Roule-t-on plus avec une heure de Smic aujourd’hui que dans les années 70 ?

Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État à la transition énergétique, affirme que « l’on roule plus aujourd’hui avec une heure de SMIC que dans les années 70 ». C’est faux, voilà pourquoi.

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Roule-t-on plus avec une heure de Smic aujourd’hui que dans les années 70 ?

Publié le 20 novembre 2018
- A +

Par Olivier Maurice.

Depuis quelque temps, le gouvernement et la République en Marche, président de la République en tête, s’illustrent en émettant une série de leçons de morale et d’économie dont la dernière en date fait le tour des réseaux sociaux, relayée par la secrétaire d’État à la transition écologique Emmanuelle Wargon qui affirme que « l’on roule plus aujourd’hui avec une heure de SMIC que dans les années 70 ».

Le message paraît assez clair : les Gaulois sont réfractaires aux réformes, les Français ne font que se plaindre et les gilets jaunes sont des affabulateurs, des geignards qui râlent sans avoir aucun sens des réalités.

Effectivement, si on calcule combien de litres d’essence on pouvait acheter avec une heure de smic, on obtient bien ces chiffres.

Sauf que…

Sauf que, si on calcule combien de litres d’essence on pouvait s’acheter avec une heure de smic… brut, sans tenir compte des charges sociales, sans tenir compte de la CSG, sans tenir compte des 35 heures, sans tenir compte des impôts, sans tenir compte du fait que le SMIC a augmenté plus vite que le salaire médian… bref sans tenir compte de toutes les taxes et charges ajoutées et augmentées depuis les années 70 par les gouvernements successifs, on obtient bien ces chiffres.

En calculant combien, au fil du temps, de litres d’essence on pouvait acheter avec un mois de smic net, on obtient une toute autre histoire.

À peu de chose près, le pouvoir d’achat d’un smicard est resté identique depuis les années 80. Ou si vous préférez, un litre d’essence représente la même part du salaire net d’un smicard de 2018 que d’un smicard de 1986.

Et aussi que…

Mais des smicards, il y en a de plus en plus. Pas à cause des fameuses inégalités, ni de ces affreux ultra-riches, 1 %, capitalistes, ultra-libéraux, etc., simplement parce que le smic est une décision politique et que le salaire est une composante économique. Il n’y a que les politiciens et les syndicalistes pour avoir l’idée saugrenue de croire qu’en relevant le smic, les salaires allaient par magie tous monter d’un cran.

Simplement, aussi un peu parce que les politiques archaïques menées en France depuis les années 80 ont, contrairement à ce qui se produit dans le reste du mondela pauvreté recule partout, opéré un nivellement par le bas et totalement paralysé l’économie du pays.

Si on effectue le même calcul, non plus sur le smic, mais sur le salaire médian (le salaire qui sépare en 2 moitiés la population : ceux qui gagnent plus et ceux qui gagnent moins que cette somme), la courbe est sans appel : pour la majorité des Français, l’essence est de plus en plus chère.

La démagogie populiste dans toute sa splendeur

On pourrait aller encore un peu plus loin, ajouter la pression fiscale (en constante augmentation), le chômage, l’augmentation du coût des autres postes budgétaires des ménages (gaz, électricité, eau…) histoire d’enfoncer le clou, mais ce n’est pas l’essentiel.

À ce niveau de carabistouilles, on se demande surtout si la communication venant de la majorité présidentielle relève d’une totale incompréhension de l’économie, d’une complète surdité à ce que disent les Français ou d’une mauvaise foi proche de l’escroquerie intellectuelle.

On se demande bien où se situe le populisme que dénonce avec fracas le président Macron, d’où proviennent les fake news si dangereuses et si le fait d’avoir fièrement élu des membres de la société civile n’a pas abouti à avoir porté au pouvoir une majorité godillot qui plutôt que de se faire l’écho des préoccupations des Français (et prendre le risque de fâcher Jupiter), est prête à répéter n’importe quelle calembredaine pour garder sa place bien au chaud sous les ors de la République.

 

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  • Pour calculer l’évolution du pouvoir d’achat il serait bon d’enlever les dépenses contraintes. Le résultat serait assez différent.

    • Le concept de dépenses contraintes est très discutable et ne permet pas une comparaison intelligible. Il est beaucoup plus pertinent de parler des taxes car cette contrainte est indiscutable. Les prélèvements sont obligatoires, comme leur nom l’indique.

    • on oublie la progression des aides depuis 15 ans

  • « l’on roule plus aujourd’hui avec une heure de SMIC que dans les années 70 » est bien exact si on n’oublie pas la réduction des consommations sur la période

    • « Le reste à consommer » est cependant de plus en plus faible suite à l’augmentation des charges fixes et les gens à fiable pouvoir d’achat sont relégués de plus en plus loin des villes en raison du coût de l’immobilier.

    • Légende urbaine : une 2CV, 4L, R5 ou Ami 6 des années 70-80 consomment autant qu’une voiture actuelle.

      Bien sur si vous comparez une américaine des années 50 avec une Prius …

      • Les réductions de conso concernent plus les plus gros modèles.
        Avec une 406 TD, j’étais à 7.5/8 l., puis vient la 406 HDI, qui passe à 6.5 l. La dernière berline allemande équivalente est à 4.5 l.
        Quant aux petits modèles, c’est vrai qu’en essence, la consommation est la même, mais avec un poids supérieur, sécurité oblige.

      • Je confirme. On a conservé grosso modo les mêmes consommations à catégories de véhicules similaires. Ce qui a changé, c’est le poids et la puissance des véhicules. Cette dernière a plus que doublé.
        Avec les progrès sur les motorisations, on pourrait certainement descendre à des 3L/100, mais il faudrait accepter d’avoir des voitures moins puissantes, et faire en sorte que Bruxelles n’impose pas tout un barda de dispositifs de sécurité…

      • Non elles consommaient plus, ce qui accentue la différence…

    • La réduction des consommations, sur banc ! Quand je compare les consommations pour aller de la Place Saint-Michel à la Cité U Bd Jourdan avec la 4L de ma jeunesse et aujourd’hui, sans parler du temps perdu par le chauffeur, je ne suis pas sûr que la réduction soit si importante. Bon, je ne fais plus le trajet non plus…

    • Avec une Honda Civic fin 80, j’étais à 4.5L au 100km.

    • Le gouvernement n’est pour rien dans la réduction des consommations. En outre, ce que nous consommons ne le regarde pas. Il n’a pas à utiliser ce paramètre pour se justifier.

    • et la différence entre revenu net et revenu brut en dit beaucoup sur les choix « forcés »… en premier la charité.

      et en plus , il y a des taxes qui dirigent nos choix dans ce qui nous reste à dépenser librement..

  • Bonjour
    Le pb ne vient pas de l’essence mais bien du gazole. Le prix de l’essence en 70 est de 1.2€ (constants 2015) et du gazole 0.70€.
    Pic en 85 avant la libéralisation des prix (il existait un prix minimum). https://jancovici.com/transition-energetique/petrole/comment-a-evolue-le-prix-du-petrole-depuis-1860/
    C’est donc bien le gazole qui voit sont prix doubler et surtout les taxes vont s’envoler avec une augmentation de 18.5 centimes/litres d’ici 2022.
    Le litre serait à 1.70€
    Bienvenue en socialie.

  • Ces calculs pourraient être complété par le nombre de Kilomètres parcouru en moyenne sur autoroute, et en ajoutant les montant des péages.
    La démonstration serait encore plus criante, sans parler des taxes sur les assurances, le contrôle technique, etc ….

    • Exact. Dans les annees 70, 80, pas de contrôle technique, beaucoup moins de radars, moins de stationnement payant, pas d’obligation de changer de véhicule pour cause de vignette crit-air.
      De toutes façons, le gouvernement esr totalement hypocrite. Il a lui même théorisé la fin de la dépendance au pseudo-tout bagnole par les contraintes accrues et l’augmentation du cout de l’usage…

  • Faudrait savoir si en 70 on avait a faire bcp de km pour aller bosser..Paris centre était a 10 min en voiture de la banlieue…..pas d’embouteillages, tous les litres d’essence ne se ressemblent pas.

    • « pas d’embouteillages, » Il est toujours joli le temps passé (Brassens)
      En 1969, j’habitais Bd St Germain, pas par goût mais par obligation. Dînant une fois par semaine à Argenteuil (18 Km), je partais à 18H pour arriver à 20H30-21H. Souvenirs énamourés de longues immobilisations sur le pont de Courbevoie!

      • La circulation dans Paris était difficile dans les années 60. Le périphérique et les voies sur berge ont largement amélioré la situation par la suite. Les années 70 à 90 étaient très agréables pour circuler dans Paris, à tel point qu’on conseillait à nos amis provinciaux en visite d’éviter le périphérique pour mieux circuler.

        Mais un truc qui fonctionne bien, c’était insupportable aux yeux des nuisibles, qui n’ont eu de cesse de saccager les conditions de circulation depuis une vingtaine d’années : voies de bus délirantes, trottoirs inutilement élargis, feux désynchronises, plan de circulation concentrant les flux sur les grands axes par un jeu pas subtil du tout de sens interdits, feux en sortie des RP pour saturer les carrefours, tram préféré au métro pour prendre la place de la voiture, etc. Les nuisibles ont été laissés en liberté. La circulation dans Paris est à nouveau un enfer.

        Heureusement, avec une nouvelle équipe municipale fermement décidée à agir pour le bien public, quelques mois de bulldozers suffiront pour revenir à une situation normale et à la disparition des bouchons provoqués volontairement par les nuisibles.

    • heu en 70 il y avait deja des embouteillages

  • Dans les dépenses contraintes par rapport aux années 70, il faut ajouter celles des déplacements pour rejoindre son lieu de travail de + en + loin des lieux de vie (le télétravail n’est que marginal), des déplacements liés à la disparition des commerces les plus élémentaires (boulangeries …). Tout se passe avec des décideurs incapables de prendre en compte l’ensemble des changements structurels qu’ils mettent en œuvre.

  • Au-delà du cas de l’essence, le pouvoir d’achat moyen net des Français stagne globalement depuis le milieu des années 1990. Cela signifie que, depuis lors, toutes les hausses de revenus sans exception ont été aspirées par des taxes supplémentaires, stérilisant le dynamisme économique du pays, provoquant l’exil extérieur ou intérieur de ses forces vives et entretenant un chômage de masse incompressible, situation exceptionnelle sans équivalent au sein des pays développés.

    Mais comme le pillage direct du pays ne suffisait pas à l’Etat obèse, il a fallu recourir plus que jamais à l’endettement, pour atteindre désormais pratiquement 100% du PIB. Cet endettement superfétatoire est la garantie d’une baisse drastique du pouvoir d’achat des Français dans les prochaines années, quand il faudra rembourser. Ce gouvernement, qui ose évoquer l’indépendance énergétique pour justifier les 150% de taxes qu’il vole sur l’essence, oublie un peu trop facilement la dépendance financière dans laquelle il plonge le pays en continuant à l’endetter inutilement. La dépendance financière serait-elle moins problématique que la dépendance énergétique ?

    Le pillage du pays ne faiblit pas avec Macron, aussi irresponsable que ses prédécesseurs. En effet, l’année dernière, le PIB a progressé de 1,9% mais les dépenses publiques ont augmenté de 2,5%. Il ne faut pas en être surpris car Macron, s’il n’était pas encore président, était un membre éminent du précédent gouvernement. Les hausses actuelles des taxes sur l’essence sont entièrement de sa responsabilité. Loin d’agir en rupture avec l’ancien monde, Macron et son gouvernement d’illusionnistes entendent maintenir coûte que coûte l’obésité de l’Etat : tout changer en apparence pour que rien ne change au fond.

    • exact , si on veut baisser la charge des taxes il va falloir taper dans les aides aux familles et aux entreprises
      aujourd’hui un smicard fait le plein avec ds aides(logement , familiales, primes rentrée ds classes , noël etc.. etc..)
      pour les autres RSA CMU plus de voitures , voila

      • Il convient de taper dans toutes les dépenses publiques, à commencer par les budgets de fonctionnement, c’est-à-dire les dépenses de personnel.

        Cela implique le transfert au secteur privé de pans économiques entiers. Il y a 7 secteurs économiques à privatiser de toute urgence : retraites, éducation, santé (et assurance santé), logement, énergie, transport, culture.

        L’Etat doit se concentrer à nouveau sur ses missions régaliennes, et seulement celles-là.

        • Exemple très simple pour libérer le logement : abrogation de l’essentiel de la loi SRU « Gayssot » de décembre 2000 et des lois ultérieures ; vente massive des logements sociaux en priorité à leurs occupants, expulsion des élus occupant les logements sociaux, strict encadrement de la création des nouveaux logements sociaux, à réserver aux SDF.

        • çà deja on ne peut pas licencier un fonctionnaire sans toucher a la constitution , et avec une assemblée avec une majorité de fonctionnaires ce n’est pas possible

          • Constitution ou pas, majorité parlementaire ou pas, il n’y a pas le choix. Ce sera la réduction drastique et rapide de l’Etat obèse ou une faillite à la Vénézuélienne, agrémentée d’une guerre civile plus ou moins ouverte.

            Soyons raisonnables ! Il est tout à fait possible de sortir le pays de l’impasse du pillage collectiviste, en douceur et en paix, au bénéfice de tous. La bonne solution existe. Il ne manque que la volonté politique de la mettre en œuvre sans barguigner. Evidemment pas avec Macron qui fait perdre son temps à la France, du moins c’est ce qu’il semble aujourd’hui.

      • le smicard célibataire non…désolé de vous contredire une fois encore hein..

    • @Cavaignac
      Bonsoir,
      « Au-delà du cas de l’essence, le pouvoir d’achat moyen net des Français stagne globalement depuis le milieu des années 1990. »
      En 2001, un menu Best of BigMac (avec frite et Coca, classique quoi !) coûtait 35 francs, soit 5,34€. Combien pouvions-nous en acheter avec 100 francs : 100/35=2.85. Même pas trois. L’Euro vaut 6,55 fois plus cher que le franc, un euro vaut 6,55 francs. Avons-nous 6,55 fois plus de menus best of BigMac avec 100€ ? Avec 100 francs nous en avions 2,85. 2,85 multipliés par 6,55 donnent : 18.6675. Pour en avoir seulement 18 il faudrait que le menu B.O Big Mac soit à : 100/18=5,55€.
      A Lyon, ce menu est à 8€. Pour 100€ nous avons 100/8=12,5 menus B.O Big Mac.
      J’y vois plus uen dégradation qu’une stagnation, et je ne mange pas chez McDo.

    • 2,5-1,9%=0,6% de baisse du PIB marchand, est-ce bien exact ❓

      Le mur se rapproche, on est déjà au pare-choc 🙁

  • En 1971, je faisais le plein de ma 4L pour 25 francs (26 litres) et je gagnais 1100 francs/mois, soit un peu plus que le SMIC. Aujourd’hui à 1,40 € le litre, il me faudrait 36,40 €. Donc si je gagnais 1100 €, soit environ le SMIC actuel, l’essence coûte plus cher de 45,6%. Le pouvoir d’achat du franc est équivalent à peu de choses près, à celui de l’euro d’aujourd’hui.
    Quant aux dépenses contraintes, beaucoup sont imposées par l’État : voir par exemple toutes les démarches en ligne qui m’obligent à avoir un ordinateur, une imprimante et une connexion internet, alors que, normalement, je devrais avoir le choix de m’équiper ou pas !

    • @Le Rouméliote
      Bonsoir,
      Le SMIC brut actuel est de 1498,50€, le net est à 1188€.
      Comme vous le dites nous sommes revenus à l’équivalence « nouveau franc » euro. Sauf, que nous sommes bien plus ponctionnés qu’à l’époque. Les ponctions sur le salaire sont passées de 8,18% en 1970, à 9,67% en 1976, 10,15% en 1977, à 15,2% en 1985, à 20,02% en 1993, à 22,21% en 2017, pour être à 21,68% cette année. (http://france-inflation.com/smic.php)
      J’ai vu le litre de SP95, chez Total, à 1,48€, moins cher que le gasoil premier prix. L’excellium est à 1,60€. Je n’avais jamais vu ça.
      Donc pour mettre 26 litres, (ceux de votre 4L), de SP95 il me faut payer 38,48€.

  • C’est bien d’escroquerie qu’il est question, car ce sont des escrocs! Des vrais, tout comme les mafieux. La différence est que la mafia tient ses promesses!

  • la hausse du prix des carburants n’ est que la goutte d’ essence qui fait déborder le vase : en réalité , beaucoup manifestent contre toutes les hausses votées dernièrement : hausse des loyers, du prix du gaz, de l’ électricité , des mutuelles , des assurances, des péages , alors que les salaires stagnent ….. quand on pense que seul , 20% du produit des augmentations sera affecté à l’  » écologie  » , de qui se moque t’ on ???? ce GVT nous prend pour des neu neus …. de plus , ce GVT est en train de tondre littéralement les retraités : hausse de 25% de la CSG , ( en effet , 1 POINT 7 de hausse correspond à 25 % de hausse , et non pas de 1, 7 % comme beaucoup ont pu le penser ) 0 , 3 % hausse des retraites , alors que l’ inflation se situe dans une fourchette de 1, 3 et 1, 5 % … etc, etc ….

  • @cavaignac je ne pense pas que la majorité des Français soient de votre avis, le vrai problème est la

    • Eclairés par le tabassage fiscal qu’ils subissent et qui n’est pas terminé car il va s’aggraver au-delà de toute mesure dans les prochaines années, les Français sont de moins en moins naïfs. La majorité ne vote plus car elle ne gobe plus les calembredaines étatistes que l’Etat obèse lui sert depuis 40 ans.

      • La hausse des taux directeurs pourrait bien être l’occasion d’une flambée, pas des prix, mais bel et bien des taxes diverses et (a)variées… 🙁

        Conseillons aux français de faire des stocks de vaseline et de revendre au plus vite leur stocks de moraline… ❗

    • La majorité des Français ne fait que resservir des avis qu’elle a entendus passer. Mais le jour où leur réalité personnelle vient contredire ces avis, il y a une place pour leur faire écouter des gens comme Cavaignac. Il se pourrait que ces jours-ci soient une de ces occasions…

  • je vote pour l’escroquerie intellectuelle…

  • Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le bout du doigt. Mme Wargon n’a pas compris que les taxes sur l’essence sont un symbole: symbole de l’incompétençe de nos dirigeants actuels (et passés), symbole du refus de leurs mensonges, symbole de la révolte devant ces donneurs de leçons qui se gardent bien de s’appliquer ce qu’ils infligent aux peuple, symbole de l’étouffement de ce pays par manque de democratie et de débat.

  • Heureusement qu’il y a des études sérieuses qui analysent bien les effets des économies…
    Pas comme hier encore dans l’émission du nain-Pujadas au sujet notamment du sujet sensible de la hausse ou non du coût de la vie ; réponse chiffrée :  » bien sûr David, le pouvoir d’achat des français a augmenté en 2018 !!  » assène tout de go l’assistante de Pujadas . Et dit avec un aplomb terrible !!
    Et l’autre nain de sourire en disant : c’est bien de montrer ces chiffres  » !! Quel manipulateur !
    Bien sûr qu’il a augmenté car comme toute moyenne il faut s’en méfier, bien sûr qu’il a omis de dire que du fait de la suppression de l’ISF évidemment les gros riches ont vu leur pouvoir d’achat augmenter entraînant ainsi des moyennes aberrantes et trompeuses …
    Voilà comment les médias aux ordres de Macron bernent les français !! De la pure désinformation Pujadas !! Pas joli joli tout ça !!

    • C’est pourquoi je ne regarde plus les chaînes d’information françaises! On en apprend davantage sur les chaînes d’information étrangères!

    • L’ISF n’a aucune importance pour ceux qui ne le paient pas. C’est un chiffon rouge qu’on agite devant des taureaux obtus pour finir par les transformer en boeufs. La seule chose qui compte, c’est le montant des prélèvements obligatoires, et pas par tranche de patrimoine, par tranche de revenu disponible. La suppression de l’ISF a plutôt été une bonne chose, mais pour ceux qui profitent aujourd’hui de cet argent dans les entreprises, par des emplois et par des produits moins chers, pas vraiment pour les riches que vous détestez et qui ont développé justement ces entreprises, créant produits, services et emplois, mieux que ne l’aurait fait le petit fonctionnaire lambda.

      • @MichelO
        Bonsoir,
        « L’ISF n’a aucune importance pour ceux qui ne le paient pas. »
        Le salarié lambda se préoccupe que de ce qui lui reste après le passage de la première lame étatique, car, entre 1997 et 2017 un smicard a « donné » à l’Etat 66.876€ (3184,5 en moyenne par an). Sur la première décennie (1997/2006), il a versé 26.976€, et sur la seconde (2007/2017)39.900€. En 1997, l’Etat lui a prélevé 2556€ sur son seul salaire annuel ; en 2017 il lui en a pris 3948. 54,46% (3948/2556×100=1.5446 environ) d’augmentation en valeur absolue, contre 48,44% (1480/997×100=1.4844 environ) d’augmentation de salaire sur la même période.

    • La réduction de l’ISF n’a pas encore eu d’effet économique mesurable, pas plus que celle de la taxe d’habitation (quand les maires avides ne l’ont pas compensé).

      La manipulation des chiffres tient plutôt au fait qu’ils parlent des revenus avant les divers prélèvements obligatoires, sans tenir compte des revenus nets dont on dispose réellement pour vivre, une fois déduit la totalité des prélèvements, notamment la myriade des petites taxes prétendument indolores. Sans doute s’agit-il du pouvoir d’acheter des taxes…

      Il n’y pas de miracle. En l’absence complète de maîtrise des dépenses publiques, il faut bien que ça sorte de nos poches, peu importe les conséquences.

    • D’ailleurs cela pue.Judas… :mrgreen:

  • « A peu de chose près, le pouvoir d’achat d’un smicard est resté identique depuis les années 80. Ou si vous préférez, un litre d’essence représente la même part du salaire net d’un smicard de 2018 que d’un smicard de 1986. »
    C’est le pouvoir d’achat d’ESSENCE. Le coût de tous les postes de dépenses n’évolue pas de la même façon dans le temps, le pouvoir d’achat global des RMIstes a augmenté :
    https://www.alternatives-economiques.fr/evolution-pouvoir-dachat-smig-puis-smic-base-100-1951-0111201165540.html
    Si votre pouvoir d’achat (ou revenu réel, revenu rapporté à l’indice des prix) est 100 et que vous consacrez 50 en achat d’essence, il vous en reste 50.
    Si votre pouvoir d’achat passe à 200 alors que le prix du litre d’essence aura doublé aussi, que vous devez en acheter toujours la même quantité et, donc, encore y consacrer la moitié de votre pouvoir d’achat, il vous en reste 100 à dépenser à autre chose.

    • D’accord, pour ce qui est le pouvoir d’achat « essence ». Mais la significativité du pouvoir d’achat « indice des prix » que vous évoquez est en fait bien moindre. L’indice des prix correspond à un outil statistico-politique, manipulé à l’envi, et sans grand rapport avec les dépenses réelles d’un smicard. Quand vous dites que le pouvoir d’achat global des rmistes a augmenté, je crois surtout que le pouvoir d’intox global d’alternatives économiques, organisme suspect, a augmenté.

    • « autre chose » ?
      Mais l’autre chose aussi a doublé son prix, sans compter le prix de l’intelligence artificielle qui a remplacé la naturelle.
      Peut être êtes vous devenu imposable, ou changé de tranche ? Perdu une aide ou une allocation dont vous avez bénéficié par le passé ? Passé de la mutuelle ‘gratos’ à la payante ?
      En doublant votre pouvoir d’achat vous avez dépassé le fameux ‘plafond de la sécu’ ?
      Vous payez de votre poche les aides à domicile et l’aménagement de votre domicile en cas de handicap (du vécu).
      Augmentez votre pouvoir d’achat et vous attirerez milles appétits dont vous ignoriez l’existence.

      Bien entendu cela ne concerne pas vraiment les RMIstes qui, même si vous triplez leur aumône, ne quitterons pas le cercle infernal de la pauvreté/redistribution organisée pour capter leurs votes…

    • sa compétitivité a elle te augmentée? travaille t il plus? mieux?
      pourquoi son salaire devrait il augmenter?

  • Bonsoir , je suis en retraite depuis peu j’ai donc eu l’occasion de revoir mes feuilles de paie des années 70 : 5 ou 6 lignes et moins de 10 % de charges : aujourd’hui une page et demi et environ 25 % de charges : pour quoi faire ?

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