% de voix , cela devient un dictateur !! N’empêche le jupiter n’échappe pas à la crise , le baratin à ces limites !!
    Comment voulez vous créer de l’emploi avec un taux horaires pour vendre des produits moins cher que les Chinois etc..etc..erreur de stratégie industrielle c’est l’excellence que nous devrions mettre en pratique Ex: HERMÈS, LVMH sont des entreprises qui n’ont pas de problème de rentabilité !!! L’Excellence est un marché porteur et d’Avenir
    En France faire des produits comme les chinois , nous ne pouvons les faires : taxes ,taux horaires etc ..etc..Quand vous voyer le SMIC ROUMAIN celui du Francais , il y a une certaine différence, pourquoi donc que renault s’installe là-bas !!

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