Ce que cache le rejet de la société de consommation

Quelques mythes sur la société de consommation à abandonner pour mieux la comprendre.

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Ce que cache le rejet de la société de consommation

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 19 mai 2018
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Par Stanislas Kowalski.

Deux petites remarques de rien du tout pour commencer.

Premièrement, il est formidable de pouvoir se plaindre d’appartenir à une société de consommation. Vous préféreriez une société de pénurie ? Au pire du pire, les excès de la société de consommation peuvent être compris comme un moindre mal. On déplore l’augmentation du nombre de cancers, principalement parce que les gens ne meurent plus d’une bête rougeole en bas âge.

On n’échappe pas à la consommation et il n’y a pas à le souhaiter. La consommation est, fondamentalement, le but de l’économie. On ne construit pas des usines pour réduire le chômage. Travailler n’est pas un but en soi. On travaille pour créer des biens et des services qui vont améliorer notre vie, pas le contraire. Être dans une société de consommation, c’est un peu pouvoir dire aux acteurs économiques : “Mission accomplie !” On pourra éventuellement parler de buts supérieurs à ceux de l’économie, mais dans ce domaine précis, la société de consommation est un succès.

Deuxièmement, le rejet de la société de consommation est contradictoire avec d’autres complaintes. On ne peut pas vouloir simultanément une augmentation du pouvoir d’achat et une baisse de l’empreinte écologique ou la fin de la société de consommation. Il faut savoir ce que l’on veut.

Une société d’égoïstes ?

Maintenant le vif du sujet. Au-delà de la surabondance, une société de consommation serait une société d’égoïsme, une société ne pensant qu’aux biens matériels, ou encore une société dans laquelle les gens consomment sans donner en retour.

Le problème de l’égoïsme est complexe, surtout quand on l’envisage non pas comme un problème moral, mais comme un problème social.

On sera à peu près d’accord pour dire qu’un homme incapable de compassion et qui ne pense qu’à son propre intérêt est quelqu’un d’insupportable. On enseigne volontiers à ses enfants la nécessité du partage, à la fois pour la paix dans la famille et dans l’intérêt des enfants eux-mêmes. Ils seront plus heureux s’ils sont capables de générosité et de réciprocité. Ils seront moins malheureux s’ils savent supporter les myriades de petites frustrations de la vie. La tempérance et la générosité sont des vertus à promouvoir. C’est parfois difficile à vivre, mais on sera assez facilement d’accord sur l’objectif.

En revanche, si l’on examine les interactions sociales qui ont lieu lorsque l’on promeut la générosité, une difficulté apparaît. Celui qui réclame plus de générosité ou de partage est souvent le plus égoïste. Mais pas toujours. Si on pouvait reconnaître les escrocs en analysant deux ou trois phrases, la vie serait si facile ! On verra souvent un grand frère tenter de s’emparer des bonbons de son petit frère (ou le contraire) en interprétant abusivement les propos des parents. Culpabiliser les gentils est une méthode très efficace pour s’emparer du bien d’autrui.

Malheureusement, quand le frère demandera à son tour, timidement, l’application du même principe de partage, il a de fortes chances de ne pas être entendu. Les appels à la générosité ont plus de chances d’être des appels sincères et de correspondre à de vraies détresses s’ils sont rares. Si l’on désire vraiment aider les gens, il faut des trésors d’attention. Vous n’entendrez pas la détresse du timide, à moins de vous être préparé à entendre. Les grandes cités ne sont pas de bons endroits pour cela.

Le mensonge syndical

Au niveau politique, un des plus grands malheurs tient au grand mensonge syndical : les syndicats défendraient la justice et l’intérêt général. Non, tout comme les organisations patronales, les syndicats défendent fondamentalement les intérêts de leurs membres. Au mieux ! Quand les structures se pervertissent, ils finissent par ne plus défendre que l’organisation elle-même ou ses délégués. En soi, l’existence des syndicats est légitime. Les gens ont le droit de défendre leurs intérêts, mais il faut prendre les revendications pour ce qu’elles sont. Bref, faire passer la politique sociale par les syndicats, c’est donner le pouvoir aux plus bruyants et aux plus arrogants.

En ce qui concerne le primat du confort matériel, apparaît quelque chose de curieux, qu’on pourrait prendre pour de l’hypocrisie. Devant toute la générosité affichée par tout un chacun, on en vient à se demander comment l’avarice ou la cupidité pourraient être des faits de société. “Oui, c’est vrai, j’apprécie mon confort, mais je ne pense pas qu’à ça ! Mon voisin, lui, ne pense qu’au pognon.”

De quoi se plaint-on vraiment ? Personne ne se plaint de posséder trop. D’ailleurs, ce serait assez facile, en théorie, de régler le problème. Si tu te sens enchaîné par tes biens, vas-y, donne ce que tu as aux pauvres. Ah, mais tu ne veux pas le faire… Alors quoi ? Où est le problème ? On dit que les gens manquent de solidarité. Or la part de notre production que nous mettons en commun n’a jamais été aussi grande (sauf dans les pays communistes dont le fiasco doit nous faire réfléchir).

Il n’y a jamais eu autant de solidarité en France, qu’elle soit privée ou publique. Mais, me direz-vous, la solidarité est peut-être vraie si l’on parle du budget de la Sécurité Sociale, mais elle n’est pas dans les esprits. Les gens ne sont pas contents, ils fraudent, ils rechignent à payer… Alors le problème ne serait pas matériel, il serait dans les esprits ? Peut-être bien. Sur le plan matériel, même nos pauvres jouissent d’un confort inouï dans l’Histoire. Oubliez les statistiques monétaires. Regardez les taux d’équipement en matériel électroménager et leur évolution sur les dernières décennies. On n’a pas de problème de pauvreté en France. On a un problème d’exclusion.

La sécu ne résout rien

Si ce que vous reprochez vraiment à la société moderne, c’est le manque de lien entre les individus, si c’est l’indifférence à la souffrance, ce n’est pas le guichet de la Sécurité Sociale qui va résoudre le problème. Au contraire. Il aura plutôt tendance à rendre les gens négligents. Puisque l’État se charge de tout, je n’ai plus de responsabilité individuelle. Les allocations familiales permettent déjà de se débarrasser de son conjoint, alors pourquoi se préoccuper plus que ça des anonymes pour lesquels on cotise déjà ? Pourquoi rendre visite à son grand-père qui touche une pension plus que confortable ? Peut-être parce que c’est l’essentiel.

Le marché, dit-on, est anonyme et impersonnel. C’est vrai, en partie. En partie seulement. Les relations commerciales se passent ordinairement autour de produits standardisés avec l’anonymat de la transaction monétaire. L’impersonnalité du prix est nécessaire pour faire collaborer les milliers de travailleurs nécessaires à la production du moindre objet. Cependant, dès que l’on arrive sur des projets plus spécifiques, la relation commerciale redevient quelque chose d’éminemment humain.

Elle suppose la volonté de comprendre les besoins du client. Ce n’est pas pour rien que les businessmen accordent autant de place à la tenue, à la politesse et aux dîners d’affaires, toutes choses destinées à établir la confiance. Bien sûr, la relation commerciale est limitée dans son objet, contrairement à l’amitié ou à l’alliance matrimoniale. Mais elle n’est pas aussi dépourvue d’humanité ce que les socialistes voudraient nous faire croire. Et surtout, surtout, la relation commerciale n’interdit pas d’autres formes de relations.

L’Etat destructeur des solidarités

Plus encore que la complexité des métiers et des statuts, c’est surtout l’État collectiviste et centralisateur qui atomise la société, en détruisant les corps intermédiaires et en se méfiant des relations choisies. Paradoxalement, en dénigrant la responsabilité individuelle, pour tenter de recréer les solidarités perdues, l’État collectiviste laisse les individus seuls face à une machine administrative glaciale. Car le Léviathan n’a pas la dimension qui convient à l’homme. Les agents de sa loi ne sont pas payés pour avoir de l’empathie, mais pour appliquer des directives.

Un conservateur pourra regretter la disparition des solidarités traditionnelles. La modernité les remplace par des solidarités choisies. Ce changement n’est pas facile, surtout dans un monde aussi large que le nôtre, et aussi changeant. La liberté implique le risque de se retrouver seul. Elle implique le risque permanent de voir nos relations remises en cause : une séparation, un divorce, un licenciement. Ce risque est le prix à payer pour la prospérité et le progrès. Plus rien ne va de soi. Tu peux choisir ta carrière, tu n’es plus obligé de devenir paysan. Le corollaire, c’est que tu dois choisir et être choisi. Tu vas connaître le vertige de l’orientation, et peut-être l’angoisse du chômage. Il est vain de se lamenter. Pas de choix sans le risque de se tromper. Tout ce qui importe, c’est que l’échec ne soit pas définitif. Pour le coup, l’État centralisateur est pire que le marché. Car la concurrence offre des portes de sortie et des secondes chances. Pas le monopole.

Si âpres que puissent être parfois les relations commerciales, elles reposent sur le principe élémentaire du donnant-donnant. Tant que le marché n’est pas faussé, il n’est pas possible d’être un pur consommateur. Les consommateurs sont en même temps des producteurs et des commerçants. À l’inverse, l’État-Providence est l’organisation politique qui nous habitue à prendre sans donner. La “société de consommation”, en ce sens, ce n’est pas le libéralisme, c’est le socialisme. En se plaçant dans une rhétorique du “droit à”, ce dernier nous habitue à l’ingratitude. Puisque nous avons droit à la redistribution des richesses, il n’est plus nécessaire de dire merci. Voilà peut-être tout le fond de l’affaire.

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  • « L’État-Providence est l’organisation politique qui nous habitue à prendre sans donner ».
    Malheureusement, plus que jamais, j’ai le sentiment d’être un contribuable providentiel plutôt que d’être le bénéficiaire d’une manne étatique.

  • Article un tantinet hors sujet. Ce qui agace les anti société de consommation, c’est le harcèlement d’image qui associent le bonheur à la consommation, qui jouent sur les effets de reconnaissance sociale et d’accomplissement personnel et assimilent l’être à l’avoir. Les responsable marketing ont un accès illimité à nos enfants, et s’imposent dans tous le canaux électronique. Les mécanismes pavlovien de l’induction et du conditionnement sont utilisés sans retenue. Il faut faire une effort conscient pour y résister, et peu en sont capable. La légitimité de cet accès ouvert est pour le moins contestable, au moins pour les personnes vulnérables.
    C’est bien de répondre à une question qui n’a pas été posée, mais intellectuellement c’est peu satisfaisant.

    • La « société de consommation » ne se limite pas au problème de la publicité, qui n’en est que la partie la plus visible. Ca ne change pas fondamentalement ce que je dis. La publicité nous ramène à la question de la tempérance. On se comporte un peu comme les époux volages qui se cherchent des excuses: « C’est pas ce que tu crois, chéri(e), c’est lui (elle) qui m’a aguiché(e). » Résister aux messages grossiers de la publicité est de votre responsabilité. Quant à vos enfants, à vous de les éduquer. Le publicitaire n’est guère plus menteur que le romancier ou le réalisateur de cinéma. Le spectateur est censé savoir qu’il s’agit de fiction. Ca fait partie du jeu.

      Il y a un gros fantasme sur la puissance de la publicité. On ne crée pas un besoin à partir de rien. Il est très difficile en réalité d’influencer durablement les consommateurs. Je n’ai plus les chiffres exacts en tête. Dans mon souvenir les 3/4 des nouveaux produits présentés en grande surface sont retirés des rayons en moins de 3 mois. Si le produit ne trouve pas sa clientèle rapidement, la sélection est impitoyable. Il ne suffit pas de 3 filles dénudées et 2 figures de style pour imposer sa camelote.

      • « On ne crée pas un besoin à partir de rien. Il est très difficile en réalité d’influencer durablement les consommateurs. »
        On dirait bien que si pourtant. Combien de choses aujourd’hui nous paraissent indispensables alors qu’elles n’existaient pas il y a quelques décennies ? Television, smartphone, voiture…
        L’humain est très malléable. Que ce soit par la propagande, le matraquage publicitaire ou divers outils « d’accessibilité » sociale, on arrive bien souvent à le mener où on veut qu’il aille.
        Exemple d’une mesure illibérale complète : le port obligatoire de la ceinture de sécurité. Majoritairement refusée au moment de son obligation, elle est aujourd’hui tellement acceptée que même si elle devenait facultative, une écrasante majorité de gens la boucleraient.
        Ce qui m’amène aussi à indiquer que si individuellement il est difficile de faire changer qqn d’avis, cela reste assez facile sur le long terme pour une population qui se renouvelle…

        • La plupart des gens bouclent leur ceinture de sécurité parce qu’ils estiment, ce faisant, être responsables. Même si on est passé pour cela par un message publicitaire, le résultat n’a rien d’illibéral.

          • C’est la mesure qui est illiberale, pas le résultat.
            Ne serait-on pas d’ailleurs arrivé au même résultat sans obligation ni coercition ?
            Votre acquiescement à une telle décision apporte par ailleurs de l’eau au moulin de tous les constructivistes et autres partisans des taxes comportementales.
            Vous êtes vraiment libéral ?

        • Dans un système libéral, une assurance privée refuserait de vous assurez sans le port de la ceinture de sécurité, ou bien elle ne vous couvrirait pas en cas de blessure due au non port de la ceinture.
          Dans le système monopolistique à la française, il est logique que la collectivité qui paie in fine la casse, demande à chacun de prendre le moins de risque possible.
          Le refus de porter la ceinture (au début) s’explique bien par l’absence de risque immédiat perçue par le conducteur.
          J’ai plus de chance de vous vendre un parachute dans un avion en flamme, qu’au moment de l’achat du billet. De la même manière, il est plus facile de comprendre qu’il faut arrêter de fumer quand on a un cancer de la gorge et des poumons, que quand on commence à 14 ans.
          Le port de la ceinture fut rendu obligatoire parce que de toute façon, on s’occupait de vous si vous passiez au travers de votre pare-brise.

    • @xanbull
      Bonsoir,
      « . Les responsable marketing ont un accès illimité à nos enfants, et s’imposent dans tous le canaux électronique. Les mécanismes pavlovien de l’induction et du conditionnement sont utilisés sans retenue. Il faut faire une effort conscient pour y résister, et peu en sont capable. »
      Si la publicité avait le 10ème de la puissance de suggestion qu’on lui attribue, les français seraient ruinés : ils s’achèteraient une voiture, un frigo, une machine-à-laver, voire plusieurs de chaque, tous les mois. Et puis, un poste de télé, ou une radio, ça s’éteint.

      • Bonjour @STF.
        La publicité est partout, y compris sur ce médium, comme dans tout espace publique ainsi que, par intrusion, dans notre vie privée (courrier papier, numérique, téléphone…).
        Si elle n’avait que peut d’influence sur le consommateur elle ne serait pas omniprésente dans notre société.
        Disons que c’est un mal nécessaire dans les économies développées.
        Pour ma part, j’en trouve certaines très drôles (dernièrement pour Blablacar, un chien en équilibre sur la carapace d’une tortue qui le transporte) mais d’autres m’exaspèrent surtout lorsqu’elles tournent au harcèlement comme celle d’une entreprise de restauration à domicile pour perdre du poids.

        • Ce n’est pas nécessairement un mal. On a besoin de la publicité pour savoir ce qui existe. Sans elle, l’offre aurait beaucoup de mal à rencontrer la demande. Bien sûr, me direz-vous, c’est en partie le rôle du commerçant. Mais il est intéressant pour le producteur comme pour le consommateur, de ne pas dépendre exclusivement de la sélection opérée par l’intermédiaire.

          Le vrai souci, c’est que l’annonceur n’est pas objectif. Mais bon, on est prévenus.

        • La publicité n’incite plus à consommer, elle sert à peu près uniquement à éliminer du marché les concurrents qui n’en font pas. C’est très net dans certains secteurs, où personne ne fait de publicité, puis un beau jour un des acteurs se lance et les autres répondent ou disparaissent.

  • Bel article très intelligent.

  • Bon article. En effet, en regardant le montant des cotisations sociales (salariales et patronales) que je donne, je n’ai pas envie de donner en dehors de ce cadre… Si je n’avais pas ces cotisations, je donnerai très certainement beaucoup plus…

  • Il y a sans doute des choses intéressantes, hélas gâchées par la chute de l’article, en forme de retour à l’envoyeur, qui fait plutôt penser à des propos de cour de maternelle du type : « c’est celui qui dit qui y est ! « 

  • pas mal mais ce que cache le rejet d e la société de consommation?
    y a t-il vraiment un rejet de la société de consommation…
    quoi de plus facile que de rejeter la société de consommation!!!!
    la seule chose qu’on ne peut pas ne pas consommer c’est les « services rendus pas l’etat contre monnaie sonnante et trébuchante…

    donc ce que cache le rejet de la société de consommation est avant tout de l’ incompréhension ou un mensonge à vue idéologique collectiviste…on va remplace votre mal consommation que la propagande vous suggère par une consommation saine obligatoire certes mais approuvée par des puissants cerveaux pour votre bien…
    une bonne coercition contre une liberté idiote..
    le bonheur prévu par le collectif.

    parce que le collectiviste vous FORCE à consommer , il le prévoie et le rationalise.
    attendez…regardez les ceux qui vous parlent de surconsommation…

    • car il faut avant tout admettre que chacun ne peut pas réaliser qu’il sur consomme… donc..la masse est stupide… une petite partie est éclairée mais bizarrement elle consomme tout pareil…et en demande plus…parce qu’elle estime qu’une partie de ce qu’elle consomme lui est imposé.

      • ce qu’actuellement on nous présente comme une société alternative c’est la zad…alors soit analysons le fonctionnement économique et social de la zad..
        son système de santé sa prise en charge des gens incapable de subvenir à leur besoins par maladie âge ou handicap permanent.. sa production et répartition de richesse…

        la surconsommation est le pendant de la surpopulation… mais en pratique toto que me dis tu…

        • ce qui me fascine c’est qu’on accorde du crédit à ce genre de discours absolument vide de sens concret…juste par ce que c’est un élément de langage adopté par ces gens qui sont en quête de reconnaissance et d’image…souvent éduqués et pourtant avides de ces idées idiotes…
          si vous tapez dans le dur et que vous allez au concret invariablement ce sera un discours écologique et inégalitaire…et donc un projet de distribution planétaire égalitaire de ressources que des glandus estiment que la planete peut seule fournir de façon acceptable..
          et se sont des gens qui sont incapables de refréner leur propre consommation pourtant selon leur propre opinion planetomortelle et issue de la spoliation des miséreux du monde entier… par des mécanismes qu’ils sont incapables d’expliquer…

          c’est donc de la fumisterie…prétentieuse et idéologique

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