Interdire la malbouffe et punir ses consommateurs, une politique absurde et inefficace

Malbouffe : les méthodes autoritaires pour nous inciter à manger « sainement » ne marchent pas, et ne reposent sur aucun fondement scientifique sérieux.

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Interdire la malbouffe et punir ses consommateurs, une politique absurde et inefficace

Publié le 22 mars 2018
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Par Richard Guédon.

Punir les consommateurs et interdire la malbouffe semblent être les deux ressorts utilisés par les pouvoirs public en matière de santé publique en ce qui concerne l’alimentation. Depuis 15 ans, la communication officielle sur l’alimentation ne marche pas. Un groupe d’experts, plutôt que de s’interroger sur les causes de cette inefficacité, propose officiellement de forcer les gens à « bien » manger, par une politique de contrainte, d’interdictions et de taxes. Au mépris de toute évidence scientifique.

Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) est une instance scientifique composée d’experts de la santé. Il est notamment chargé de « fournir aux pouvoirs publics des réflexions prospectives et des conseils sur les questions de santé publique ». « Il peut être consulté par les ministres, par les présidents des commissions compétentes du Parlement, sur toute question »

Une de ses dernières productions, rédigée par un groupe d’experts ad hoc, est un rapport publié en septembre dernier qui s’intitule « Pour une politique nationale nutrition santé en France PNNS 2017-2021 ».

Ce PNNS 2017 – 2021 est la 4ème édition du Plan National Nutrition Santé, qui, depuis 2001, vise à améliorer l’état de santé de la population en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs : la nutrition, comprise comme l’équilibre entre les apports liés à l’alimentation et les dépenses occasionnées par l’activité physique. Il est notamment connu par ses slogans « 5 fruits et légumes par jour » « manger bouger » ou encore « pour votre santé bougez plus ».

Les gens ne font pas ce que veulent les experts

La première partie du rapport dresse le bilan des 16 ans des 3 premiers PNNS. Bien que le propos soit interminable et jargonnant à souhait, en voici, traduit en bon français, l’essentiel : nous nous sommes adressés aux gens, ils ne font pas ce que nous voulons et continuent à mal manger, notamment les plus pauvres. Ce n’est pas de notre faute, c’est la faute des producteurs de nourriture et des supermarchés qui trompent les consommateurs, notamment les plus pauvres, les plus crédules, en vendant de mauvais produits.

D’où l’idée géniale de la seconde partie du rapport : puisque nous n’avons pas su  convaincre les gens, nous allons les forcer à bien manger en définissant nous-mêmes ce qui doit être vendu ou non, en interdisant la publicité pour les mauvais produits et en les taxant.

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Des sommes colossales, sans contrôle

Pas une seconde ces soi-disant experts ne cherchent à évaluer la qualité de la communication des 3 PNNS pendant ces 16 ans où ont été englouties des sommes colossales, 210 M€ sur la seule période 2011 – 2015.

Les rapports officiels censés évaluer ces plans de l’extérieur, comme celui de l’IGAS de 2016 (2016-020R.pdf)  ne donnent aucun chiffre non plus. Les 3 inspecteurs généraux des affaires sociales, dont Mme Dominique Voynet, préviennent d’ailleurs d’emblée que « Les délais impartis et l’absence des résultats des études nationales portant sur le sujet n’ont pas permis de réaliser une évaluation complète ».

Aucun enseignement chiffré, et sérieux, n’est donc tiré de ce qu’il faut bien appeler un échec complet.

Le CREDOC, organisme de recherche sur les modes de consommation, titrait par exemple son bulletin « Consommation et modes de vie » de juillet 2017 « Fruits et légumes : les Français suivent de moins en moins la recommandation ». Il précisait que les jeunes générations mangent moins de fruits et légumes que leurs aînés, et que les Français qui respectent le moins cette recommandation sont ceux qui vivent dans des familles les plus modestes.

De surcroît : «  Dans les catégories défavorisées, le surpoids et l’obésité augmentent de nouveau en 2016 ».  Autrement dit, malgré plus de 15 ans de campagnes intensives, on constate un échec complet sur les axes principaux du PNNS, l’augmentation de la consommation de fruits et légumes et la baisse de l’obésité chez les personnes à faibles revenus, les plus touchées.

Réglementations, interdictions, taxes

Qu’à cela ne tienne, surtout pas d’introspection, les gens ne veulent pas nous  écouter, nous allons donc les contraindre. En langage « de santé publique » cela donne :

L’analyse des processus et résultats des trois précédents Programmes nationaux nutrition santé (PNNS) a conduit à appréhender les limites des stratégies de santé publique fondées exclusivement sur les déterminants individuels des comportements alimentaires et d’activité physique. Ces stratégies s’appuyaient principalement sur la communication nutritionnelle et des approches purement incitatives.

Il recommande… d’intervenir sur l’environnement social, économique et sociétal… Il préconise de recourir à des mesures réglementaires pour réduire la  pression du marketing commercial, améliorer l’offre alimentaire et l’accessibilité physique et économique aux aliments de meilleure qualité nutritionnelle. 

Mettons bon ordre au vilain marketing des non moins vilaines multinationales et on verra ce qu’on verra !

Retournons dans le rapport pour voir de plus près comment nos experts proposent de s’y prendre pour corriger la population malbouffante :

1/ Rendre obligatoire l’étiquetage des produits alimentaires avec un logo, Nutri-score, censé distinguer les bons et les mauvais produits, dont nous avons montré ici même qu’il n’a jamais fait la preuve de son efficacité.

2/ Définir eux même les « standards de composition nutritionnelle » c’est-à-dire, par famille d’aliments, ce qu’on a le droit de fabriquer et ce qui est interdit.

3/ Taxer les « mauvais » produits qui resteraient sur le marché.

4/ Réglementer le marketing et interdire les communications commerciales, interdire les ventes promotionnelles (vente avec prime, vente par lots, jeux promotionnels) et la promotion des marques agro-alimentaires pour les aliments de pauvre qualité nutritionnelle, interdire l’utilisation de tous supports publicitaires à destination des moins de 16 ans pour les « mauvais » aliments.

Soyons clairs, cette salve martiale d’interdictions et de contraintes ne marchera pas. Comme le montrent les exemples du tabac, de la prohibition de l’alcool aux USA, voire du cannabis, qu’il faudra bien, bon gré mal gré, autoriser un jour, ces méthodes autoritaires ne fonctionnent jamais. Le Québec est cité avec gourmandise pour avoir vertueusement interdit il y a 40 ans la publicité alimentaire pour les moins de 13 ans et pourtant l’obésité infantile y sévit autant, sinon plus qu’ailleurs.

Les méthodes efficaces, dans les domaines touchant aux comportements individuels, ne descendent jamais du haut, elles sont mises en œuvre au niveau des individus. Si l’on veut que les gens fument moins, mangent mieux, fassent de l’exercice et maigrissent, il faut les convaincre et, s’ils le demandent, les aider individuellement.

La science aux orties

Mais le plus intéressant, et le plus inquiétant, dans ce rapport, c’est la façon dont ces fameux experts expliquent que la méthode scientifique fondée sur les preuves, pourtant responsable des triomphes de la médecine, ne s’applique pas à leur spécialité, la santé publique.

Ils tentent, bien maladroitement, de théoriser l’absence d’évaluation de leurs actions passées et l’absence de preuves de l’efficacité de ce qu’ils proposent en arguant de la trop grande complexité des déterminants de la santé des populations. Comme si la méthode scientifique n’était pas justement la compréhension de la complexité de la nature par le patient détricotage expérimental des causalités qui y sont à l’œuvre.

Et d’expliquer tout bonnement qu’il n’est nul besoin de preuves scientifiques pour prendre des décisions en santé publique et que l’avis des experts suffit, à condition que ces experts ne soient pas en « conflit d’intérêt » autrement dit qu’ils soient payés par l’État. Comme eux, justement ! Et ainsi la boucle est bouclée.

À l’heure où l’économie, sous l’influence de la médecine moderne, s’oriente de plus en plus vers des décisions basées sur les preuves, ces curieux « scientifiques » font le chemin inverse pour retomber dans le marécage des sciences molles.

Gageons que cette potion en forme de purge autoritaire ne sera pas prise au sérieux, ni surtout suivie par nos gouvernants et classée dans un panier d’osier, à sa place.

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  • nous nous sommes adressés aux gens, ils ne font pas ce que nous voulons et continuent à mal manger, notamment les plus pauvres. Ce n’est pas de notre faute, c’est la faute des producteurs de nourriture et des supermarchés qui trompent les consommateurs, notamment les plus pauvres, les plus crédules, en vendant de mauvais produits. bon ça »prouve » aussi que nous sommes inutiles mais on dira plutôt qu’on « manque de moyens »…

  • Certes la méthode est maladroite, mais le but est louable. On peut envier beaucoup de choses à nos cousins nord-américains mais peut-être pas leur proportion d’obèses. Pour ce qu’il en est des gens modestes, si les légumes frais coûtent plus cher que les chips et que l’on est plus dans une démarche de survie que dans la recherche de qualité… Que voulez-vous, ces pauvres n’ont pas de goût.

    • Le but n’est pas louable. Il faut éduquer les gens et l’école est faite pour ça. Si on ne leur apprend rien, comme c’est le cas actuellement, rien d’étonnant.

      • Cher Virgile, j’espère que l’éducation ne s’arrête pas à la sortie de l’école. Bien qu’approchant la soixantaine, je continue ici et là à apprendre.
        Oui, le but est louable. Pour les raisons et les méthodes, par contre, je rejoins l’auteur.

        • Je ne vois pas par quel mystère un gouvernement pourrait avoir des but louables.
          « La fin justifie les moyens  » pour ces gens là, et croyez moi des fins louables ils en ont plein leurs besaces, et pour les moyens, ils nous ont nous.
          Contrairement à eux, et c est ma fierté, lorsque je fais mon philanthrope, je le fais avec mes propres moyens.

      • Ouais bof ce n’est pas parce qu’on apprend une chose qu’on l’applique nécessairement. J’ai éduqué mon fils durant toute son enfance à consommer avec beaucoup de modération les boissons sucrées, depuis l’adolescense et encore plus depuis sa majorité il n’en fait qu’à sa tête enfin selon ses préférences seraient plus juste.
        Le (bon) choix libre ne concerne qu’une minorité, pour le reste il faut un minimum d’influences discrètes qu »ils restent à définir.

    • Les buts de Pol Pot aussi étaient louable, l’enfer est pavée de bonnes intentions. Tous les régimes totalitaires ont voulu changer la vie de leurs sujets et voulant modifier leur comportement.Mais tant que les gens peuvent choisir, ils indiquent clairement leurs préférences. Ce n’est pas un hasard si 80% des 140.000 restaurants français ont au moins un burger à la carte, la Gastronomie Française c’est maintenant le hamburger et le Coca_cola, les français ont votés, les nouveaux Pol Pot de l’Alimentation n’arriveront plus à les faire changer.

      • Tout à fait !…et pas du tout ! Les hamburgers sont bons au goût, pour la santé, un peu moins. La cigarette aussi. Ah si tous les concepts pouvaient avoir un classification manichéenne ! Tout bien ou tout mal. Même Pol Pot, si ça se trouve, était doux et gentil avec son chien. Quand aux préférences des consommateurs, elles sont sûrement dictées par une logique que ne peut ébranler un information (parfois subjective, orientée et maladroite, je le concède) sur ce qu’il ingurgite. Comme disait Coluche : « Et dire qu’il suffirait qu’on arrête dans acheter pour qu’ils arrêtent d’en vendre ». Ca viendra, le hamburger comme le reste. (Mais, cela dit c’est très gouteux !). En matière de santé c’est simple, tout ce qui est bon..c’est pas bon !

  • La multiplication des taxes liés à l’environnement et au réchauffement de la planète touche à sa fin, ils ne savent plus comment les augmenter. Pour le reste tout y est déjà grassement passé alors comment faire ? dernier recours la bouf ! c’est le seul levier qui leur permet aujourd’hui de trouver de nouvelles taxes alors il faut bien s’attendre à en avoir.
    En résumé pour l’avenir, les impôts à la source, la bouf imposée et retirée à la source en fonction du nombre de personnes, les autres frais santé, téléphone, énergie, etc. tout est déjà pris directement sur le porte monnaie faute d’une coupure immédiate et avec Linky ce sera simple. Voilà le bilan que reste t-il dans le porte monnaie ? .
    Le paysage communiste ou la dictature financière c’est la même chose est en MARCHE. Quel avenir ?

  • que reste t’il dans le porte monnaie ? 25% environ de vos revenus ; on se classe à peu prés au même niveau que certains pays de l’est….c’est dire…..

  • très bon article. 2 réflexions :
    comme dirait ce bon H16, « essayons de faire plus de ce qui n’a pas marché ».
    si l’on prend l’exemple de la GB où des repas équilibrés bannissant la « malbouffe » ne sont pas vraiment le quotidien, je n’ai pas l’impression que l’espérance de vie soit en chute libre.
    peut-être faut il relativiser le sacro-saint « 5 fruits et légumes » par jour …

    • Les médecins nutritionnistes disent que c’est une fumisterie! Il faut manger équilibré, point barre! Et surtout ne pas écouter les écologistes ignares et stupides.

  • Interdire et punir … les deux seules choses que nos génies transcendants de la politique de haut vol sachent faire ….
    Il paraitrait que sur le fronton de nos mairies il y ait une devise: Liberté ….
    No comment

    • Interdire, punir et voler.
      Sur le fronton de ma mairie il y a écrit « spoliation légale « . Rien d autres, j’ai beau regarder.

  • En France on aime les mots forts et les modes : la malbouffe, voilà qui forcément devait être porteur pour les médias et permettre au camp du Bien de créer de nouvelles taxes. Il me semble que c’est JP Coffe qui est à l’origine de ce mot de novlangue qui ne veut rien dire. Comment définir la malbouffe ? Un hamburger est-il plus mauvais qu’un steak frites en sauce avec du pain ? C’est pourtant notre plat historique il me semble. La malbouffe, ça ne veut rien dire. C’est l’accumulation de repas gras et sucrés et la sédentarité qui entraînent l’obésité. Si vous mangez trop riche mais que vous faites du sport, où est le problème ? Mais vous payerez quand même les taxes. Et surtout il y a un paramètre ultra important qui n’est jamais pris en compte : le cerveau ! L’impact des émotions sur la façon de se nourrir est pourtant connu et reconnu, mais on continue de culpabiliser les gens au lieu de proposer une aide à ceux qui sont dans ce cas-la. Un gène à été identifié pour l’obésité, où en est-on de sa prise en compte ? Non, on préfère encore et toujours taper sur les doigts des gens, leur faire la morale.

  • Bien vu ! L’Etat français, depuis quelques décennies, renoue avec la morale des dames patronnesses de la fin du 19ème :
    – voilà quelques sous, mon brave, mais attention, je vous interdis d’aller les boire…
    Le lecteur avisé aura néanmoins remarqué une différence notable avec cet ancien temps : aujourd’hui, plus personne ne donne le moindre sou, il n’y a plus que des interdits hard ou soft (par le biais de la taxe).

  • ça revient à cet excellent article de Marc Houssaye : « comment éduquer les masses « .. http://www.cafes-citoyens.fr/comptes-rendus/335-comment-eduquer-les-masses
    ( NB : masse pris dans 1 sens non péjoratif, donc société ). il ne s’agit pas de contrainte légale, fiscale, de prohibition..ou choquer par la peur par des mises en situation sur des pubs violentes ou agressives sur notre affect. Mieux vaut faire appel à notre raisonnement et notre esprit critique : ça marche mieux sur notre individuel… et l’éducation a toute sa place. Une société uniforme ne nous intéresse pas, une société désolidarisée non plus. Il faut donc d’une part le développement particulier de chaque individu, chose engendrée par la réflexion propre, et d’autre part une cohésion entre les individus, chose favorisée par l’éducation du citoyen et la responsabilité citoyenne.
    – Je suis contre la malbouffe ( je lis les étiquettes des nouveautés, j’ai signé contre le CETA ), je me fie aux légumes naturels pas forcement bio, j’évite les édulcorants, le sucre, le sel, l’huile de palme etc… Il y a d’autres éléments non cités ici :e prix et l’esprit de facilité ( paresse ) .
    Certains croyant faire des économies sur la bouffe abiment leur santé, recourent à des médicaments et à la médecine pour se soigner et aggravent le déficit de la Sécu. Faites de l’exercice et du sport si vous avez le temps. Certains ne mangent que du tout-fait au micro-ondes et ont horreur de cuisiner longtemps et préfèrent la télé ou leur PC. J’ai vu des employé(e)s de bureau préférant manger 1 sandwich à midi tout en faisant le tour des magasins ou jouant au flipper dans 1 café pendant la pose-déjeuner… Il faut mieux répartir son temps pour chaque chose; c’est la seule façon de s’en sortir.

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