Glyphosate : le Parlement Européen est mené en bateau

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Glyphosate : le Parlement Européen est mené en bateau

Publié le 27 juin 2018
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Par André Heitz.

Le 21 mars 2018, Nature a publié une lettre des journalistes français Stéphane Foucart et Stéphane Horel, « Risks associated with glyphosate weedkiller resurface » (les risques associés à l’herbicide glyphosate refont surface » (Nature 555, 443). Cela s’est produit peu après la session inaugurale d’une Commission spéciale du Parlement Européen sur la procédure d’autorisation de l’Union pour les pesticides. Simple coïncidence ou coïncidence planifiée ?

Des journalistes notoirement activistes

Les auteurs sont connus pour leurs reportages activistes dans Le Monde contre, en particulier, les OGM et les pesticides ; ils ont acquis une certaine notoriété pour une série d’articles sur les « Monsanto Papers » – en bref, l’importation en France et dans l’Union Européenne des « articles d’investigation » de l’US Right to Know [une entité qui milite en principe pour l’étiquetage des OGM et fonctionne en pratique comme porte-voix et porte-flingue du biobusiness]. Ils ont en fait eu beaucoup de succès dans la mesure où le Parlement Européen a décidé, en grande partie sur la base de leurs écrits, de créer une commission spéciale sur la procédure d’autorisation de l’Union pour les pesticides (toujours en cours) ; et le débat sur le glyphosate est fortement pollué par ce qui équivaut à de fausses nouvelles.

Ils ont également remporté deux prix, le Grand Prix Varenne en décembre 2017 et le Prix de la Presse Européenne dans la catégorie journalisme d’enquête en mars 2018. Il y a une triste ironie dans tout cela. Tous deux sont friands des arguments les mieux illustrés par Stéphane Horel – une ancienne collaboratrice de Corporate Europe Observatory – sur son compte Twitter : « lobbywatcher for Le Monde, chasseuse de conflits d’intérêts… » Les deux jurys de prix (7 et 5 membres, respectivement) comprenaient un membre du personnel du Monde. Foucart et Horel ont accepté avec reconnaissance les prix… Personne n’est parfait…

Notre lettre n’est pas acceptée

Nature n’est pas parfait non plus. La pertinence de la lettre de Foucart-Horel dans Nature est au mieux discutable. Marcel Kuntz et moi avons donc proposé une autre lettre au journal :

« La lettre de Foucart-Horel n’apporte aucune preuve de risque.

Lors de la dernière série d’évaluations, il a été établi que le glyphosate ne présentait aucun risque pour la santé à des doses pertinentes pour l’homme par : la réunion conjointe FAO/OMS sur les résidus de pesticides (présentation) ; dans l’Union européenne, l’EFSA et l’EChA (qui évalue le danger) ; et diverses institutions en Allemagne, en Australie, au Canada, aux États-Unis d’Amérique, en France, au Japon, en Nouvelle-Zélande, en République de Corée et en Suisse.

Le 9 mai 2018, le Conseil Fédéral Suisse a adopté un rapport de l’Office Fédéral de la Sécurité Alimentaire et des Affaires Vétérinaires (OSAV) et conclu que « aucune action n’est requise en matière de santé », notant que « [c]es résidus seraient dangereux pour la santé si l’on consommait par exemple 72 kg de pâtes, 655 kg de pain, 10 kg de pois chiches ou 1600 litres de vin par personne et par jour« .

La décision du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) de classer le glyphosate en « cancérogène probable », comme l’acrylamide présent dans de nombreux aliments, la viande rouge ou les boissons très chaudes, est un cas unique. Bien que cela puisse être vrai, en principe, en tant qu’avertissement de danger (à distinguer du risque), il y a maintenant des preuves hors de tout doute raisonnable que la décision est truffée de conflits d’intérêts et d’inconduites.

Ironiquement, ces preuves ressortent des documents que Foucart et Horel ont lus et utilisés de manière sélective. Tout aussi ironiquement, le juge en charge des procès a estimé que les témoignages d’experts contre le Roundup (glyphosate), en particulier ceux fondés sur la détermination du CIRC, sont « fragiles » et que « la preuve que le glyphosate cause actuellement des lymphomes non hodgkiniens chez les humains aux niveaux d’exposition qu’ils connaissent actuellement est assez mince. » [Voir aussi ici.]

La science dit que le glyphosate est sûr, s’il est utilisé conformément aux instructions. Le contester exige plus que des théories chancelantes : des faits (nouveaux). »

Notre lettre a essuyé un refus poli :

« […] La concurrence pour notre espace limité est sévère, nous ne sommes donc en mesure de publier qu’un très petit nombre des nombreuses propositions que nous recevons.

Les lettres sélectionnées pour publication dépendent d’un large éventail de facteurs éditoriaux subjectifs. Ceux-ci comprennent : l’intérêt probable pour un lectorat informel et multidisciplinaire ; actualité ; la variété des champs récemment représentés dans nos colonnes ; si nous avons déjà couvert des aspects similaires d’un sujet particulier ; la nouveauté du point de vue exprimé ; chevauchement avec d’autres propositions ; et longueur de la proposition […] »

Qu’est-ce que cela signifie ?

Bon, d’accord…

Mais cette réponse standard soulève une question importante sur les « facteurs éditoriaux subjectifs ». Serait-ce qu’il y avait un « intérêt probable » dans une pièce de désinformation (décodée ci-dessous) et qu’il n’y en aurait pas eu, ou peu, dans une réfutation ? Serait-ce qu’une revue scientifique prestigieuse contribue activement à l’hystérie anti-glyphosate en Europe et à la guérilla contre le système réglementaire européen ?

Insinuations et référence non pertinente

Foucart et Horel ont écrit après un renvoi vers les « Monsanto Papers » agrémenté d’un lien vers le site web de l’USRTK :

« […] Nous estimons que nos découvertes et celles d’autres (N. Ghisi et al., Chemosphere 145, 42-54; 2016) justifient des inquiétudes quant à l’expertise utilisée par les organismes de réglementation pour évaluer l’innocuité du glyphosate. »

C’est une insinuation. Une insinuation absurde : la référence Ghisi,« Does exposure to glyphosate lead to an increase in the micronuclei frequency? A systematic and meta-analytic review » (l’exposition au glyphosate conduit-elle à une augmentation de la fréquence des micronoyaux ? Une revue systématique et méta-analytique) n’étaye pas l’affirmation.

En outre, elle passe en revue la recherche, en grande partie de la littérature grise, qui a utilisé des doses de glyphosate aussi élevées que 19.800 mg/L ou mg/kg sur des mammifères, des non mammifères et même des plantes. La dose la plus faible sur des mammifères (6 + 6 Swiss mice) était de 30 mg/kg, c’est-à-dire 60 fois la dose journalière admissible européenne (DJA) révisée.

La planification d’une réponse éventuelle est une admission de faute et de culpabilité

Foucart et Horel ont en outre écrit :

« De ces documents, nous avons eu l’impression que les toxicologues internes de Monsanto étaient préoccupés par l’évaluation à venir de leur produit phare par le Centre International de Recherche sur le Cancer, et qu’ils avaient anticipé le résultat avant que l’agence classe le produit en « cancérogène probable pour l’homme » en mars 2015. En 1999, la société avait commandé une expertise externe confidentielle de la preuve, qui suggérait que le glyphosate était mutagène. »

Monsanto avait en effet « anticipé le résultat »… avec un plan de communication pour parer à l’éventualité, comme toute entreprise responsable le ferait, particulièrement dans un contexte d’hostilité envers elle-même et ses produits. Mais du point de vue des activistes, c’est une preuve d’admission d’une faute faute et de la culpabilité. Les lecteurs sont même incités à croire que Monsanto a anticipé le fiasco du CIRC 16 ans à l’avance (en bref, qu’il savait depuis toujours qu’il y avait des préoccupations relatives à la santé).

Cette suggestion tordue n’est bien sûr pas nouvelle. Mais il est étrange de la trouver dans une revue scientifique.

De plus, il n’y a pas d’« expertise externe confidentielle… ». Un relecteur expérimenté et impartial aurait sans doute remarqué que cette affirmation n’est étayée par aucune référence. Le fait est que James M. Parry, professeur à l’Université de Swansea (Pays de Galles), a été invité à évaluer un ensemble d’études fournies par Monsanto. Ses deux papiers étaient confus et de piètre qualité.

Ils n’ont certainement pas « suggér[é] que le glyphosate était mutagène ». Le « meilleur » passage à picorer serait : « Sur la base de l’étude de Lioi et al (1998a, 1998b), je conclus que le glyphosate est un clastogène potentiel in vitro. » Mais les « questions clés » posées par Parry dans son deuxième document commencent par :« Le glyphosate est-il un clastogène in vitro ? Les études positives de Lioi et al (1998a, 1998b) peuvent-elles être reproduites ? »

Tentative de discréditer l’étude AHS (Andreotti et al.)

Qui a ajouté les références dans le dernier paragraphe ?

« En 2016, l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments a déclaré que les preuves sur la cancérogénicité du glyphosate chez l’homme étaient « très limitées »(voir go.nature.com/2tjuq1i), en partie sur la base d’une vaste étude prospective, l’étude sur la santé en milieu agricole (AHS [Agricultural Health Study]; voir aussi G. Andreotti et al., J. Natl Cancer Inst., http ://dx.doi.org/10.1093/jnci/djx233, 2017). Pourtant, l’épidémiologiste en chef de Monsanto a écrit dans un rapport interne en 1997 que le protocole de l’AHS rendait inexactes les estimations de l’exposition aux pesticides, masquant potentiellement les associations entre l’exposition et la maladie. »

Le premier lien mène à une lettre datée du 13 janvier 2016 du directeur exécutif de l’EFSA, Bernhard Url ; c’est la réponse à la lettre grotesque du 27 novembre 2015, par laquelle Christopher Portier et plus de 90 autres signataires – y compris, incidemment, la prochaine directrice du CIRC, Elisabete Weiderpass – ont exhorté le Commissaire Européen Vytenis Andriukaitis à rejeter l’évaluation du glyphosate de l’EFSA. Il est plutôt surprenant qu’une revue scientifique de haut niveau accepte une référence secondaire au lieu d’un lien vers le document princeps.

En outre, la citation pertinente complète est la suivante :

« Contrairement à l’évaluation par le CIRC des études épidémiologiques comme étant des preuves limitées, les experts de l’UE ont conclu que les preuves humaines sont très limitées et, par conséquent, insuffisantes pour le classement selon les critères CLP. Il y a une opinion minoritaire (un État membre de l’UE) […] »

Foucart et Horel n’ont pas choisi de picorer « insuffisantes pour le classement selon les critères CLP », ou d’ailleurs un libellé plus fort encore du rapport d’évaluation de l’EFSA comme : « le glyphosate est peu susceptible [unlikely to] de présenter un danger cancérogène pour les humains et les preuves n’étayent pas un classement s’agissant de son potentiel cancérogène conformément au règlement (CE) n ° 1272/2008. »

Qu’est-ce qu’un lecteur peu familier avec la question retirera de leur texte ? Que l’article d’Andreotti et al., 2017, fournit des preuves « très limitées », en d’autres termes qu’il ne vaut rien. Ceci est clairement suggéré par la dernière phrase.

Encore une fois Monsanto aurait condamné l’article d’Andreotti et al. 20 ans à l’avance !

Notez également que l’article d’Andreotti et al. est postérieur à l’évaluation de l’EFSA et que les résultats antérieurs de l’étude AHS (De Roos et al., 2005) n’étaient qu’un élément parmi des dizaines, voire des centaines, utilisés par l’EFSA. Et aussi par le CIRC… Par conséquent, si l’évaluation de l’EFSA devait être jugée non valable en raison d’une déclaration de Monsanto de 1997, le classement du CIRC devrait l’être également  !

Et, bien sûr, il n’y a encore une fois aucune référence. Ce que l’on appelle ici un « rapport interne » est une pièce jointe à un courriel interne, qui donne quelques « réflexions préliminaires » à un sous-comité des communications :

« Lors de votre dernière réunion, vous m’avez demandé de fournir quelques réflexions sur l’épidémiologie et l’étude sur la santé en milieu agricole (AHS) que vous pourriez utiliser pour créer des messages positifs. Veuillez trouver ci-joint quelques réflexions préliminaires. »

En outre, ce document est clairement marqué comme un « projet ». La simple honnêteté intellectuelle exigerait que l’on reconnaisse qu’un tel document n’apporte aucune preuve au-delà de sa simple existence.

Ce projet a été produit à un moment où les organismes de recherche en santé étaient encore en train de recruter pour l’AHS. En bref, il est tout simplement présomptueux d’affirmer que John Acquavella aurait fait des déclarations accablantes sur un protocole qui était alors en grande partie inconnu, en exposant les limites de l’AHS « par comparaison avec l’étude hypothétique idéale ».

Et, plutôt que de signaler le risque de « masqu[er] potentiellement les associations entre l’exposition et la maladie», il était évidemment préoccupé par les éventuels faux positifs :

« Une classification de l’exposition inexacte […] peut également créer des associations de maladies et d’expositions erronées. Dans une étude de cette taille, il y aura des constatations erronées d’exposition-maladie, peut-être beaucoup, dues à une mauvaise classification de l’exposition. »

Nous sommes menés en bateau

Avec la publication de la lettre de Foucart-Horel, Nature a exposé la quantité de désinformation et le niveau de distorsion des faits qui peuvent se retrouver dans trois paragraphes de texte activiste. Sa non-acceptation de notre lettre, à son tour, aura permis un décodage au-delà des six paragraphes que nous avons proposés à la revue.

Le verdict est cinglant, en particulier pour le Parlement Européen qui a agi et agit encore en grande partie sur la base de telles fausses nouvelles, bien qu’elles aient été décodées auparavant.

Comprendra-t-il qu’il a été mené en bateau ?

Ce texte a paru, en anglais, sur Genetic Literacy Project sous le titre : « Viewpoint: Questioning Nature’s publication of anti-glyphosate letter ».

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  • jacques lemiere
    27 juin 2018 at 7 h 29 min

    c’est un combat politique..si la glyphosate est interdit et que on adopte les critères retenus pour justifier sont interdiction comme un standard on va en voir des interdictions..
    un produit utilisé massivement depuis longtemps sans qu’on ait vu de signal épidémiologique inquiétant.
    Assez curieusement les alternatives proposées au désherbage par le glyphosate sont plus chères et pour le désherbage manuel portent atteinte à la santé des gens…

    une vie pénible pour éviter un risque non encore démontré…

  • J’ai du mal à saisir, au final à qui profite l’interdiction du glyphosate?

    Persister à dire qu’un produit est dangereux alors qu’on a plusieurs études scientifiques venant de plusieurs sources/pays qui infirment ce constat, ça sert à quoi? C’est parce que les gens n’aiment pas admettre qu’ils se sont fourvoyés?

    • Ca profite à tous ceux qui veulent décider à votre place sous le prétexte fallacieux de vous protéger. La prochaine fois qu’ils voudront décider à votre place, ils seront dans une position inexpugnable.

    • « J’ai du mal à saisir, au final à qui profite l’interdiction du glyphosate? »
      C’est surement monsanto qui ironiquement en profiterait le plus.

    • L’interdiction (si elle se produit un jour) profitera à plein de gens:

      1) Aux activistes qui auront créé un précédent. Ce précédent leur permettra de faire interdire à peu près tout et n’importe quoi selon leur bon vouloir. C’est pour moi le point le plus grave.

      2) Aux promoteurs du bio

      3) Aux producteurs de produits de remplacement… tels que Monsanto. Rappelons que le glyphosate est dans le domaine public depuis belle lurette. Les concurrents ont fait baisser les prix et Monsanto ne gagne plus grand chose sur ce produit. Par contre il a d’autres produits en catalogue qui sont toujours protégés par des brevets.

    • jacques lemiere
      27 juin 2018 at 20 h 10 min

      il y a une truc un plus pernicieux à mon opinion qui est chez assez fréquents des gens bien intentionnés de mettre les pauvres au boulot… le retour au champ des gueux et tout le monde y sera content.
      c’est idiot de faire la promotion dune mesure qui diminue la productivite…

      MAIS, il y a un peu de vrai dans un sens car de plus en plus je partage l’idée qu’une partie des gens sont incapables de faire un travail qui conduise à une création de richesse dans une société développée.
      et c’est un casse tête…comment aider par exemple un type un peu crétin tout en continuant à la considérer comme un membre à part de la société.

      la charité? le problème est que quand on est idiot on est idiot et si vous donnez de l’argent à un type idiot il va le dépenser idiotement.. les aides sociales c’est encore pire…les laisser crever pas très charitables…
      les mettre sous tutelles et reconnaître leur incapacité pas très digne…

  • Excellent !
    Hélas !
    Sous la Terreur il y aurait de fortes chances que ce ne fût pas votre article qui serait passé à la trappe, mais votre tête.
    Mais sous l’Inquisition Écologiste moderne c’est tout de même très risqué que de débusquer Foucard et Horel comme menteurs par omission et insinuation.
    Pour ces gens-là « science is settled » lorsqu’elle raconte une histoire allant dans le sens de leur histoire, et quantité négligeable mais paradoxalement dangereuse, bien sûr au service de sombres intérêts privés, lorsqu’elle reste simplement honnête en ne trouvant pas les corrélations significatives qui confirmeraient leurs préjugés.
    Félicitations !

  • De plus l’interdiction du glyphosate oblige à se rabattre sur le seul pesticide « bio », le cuivre, dont les risques viennent d’être réévalués par deux agences sanitaires européennes, l’ANSES pour la France et l’UBA en Allemagne. Pour les exploitants d’abord : « Le niveau d’exposition estimé des travailleurs qui retournent dans les vignobles traités avec des formulations à base de cuivre [c’est la fameuse « bouillie bordelaise »] dépasse le seuil maximal d’exposition toléré. » Et il n’y a pas que les hommes : « un risque élevé a été conclu pour tous les usages en ce qui concerne les oiseaux et les mammifères, les organismes aquatiques et les macro-organismes du sol ». C’est étrange, aucun de ces dangers n’existent pour le glyphosate, mais c’est lui qui se retrouve sur la sellette…
    « Les concentrations excédentaires en cuivre ont des effets phytotoxiques reconnus sur la croissance et le développement de la plupart des plantes », ainsi que des effets « délétères sur les communautés microbiennes des sols » et sur les espèces fongiques (champignons). En résumé le cuivre –qui ne se dégrade pas- est toxique pour tout le monde, à tous les étages, mais le lobby du bio a une meilleure image que Bayer-Monsanto, alors pourqoi se gêner ?
    Si le Danemark et les Pays-Bas ont déjà suspendu son utilisation, on peut penser que ce ne sera pas de si tôt le cas de la France, parce que « Si demain on interdit le cuivre, il n’y a plus de viticulture bio », assène le responsable du label bio de l’agriculture biodynamique.

    • Non, le cuivre — un fongicide et bactéricide — ne remplacera pas le glyphosate — un herbicide.

      Mais la comparaison des deux est justifiées : hystérie pour le glyphosate, complaisance et refus de voir pour le cuivre.

      • jacques lemiere
        27 juin 2018 at 20 h 15 min

        il y a des désherbants de contact dont des gens font la promotion non pas parce qu’ils sont moins nocifs à résultat comparable mais parce qu’ils sont naturels…désespérant…

        parce que n’oublions pas ce qui est recherché est désherber le « mieux » possible… ce qui amène à trancher entre coût et conséquences diverses… trouver un mieux que le glyphosate…..je ne vois pas.. sinon pourquoi ne pas interdire de désherber…

  • ça prouve que Foucard ne mérite pas le titre de journaliste mais celui de dangereux activiste incompétent

  • Si vous aimez tant le glyphosate et que l’AgroChimie est votre Religion bouffez-en autant qu’il vous plait, donnez-en à vos enfants et petits enfants, Mais foutez la paix à ceux qui ont le Droit de vouloir se préserver de votre agro-chimie.

    • Bonjour Yvan.
      C’est votre droit de ne pas vouloir du glyphosate, prenez du bio, mais n’empêchez pas les autres d’utiliser celui-ci.
      C’est à vous de prouver la toxicité du produit pour l’interdire, l’inversez pas la charge de la preuve. C’est tjs à l’accusation de prouver ses dires (art 9 DDHC).

    • jacques lemiere
      27 juin 2018 at 20 h 19 min

      qu’appelez vous l’agrochimie?
      ingérer des traces de glyphosate ou bouffer du glyphosate c’est la m^me chose?
      c’est ce qui s’appelle avoir un position idéologique, ce qui est parfaitement votre droit…par contre je ne suis pas certain que l’idéologie, autrement dit la vérité révélée ( monsanto est le diable) soit une base saine pour la mise en place d’une réglementation.

      • jacques lemiere
        27 juin 2018 at 20 h 21 min

        très bizarrement quand on demande des précisions de ce genre , il nous est répondu que on voit parfaitement de quoi on parle… et justement non…

    • En condiment sur la salade, génial non ❓ Tous les jours, miam…

  • @ jacques lemiere
    « ingérer des traces de glyphosate ou bouffer du glyphosate c’est la m^me chose? »

    Critique du DL50.
    La méthode principale pour établir le niveau de toxicité d’une substance repose sur le DL50.

    Première critique, qui n’est pas neuve, est la barrière des espèces. Il est hasardeux de spéculer sur la toxicité d’une molécule lorsqu’ elle est étudiée sur les rats ou des souris et de conjecturer des résultats identiques pour l’homme ou d’autres espèces. L’aspirine est mortelle pour les félins, quand bien même ce sont des mammifères.
    Certes, il existe des méthodes de corrections du DL50 pour tenir compte des différentes espèces.

    Mais l’objection principale ne se trouve pas au niveau de la barrière de l’espèce, mais quant à l’incapacité de comparer la toxicité d’une seule dose, et l’exposition chronique de très petites doses sur une très longues périodes.
    Le DL50 mesure le taux de mortalité induit par l’absorption d’une seule dose. C’est la mesure de Toxicité Aigüe ! Ce procédé résulte de notre héritage culturel ; dans notre histoire, la question de ‘la dose’ nécessaire d’une substance pour empoisonner et tuer son prochain est récurrente dans la littérature depuis la plus haute antiquité. Il faut croire, que nous en sommes toujours à croire que c’est la seule façon de se débarrasser de notre rival.

    Je ne mets pas en doute le DL50 du glyphosate. Quand les études annonces un DL50 de 2000 à 8000 mg/kg, cela signifie, que la dose mortelle pour 50% du groupe est de 2 à 8 g/kg dans un laps de temps restreint. Effectivement, c’est un DL50 très faible et donc peu mortel pour une seule dose.

    Aucun cancer ne résulte de l’absorption d’une dose unique, mais résulte d’une exposition à une substances toxique même à très petite dose, sur de très nombreuses années. Donc vouloir mesurer l’effet cancérigène d’une substance n’est pas mesurer l’effet mortel d’une dose unique.
    On nous apprend depuis la maternelle de ne pas comparer des pommes et des poires, et cela reste vrai jusqu’à l’unif.

    Le DL50 en toxicité Aigüe ne nous donne aucune indication de la toxicité de petites doses à long terme.

    Etude de toxicité subaigüe et chronique.

    Toutes les études de toxicité subaigüe et chronique du Glyphosate se font sur une durée de 21 jours à trois mois maximum !

    Hors, les protocoles pour mesurer la toxicité subaigüe et chronique des médicaments, c’est-à-dire des molécules que l’on est sensé consommer sur de courtes périodes ou parfois de très longues périodes, les études de toxicité s’étalent sur un minimum de 1 an Et les études de Cancérogènèses des produits pharmaceutiques « Elles comportent le relevé systématique des tumeurs sur des lots d’animaux recevant le produit durant une Grande Partie de leur Vie (par exemple 104 Semaines chez la souris » soit 2 Ans !
    In Essais cliniques : théorie, pratique et critique BOUVENOT Gilles, VRAY Muriel
    Gilles Bouvenot, Professeur de thérapeutique à la faculté de médecine de Marseille, Muriel Vray, épidémiologiste à l’Inserm

    A ce stade, il faut rappeler que nous consommons au jour d’aujourd’hui du glyphosate et bien d’autres produits phytosanitaires depuis la plus tendre enfance, durant toute la vie et ce quotidiennement. Donc, bien plus longtemps que n’importe quel médicament !
    Hors ces produits iatrogènes sont des molécules synthétiques aussi complexes que les produits pharmaceutiques qui ne diffèrent que par leur destination Mais qui sont consommés par le commun des mortels sur des périodes bien plus longues.

    Donc chercher des tumeurs et des effets cancérogènes sur des périodes de 21 jours à trois mois est une Véritable Imposture.

    La toxicité peut également varier en fonction de la maturité du sujet. Le DL50 ne tient pas compte de l’âge du sujet. Une intoxication chronique sur un enfant n’aura pas les mêmes conséquences qu’un adulte.

    Bon appétit.

    (désolé d’avoir été un peu long)

    • Donc chercher des tumeurs et des effets cancérogènes sur des périodes de 21 jours à trois mois est une Véritable Imposture.

      Cet argument est répété en boucle par certains. C’est la preuve d’un incompréhension manifeste des modèles utilisés pour les études en question (une variété de rats qui développent spontanément des tumeurs en peu de temps…) C’est aussi un mensonge par omission car des études à long terme sur l’homme ont été faites, la plus célèbre étant la cohorte AHS qui a suivi l’état de santé de milliers d’agriculteurs sur plusieurs décennies.

    • jacques lemiere
      28 juin 2018 at 7 h 46 min

      il y a du vrai dans la critique des méthodes d’évaluation de sécurité alimentaire mais chiche on applique les m^me standards à TOUT?

    • On veut des preuves. Sans preuves votre looooong post n’est que du blabla qui occupe l’espace.
      C’est d’ailleurs votre but.

      • @ gilllllib
        « Sans preuves votre looooong post n’est que du blabla qui occupe l’espace. »

        Je critique la Méthode DL50. Je vous donne des arguments qui figurent dans tous bréviaires de 3ème médecine et pharmacologie.

        Vous me répondez par un argumentum ad hominem !

        • J’ai bien compris que vous critiquez la DL50, mais vous n’apportez pas de preuves de la toxicité du glyphomachin.
          Encore une fois, vous êtes libre de ne pas consommer du Roundup, moi je suis libre d »utiliser celui-ci DANS LA MESURE où je ne vous nuis pas.
          Si vous apportez la preuve que je vous nuis, vous êtes en droit de me contraindre à arrêter cette nuisance, c’est le B.a-ba du libéralisme et de la DDHC.
          Actuellement la volonté d’interdiction du glyphotruc relève du caprice écolo (bobo urbain) au mieux, de la volonté de détruire la démocratie libérale au pire (orphelin du paradis soviétique).

          Des preuves, des preuves.

    • yvan
      avec l’étude américaine sur 20 ans et plus de 50 000 participant , vous l’avez votre analyse sur le risque d’intoxication chronique du glypho « in vivo ». Le résultat est qu’il est confirmé qu’il n’y a pas de PB « cancer  » avec le glypho .
      Alors avec la réponse a vos interrogations vous faite quoi maintenant vis à vis du glyphosate?

      • @ yann
        « Alors avec la réponse a vos interrogations vous faite quoi maintenant vis à vis du glyphosate? »
        Ben, vous en prenez une bonne louche tous les matins à ma santé 🙂

      • @ yann
        As-tu un lien vers l’étude de 20 ans et des 50.000 participants ?

        (je paye ma dîme pour soutenir Contrepoints.org, mais je n’ai pas le droit de publier de liens dans mes posts ! Sympa)

        • @Yvan
          ho oui il y a ce qu’il faut en info sur le net!
          http://imposteurs.over-blog.com/2017/11/malgre-l-etude-americaine-sur-le-glyphosate-le-circ-et-bien-d-autres-se-murent-dans-leur-mauvaise-foi.html
          En fait je stock un paquet de lien (voir de trop) donc celui ci dessus est un des nombreux disponibles qui parle de cette étude.
          Je ne suis pas sur de te fournir le plus complet mais sur ces site (toujours « sources ») tu devrais pouvoir avoir les infos qu’il te manque avec les divers autres liens qui y sont proposé

        • Les commentaires contenant des liens sont souvent retardés pour cause de modération.

          Un article récent sur l’étude AHS est disponible ici:
          https://roycestreeservice.com/wp-content/uploads/Glyphosate-Use-and-Cancer-Incidence.pdf

        • jacques lemiere
          28 juin 2018 at 19 h 39 min

          pas une louche…
          et je le répète puisque ‘il faut bien désherber vous ne puvez pas seulement supprimer cette louche de glyphosate vous a la remplaceriez par autre chose… ça pourrait être un dos brisé et des articulations bousillées pour les huilistes de coudes, ça peut être davantage de gaz d’échappement de particule d’érosion des sols..si le désherbage est fait mécaniquement ça pourrait être deux louches de biodup…ce produit miracle qui va être inventé incessamment sous peu et remplacera le roundup…

          ah super yapu de roundup…ben je desherbe comment alors?

          au moins ceux qui parlent de la pollution par les gaz d’échappement disent yaka rouler en auto électrique..
          mais pour le roundup…ce que je vois n’est pas très probant..

    • jacques lemiere
      28 juin 2018 at 18 h 34 min

      alors de façon générale comment savoir si tel substance à laquelle on est exposé durant une longue période peut être cancérogène… sans faire une experience grandeur nature façon cobaye..
      on peut pas en toute rigueur toute m »méthodologie est critiquable..
      alors on fait quoi?
      on s’abstient de ne jamais rien utiliser de nouveau…?
      et il faut rappeler que la dite experience grandeur nature a été faite…et on se demande bien pourquoi on a peur du glyphosate ..

  • Concernant le désherbage ou le non-désherbage, soyez rassuré, les producteurs bio ont de multiples recettes et solutions sans devoir recourir à l’agro-chimie de synthèse.

    Après avoir été sérieusement malade et être passé par le chas de l’aiguille, cela fait 10 ans que je consomme exclusivement bio Je m’en porte très bien, cela ne me coûte pas plus cher qu’une grande surface, et je découvre des produits d’excellente qualité.
    Évidemment, cela demande de réapprendre à cuisiner et à manger correctement.

    Je maintiens que je suis libéral au sens libertarien, et même minarchiste, et que je ne vois aucune incompatibilité entre le libéralisme et le bio. Bien au contraire, puisqu’ en tant que libéral, je défends Avant Tous la Libre Entreprise, donc les artisans et les petits producteurs et les p.m.e. Je me bats contre les monopoles d’État autant que les monopoles industriels des multinationales et leurs passe-droits arrachés par connivence avec nos s(m)inistres et enveloppes bien garnies.

    Pour avoir rencontré les producteurs bio, ils produisent sur des petites parcelles de quelques hectares et parfois bien moins, et en vivent heureusement très bien. Certes, cela demande plus de travail, plus de main d’oeuvre, mais que demande le peuple, du boulot n’est-ce pas, et valorisant. Pourquoi pas, si en plus ils font de la qualité plutôt que ces gigantesques exploitations qui ne produisent que des erztatz arrosés de cocktails de pesticides, herbicides, fongicides, et dont les exploitants sont endettées jusqu’à la corde autour du coup, pieds et mains liés à ces multinationales qui leur suce la moële avec des contrats iniques.

    Je consomme des légumes comme on ne peut jamais en voir dans les grandes surfaces, de la viande top qualité, des steaks qui ne fondent pas comme neige au soleil au fond de la poële.

    Certes, tous n’est pas rose dans le monde du bio . Ceux qui prétendent qu’il s’agit d’une alimentation de gaucho-bourgeois-bohèmes se trompent lourdement, ou bien sont des parties prenantes de l’agro-business. Grand bien leur fasse, mais qu’ils cessent d’harceler les petits producteurs avec leur machine juridico-européenne qui criminalise depuis plus de 50 ans les petits producteurs avec des arguments fallacieux pour défendre les intérêts exclusifs des majors de l’agro-business.

    « If we will not endure a king as a political power we should not endure a king over the production, transportation, and sale of any of the necessaries of life. » John Sherman 1890.
    Cela s’applique également pour les choses la plus élémentaires qui soient, l’alimentation, l’eau et la médecine.

    Je cesse ici mon prosélytisme et vous souhaite le meilleur.

    • Sorry pour les fautes d’orthographes. J’écris à la volée , et le blog ne permet pas de correction après publication.

    • Blabla blabla blabla. Mangez ce que vous voulez, vénérez les producteurs bio si cela vous chante mais par pitié laissez les autres agriculteurs nourrir la population.

  • @ fm06
    « laissez les autres agriculteurs nourrir la population. »

    hahaha laissez-moi rire.
    Le niveau de vos commentaires et de vos arguments est pathétique.
    Vous n’êtes qu’un pauvre guignol, idiot utile des gauchistes et laquais servile des eurocrates et de la Fnsea.
    Vous n’êtes pas foutu de développer le moindre raisonnement et recourez presto aux arguments d’Autorité, la Preeeeuuuve, sarcasmes et borborygmes.
    Difficile à croire que vous soyez dans le déni de la réalité. Vous êtes sans doute déjà atteint du bulbe, et dans ce cas, désolé pour vous, à moins d’espérer une greffe de porc transgénique, et je plein déjà cette pauvre bête.
    N’oubliez pas de prendre votre dose quotidienne de pesticide pour nourrir votre cancer.

    Ce qui est regrettable, est qu’un blog qui se dit libéral soit aussi sectaire que la fange trotskiste, très loin de ce qu’on pourrait espérer de gens éclairés et instruits au pays de Condorcet et Tocqueville. Le débat des idées n’est pas votre fort.

    Je découvre votre blog depuis une année. Certains articles sont remarquables, mais bien d’autres semblent étrangement pondus par des mélan(ch)gonistes. On est bien dans le mélan(ch)ge des genres, vieille recette des militants de la 4ème int. pour semer la confusion dans l’esprit du lecteur, usant les toutes les ficelles de la dialectique éristique pour imposer par suite toutes les réformes et ukases de Bruxelles.

    Quand le Lancet et Nature publient des sérieuses mises en gardes à l’égard des produit phytosanitaires, vous les rejetez d’un revers de la main.
    Derrière ces querelles d’experts sur le glyphosate, il y a bien des enjeux financiers gigantesques et des enjeux politiques à l’échelle des condominiums qui n’expurgent pas le débat sur l’innocuité de ces produits.
    Ceci expliquant cela, et sans doute la raison d’être de ce blog pseudo-libéral, vitrine de l’eurocrassie.

    Bien à vous.

    • « il y a bien des enjeux financiers gigantesques » l’argument habituel
      des anti phyto « super facile et agréable » pour eux car ne les obligeant pas à ce remettre en cause si pas d’argument scientifique!
      C’est dommage que cet argument »pratique » soit aussi débile.
      OU IL Y A LE PLUS D’ARGENT A GAGNER AUJOURD HUI C’EST DANS LE BIO. Il faut vraiment ne pas bosser dans la filière pour utiliser l’argument « fric » pour les « conventionnels » en agriculture.
      C’est la seul raison, LE FRIC » qui fait que le bio se développe réellement. Le français est très croyant mais pas très pratiquant vis à vis du bio. La consommation réelle en France en ali bio vient enfin d’atteindre les 4% de part de marché de l’alimentation totale française. 1% en 2000, 3% 2015, et enfin un super 4% avec depuis plus de 15ans un cinéma mensonger (pour le fric justement en plus de quelque idéologogobloquer). Si aujourd hui , il y a un paquet de centenaires ce n’est certainement pas a cause de leur alimentation bio du passé.LOL
      Avec les chiffres qui nous disent que 60% des français on consommés bio l’an passé blablabla , la filière c’est toujours moquer du monde avec ses sous entendu de « chiffre mirifique » de développement. Le plus dingue , c’est qu avec seulement 4% de part de marché on en importe encore 38% (de cette quantité de 4%). Pour être sur d’avoir des débouchés, nos minables politiques démago on donc du proposer de rendre OBLIGATOIRE le bio dans les cantines, mais patatra ils n’avais pas encore vu que les nombreuses conversions se faisaient surtout en élevage (la plus grosse arnaque de la filière bio…il y en a d’autres.) et que donc ils étaient incapable de fournir les fameux 20% pour les cantines. Trop bête!!!
      le bio meilleur pour l’environnement??? trouvé moi un seul fongicide conventionnel aussi écotoxique que le cuivre (interdit dans plusieurs pays déjà).Cela n’existe pas!
      le bio meilleur pour la santé?? trouvé moi un seul produit en conventionnel avec une nocivité aussi forte qu’un produit bien naturel comme l huile de neem que les bio utilisent avec une belle dérogation. (l’huile de neem à été très justement interdite et a obtenu une dérogation pour les bios alors qu’il est reconnu PE et ne pourrait donc même pas être présenté a l’homologation en produit conventionnel car trop dangereux et à risque énorme).
      Il a obtenu sa dérogation car de toutes les façon les bio l’utilisaient quand même (ça aussi c’est pas )

      a 2minute 22 écouté donc romain arboriculteur bio, nous parler de l’huile de neem (a l’époque du tournage il n’y avait pas la dérogation qu’a obtenu depuis la filière bio)
      Le gag final est que quand on est bio , on applique les pesticides mais sans protections (sa fait pas bio du tout il est vrai) alors les bios épandent et mangent en même temps un super produit bien naturel avec un risque santé intolérable en conventionnel!
      Un monde de fou!
      A au fait je travail dans un service agro aussi bien pour des bios que des conventionnels, et je conseil a des jeunes aujourd hui de partir en bio puisque c’est là qu’il y a du FRIC justement (en étant moins couillons que certain producteurs bio et en se protégeant lors des applications de leur produits quand même bien sur.).
      Comme on ne fais pas de vérité sur des mensonges même répétés mille fois, quand la filière bio retournera à des considération « normal » les agris n’auront aucun pb a retourner en agriculture classique.

    • Riez tant que vous voulez. Vos insultes et votre discours haineux enlèvent tout intérêt et toute crédibilité à vos commentaires.

      • Quand on prend la peine d’énoncer des arguments dans un débats serein, et qu’on reçoit pour toute réponse ‘Blabla blabla blabla’, il s’agit bien de sarcasmes désobligeants.
        Si vous n’avez pas d’autres arguments que des borborygmes, abstenez-vous de répondre plutôt que d’insulter.

  • @yann,

    Des médecins et professeurs déclarent après études que le produits de synthèses sont résolument toxiques et cancérigènes à très faibles doses.
    D’autres médecins et professeurs déclarent le contraire et réclament des contre-expertises.
    Les premiers présentent d’autres résultats confortant leur inquiétudes.
    Les seconds déclarent non-valides les résultats des premiers car non-conforme aux protocoles et présentent leurs expertises rassurantes.
    Les premiers déclarent que les seconds sont payer par les multinationales pour étayer leurs études par de fausses expertises et qu’il y a conflit d’intérêt.
    Les seconds déclarent que les premiers sont des fous et qu’ils ne méritent plus leurs diplômes.
    Le premiers se font virer par le tous puissant ordre de médecins.
    Les seconds déclarent victoire par k.o.
    Les premiers font rescousse au public qui pour moitié sont près à monter sur le ring.
    Les seconds font appel aux forces de l’ordre pour en découdre.
    Les premiers …

    Nous sommes bien dans une querelle d’expert.
    La question est de savoir comment trancher dans une querelle byzantine.

    Sincèrement, vu de très haute altitude, je ne suis pas certain que nous puissions trouver une réponse.
    Quelle attitude faut-il avoir dans ce cas là.

    La tendance actuelle du droit dans le commerce international, est de confier à un énième expert le soin de tirer des conclusions et de les confier à une cour d’arbitrage. Évidemment, un second round se présente rapidement avec des contre-experts. Finalement un compromis est trouvé entre les détenteurs des brevets et les États en échange de compensations. Évidemment les premiers se sentent grugés et reprennent l’offensive. Les seconds répercutent sur leurs clients les frais des procédures. etc

    Une autre façon de trancher, est de confier par référendum, comme en Suisse, le soin au peuple de choisir son destin, de savoir comment il souhaite être soigné et nourri dans le cas d’espèce.

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