L’imposture de l’éolien et du photovoltaïque

Faire croire que l’éolien et le photovoltaïque pourraient remplacer le nucléaire, même partiellement, est une imposture.

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L’imposture de l’éolien et du photovoltaïque

Publié le 8 janvier 2019
- A +

Par Michel Gay.

En 2019, la part des charges du service public de l’énergie pour les énergies renouvelables uniquement se montera à environ 8 milliards d’euros (Md€) selon le Président de la République dans son discours du 27 novembre 2018.

Ces taxes ont déjà été qualifiées le 13 décembre 2006 par le Conseil d’État « d’imposition innommée» (innommable ?), expression reprise par la Cour des comptes en juin 2012. Elles profiteront essentiellement à l’éolien et au photovoltaïque, qui ne représentent respectivement que 4 % et 2 % de la production d’électricité nationale.

Productions erratiques

Les variations aléatoires des éoliennes et des panneaux photovoltaïques (PV) peuvent être rapides (à l’échelle de l’heure). En cas de forte puissance éolienne et photovoltaïque installée, il est donc indispensable de disposer de moyens réactifs de production comme l’hydraulique et les centrales thermiques au gaz.

À l’échelle de la France, les fluctuations de production des parcs éoliens varient d’un minimum de 5 % à un maximum de 70 % de la puissance installée. L’ADEME prévoit d’installer 50 000 éoliennes de 2 mégawatts (MW).

Ainsi, pour une puissance installée de 100 gigawatts (GW), des variations incontrôlées allant de 5 à 70 GW peuvent survenir aléatoirement. C’est impossible à gérer sans une compensation massive avec du gaz.

L’argument du foisonnement des régimes de vents en France et en Europe, avancé par certains, ne correspond pas à la réalité. Le régime des vents est souvent le même partout comme le montrent les courbes de productions éoliennes établies par Hubert Flocard pour différents pays européens.

La production des PV est également fluctuante (variant de 1 à 10 selon les jours…) et limitée à 1 200 heures par an (moins de quatre heures en moyenne par jour en moyenne annuelle). En hiver, elle est nulle pendant les pointes de consommation du soir (vers 19 h 00).

En France, si 60 GW de panneaux photovoltaïques étaient installés, la puissance instantanée disponible varierait en été entre… 0 et 40 GW en moins de 6 heures.

En résumé, avec une puissance installée « vent plus soleil » de 160 GW, la puissance délivrée sur le réseau pourrait donc varier de 5 GW en hiver, alors que le besoin atteint régulièrement 80 GW, jusqu’à 110 GW en été (70 éolien + 40 PV) quand le besoin est seulement de 30 GW à 50 GW.

Réduire le CO2 ?

Officiellement le but de la loi de transition énergétique est de réduire la consommation d’énergie fossiles (charbon, gaz, pétrole), et donc les émissions de gaz à effet de serre (CO2).

Or, en 2018, la production d’électricité française n’a émis que 60 g de CO2/kWh (principalement grâce au nucléaire), contre plus de 500 g de CO2/kWh pour l’électricité allemande majoritairement produite avec du charbon et du gaz.

Rapportés à la durée de vie, et surtout en tenant compte des nécessaires moyens pilotables de compensation au gaz pour répondre majoritairement aux besoins instantanés, les « écobilans » des émissions de CO2 sont d’environ 200 g/kWh pour le PV, de 100 g/kWh pour l’éolien, et de 10 g/kWh pour le nucléaire.

En effet, non seulement les besoins en gaz sont plus importants pour compenser les intermittences des énergies renouvelables mais, en plus, les besoins en matériaux (béton, acier, cuivre, terres rares etc.) nécessaires à la construction des éoliennes et des panneaux photovoltaïques sont plus importants par kWh produit que le nucléaire.

Ajouter des éoliennes et du PV ne donc que détériorer le bilan des émissions de CO2 de la France. Elles ont augmenté en 2017 et la tendance semble la même en 2018, malgré le développement des énergies renouvelables (ou à cause ?) …

Coût de production de l’électricité ?

Actuellement, sur un total de production de 550 térawattheures (TWh = un milliard de kWh), les 58 réacteurs du parc nucléaire produisent annuellement 420 TWh vendus sur le marché de 30 à 50 €/MWh, soit au total une vente annuelle d’environ 17 Md€.

Compte-tenu des tarifs d’achat par EDF de l’électricité éolienne et solaire (de 100 €/MWh jusqu’à 550 €/MWh avec le complément de rémunération selon l’année d’installation et la puissance installée), l’ordre de grandeur des achats est de 30 Md€ pour une production de « mauvaise qualité » de 23 TWh, soit 5 % de la production nucléaire…

Le coût d’investissement prévu uniquement pour les éoliennes et le PV, atteindra près 300 Md€ qu’il faudra renouveler tous les 20 ans, sans compter les éoliennes off-shore… beaucoup plus onéreuses.

À cette somme faramineuse, il faut ajouter plusieurs milliards d’euros pour le coût des adaptations du réseau d’électricité afin de supporter ces « bouffées de productions », ainsi que les gigantesques moyens de stockages que personne n’a encore chiffré.

Et ces calculs d’investissements sont encore optimistes !

En raison de leur intermittence, il faudrait aussi ajouter de nouvelles centrales thermiques (gaz et charbon) pilotables pour compenser les variations aléatoires des éoliennes et PV. D’où un investissement supplémentaire considérable, car il faudra multiplier au moins par trois le parc thermique fossile actuel en France, et augmenter les importations de gaz, ce qui alourdira encore la facture énergétique.

Une cinquantaine de réacteurs EPR couplés aux barrages existants et à quelques centrales à gaz d’appoints produiraient toute l’électricité de France (650 TWh) de manière maîtrisée et pour une durée de vie au moins trois fois plus longue (60 ans).

L’emploi

L’industrie nucléaire représente 200 000 emplois directs et encore 200 000 emplois indirects qui seraient compromis par une réduction (ou un arrêt) de l’activité nucléaire.

Les éoliennes, comme les PV, ne sont pas fabriquées en France, ne créent quasiment pas d’emplois et contribueront au déficit de la balance commerciale. La « création » d’un emploi vert, souvent temporaire, tue deux à trois emplois ailleurs !

Faire croire que l’éolien et le photovoltaïque pourraient remplacer le nucléaire, même partiellement, est une imposture.

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  • Pour faire accepter l’éolien que l’ETAT pour des raisons de propagande , EDF achète le courant plus cher qu’il ne le revend !!! l’EDF est en infraction ( L’ÉTAT ) une loi stipule qu’il est interdit de vendre a perte , c’est vrai que EDF n’est plus a ça prés !. les clients lambda , de toute manière payera la Note … vous connaissez vous ine entreprise qui vend a perte ?? et après l’on vous donne des cours d’économie par l’excellent ministre des finances .. Tout le monde se lève ; applaudisser !!!!

  • Que de pessimisme !! Tout le monde sait que la consommation d’électricité va baisser de 44 % à l’horizon 2050, qu’on roulera tous en voiture électrique, et comme tout le monde sait que la croissance de l’économie est indépendante de la consommation d’énergie, il n’y aura aucun problème pour maintenir le taux de croissance nécessaire à la prospérité de la population en augmentation.

    • je ne trouve pas ça drôle, c’est écrit au sens premier dans les rapports de l’ademe et nombreux sont les politiciens qui veulent l’appliquer.

    • je ne trouve pas ça drôle non plus, surtout quand je regarde la ligne CSPE sur ma facture d’electricité

  • Pourquoi envisager un scénario à 160GW d’eolien + solaire, alors que Macron a parlé d’un triplement de l’éolien et d’un quintuplement du solaire: soit 3×15 + 5×7 = 80GW.
    Même si c’est déjà trop, c’est tout de même très loin de 160GW.

  • On se demande a qui ils vont refiler leurs kW devenus pour les europeens un produit de grand luxe !

  • Et les particules rejetées par les centrales au charbon ne sont pas nocive que pour les hommes.

  • D’accord dans l’ensemble mais pour être complet il faudrait quand même noter que la consommation peut être en partie modulée. Certaines grosses installations consommatrices (ex les accélérateurs du CERN) peuvent être arrêtées en fonction de la saison. D’autres process chimiques gros consommateurs peuvent sans doute aussi être ralenti (sans être arrêtés car beaucoup ne le peuvent pas) à certains moments etc… Les particuliers pourraient aussi être incités à moduler plus en utilisant des délesteurs et en modulant beaucoup plus les tarifs selon la disponibilité. En revanche la généralisation des véhicules électriques pourrait poser un sérieux problème avec l’essentiel des recharges pendant la nuit. Cela dit, il est bien évident que le nucléaire est la solution de choix.

    • C’est tout l’interet du Linky, de pouvoir à terme moduler les consommations des appareils elec en fonction de la charge et production …. Mais ici on doit encore avoir que des Anti Linky lol

      • C’est en effet l’intérêt du Linky: que nos dirigeants décident ce que nous pouvons consommer et quand. C’est ce qu’on appelle « le progrès »…

        • apparemment vous ne connaissez pas le principe d’intérêt général !

          • Principe très utilisé au Vénézuela, à Cuba et en Corée du Nord Car très pratique pour imposer aux populations ce dont elles ne veulent pas.

            • Le peuple ne veut pas du nucléaire et l’état Français lui impose. C’est pourtant un jeu très con la roulette russe, surtout quant on paye la balle, le révolver et l’enterrement et qu’on appuie sur la gâchette à notre place quand bien même on ne veut pas jouer.

    • Reduire la consommation c’est reduire l’activité. Un premier pas vers la decroissance. non merci.

    • pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué

  • Allez, encore un énième article lobbyiste contre les ENR !
    comme quoi le dogmatisme n’est pas QUE chez les écolos !
    truffé de mensonges

    • Les chiffres sont incontestables, et donc il n’y a pas de mensonges! Ni de dogmatisme!
      Le matin du 11 décembre 2018, l’éolien a apporté un peu plus de 1 GW sur un parc comprenant 13 GW, pour une consommation à la pointe du matin de 75 GW.
      À la pointe du soir, l’éolien est « remonté » péniblement à 1,2 GW sur une consommation de 76 GW.
      Au même moment le nucléaire lui a apporté 53 GW pour une puissance installée de 63 GW, l’hydraulique et le gaz ont apporté respectivement 10 GW et 8 GW à la pointe du matin, ainsi que 12 GW et 8,5 GW à la pointe du soir.
      Gardez donc votre dogmatisme pour vous.. et apprenez à compter, cela peut vous être utile!

    • Si c’est article est truffé de mensonges, dites nous donc lesquels

  • Les français ont le choix d’élire des nains posteurs ou des huns posteurs…

  • pour enerver le FanClub GAY
    un article objectif et factuel sur les ENR chez L’usine nouvelle ( excellent et site plutot neutre et fiable ) le cout chez EDF du nuclèaire est estimé à 33€ le Mw et à 66€ par la cour des comptes en 2014. Dire que je me suis fait enguirlandé sur ce site en disant que le nucléaire est AUSSI subventionné !
    Le cout du photovoltaique est tombé entre 45 et 60€ le MW et plus de 100€ pour ….l’EPR lol !

    • Euh, cela fonctionne le photovoltaïque le soir ❓
      Ah suis-je bête, il y a des miroirs géants 😉

      • ah oui, l’éolien, le photovoltaique sont moins chers… que tout
        bon, tous les pays ayant acheté les yeux fermés les promesses des VRP en poele à frire(déjà Clinton nous expliquait la même chose, mais lui, il avait une excuse, e<t des intérêts directs) ont vu la note d'électricité exploser, mais c'est à cause du nucléaire, du réseau, des compteurs imbéciles, des veilleuses des appareils, des illuminati….
        supprimons le racket des subventions,supprimons la priorité au réseau( curieusement on n'en parle pas, quand on parle des performances des zozoliennes?) alignons les obligations de fourniture à tous les acteurs,et ainsi on profitera des économies promises par les idiots utiles habituels

    • Si on se fie au tarif arenh auquel les distributeurs alternatifs peuvent acheter de l’électricité nucléaire à EDF, c’est 42€/MWh. Donc inférieur au coût du PV et de l’éolien, d’autant plus qu’il faut ajouter au coût de revient de ces saloperies, le coût de centrales pilotables (au gaz ou charbon ou…nucléaire) non utilisées à plein potentiel, donc mal rentabilisées. Le coût réel du PV et de l’éolien est donc nettement plus cher que celui que ses promoteurs affichent.
      L’EPR même à 100€/MWh (mais ce sera plutôt 90 max) reste donc moins cher que le PV et l’éolien (pour mémoire, l’éolien en mer a été renégocié à la baisse récemment à…150€/MWh, auquel il faut rajouter le coût de raccordement au réseau HT terrestre, ce qui fait monter le coût à un niveau plus proche de…200€/MWh.

    • Ça énerve personne , en fait on s’en fout ,on n’a aucune influence dans ce pays l’état décide et puis c’est tout et si les renouvelables sont aussi bon marché pourquoi les subventionner ..a moins que nos coquins on bcp de copains.

    • Encore un qui confond puissance et énergie!
      Ce qu’on achète en matière d’électricité, ce sont des kWh ou des MWh.

      • S’il avait la moindre notion de physique, il ne serait pas écolo.

        Et s’il avait le plus petit atome de bon sens, il comprendrait qu’on a besoin d’énergie justement au moment où les EnR ne peuvent pas fournir (La nuit et l’hiver quand un anticiclone recouvre l’Europe).

      • De plus, ce qui a de la valeur, c’est une garantie de fourniture à une date donnée. Sinon on achèterait tout en Chine avec une durée aléatoire moyenne d’un mois de livraison – mais 10 fois moins cher qu’en France.

    • ben oui et c’est pour cela que tous ceux qui sont en «  »avance » Allemagne australie du sud , on vue leurs cout électriques exploser.
      De la part d’un « faiseur de fric » a rien foutre profitant de la mafia sur l’énergie qui s’est mise en place cela semble logique

    • Ah oui? Et en hiver la nuit tombant vers 5 heures du soir vous pouvez nous expliquer comment le voltaïque produit du courant? Et il n’y a que rarement du vent!

    • Evidemment, depuis que l’on fait des ENR le prix de l’électricité augmente alors que que quand on était en pur nucléaire ou presque le prix était bien plus bas.
      Et des gogos gobent des articles qui expliquent que le nucléaire coûte plus cher.
      Pays foutu, population décérébrée.

    • Encore le 66E le MWh de la Cour des Comptes.

      La Cour des Comptes utilise un outil d’évaluation : le Coût Courant Economique (CCE).
      Je vous mets le lien du fameux rapport : https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/EzPublish/20140527_rapport_cout_production_electricite_nucleaire.pdf
      Le CCE est une « approche théorique qui conduit à calculer a posteriori un loyer économique annuel constant depuis la mise en service des centrales et qui permettrait de reconstituer, à la fin de leur durée de fonctionnement, un parc identique au parc initial. Cette méthode définit ainsi un coût global moyen sur toute la durée de fonctionnement du parc, utile pour comparer le prix des énergies entre elles. »
      Et SURTOUT, le CCE « ne tient pas compte en revanche de l’historique de ce parc, notamment de la manière dont il a été AMORTI et remboursé par les consommateurs, par exemple à travers les tarifs réglementés de vente d’électricité. On rappelle que le calcul du CCE n’est pas destiné à calculer le tarif à appliquer à un moment donné. »
      Donc le CCE est un outil pour calculer les coûts mais il ne tient pas compte des amortissements !

      Ainsi, quand vous parlez de 66E/MWh, il s’agit du CCE.
      Votre comparaison insistante et itérative de ce CCE avec le prix de vente direct de l’électricité des EnR au fil des différents articles de CP malgré les explications démontrant votre erreur, ne laisse plus de doute diagnostique: malhonnêteté intellectuelle!
      Sans doute n’avez-vous finalement rien d’autre de très convaincant en réserve…

      Et le CCE de l’éolien, du PV, quel est-il ?

  • usinenouvelle
    1 – L’énergie en France est déjà décarbonée grâce au nucléaire
    FAUX : Ne pas confondre énergie et électricité. Cette dernière ne représente que 24,7 % de la consommation d’énergie en France en 2017 (selon le Datalab du gouvernement), contre 63,7 % pour les énergies fossiles (pétrole, charbon et gaz naturel), importées et très émettrices de CO2. Le solde (11,6 %) est fourni par la biomasse, les déchets et la chaleur produite en cogénération.
    Grâce à l’électricité nucléaire et hydroélectrique, la France n’émettait que 4,57 tonnes de CO2 par habitant en 2014, contre 16,35 en Amérique du Nord, selon la Banque mondiale. Mais elle est à peine sous la moyenne mondiale, qui s’élevait à 4,95 tonnes de CO2 par habitant il y a quatre ans. Et si les émissions de gaz à effet de serre avaient tendance à baisser grâce, notamment, aux politiques d’économie d’énergie des entreprises, les émissions de carbone sont reparties à la hausse en 2017. Elles ont augmenté de 3,2 % à cause de l’arrêt de centrales nucléaires, pour des raisons de sûreté, au profit de centrales thermiques gaz et charbon, d’un climat défavorable à l’hydraulique, mais aussi de la croissance économique de 2 % (selon le Commissariat général au développement durable).
    2 – La taxe carbone doit financer la transition énergétique
    FAUX : Le principal objectif de la contribution climat énergie (CCE), la taxe carbone française, n’est pas de financer la transition énergétique, mais de changer les comportements des consommateurs et de motiver les entreprises à réaliser des investissements qui ne seraient pas rentables sans cette fiscalité. Par exemple, le biométhane ne sera compétitif avec le gaz naturel importé « qu’avec une taxe carbone à 140 euros et si l’on arrive à baisser les coûts de production à 60 euros par mégawattheure [environ 90 euros aujourd’hui, ndlr] », explique Didier Holleaux, le directeur général adjoint gaz d’Engie.
    Et c’est pourquoi, fin 2017, le Parlement a voté une nouvelle trajectoire pour la CCE. De 7 euros la tonne de carbone en 2014, elle est passée à 30,50 euros en 2017, puis à 44,60 euros en 2018 et elle devrait atteindre 86 euros en 2022. Les recettes ont représenté 6,4 milliards d’euros en 2017. Globalement, la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), qui inclut la CCE, rapporte environ 34 milliards d’euros à l’État. Une partie est fléchée vers le financement des énergies renouvelables via un compte d’affectation spéciale transition énergétique.
    3 – La France a besoin de six nouveaux EPR
    FAUX : Ce chiffre de six réacteurs nucléaires EPR à construire en France entre 2025 et 2035 est issu du rapport (classé secret défense, mais qui a fuité en pleine préparation de la Programmation pluriannuelle de l’énergie) de Yannick d’Escatha, le conseiller de Jean-Bernard Lévy, le PDG d’EDF, et Laurent Collet-Billon, ancien délégué général pour l’armement, sur « le maintien des capacités industrielles de la filière nucléaire en vue de potentielles nouvelles constructions de réacteurs ». Est-il crédible ?
    Recommencer à construire des EPR vite et en série serait indispensable à la filière nucléaire pour maintenir ses compétences, qu’elle avait perdues, comme en témoigne le catastrophique chantier de Flamanville (Manche). Dans l’optique où la France souhaite maintenir 50 % d’électricité nucléaire dans son mix électrique, la construction de nouveaux réacteurs en remplacement de ceux du parc historique – même prolongés de dix à vingt ans, ils seront arrêtés un jour – a également du sens, n’en déplaise aux écologistes.
    À moins que la France ne décide de programmer la sortie du nucléaire, la question de la construction d’un nouveau parc se pose. Mais rien ne presse, même en comptant un délai de dix ans entre la décision de construction et la mise en service d’un réacteur. Quant à savoir s’il faudra un, trois, six, voire neuf EPR supplémentaires, comme le propose la Société française d’énergie nucléaire, attendre qu’EDF et Framatome développent l’EPR 2 – plus simple et moins coûteux à construire – ou acheter des réacteurs au design japonais ou chinois… La décision est repoussée après 2021.
    4 – L’Europe oblige EDF à renégocier ses concessions hydroélectriques
    FAUX : « C’est la France qui s’est engagée, en 2008, à mettre ses concessions hydroélectriques en concurrence. Ce n’est pas Bruxelles qui nous l’a demandé », a rappelé Élisabeth Ayrault, la présidente du directoire de la Compagnie nationale du Rhône, lors d’une rencontre avec la presse en mars 2018. Au moment où la France négociait avec l’Europe des droits plus importants sur le nucléaire et les tarifs régulés, elle aurait d’elle-même donné ce gage.
    Depuis, elle traîne à s’exécuter. Et Bruxelles a lancé deux procédures contre l’État français. La première concerne des articles de la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015, qui autoriseraient la prolongation de concessions contre des travaux, ce qu’interdirait Bruxelles. La Direction de la concurrence européenne reproche aussi à la France d’avoir verrouillé le marché et prolongé sans mise en concurrence environ 180 ouvrages exploités par EDF.
    5 – La consommation d’électricité va augmenter à cause des véhicules électriques
    FAUX : Cela semble logique, mais c’est faux. Les estimations de RTE à l’horizon 2035 pour un déploiement d’environ 10 millions de véhicules électriques tablent sur une consommation électrique supplémentaire de 40 térawattheures, soit 7 % de la consommation française. Si l’on compare ce chiffre à la tendance à la stagnation, voire à la baisse (RTE parle de – 0,5 % par an), de la consommation électrique, celle-ci ne sera touchée qu’à la marge par une arrivée massive de véhicules électriques. Le véritable enjeu sera de gérer l’appel de puissance pour le réseau de cette recharge dans sa dimension spatiale (concentrée en ville) et temporelle (en soirée, lors de la pointe de consommation), explique le Syndicat des énergies renouvelables. En revanche, la consommation mondiale va beaucoup augmenter. Selon les projections de l’Agence internationale de l’énergie, elle passera de 19 % de la demande totale d’énergie aujourd’hui à 30 % en 2040.
    6 – Les emplois des renouvelables sont tous partis en Chine
    FAUX : La France compte 107 000 emplois dans les énergies renouvelables, dont 30 000 dans la biomasse et les biocarburants, selon l’agence internationale de l’énergie renouvelable (Irena). C’est trois fois moins que l’Allemagne et ses 325 000 postes, dont 160 100 dans l’éolien. Mais c’est quand même la moitié de la filière nucléaire (220 000). On est loin des 800 000 emplois promis lors du Grenelle de l’environnement. Et ces emplois sont très peu industriels. C’est la Chine qui truste la production de panneaux photovoltaïques et, avec la Corée et le Japon, celle des batteries lithium-ion. Quant aux éoliennes, elles sont produites par des Allemands, des Danois et des Américains. En revanche, ces 107 000 emplois, liés au montage de projets, à leur construction et leur maintenance, sont non délocalisables.
    7 – Les renouvelables coûtent trop cher à développer
    VRAI ET FAUX: L’État consacre plus de 5 milliards d’euros par an au développement des énergies renouvelables. Pour certains, cet argent serait mieux utilisé en aides directes aux Français à la transition énergétique, pour remplacer leur chaudière au fioul, par exemple. « Ce serait vrai à un instant T, mais le but de ce soutien aux renouvelables est de préparer l’avenir », observe Éric Vidalenc, blogueur et expert de l’Ademe. L’avenir s’oriente vers une production plus décentralisée d’énergies décarbonées, avec une moindre dépendance au nucléaire.
    La politique de soutien lancée dans les années 2000, qui a effectivement coûté très cher, a néanmoins porté ses fruits. Aujourd’hui, l’éolien terrestre et le solaire photovoltaïque représentent 7,6 % de la consommation électrique des douze derniers mois (9,4 % avec les bioénergies et 22 % avec l’hydraulique). Les nouvelles installations sont compétitives, avec des prix entre 55 et 65 euros par mégawattheure, explique le Syndicat des énergies renouvelables. En 2008, produire 1 mégawattheure d’électricité solaire coûtait 500 euros.
    8 – La France sera autonome en gaz en 2050
    VRAI ET FAUX: C’est ce qu’espèrent les industriels du gaz, Engie en tête. Une étude technico-économique de l’Ademe publiée en janvier 2018, montre que c’est envisageable en développant massivement la production de biogaz par méthanisation et de gaz de synthèse par gazéification ou power-to-gas. Cette technologie permet de générer du gaz de synthèse à partir du captage de CO2 industriel et de l’hydrogène vert produit à partir d’électricité renouvelable.
    La France aurait bien les intrants (biomasse, déchets, CO2…) nécessaires pour produire jusqu’à 460 térawattheures de gaz renouvelable injectable dans le réseau, dont 30 % par méthanisation. La demande, elle, devrait chuter en 2050 à 286 térawattheures. Mais avant que les gaz renouvelables ne soient compétitifs avec le gaz naturel, le chemin est encore long. Il faudra une taxe carbone à 200 euros la tonne pour faire le poids, prévient l’Ademe. D’ici là, les industriels cherchent déjà à industrialiser le process de méthanisation, la seule des trois technologies qui soit mature. Actuellement, le gaz renouvelable ne pèse que 0,05 % de la consommation française de gaz.
    9 – Le réseau électrique est menacé par L’intermittence des énergies renouvelables
    FAUX: Le réseau électrique est capable d’absorber la variabilité des énergies renouvelables. Celle-ci peut être anticipée grâce à des prévisions météorologiques très fiables à J – 1 (3 % d’erreurs, au maximum), assure le Syndicat des énergies renouvelables. Le réseau français absorbe déjà plus de 7 % d’électricité intermittente.
    L’été 2018, le solaire photovoltaïque a couvert 14 % de la consommation pendant plusieurs heures sans que le système ne s’effondre. Le Portugal a tourné à 100 % d’énergies renouvelables pendant plusieurs jours. L’Allemagne atteint des taux annuels de pénétration de l’ordre de 40 % au niveau national et bien plus sur certaines régions. On ignore ce qui se passerait si les pays auxquels ils sont connectés disposaient de la même quantité d’énergies intermittentes sur leur réseau, observe néanmoins le cabinet Colombus Consulting. Le Danemark, par exemple, réussit à intégrer plus de 45 % d’éolien sur son réseau, mais il profite de l’hydraulique norvégien, qui permet à la fois de stocker l’énergie et de répondre à la demande d’électricité quand il n’y a pas assez de vent.
    10 – Le nucléaire reste compétitif (face aux renouvelables)
    VRAI ET FAUX: En France, c’est vrai… Aujourd’hui. Avec le coût de production « cash » de 33 euros par mégawattheure calculé par EDF, l’électricité nucléaire française est même très compétitive. Mais à 60 euros par mégawattheure, comme l’avait estimé la Cour des comptes en 2014 en tenant compte des coûts cachés (loyer économique, provision pour démantèlement, déchets, rénovation…), le nucléaire commence à se heurter aux énergies renouvelables.
    Surtout, le parc historique n’est pas éternel. Et le nouveau nucléaire s’annonce très cher. « Partout où il est possible d’accéder à des chiffres fiables, il apparaît que les nouveaux réacteurs, ceux qui sont en construction ou en projet, ne sont pas compétitifs », avertit Thibault Laconde, consultant chez Énergie et développement. Au Royaume-Uni, EDF a négocié l’électricité qui sera produite à Hinkley Point C à 104 euros par mégawatt­heure durant trente-cinq ans. Le double des coûts annoncés pour l’éolien offshore en mer du Nord.
    Certes, les renouvelables ne « fournissent pas le même service de centrales pilotables assurant une stabilité au réseau, signale Nicolas Goldberg, du cabinet Colombus Consulting. C’est pourquoi le nucléaire préfère se comparer au gaz. » Même Xavier Ursat, le directeur exécutif d’EDF chargé du nouveau nucléaire, reconnaît que « démontrer la compétitivité du nucléaire face aux autres moyens de production d’électricité est un enjeu pour EDF » s’il veut exporter d’autres EPR. Mais aussi en construire en France…

    • blablabla….
      militez pour ce que je demande plus haut, laissons faire le marché..
      on peut reprendre chacun des points( cela a déjà été fait…100 fois) mais en bon camelot, ce discours bien rodé reviendra
      la seule vérité:le prix de la facture, et là, c’est tout autre chose

      • ce n’est pas de moi mais de l’usine nouvelle ! vraiment pas orienté ecolo, loin de là ! mais eux au moins reflechissent un peu plus loin que le bout de leur nez !
        lisez avant au lieu de dire des poncifs !

        • Les journalistes de l’usine nouvelle restent des journalistes, même s’ils sont probablement mieux qualifiés que les journaleux de la presse généraliste quotidienne sur les sujets techniques.
          Même si on peut les considérer à priori comme neutres politiquement, ils n’empêche qu’ils sont aussi pris dans la folie verte qui déferle depuis maintenant un dizaine d’années dans les sociétés occidentales.

          • et la crédibilité de Mr GAY on en parle alors ? ancien pilote de chasse lol
            Moi je suis producteur d’électricité Photovoltaïque, j’ai investi des centaines de K€ et suis actionnaire de Total et EDF … et je me fait pourrir sur votre site lol
            j’hallucine sur votre raisonnement sur les journalistes !

            • Je n’ai pas dit que les journalistes de l’usine nouvelle n’étaient pas crédibles, j’estime simplement que – comme beaucoup de monde – ils sous-estiment largement l’inconvénient majeur de l’éolien et du solaire, à savoir une production intermittente et aléatoire qui nécessite de conserver une grande partie des moyens de productions pilotables traditionnels.
              Par exemple dans le point 9 de l’article, ils sous-estiment le risque de déstabilisation du réseau européen (pourtant ils semblent en être conscients quand ils rapportent les propos du cabinet Colombus Consulting, mais ils éludent le problème).
              Dans le point 10, ils font la même erreur que tout le monde y compris vous, ils comparent le coût de l’éolien/solaire en coût de l’EPR de Flamanville en passant sous silence :
              – le coût de l’éolien en mer environ le double de celui de l’EPR
              – le coût du pilotable traditionnel (nucléaire ou gaz/fuel/charbon) non utilisé à son plein potentiel pour pallier l’intermittence des renouvelables qui s’ajoute à ces derniers
              – le fait que la construction de nouveaux EPR dans la foulée de Flamanville et HinkleyPoint reviendrait moins cher que Flamanville qui a essuyé les plâtres

            • 90% des médias français servent les intérêts mondialistes dont l’écologisme est devenu le cheval de Troie.

            • Ligo… vous et moi sommes minoritaires sur ce site. Ce site est archi-orienté politiquement; comme beaucoup de médias, mais pas selon la même orientation. Et Après tout je suis ici pour justement lire des gens avec qui je ne suis pas d’accord (mais je suis surpris par le nombre de paranoïaques…). Courage !

        • @ ligo83
          Il semble que question poncifs c’est plutôt vous qui nous les assénez! Et je n’ai absolument aucune confiance dans les journalistes, beaucoup trop idéologisés. Seuls les chiffres comptent.

    • Bla bla bla…..EDF vend 104€ ok , parceque le marche anglais le permet , ce n’est pas un prix coûtant !

    • Votre article est passionnant mais le plus important c’est ce qu’il ne dit pas:
      — > « Le Danemark, par exemple, réussit à intégrer plus de 45 % d’éolien sur son réseau, mais il profite de l’hydraulique norvégien, qui permet à la fois de stocker l’énergie et de répondre à la demande d’électricité quand il n’y a pas assez de vent. »
      C’est vrai… sauf que la Norvège achète de l’électricité au Danemark lorsque ce dernier en produit trop, et impose un prix d’achat proche du prix de production (zéro bénef…), la Norvège s’en sert pour remplir ses barrages. Lorsqu’il n’y a plus de vent, le Danemark achète ) la Norvège sauf que, le Danemark étant en position demandeuse, le prix payé est beaucoup plus important… Bref, l’éolien Danois subventionne l’électricité hydroélectrique norvégienne…

      –> « Le Portugal a tourné à 100 % d’énergies renouvelables pendant plusieurs jours »
      C’est vrai… mais n’oubliez pas que le Portugal a également été contrainte d’acheter des centrales au gaz en même temps que de déployer ses EnR pour justement gérer les intermittences. Moyen si on considère que l’émission de CO2 est un problème…

      Enfin, RTE a pointé il y a quelques jours que la consommation effective le 3 janvier était de 5% supérieure à ce qu’elle avait été prévue la veille (76 GW contre 73 GW)… Comment on fait en plein hiver avec de l’éolien et du PV ???

      On pourrait multiplier les exemples. SI je puis me permettre, cher ligo83, même si les EnR peuvent avoir des côtés intéressants, faites attention aux articles de presse truffés de citations d’experts ou aux rapports de sociétés consulting… Je le sais, dans d’autres domaines, j’ai fourni nombre de « quotes » à la presse et écrit de nombreux rapports de perspectives de marchés…

    • Merci pour ces rappels très intéressants. Qui permettent de se faire une idée précise sur les enjeux énergétiques français. Ca nous change un peu du brassage éolien de Michel Gay…
      J’ai cependant deux petites remarques à formuler.
      1. La première porte sur l’affirmation : « Mais elle est à peine sous la moyenne mondiale, qui s’élevait à 4,95 tonnes de CO2 par habitant il y a quatre ans. ». C’est objectivement vrai, car on tient compte dans cette moyenne de bon nombre de pays du tiers-monde qui consomment très peu… de tout ! Parmi les pays développés, la France est très bien située pour ses faibles rejets de GES.

      2. S’agissant de l’économie de la taxe carbone, il est exact que son but initial était de renchérir le prix des carburants fossiles pour nous en dissuader. Pour ma part, je considère que si l’on part du principe que le réchauffement climatique est LE combat à mener pour l’humanité au 21ème siècle, rendre l’émission de carbone plus coûteuse ne suffit pas. Cela n’est pas suffisant : il faudrait utiliser les nouvelles ressources de cette taxe carbone pour accélérer la transition énergétique, par exemple, en finançant le remplacement de vieilles chaudières ou de vieilles voitures, en aidant à la rénovation thermique des bâtiments. Sinon, ça prendra encore plus de temps. Il y a quelque chose de paradoxal (et d’illisible) à considérer ce chantier comme prioritaire et utiliser la taxe carbone pour financer le CICE (c’était en effet l’objectif initial de cette taxe).

      • oui Joe Bar est c’est du simple bon sens …. bon sens perdu sur ce forum malheureusement !

        • Bon sens ? Vous plaisantez ! Le biais idéologique ou la mauvaise est à chaque point !
          Le Point 1 est un parfaitement exemple de rhétorique retorde. L’Usine nouvelle sait parfaitement de quelle énergie il est parlé quand on dit qu’elle est dé carbonée. Sa clarification ne sert qu’à cacher le fait que le développement des EnR voulu par le gouvernement est contre productif : coûteux, risqué, et pénalisant.

    • Vous nous aviez déjà sorti ces arguments « fleuves » dans un autre articles. Un fleuve, il n’y a pas mieux pour noyer le poisson. Je reprends la réponse (fleuve également puisque vous semblez aimez) que je vous avais déjà fait et à laquelle vous n’aviez pas répondu.

      Bien, reprenons.

      Tout d’abord, toute votre argumentation est basée sur le fait que le CO2 c’est méchant, polluant et responsables du « gravissime » effet de serre…etc. Assertion qu’on prend avec bcp de pincette sur CP mais ce n’est pas le débat ici !

      « …c’est l’usine nouvelle, plutôt bien informé et objectif (pas comme beaucoup ici ! ) »
      Argument d’autorité typique. Beaucoup en France considèrent « Le Monde » comme bien informé et objectif ! Lol. Usine Nouvelle est un journal comme un autre et potentiellement soumis à toutes les imperfections et biais que peut subir un média.

      ITEM 1 – « L’énergie en France est déjà décarbonée grâce au nucléaire…etc »
      Je ne me souviens pas avoir déjà lu cela sur CP. L’électricité française est décarbonée. Pas le reste ! Vous enfoncez des portes ouvertes.
      Par ailleurs votre présentation est subtilement tendancieuse. Il n’y a pas eu plus d’arrêt de centrale en 2017 que les autres années (cf site EDF) et l‘augmentation régulière de la production de CO2 est simplement lié à la croissance économique et démographique même faible.
      Vous faites un parallèle intéressant entre la production de CO2/hab en France et dans le monde, soulignant que, in fine, la France était très peu en-dessous de la moyenne mondiale. Laissant entendre qu’il n’y a pas lieu de se vanter…
      Sauf que la moyenne mondiale est…mondiale justement intégrant de nombreux pays (majoritaire) faiblement développés, la population mondiale ayant accès à un développement économique du niveau de la France étant encore largement minoritaire. Malgré cela, la France fait mieux. Belle performance à mettre au crédit du nucléaire et de l’hydroélectrique. 🙂

      ITEM 2 – La taxe carbone doit financer la transition énergétique
      FAUX selon vous !
      C’est pourtant l’objectif initialement affiché. Devant la découverte du pot-aux-roses (seulement 5% des nouvelles sommes prélevées sont effectivement dirigés vers la transition énergétique), nos gouvernants se sont piteusement raccrochés à cette notion de « taxe comportementale » !! Ben voyons !! Si cela était effectivement le cas, pourquoi donc ne pas faire d’une pierre deux coups : changement comportemental ET transition énergétique !!
      Donc bel exercice de brassage d’air mon cher ligo83. Mais la réalité est plus laide et moins bisous : l’Etat a besoin d’argent et l’écologie n’est qu’une excuse pour en récolter.
      De plus votre exemple est très intéressant pour bien montrer comment l’Etat va réussir à un peu plus plomber nos entreprises. Ne vous étonnez pas que de plus en plus nombreuses délocalisent ou que des gens dynamiques s’en aillent vers des cieux moins taxophiles.

      ITEM 3 – La France a besoin de six nouveaux EPR
      FAUX : Ce chiffre de six réacteurs… etc »

      Cette affirmation n’est pas dans l’article et je ne comprends pas sa pertinence si ce n’est pour taper sur le nucléaire? Par ailleurs, vous reconnaissez qu’il faudra construire d’autres centrales nucléaires un jour ou l’autre. Donc quid ? Ce n’est qu’une affirmation de principe qui essaye d’influer sur des décideurs en grande partie politiques comme dans tout système de capitalisme de connivence.
      Par contre, votre assertion « serait indispensable à la filière nucléaire pour maintenir ses compétences, qu’elle avait perdues, » m’étonne.
      2 EPR ont été livrés à la Chine, d’autres sont encore en construction et d’autres en cours de négociation. Le développement technique se poursuit donc et les ventes continuent. Tenez un lien du journal de « référence » : https://www.lemonde.fr/energies/article/2018/06/07/demarrage-du-premier-reacteur-epr-au-monde-en-chine_5310798_1653054.html
      Ou est la perte de compétences?

      ITEM 4 – L’Europe oblige EDF à renégocier ses concessions hydroélectriques
      FAUX : « C’est la France qui s’est engagée, en 2008, à mettre ses concessions hydroélectriques en concurrence. Ce n’est pas Bruxelles qui nous l’a demandé », a rappelé Élisabeth Ayrault…etc

      Mais c’est encore pire !!! Vous êtes en train de dire que l’Etat se serait spontanément débarrassé de la poule aux œufs d’or pour avoir un avantage accordé par Bruxelles en échange et qu’ensuite il n’aurait pas honoré sa part du contrat !?!
      Rechigner à appliquer un règlement qu’on vous impose sans avantage particulier, peut se comprendre mais ne pas respecter sa part dans un contrat dont on est l’initiateur… Hallucinant ! Il est vrai que le respect de la parole donnée et du contrat signé n’a que peu de valeur en politique en France.
      Mais là encore, quel rapport avec l’article ?

      ITEM 5 – « La consommation d’électricité va augmenter à cause des véhicules électriques
      FAUX : Cela semble logique, mais c’est faux. »

      Tiens donc ?! RTE estime l’augmentation de la consommation d’électricité à 7% d’ici 2035 selon vos dires. Donc il y a bien une augmentation. Sauf qu’elle serait en partie gommée dans la consommation globale d’électricité car cette dernière à tendance à diminuer. Tiens donc (bis) ? Et pourquoi cette baisse en France ? Jusqu’en 2014 (chiffres que j’ai pu obtenir) la tendance est (lentement) haussière avec toujours qq fluctuations annuelles.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lectricit%C3%A9_en_Europe#Consommation_finale_d'%C3%A9lectricit%C3%A9
      Ne serait-ce pas là l’effet de ces taxes « comportementales » constructivistes (pour le bien de tous évidemment) qui entraînent in fine un appauvrissement et donc un amoindrissement des capacités à consommer (de l’électricité entre autres). Ce n’est donc pas un élément très positif ! Et on imagine que les gens auront encore assez d’argent pour se payer des voitures électriques… Le serpent se mord la queue.

      ITEM 6 – Les emplois des renouvelables sont tous partis en Chine
      « FAUX : La France compte 107 000 emplois dans les énergies renouvelables, dont … …, sont non délocalisables. »
      Oui, enfin, il ne faut pas être naïf. La majorité des emplois créés par la filière EnR sont chez ceux qui nous vendent (chèrement) le matériel de production. Nous n’avons que des miettes mais qui nous coûtent très chères. La totalité de ces filières étant subventionnée, ces emplois n’existent que grâce aux subventions. Supprimez ces subventions et la totalité des filières PV et éoliennes s’écroulent car non rentables par rapport aux prix du marché de l’électricité.
      Sachant que pour distribuer 1 euros, l’Etat en prélève 1.3, combien d’emplois non créés par ces prélèvements excessifs ?
      « 107 000 emplois dans les énergies renouvelables, dont 30 000 dans la biomasse et les biocarburants, » donc 67000 dans l’éolien et le PV. Pour produire quelle quantité d’électricité?? 3.3 fois moins d’emploi que dans la filière nucléaire certes mais celle-ci produit 20 à 30 fois plus d’électricité! Sacré ratio! Donc pour produire autant que le nucléaire, il faudra combien d’emplois dans la filière PV et éolienne? 1670000 emplois?

      ITEM 7 – « Les renouvelables coûtent trop cher à développer
      VRAI ET FAUX: … »
      Item mélangeant la Recherche Fondamentale et la Recherche et Développement. La première peut être du ressort de l’Etat puisqu’en France les organismes de recherche lourde sont étatiques et que la recherche fondamentale n’a souvent pas de débouché immédiat. La R&D par contre doit déboucher sur des applications pratiques. L’Etat, avec sa rigidité, ses lourdeurs organisationnelles et son impéritie administrative chronique est-il le mieux placé pour cela ? C’est le domaine des sociétés privées, l’Etat n’ayant jamais été capable de gérer convenablement une entreprise privée ni de la rentabiliser.

      « Les nouvelles installations sont compétitives, avec des prix entre 55 et 65 euros par mégawattheure, explique le Syndicat des énergies renouvelables »
      Super ! Mais toujours 2x plus cher que l’électricité nucléaire… Sans tenir compte de l’entretien nécessaire des doublons càd des centrales classiques sensées palier à l’intermittence des EnR. Cela augmente furieusement les coûts.

      ITEM 8 – « La France sera autonome en gaz en 2050
      VRAI ET FAUX:… »
      On parle du biogaz. Une taxe de 200E la tonne de carbone serait nécessaire pour que cela soit rentable !!! Toujours ces taxes comportementales ! A ce niveau d’ailleurs, plus grand monde sera capable de se payer une bouteille de (bio-)gaz. Décroissance quand tu nous tiens…

      ITEM 9 – « Le réseau électrique est menacé par L’intermittence des énergies renouvelables
      FAUX: … »
      On joue sur les mots. Il en faudra bcp plus pour que l’approvisionnement en électricité s’effondre temporairement par insuffisance de la production. Par contre, le prix de l’électricité va nettement augmenter (cf Allemagne où elle est 2-3 fois plus chère qu’en France). Il est vrai que nos élites comptent sur une baisse de la consommation d’électricité devenue hors de prix. Rassurons-nous, nos administrations seront toujours bien chauffées et éclairées !

      « Le réseau électrique est capable d’absorber la variabilité des énergies renouvelables. » Le réseau est capable de bcp de choses, mais à quel prix ??? S’en suit toute une série d’exemples qui ne rapportent que des événements ponctuels absolument pas reproductibles sur une année entière et qui occultent le fait que le maintien d’unités de productions classiques est indispensable donc le maintien d’un double système de production ! A quel prix ? cf Allemagne.

      « Le Danemark, par exemple, réussit à intégrer plus de 45 % d’éolien sur son réseau, mais il profite de l’hydraulique norvégien, qui permet à la fois de stocker l’énergie et de répondre à la demande d’électricité quand il n’y a pas assez de vent. »
      Ben voyons ! 45% d’éolien mais la Norvège est nécessaire quand le vent chute… L’indépendance ou la dépendance énergétique est un choix.

      ITEM 10 – « Le nucléaire reste compétitif (face aux renouvelables)
      VRAI ET FAUX: En France, c’est vrai… Aujourd’hui. Avec le coût de production « cash » de 33 euros par mégawattheure calculé par EDF, l’électricité nucléaire française est même très compétitive. Mais à 60 euros par mégawattheure, comme l’avait estimé la Cour des comptes en 2014 en tenant compte des coûts cachés (loyer économique, provision pour démantèlement, déchets, rénovation…), le nucléaire commence à se heurter aux énergies renouvelables. »

      LOL ! La Cour des Comptes utilise un outil d’évaluation : le Coût Courant Economique (CCE).
      Je vous mets le lien du fameux rapport : https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/EzPublish/20140527_rapport_cout_production_electricite_nucleaire.pdf
      Le CCE est une « approche théorique qui conduit à calculer a posteriori un loyer économique annuel constant depuis la mise en service des centrales et qui permettrait de reconstituer, à la fin de leur durée de fonctionnement, un parc identique au parc initial. Cette méthode définit ainsi un coût global moyen sur toute la durée de fonctionnement du parc, utile pour comparer le prix des énergies entre elles. » Et SURTOUT, le CCE « ne tient pas compte en revanche de l’historique de ce parc, notamment de la manière dont il a été AMORTI et REMBOURSé par les consommateurs, par exemple à travers les tarifs réglementés de vente d’électricité. On rappelle que le calcul du CCE n’est pas destiné à calculer le tarif à appliquer à un moment donné. »
      Donc le CCE est un outil pour calculer les coûts mais il ne tient pas compte des amortissements !
      Ainsi, quand vous parlez de 60E/MWh, il s’agit du CCE. Le comparer au prix de vente direct de l’électricité des EnR, est (à la limite) de la malhonnêteté intellectuelle…

      Et le CCE de l’éolien, du PV, quel est-il ?
      Je n’ai pas retrouvé un lien d’un rapport faisant un comparatif entre les CCE des différentes filières qu’avait mis un commentateur sur CP il y a 2 -3 ans. Si certains l’ont…

      « avertit Thibault Laconde, consultant chez Énergie et développement.  »
      Energie et Développement est simplement le nom du Blog de ce monsieur qui se définit lui-même comme « ingénieur et consultant, spécialiste de l’énergie avec une inclinaison pour le climat. Depuis 2011, ce blog m’accompagne dans ma réflexion. »
      Ce n’est donc en rien un institut de recherche ou une entreprise quelconque. Tout juste les réflexions d’une personne. Bien essayé!

      « Au Royaume-Uni, EDF a négocié l’électricité qui sera produite à Hinkley Point C à 104 euros par mégawatt­heure durant trente-cinq ans. »
      Cher effectivement sauf que « Selon Dieter Helm , le professeur de politique énergétique de l’Université d’Oxford ‘Hinkley Point C aurait coûté environ la moitié du coût si le gouvernement avait emprunté cet argent à 2%, plutôt que le coût du capital d’EDF, qui était de 9%.  »
      https://en.wikipedia.org/wiki/Hinkley_Point_C_nuclear_power_station (dans l’intro)
      Donc le prix est en grande partie du aux choix de financement.
      Ensuite, vous faites comme si les prochaines centrales devaient OBLIGATOIREMENT être du même type que ces énormes unités coûteuses. Pourquoi cela devrait-il être le cas?

       » Le double des coûts annoncés pour l’éolien offshore en mer du Nord. »
      Coûts annoncés qui ne tiennent pas compte des frais de raccordement et d’entretien…

      Vous voyez, nous aussi on peut faire « fleuve ». 🙂

      • et bien mon pauvre Cidre ou plutot triste sire …. à vous seul vous pourriez faire fonctionner un champs d’éoliennes, avec votre argumentation !
        Vous êtes complétement hors sujet :
        1 / je ne suis pas l’auteur de l’article ( l’usine nouvelle ! )
        2/ je suppose que vous êtes un professionnel de la profession lol
        bien mieux que les pro de l’usine nouvelle, ou le pro que je suis dans le photovoltaïque ou l’investisseur en bourse . Vous êtes aussi un super Expert Comptable de Bercy pour mettre en doute la cours des comptes !
        3/ je suis transparent sur ma profession, MAIS VOUS pour noyer le poisson comme vous dites ….Vous ne m’avez JAMAIS répondu !!
        ( retraité, journaliste, troll, les 3 ? )
        4/ j’expose des faits et des chiffres avec des liens depuis des semaines et vous n’arrivez tout simplement PAS à les comprendre …. je ne puis rien y faire …. vous faites partie de ces gens qui même le nez dans la merde disent que cela sent bon !
        mais j’espère au moins que quelques lecteurs de Contrepoints comprendrons que le dogmatisme n’est pas QUE des écolos, mais surtout de qq personnes comme Vous ou MR GAY, qui systématiquement ( des dizaines d’articles à charges ! ) tapent sur les ENR !

        • « 1 / je ne suis pas l’auteur de l’article ( l’usine nouvelle ! ) »
          Une fois de plus, lisez mieux. Je n’ai jamais dis cela.

          « Vous êtes aussi un super Expert Comptable de Bercy pour mettre en doute la cours des comptes ! »
          Au contraire! Je suis tout à fait d’accord avec la cours des Comptes qui dit que la CCE ne peut être utilisé pour comparer des prix de vente de l’électricité. Vous avez été simplement pris les doigts dans le pot de la manipulation. 🙂
          Une fois de plus, lisez mieux (mon commentaire et le rapport de la Cours).

          « ou le pro que je suis dans le photovoltaïque ou l’investisseur en bourse . »
          Argument d’autorité. Ce qui reste quand on n’a plus d’argument 🙂 Quant à vous qualifier vous-même de pro du photovoltaïque parce que vous vous êtes équipé de panneau que que l’Etat vous achète votre production au-dessus du prix du marché… On doit donc avoir des centaines de millier de « pro » de l’électricité en France!! On est sauvé.

          « j’expose des faits et des chiffres avec des liens depuis des semaines et vous n’arrivez tout simplement PAS à les comprendre »
          Que si! On les comprend très bien mais pas dans le même sens que vous. Et on vous renvoie d’autres arguments auxquels vous n’avez rien à répondre. C’est pour cela qu’à ce stade de la discussion (comme à chaque fois qu’on y arrive) vous glissez vers les insultes, le mépris et les attaques personnelles complètement en-dehors du sujet initial de la discussion et signant la fin de votre argumentation.

          On ne tape pas systématiquement sur les ENR. Celles-ci ont des intérêts certains dans des cas particuliers et elles en auront peut-être d’autres ultérieurement. Nous nous opposons à vos argumentations visant essayer de démonter que les techniques actuelles sont rentables et doivent être développées aux dépends des autres. Désolé, mais nous ne sommes pas d’accord pour que vous vous donniez bonne conscience avec notre argent, en essayant de plus de nous faire la morale sur la préservation de la planète. Si vous étiez effectivement soucieux des générations futures, vous commenceriez par ne pas les endetter un peu plus avec votre électricité subventionnée.

          • LOL et la 3 votre job ? c’est si honteux que ça ?

            • Aaah! Vous n’avez pas mis longtemps: l’attaque personnelle et les demandes de renseignements sur votre interlocuteur. Comme à chaque fois que vous ne savez plus quoi répondre.
              Je vous fais la même réponse que la dernière fois:

              « Quant à vous donner des renseignements sur moi-même et mon activité, n’y comptez pas.

              Aucun des intervenants sur CP n’en a besoin pour apprécier (ou pas) les arguments des uns et des autres.
              Vous ne me demandez pas ces renseignements par simple curiosité ou pour mieux comprendre mes arguments mais pour vous donner la possibilité de mieux cibler insultes et attaques ad personam dont vous abusez quand vous êtes excédé car sans arguments. Vous l’avez déjà fait contre moi (cf posts où vous me pensiez retraité, fonctionnaire, gilet jaune…etc) et contre d’autres. Ce type d’attitude est typique des trolls, des sectaires qui ne viennent pas sur ce site pour apprendre, confronter des idées, discuter mais pour faire du prosélytisme pour leur propre chapelle convaincus de la supériorité de leurs idées. Ces personnes finissent toujours dans la médiocrité de par leur intolérance à la contradiction qui les laissent sans arguments.

              Vous me direz que vous, vous avez annoncé haut et clair votre état (entrepreneur) et votre activité (production d’électricité). Lol. Vous n’êtes pas le premier à utiliser cet artifice pour simplement mieux asseoir vos dires et essayer d’intimider les éventuels contradicteurs : vous, vous savez de quoi vous parlez !! L’équivalent d’arguments d’autorité au petit pied.

              Vous pensiez que s’afficher entrepreneur sur un site libéral couperait court à la critique ? Vous avez une vision simpliste des libéraux : un entrepreneur n’est pas forcément un libéral (cf vous-même) et un salarié peut être un libéral convaincu. Revoyez vos schémas, le monde est plus divers que ceux-ci.

              A court d’argument, les prosélytes finissent souvent par reprocher aux autres leur anonymat et/ou leur volonté de ne pas donner d’infos sur eux-mêmes. Vous êtes sur le chemin… »

    • l usine nouvelle est très engagée dans le combat pro écolo .pourquoi?
      capitalisme de connivence?
      réchauffement climatique …dogme ou pas? peut on douter?comment et pourquoi des productions compétitives parait t il nécessitent des tarifs garantis et subventions? A chaque fois qu’elles disparaissent il n’ y a plus d’investisseurs privés mais pourquoi?
      enfin oui ou non savons nous stocker l’énergie intermittente et à quel prix ,quelles contraintes et quels modes et coûts de recyclage
      les ravis de la crêche qui devront changer leurs panneaux solaires dans 20 ans découvriront sans doute que ce n’est pas gratuit; ce qu’ils ont gagné sur le dos des contribuables à La fin de ‘l histoire ils le rendront, d’autant que leurs batteries auront rendu l’âme avant…
      cette histoire de stockage est essentielle mais ça n’empêche pas des camelots d’affirmer ( en nelle caledonie en ce moment) que ce problème est réglé ils ne disent pas à quel prix ….
      En interdisant de chercher du gaz en France et dans tout l’outre mer (quoi ça sert d’avoir une telle zone maritime) la boucle est bouclée; et la religion du sauvetage de la planète permet a-quelque s happy fews de s’en mettre plein les poches
      il ya un vieil adage qui dit chercher la femme ou le pognon ,là c’est facile

      • « réchauffement climatique …dogme ou pas? »
        Pas dogme, mais religion, oui. Et gare aux anathèmes et autres malédictions.

      • c’est faux ne dites pas n’importe quoi ! à l’usine nouvelle ils parelent souvent du nucléaire et soutiennet AUSSI la filière ….

  • L’auteur de l’article se contente d’aligner des chiffres les uns après les autres en espérant que cela fasse office de démonstration.

    Or il se trouve que le gestionnaire de réseau français RTE à étudié la question de manière très rigoureuse dans une étude complète (de 429 pages). Cette étude couvre à la fois les aspects techniques sur l’équilibrage du réseau (passage de la pointe de consommation en hivers) et les aspects économiques de la question (investissement dans le réseau et les centrales de productions). Les résultats sont que le passage à 50% de renouvelable dans le mix électrique fera à la fois baisser la facture électrique du consommateur et les émissions de CO2 en France.

    RTE a notamment modélisé de manière fine tout les investissements nécessaires au passage à 50% de renouvelable ainsi que l’impact que cela aurait sur la fiabilité du réseau électrique et n’a pas trouvé de contraintes particulières.

    Le rapport est disponible ici : https://www.rte-france.com/sites/default/files/bp2017_complet_vf.pdf

    Vous avez tout à fait le droit de ne pas prendre en compte les études scientifiques et rigoureuses qui contredisent vos opinions, mais dans ce cas sachez juste que vous ne valez pas mieux que les anti-libéraux de base.

    • OK avec vous Kaelzz mais nous ne sommes pas nombreux sur ce site lol ….mais SOUVENT la majorité à tord …. cf les elections FRançaise depuis des decennies !

    • Bonjour Kaelzz
      Laissons le marché faire et trouver de lui même, sans subventions ni réglementations son équilibre.
      On a que faire des études, on sait que l’on peut leurs faire dire tout et son contraire.
      Il n’y a jamais de bonne solution, il n’y a que des réponses locales à des demandes locales. L’éolien peut être un bonne chose dans certains sites, le PV dans d’autres sites. Laissons les professionnels agir et décider sans dogmatisme.

      • A GILLIB Vous ne pensez pas qu’au début du nucléaire Français, sans subvention de l’état et sans volonté politique forte, le nucléaire aurait pu concurrencer au prix de marché le petrole et le charbon ?
        nous en sommes exactement Là avec les ENR !

        • Arrêtez de répéter la même chose. Je suis contre les subventions pour le nucléaire et pour les Enr.
          Vous défendez vos intérêts. Vous défendez vos subventions. Voilà la vérité.

          • apprenez ce que veut dire subvention svphttps://fr.wikipedia.org/wiki/Subvention
            une subvention est sans contre partie
            Dans mon cas c’est une Obligaton d’achat d’EDF
            https://www.edf-oa.fr/content/nos-engagements-r%C3%A9ciproques

            • Quand c’est le nucléaire c’est une subvention, quand c’est votre éolien c’est une obligation d’achat..
              Donc on surpaye votre production électrique même quand on en pas besoin. Mais c’est pour votre bien.

              Vous manquez pas d’air (rires).

              • c’est factuel, mais vous ne pouvez pas comprendre …pas équipé certainement !

                • Si si j’ai bien compris, vous vivez sur le dos des autres. Pas glorieux..

                  • non, non perdu ….. je suis ni retraité ni au RSA lol … ca c’est VRAIMENT vivre sur le dos des autres !

                    • Vous répondez systématiquement à coté.
                      Résumons: l’Etat vous rachète votre électricité photovoltaïque à un prix supérieur à celui du marché. Vous répondez: obligation d’achat sensé donc pas de subventionnement!
                      S’il n’y a pas de subventionnement et que votre activité photovoltaïque est intrinsèquement rentable et au vue de votre grande probité affichée et de votre haute conscience, vous devriez accepter qu’on vous paie cette électricité au prix du marché. Cela irait dans le sens de « l’intérêt général » (dont vous faisiez l’éloge un peu plus haut) consistant à diminuer le poids des prélèvements étatiques sur les revenus de vos concitoyens.
                      A moins bien sûr, que votre notion de « l’intérêt général » s’arrête juste devant l’entrée de votre portefeuille… 🙂

            • Je reprends votre lien: https://fr.wikipedia.org/wiki/Subvention
              Lisez le bien: à aucun moment il n’est indiqué qu’une subvention est sans contrepartie pour le subventionneur ou le subventionné.
              Vous aimez jouer sur les mots.
              Si votre activité électrique est intrinsèquement rentable, vendez votre électricité au prix du marché et abandonnez l’accès prioritaire au réseau de votre production… 🙂

        • Pour ce qui est d’être retraité, patience, vous le serez sans doute un jour et j’espère que les plus jeunes ne manifesteront pas pour vous le mépris (très à la mode en ce moment) que vous semblez afficher.

    • Les modèles ne sont pas des prédictions. Depuis le temps que les ENR sont subventionnées, si elles ne sont pas rentables, elles ne le seront jamais.
      La vérité, c’est que RTE compte sur « l’effacement » et/ou des tarifs prohibitifs pour décourager la consommation à certains moments. Le compteur Linky a été prévu pour…

      • faut vraiment vous informer La petite bete ( ou gros beta ! lol )
        le solaire à DUBAI c’est 24$ le MWh !!!
        http://les-smartgrids.fr/moyen-orient-investit-energies-renouvelables/

        • Ils sont proches de l’équateur, c’est plus rentable, en plus peu de végétation.

        • Le solaire à Dubaï c’est 24€ le MWh et le sable est aussi très intéressant!

        • 24$ le MWh, c’est le prix du dernier projet non encore construit. Pour celui de Dubaï, c’est plutôt 30$. On verra si le prix permet de couvrir tous les frais…
          Mais il est vrai que le PV est une solution à explorer pour ces pays. Ils disposent d’un ensoleillement maximum et surtout de financements (sans soucis marqué de rentabilité) à profusion et de centrales à énergies fossiles, ces dernières étant facilement accessibles et peu chères chez eux. Ceci permet de compenser l’intermittence à moindre coût. Cette situation est peu reproductible ailleurs.

          Et j’aime bcp cette petite phrase: « Bien entendu il faut trouver des solutions efficaces pour lutter contre les effets des tempêtes de sable, qui peuvent recouvrir les panneaux et diminuer leur efficacité de 30% – mais la main d’oeuvre y étant relativement bon marché, ce soucis n’est pas un frein au développement de projets de centrales photovoltaïque.  »
          En gros, heureusement qu’on a de petites mains immigrées pas chères pour nettoyer nos panneaux. Payées aux tarifs français, ces petites mains plomberaient pas mal les comptes… 🙂
          Bref, techniquement intéressant mais peu exportable pour l’instant.

        • Désolé ligo83, la façon dont vous rapportez le contenu de votre lien est malhonnête!
          Dans l’article de votre propre lien, voici la phrase complète:
          « Le coût actualisé de l’énergie pour un projet éolien offshore au Danemark devrait tomber à 46 euros par MWh, à l’exclusion des coûts du réseau et du système dont la production débutera en 2020. »
          A L’EXCLUSION DES COUTS DU RESEAU ET DU SYSTEME!!! Ben voyons, si on élimine les coûts de raccordement et de l’entretien de ce dernier (réseau immergé, une paille!!) ainsi que le coût du système lui-même, cela devient moins cher (bien que toujours plus qu’une centrale nucléaire classique cependant).
          Avec ce type de raisonnement, tout devient moins cher. Heureusement que les entreprises privées ne calculent pas la rentabilité de leur projets d’investissement de cette façon.

          • mais si elles calculent , elles demandent des prix garantis et:ou subventions lol
            quant au sable sur les panneaux solaires ,il semblerait qu’au Maroc cela n’avait pas été prévu d’ou la nécessité d’amener l’eau en plein désert pour les nettoyer..

          • faites attention vous allez nous faire un AVC !

    • @Kaelzz : « L’expertise produite par la recherche scientifique, en particulier quand elle est sollicitée et financée par les pouvoir publics, est utilisée à des fins de légitimation des choix politiques arbitrés par ces derniers » Anne- Emmanuelle BOURGAUX
      Que je sache, RTE est une structure étatique chez laquelle ne viendrait pas l’idée de faire un rapport qui fâche son ministre de tutelle.

    • Incroyable! Il faut montrer cela aux allemands. Ils se sont donc mal débrouillés. Heureusement que les français (enfin RTE et ses énarques) sont plus intelligents!!

    • RTE est à ma connaissance dirigé par un certain François Brottes dont la principale compétence est un soutien sans faille au énergies renouvelables et à l’éolien en particulier. En général les chiffres donnés par RTE sont exacts car il ne peuvent être trafiqués. Par contre les commentaires ou les résumés associés sont le plus souvent complètement orientés et très souvent peu cohérents avec les chiffres officiels.

      • vous êtes au courant que RTE distribue AUSSI le jus du nucléaire ?

          • et votre job c’est quoi ? merci d’avoir le courage de me répondre sincerement !

            • Et pourquoi donc? C’est le sujet de l’article? Vous finissez toujours par nous sortir cet argument quand vous ne savez plus quoi dire. 🙂
              Je vous fais la même réponse que les autres fois:

              « Aucun des intervenants sur CP n’a besoin de renseignements sur les situations professionnelles (ou autre) des uns ou des autres pour apprécier (ou pas) leurs arguments.
              Vous ne me demandez pas ces renseignements par simple curiosité ou pour mieux comprendre mes arguments mais pour vous donner la possibilité de mieux cibler insultes et attaques ad personam dont vous abusez quand vous êtes excédé car sans arguments. Vous l’avez déjà fait contre moi (cf posts où vous me pensiez retraité, fonctionnaire, gilet jaune…etc ) et contre d’autres. Ce type d’attitude est typique des trolls, des sectaires qui ne viennent pas sur ce site pour apprendre, confronter des idées, discuter mais pour faire du prosélytisme pour leur propre chapelle convaincus de la supériorité de leurs idées. Ces personnes finissent toujours dans la médiocrité de par leur intolérance à la contradiction qui les laissent sans arguments.

              Vous me direz que vous, vous avez annoncé haut et clair votre état (entrepreneur) et votre activité (production d’électricité). Lol. Vous n’êtes pas le premier à utiliser cet artifice pour simplement mieux asseoir vos dires et essayer d’intimider les éventuels contradicteurs : vous, vous savez de quoi vous parlez !! L’équivalent d’arguments d’autorité au petit pied.

              Vous pensiez que s’afficher entrepreneur sur un site libéral couperait court à la critique ? Vous avez une vision simpliste des libéraux : un entrepreneur n’est pas forcément un libéral (cf vous-même) et un salarié peut être un libéral convaincu. Revoyez vos schémas, le monde est plus divers que ceux-ci.

              A court d’argument, les prosélytes finissent souvent par reprocher aux autres leur anonymat et/ou leur volonté de ne pas donner d’infos sur eux-mêmes. « 

  • 25000 éoliennes dans nos campagnes! quelle folie!

  • Honnêtement, je ne comprend pas pourquoi on ne développe pas un réseau ultra haute tension mondial, Une espèce d’internet pour l’énergie. Si on fabrique une ligne d’une tension 5 fois plus grande qu’aujourd’hui, qui n’est techniquement pas si compliqué, l’énergie pourrait être transporté d’un bout à l’autre de la planète en n’ayant qu’une perte de deux pourcent. Cela résoudrait le problème d’intermittence des énergies renouvelables, En effet quand il fait nuit à un endroit il fait jour de l’autre côté de la planète. A l’échelle planétaire les énergies renouvelable ne sont pas intermittentes.

    • A quel prix??
      De plus ces pertes ne sont pas anecdotiques:
      « les pertes d’électricité en France entre le lieu de production et de consommation avoisinent 10% en moyenne. »
      « de 8 à 15 % de l’électricité produite peut être ainsi perdue sur les lignes très longues »
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Perte_en_ligne_(%C3%A9lectricit%C3%A9)

      • bis DTC mon pauvre cidre
        Quand le jus est consommé local, pas la peine de le distribué sur des centaines de KMS à la différence d’une centrale nucléaire ! un avantage de plus pour les ENR

        • Sauf que la production d’électricité des ENR est intermittente, il y a donc toujours besoin de lignes pour acheminer l’électricité produite par des centrales classiques (nucléaire ou à énergie fossile) situées à distance. Donc les EnR ne suppriment rien du tout mais produisent de beaux doublons payés par les contribuables.
          Et concernant l’éolien offshore, quid de acheminement de l’électricité? Avec des lignes sous-marines, voilà de quoi cramer un peu plus d’argent des autres…

    • Je ne suis pas certain qu’il suffise de multiplier par 5 les hautes tensions pour voir les pertes de transport devenir négligeables sur des distances de plus de 10000 km.

    • Vous savez, il y a des électrosensibles… Pensez à leurs dents qui pourraient se mettre à briller. Le supporteraient-ils ❓

    • « techniquement pas si compliqué »
      Là, vous montrez que vous n’y connaissez rien.

    • @ salmin … les pauvres vieux retraités Gilets jaunes se foutent de vous ici…. Mais un projet similaire existe, en basse tension parcontre …
      http://www.desertec.org/the-concept

      • Issu de votre lien:
        « The technologies for the production and long-distance transmission of clean power from deserts are available and already in commercial use, for example in Southern Spain and in the USA. » Sauf que depuis l’arrêt du subventionnement en Espagne, il n’y a plus aucun projet de PV en développement. Incroyable pour une technologie « rentable »
        Qui plus est votre article estime des pertes de 2 à 3 % par 1000 km. C’est mieux mais la majeure partie des gros centres de consommations étant à des milliers de Km des déserts, on retombe sur des pertes entre 8 et 15% comme citées un peu plus haut avec les coûts de constructions et d’entretient de ces lignes en sus. Tout cela pour ne pas construire de centrales classiques ou nucléaires. Heureusement que ce sont les contribuables qui paient…

  • C’est l’homme, qui craint la radio-activité. La nature, elle, s’en moque: il n’y a qu’à contempler à quel point les espaces autour de Tchernobil, interdits aux humains, revivent naturellement, y compris avec la présence d’espèces animales qui avaient disparu depuis longtemps.
    Par contre, ce qui est une catastrophe pour la nature, c’est le bétonage. Avec combien de mètres de béton faut-il couvrir la terre pour que les éoliennes fournissent l’équivalent électrique d’une centrale nucléaire?
    Une centrale nucléaire est, de très loin plus « écologiqe » que les éoliennes.

  • Le mix énergétique me rappelle cette tentative de concilier chars et chevaux dans les divisions mobiles françaises des années 30. Le bilan des expérimentations fut que ce type de formation avait une mobilité tactique totale et une mobilité stratégique nulle.

    Le mariage de la carpe et du lapin reprend donc de plus belle avec plein de chiure de licorne arc en ciel.

  • On ne prend pas en compte dans les comparaisons économiques le coût de la collecte, du retraitement et du stockage définitif des déchets des panneaux solaires.
    Les panneaux solaires usés présentent un problème de retraitement coûteux et non totalement résolu, malgré les efforts que fait l’Allemagne dans le domaine. Les métaux lourds très toxiques seront donc extraits à grand prix (cadmium, tellure, selenium, indium, gallium) et devront être stockés en stockage profond comme les déchets radioactifs à vie longue. Le coût élevé du retraitement des panneaux solaires n’est jamais pris en compte dans les comparaisons économiques, signe flagrant de malhonnêteté de leurs promoteurs (qui ont fait le même reproche aux promoteurs du nucléaire quant à leurs déchets!) Quant aux pays pauvres à qui on interdit de se développer comme tout le monde à cause du sacro-saint CO2, ils pourront opportunément se transformer en immenses parcs à déchets de
    panneaux usés, avec à la clé une pollution des nappes phréatiques ad vitam aeternam, les métaux lourds ayant la malencontreuse idée de ne pas avoir de décroissance radioactive.

    • FAKE NEWS AGAIN c’est pas possible ce forum de golmon !
      et l’enfouissement à Bure on en parle ?
      https://www.insunwetrust.solar/blog/techno/recyclage-des-panneaux-solaires/

      • Mongol vous-même. Cet article est de la propagande de fabricant de panneaux et si vous savez lire , il ne parle que de collecte, non de retraitement nécessaire au recyclage. Quant à Bure il ne s’agit que de déchets radioactifs à vie longue. Il est d’ailleurs assez savoureux que vous invoquiez le nucléaire pour vous aider à vous débarrasser de vos déchets solaires !!!!

        • faut vraiment vous formé et arrêté des dires des infox :
          La plupart des composants d’un module solaire (jusqu’à 95 % de certains matériaux semi-conducteurs), tout le verre et de grandes quantités de métaux ferreux et non ferreux peuvent être récupérés et recyclés15. Certaines entreprises privées16 et des organismes sans but lucratif, tels que PV CYCLE (es) dans l’Union européenne, mettent en place des systèmes de collecte et de recyclage pour les panneaux photovoltaïques en fin de vie. Depuis 2010, une conférence réunit chaque année des fabricants, des recycleurs et des chercheurs qui s’unissent pour examiner ensemble l’avenir du recyclage des panneaux photovoltaïques

          la suite ici
          source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Panneau_solaire

          • En effet on peut lire « les deux tiers vont en décharge ou à l’étranger » et rien n’est dit sur la destination finale des déchets ultimes très toxiques. Je n’ose imaginer les clameurs outragées si ça se passait dans le nucléaire!

  • Oui mais … si on pousse pas l’électrique, cela n’avancera pas ?!
    Il y’a à peine 2 ans il faillait 2 formules E pour faire la course avec 200km/h de pointe. Aujourd’hui elles font la course complète jusqu’à 280 km/h.
    En poussant l’éolien et le solaire, on pousse les recherches sur les batteries, grand point noir de l’électrique aujourd’hui. Mais les limites sont loin d’être atteintes vu l’évolution fulgurante. Et rien n’empêche un gap technologique. Ne pas vouloir tester de nouvelles choses parce que c’est pas parfait ou sans inconvénient ou sans erreur me parait une bonne façon de ne jamais avancer…

  • C’est le nucléaire qui est de la propagande. Il est à perte sèche pour les générations futures pour des siècles et des siècles. Il est subventionné par les deniers publics et pas assuré en cas d’accident. On ne sait pas démanteler et pas quoi faire des déchets nucléaires, indestructibles par nature pour des siècles et des siècles. Pour le charbon, le pétrole et le gaz naturel, c’est subventionné aussi et ça pollue. Alors, si vous pensez que c’est très bien et qu’il faut continuer comme, ça ne va pas arranger nos affaires. L’éolien et le photovoltaïque en sont encore au niveau zéro en France, alors, difficile de juger. En tous cas il ne faut pas mettre tous ses œufs dans le même panier et ça ne peut pas faire de mal. Par contre, le nucléaire fait très très mal au portefeuille et a le potentiel de détruire la santé publique et le pays (si Fukushima arrive en France, notre pays ne s’en relèvera pas). La prise de risque est d’autant plus inutile que le renouvelable est beaucoup plus rentable, économiquement, même en internalisant ses externalités négatives dans le prix de vente du kWh (ce qui bien évidemment n’est pas le cas du fossile et du fissile). La coût le l’inaction est incommensurable. Ça coûte bien plus cher de faire du surplace en s’entêtant dans l’erreur (criminelle) que d’avancer vers le renouvelable. C’est bien moins pire et il faut en avoir beaucoup moins peur que le nucléaire qui est une imbécilité sans nom et un mensonge d’Etat (pas cher, propre, sans CO2 et pas dangereux alors que c’est exactement l’inverse sur tous les points).

    • « Il est subventionné par les deniers publics  »
      Tiens donc, c’est sans doute pour cela de l’Etat (actionnaire principal et majoritaire) oblige EDF à lui verser plusieurs milliards d’Euros de dividendes tous les ans obligeant EDF à recourir à l’emprunt pour financer ses projets et développements. Un subventionnement à l’envers en quelques sorte. 🙂 Vous avez de curieuses notions sur le subventionnement mais visiblement vous n’est pas le seul parmi les thuriféraires des EnR…. 🙂

      « le renouvelable est beaucoup plus rentable, économiquement,  »
      Ben voyons. Dans ce cas ,que l’électricité produite par les EnR soit achetée au prix du marché et sans accès prioritaire au réseau mais uniquement en fonction de la demande! Essayez juste pour voir! De plus, vous ne prenez pas de risque à vous engager à payer la différence vous-même en cas (très improbable selon vous) de déficit puisque vous êtes si sûr que c’est rentable économiquement!

      « pour le charbon, le pétrole et le gaz naturel, c’est subventionné aussi »
      Incroyable dites donc! Vous avez bien sûr des références pour appuyer vos dires.
      Allez dire cela aux GJ qui râlent sur la taxation de l’essence. Vous leur expliquerez qu’il s’agit en fait d’un subventionnement déguisé de l’Etat? Prévenez-nous quand vous irez essayer de leur expliquer cela demain samedi et mettez des chaussures de sport, c’est plus facile pour courir. 🙂

    • Devant un tel cantique religieux, que dire?
      Cyde est bien gentil de répondre…

    • C’est curieux que les énergies renouvelables soient si bon marché et que partout où elles se développent, le prix de l’électricité explose. Voilà bien un mystère que monsieur Hourdequin si sûr de lui et de ses croyances doit pouvoir expliquer ?

      • Pas de problème. En fait l’énergie est très en dessous de son vrai prix puisque spoliée dans les biens communs (qui n’ont aucune valeur pour les économistes) donc un litre de brut, c’est moins cher qu’un litre d’eau minérale (Vittel ou Contrex, etc.) et toutes les autres énergies sont alignées sur le coût du pétrole, artificiellement bas. Par conséquent les esclaves énergétiques sont à la portée de tout le monde. Evidemment, le vrai prix, on finit bien par le payer un jour (coûts externes de pollution et de réchauffement climatique). Quand l’énergie est bradée, on gaspille sans compter. Le gaspillage d’énergie dans la nature, c’est la mort assurée pour celui qui le pratique. Nous on reporte les conséquences sur les autres et sur les générations futures et on ne meurt pas (pas tout de suite). Un signal prix bas sur l’énergie, c’est le gaspillage et la pollution assurée et les maladies qui vont avec, un peu comme les cigarettes. Avoir une énergie deux fois plus chère, ça incite à consommer deux fois moins et finalement la facture à payer reste la même et ce seront autant d’emplois locaux et de vies sauvées grâce à la diminution de la pollution de l’air, de l’eau et de la terre. La science n’est pas une croyance, contrairement à l’économie orthodoxe. Les scientifiques sont unanimes : si on continue comme ça, on est foutus.

  • Une imposture! Oui, vous avez utilisé le mot juste. Cette nouvelle croyance du sauvetage de la planète est une idéologie mortifère.

    • Cette croyance dans le nucléaire, les énergies fossiles et la nécessaire destruction de la planète et de la biodiversité pour que les riches soient toujours plus riches est une idéologie mortifère pour l’humanité.

  • pour ceux qui craignent les déchets nucléaires :
    https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/avec-le-laser-on-peut-reduire-la-radioactivite-d-un-million-d-annees-a-30-minutes-gerard-mourou-prix-nobel-de-physique-792642.html

    une fois de plus, c’est l’innovation technologique qui sauve l’environnement, pas la décroissance (que l’on a déjà vécu en France sous Vichy).

    • Ça coûte infiniment plus d’énergie de s’occuper des saloperies radioactives (et pour le traitement noyau par noyau, vous n’êtes pas prêt d’avoir fini…) que l’énergie électrique qui a été créée en engendrant ces monstres. Par conséquent, le mieux est de ne pas les fabriquer en se débrouillant autrement pour fabriquer l’électricité. Le nucléaire est le pire moyen de faire bouillir de l’eau et faire bouillir de l’eau est le pire moyen de fabriquer de l’électricité. Un bon moyen : l’énergie renouvelable qu’il y a chez nous et qui est gratuite et inépuisable (et pas besoin de l’armée pour l’avoir).

    • @ breizh,
      Vive Plogoff et Le Carnet !
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_de_Plogoff
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_de_centrale_nucléaire_du_Carnet
      La croissance infinie dans un monde fini ne sauvera pas l’environnement mais va le flinguer à coup sûr et l’humanité avec. C’est une certitude mathématique. Environnement et social sont intriqués. Pas de société dans un environnement dégradé et pollué massivement et globalement et plus rien à bouffer ni à boire qui ne soit pas empoisonné.

      • « C’est une certitude mathématique »
        Belle ânerie. Mathématiquement, il existe une infinité de fonctions infiniment croissantes mais majorées. Pas de bol. Et c’est d’ailleurs ce qui explique très bien pourquoi les écolos en culotte courte ne comprennent décidément rien à l’économie, et insistent pour croire que l’humanité ne saura pas croître dans un monde fini.

        Au passage, si l’environnement est dégradé au point que l’humanité disparaisse, que se passe-t-il vraiment ? Eh bien l’humanité disparaît, l’environnement se nettoie (prétendre le contraire serait d’une fatuité assez invraisemblable – la Terre existe depuis des milliards d’années et a subi des outrages bien plus violents que ceux des humains et s’en est fort bien remise). Mieux : si l’humanité diminue, elle polluera moins. Autrement dit, un équilibre arrivera inévitablement.

        Enfin bon, c’est tellement idiot cet argument du « croissance infinie dans un monde fini » que ça démontre amplement l’opacité mentale de celui qui le produit.

      • Opacité mentale de celui qui pense qu’on peut tout détruire et tout polluer sans conséquence fâcheuse pour l’homme. Et pourquoi faire des trous dans la coque du navire ? Pour enrichir les plus riches au détriment des autres et puis couler tous ensemble. C’est absurde. Il n’y a pas de planète B. Il faut changer de paradigme.

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