Cannabis : la dépénalisation est un succès !

La légalisation du cannabis montre une dynamique de création d’emplois et d’augmentation des recettes fiscales, couplée à une baisse de la criminalité

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Cannabis : la dépénalisation est un succès !

Publié le 29 décembre 2016
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Par Mohammed Mestiri.

Alors qu’en Tunisie le coût de la répression atteint 38 MDT par an (16M€), l’État du Colorado a récolté plus de 50 M$ (près de 116 MDT) de taxes sur le commerce légal de cannabis. À l’instar de la Hollande, de l’Uruguay ou plus récemment des États-Unis, la légalisation du cannabis montre une dynamique de création d’emplois et d’augmentation des recettes fiscales, couplée à une baisse de la criminalité.

Au-delà du débat sur l’aspect moral de la dépénalisation, il serait intéressant de se pencher sur son aspect économique : les retombées économiques d’une régulation de la consommation légale du cannabis pourraient constituer une alternative à l’endettement. Au même titre que la taxation sur les drogues « conventionnelles » (alcool et tabac) ou sur les jeux de hasard (paris hippiques, Promo-sport, etc.), la consommation de cannabis pourrait à son tour renflouer les caisses de l’État.

En ces temps de crise, beaucoup de medias ont vanté la hausse de la consommation d’alcool et les performances de la SFBT, alors pourquoi ne pas envisager une « SFBT du cannabis » ? Aux États-Unis, le Colorado est devenu le premier État à générer plus de revenus par le cannabis que par l’alcool. Il est évident que l’idée peut choquer, mais elle mérite réflexion.

L’expérience des pays engagés dans la voie de la dépénalisation

Trente États américains ont autorisé leurs résidents à consommer de la marijuana pour un usage médical / thérapeutique (sous ordonnance ou après confirmation du diagnostic médical) ou pour usage récréatif, bien que la vente de cannabis soit interdite au niveau fédéral.

L’usage médical ou thérapeutique est le plus répandu aux USA. Le cannabis y est prescrit par les médecins pour les traitements liés au cancer, à la sclérose en plaque ou à l’épilepsie, car sa plante possède des vertus pour soulager la douleur, agir contre la nausée et stimuler l’appétit. Il est également prescrit par les psychiatres pour traiter les patients atteints de dépression, d’angoisse ou de dépendance à la cocaïne.

Ces dernières années, le marché du cannabis légal a connu un véritable essor économique ; une étude, publiée en février 2016, a révélé que le chiffre d’affaires a doublé entre 2013 et 2015, passant de 2,7 à 5,4 Md$. À titre de comparaison, le géant du fast-food McDonald a réalisé un chiffre d’affaires de 6,26 Md$ en 2015. Selon les prévisions de l’étude, le marché est doté d’un potentiel de croissance de l’ordre de 30% par an sur la période 2016-2020, et pourrait atteindre 21,8 Md$ à la fin de cette échéance si le processus de légalisation se généralise. Troy Dayton, PDG de ArcView Group, considère même que le commerce de cannabis légal représente actuellement « l’industrie qui croît le plus vite en Amérique ».

Le commerce de cannabis récréatif contribue fortement à cet essor économique. Ses ventes représentent 18% du marché légal de cannabis (998 M$), alors qu’il est limité à seulement quatre États (Oregon, Colorado, Washington et Alaska). En effet, les ventes ne se cantonnent plus à la commercialisation du produit basique, elles y associent désormais un large éventail de produits dérivés : huiles, cigarettes électroniques, infusions, boissons, bonbons, chewing-gum, barres de chocolat, gâteaux, céréales… L’industrie a su adapter le cannabis à la consommation courante des Américains en investissant dans ses propres laboratoires de Recherche & Développement.

Recettes fiscales, création d’emplois… : l’eldorado au Colorado

L’exemple du Colorado est moins anecdotique qu’il n’y parait. Grâce au boom économique de la légalisation, l’État a tellement perçu de taxes qu’il s’est vu être contraint de rembourser à chacun de ses contribuables la somme de 7,63 $ !

Depuis la légalisation du cannabis à usage récréatif en janvier 2014, plus de 700 entreprises ont fleuri au Colorado. Entre le tourisme cannabique, les serres de culture, les coffee-shops, les commerces de produits dérivés ou les laboratoires de R&D, l’État a vu ses comptes publics augmenter de plus de 50 M$, avec un excédent de 30 M$ par rapport aux recettes prévues. C’est une situation qui a mis l’administration fiscale du Colorado dans l’embarras, car la Constitution l’oblige à reverser le surplus de recettes fiscales à ses citoyens.

Au niveau de la création d’emplois, l’industrie a pu générer près de 20.000 postes. Ils ont été créés directement par les activités de production, de transformation et de commerce, et indirectement par les activités connexes (sécurité, construction et ventes immobilières, conseils juridiques, etc.) et l’intégration de l’économie illégale.

La dépénalisation a également eu des effets bénéfiques sur le budget de la justice de l’État. Les arrestations pour possession de marijuana ont chuté de 95% depuis 2010, ce qui s’est traduit par une réduction radicale des dépenses liées au traitement administratif, aux procédures judiciaires et à la détention.

Cette manne économique a fortement influencé la perception du commerce légal de cannabis aux États-Unis, à tel point que plusieurs États ont été obligés de passer par un referendum, en novembre dernier, afin de délibérer sur la question. Résultat : la Californie, le Nevada et le Massachussetts viennent s’ajouter à la liste des États où la vente de cannabis à usage récréatif est désormais légale. Au-delà de la frontière, le Canada s’apprête également à leur emboiter le pas.

Le débat sur la dépénalisation est relancé en Europe

En France, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), une structure officielle dotée d’une autorité administrative indépendante, a récemment recommandé la décriminalisation de la consommation de cannabis.

Face à l’échec de la répression, les débats sur la dépénalisation et sur la régulation de la consommation de cannabis gagnent du terrain au sein des parlements et des autorités législatives, de la France à la Suisse. Le Pr. Pierre-Yves Geoffard précise :

Les pays qui, comme la France, en restent encore à une ligne répressive feraient bien de tirer les leçons de ce qui se passe ailleurs. Car si on connaît déjà les coûts de la prohibition, si son échec tant du point de vue de la santé publique que de la lutte contre le crime organisé est bien établi et documenté, la mise en œuvre pratique de la légalisation fournit maintenant plusieurs expériences en grandeur réelle, permettant d’affiner l’évaluation de telles politiques.

Aborder la question de la légalisation en Tunisie, suscite de vives polémiques. On tolère plus facilement la consommation des drogues conventionnelles (alcool et tabac). Mais quand il s’agit de cannabis, les Tunisiens font preuve d’intolérance. Peu importe si dans notre pays 5.200 détenus, soit 1 sur 5, sont emprisonnés pour consommation de cannabis.

 

 

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  • Dépénalisation…. produit au même rang que le tabac….. surtaxation comme le tabac….marché noir…. guerre des dealers…. retour a la case départ…. mais avec plus de consommateurs……..
    ….la dépénalisation est un succès 🙂

    • Vous devez en prendre trop ☺

    • Je suis probablement dans l’erreur, mais je n’ai pas souvenir que la contrebande de tabac crée en France autant de criminalité et d’insécurité que le traffic de drogue.
      La prohibition est criminogène, et vous donnez l’impression de regretter que l’alcool ou le tabac soit autorisés à la commercialisation et à la consommation en France. Curieux…

      • 1/3 du tabac consommé en France est issu de trafic. Allez faire un tour à Barbès à Paris ou à la porte d’Aix à Marseille et vous comprendrez !

        • Paris et Marseille ne sont pas la France.
          Par ailleurs, ce que vous affirmez ne contredit pas mon propos : la contrebande de tabac n’engendre pas une criminalité spécifiquement violente. N’importe quel champion peut aller acheter des cigarettes à l’étranger, voire s’en procurer en contremarque. La contrefaçon est illégale, mais elle n’engendre pas un traffic et une grande délinquance comparable au traffic de cannabis ou des autres drogues…

    • L’auteur ne parle pas de dépénalisation, mais de légalisation, ce qui est tout à fait différent.

    • Vous en connaissez beaucoup des trafiquants d’alcool ou de café ? S’il en existe pour le tabac c’est tout simplement parce qu’un paquet en France coûte 8x plus que le même ailleurs. L’erreur serait de surtaxer le cannabis, un juste prix est a trouver.

  • Surtout c’est une drogue, ça fait planner les gens, ils s’habituent, ils veulent plus fort à la longue.. c’est pour ça que c’est interdit.
    Peu de gens boivent du vin pour planner, mais le canabis si c’est pour planner.
    Je ne suis pas médecin mais je pense qu’il doit aussi y avoir des conséquences sur la santé à long terme.
    Le canabis legalisé ne serait pas juste taxes en plus qui rentrent.. ça aura un cout important par la suite, davantage de loques vivant aux crochets de la société.
    Les lycéens qui fument du canabis à midi avant de reprendre les cours ne comprennent rien de l’après-midi. Ils finiront militans écolos dans les arbres à notre dame des landes et autres sites du genre, au mieux cerains peuvent esperer finir politiciens s’ils ont du bagou..

    • Les gens qui boivent du vin ne le font pas pour planer mais pour s’ennivrer et le vin n’a aucune vertu thérapeutique. Les loques que je vois par chez moi ne sont pas dûs au cannabis mais bel et bien à l’alcool. Ce n’est pas pour rien que la Russie a dépénalisé l’usage du cannabis pour lutter contre l’alcoolisme qui est très criminogène. A l’heure d’internet, se renseigner est non seulement possible mais souhaitable surtout avant d’écrire de manière aussi péremptoire.

    • et lorsque les gens achètent une bouteille de vodka, ce n’est pas pour « planner » comme vous le dites si bien ?

    • « Surtout c’est une drogue, ça fait planner les gens, ils s’habituent, ils veulent plus fort à la longue »

      Et alors ? Qu’est ce que ca peut vous fiche ?

    • Non, les consommateurs de cannabis ne veulent pas « plus fort » une fois habitués. On a maintenant assez d’études à notre disposition pour savoir que le cannabis n’est pas un tremplin vers les drogues dures. La clandestinité, oui.
      Et pourtant je suis prêt à me battre pour qu’aucun de mes proches ne tombe dans la drogue. La légalisation enlève le pain de la bouche aux trafiquants, amélioré la qualité des produits, donc diminue leur toxicité. Quant à affirmer que le trafic d’alcool ne produit pas de délinquance, c’est avoir la mémoire courte. C’est tout de même l’origine de la mafia américaine !

  • @puka l’une
    Je ne connais pas le marche du cannabis mais je suppose qu’il est très lucratif malgré les obstacles…. supprimer les obstacles fait baisser les couts et les revenus… la clientèle est fixe….tout le monde ne se drogue pas.

    • Oui, c’est un marché très lucratif, c’est visible dans les quartiers concernés, dans une bonne partie de nos villes.
      Dépénaliser le produit, sa production, sa commercialisation, sa consommation, permet de faire baisser les prix et d’améliorer le produit (concurrence), et une « juste » taxation (hors considération libérale) permet d’en faire un produit de consommation standard. Donc de faire rentrer des brouzoufs dans la cagnotte étatique.
      Si les criminels et trafiquants le veulent, ils peuvent ouvrir des commerces officiels. Mais globalement, hormis certaines « têtes » des réseaux, ce sont avant tout des délinquants qui perdront leur influence néfaste sur leur entourage. Moindre délinquance, moindre criminalité, tout le monde y gagne.

  • Et pour la sécurité routière, on fait comment ?

  • Pour faire tomber quelques mythes sur le cannabis en Suisse qui circulent en France: La vente de cannabis est illégale en Suisse. La consommation de cannabis est une infraction à la loi en Suisse. Mais il est faux que la possession de 2 plantes de cannabis pour usage thérapeutique personnel est autorisée en Suisse et que la prescription médicale de cannabis est possible en Suisse.

    Le Prof. Jeanrenaud et son équipe ont publié en 2005 un rapport sur le coût social de la consommation des drogues illégales en Suisse. Rapport consultable sur le site de l’Université de Neuchâtel. Actuellement l’estimation du coût global lié à la consommation de cannabis est estimé loin derrière les coûts induits par la consommation de tabac et d’alcool. Mais la préoccupation vient du fait que sa consommation augmente rapidement et se banalise dans une tranche de la population particulièrement vulnérable: les adolescents. Les drogues illégales arrivent en troisième position avec un coût social de 4.1 milliards de CHF par an, derrière le tabac (10.7 milliards) et l’alcool (6.7 milliards).

    L’étude du professeur Jeanrenaud dénombre en 2000, 18’064 consultations médicales privées pour dépendance au cannabis pour un coût total de 2’113’500 francs suisses (CHF), 303 ordonnances médicales pour un montant de 23’800 CHF et 3243.6 journées d’hospitalisation pour ce même diagnostic avec un coût moyen par journée à l’hôpital de 830 CHF. Nous aurions donc un total de 4’829’488 CHF / an imputable à la consommation de cannabis pour les seuls frais médicaux engendrés. Le taux de change actuel entre €uro et CHF = 1.07.

    Estimations du coût des psychoses induites par la consommation:
    Comme le confirme plusieurs études récentes scientifiques crédibles et certifiées, la psychose induite à la consommation de cannabinoïdes est bien un problème à venir. Cela est basé sur le modèle suivant:
    La moitié des sujets de la classe d’âge « 15 ans » consomme du cannabis à divers degrés. Sur ce groupe de consommateurs de cannabis, environ 7% (soit un sur 14) vont devenir de très gros consommateurs. Parmi ces gros consommateurs, environ 3% (un sur trente) vont développer une psychose (schizophrénie, trouble schizophréniforme) par la suite. Le coût total pour la société d’une psychose (y compris soins médicaux, pertes de productivité, etc.) a été estimé à 31’713 CHF par personne et par année au Canada (Goeree et coll. 2005) et à 44’000 CHF par personne et par année en Australie (Neil et coll. 2003). Ces deux montants vont constituer la fourchette de notre estimation. Le mémento statistique suisse 2006 nous indique que la population totale du pays est de 7’415’100 habitants, dont 20% de 0-19 ans[plus de 8 millions en 2016 grâce à la libre circulation et l’immigration de masse voulue par nos keynésianistes…]. Le groupe des adolescents de 15 ans représente donc 1% de la population, soit 74’151 adolescents. Donc 74’151 X 0.5 = 37’075 consommateurs de cannabis. Environ 7% (1 sur 14) vont devenir de très grands consommateurs de cannabis: 37’075 x 0.07 = 2’595 grands consommateurs de cannabis. Il est estimé qu’environ 3% (1 sur 30) vont développer une psychose:2’595 x 0.03 = 78 futurs malades. Ce nombre peut sembler faible, à l’échelle d’un pays. Pourtant les coûts induits sont substantiels. Estimation selon le calcul canadien des coûts: 78 x 31’713 = 2’473’614 CHF. Estimation selon le calcul australien des coûts: 78 x 44’000 = 3’432’000 CHF.

    Assumons que l’espérance de vie à la naissance est de 80 ans. A 15 ans elle est de 65 ans. Les personnes souffrant de schizophrénie ont une espérance de vie raccourcie d’une dizaine d’années. Nous assumons donc une espérance de vie moyenne pour ce groupe de 55 ans. Nous retranchons encore cinq ans du total pour prendre en compte le fait que la maladie ne se manifeste qu’avec un certain retard – autour de la vingtième année dans ce modèle – pour arriver à cinquante ans de maladie. Estimation selon le calcul canadien des coûts: Coût total de la vie par personne: 50 * 31’713 = 1’585’650 CHF. Coût total de la vie pour le groupe: 20 * 31’713 * 78 = 123’680’700 CHF. Estimation selon le calcul australien des coûts: Cout total à vie par personne: 50*44’000 = 2’200’000 CHF. Coût total à vie pour le groupe: 50*44’000*78 = 171’600’000 CHF. Et chaque année on voit l’arrivée d’un groupe à risque de même ordre de grandeur…

    A l’échelle de la Suisse, la consommation de cannabis chez les seuls adolescents de 15 ans pourrait être à la source de 78 futurs cas de psychose chaque année. Toutes choses égales par ailleurs, le coût social à vie induit par ce groupe est estimé entre 123 et 171 millions de CHF. Chaque année un montant du même ordre vient s’ajouter aux futurs coûts sociaux [non cités ici mais qui sont bien plus importants que les coûts médicaux].

    Imaginons deux scénarios: dans le premier, la consommation de cannabis dans la tranche d’âge de 15 ans est limitée à 10%, dans le deuxième elle se stabilise à 50% comme à l’heure actuelle. Nous assumons 40’000 CHF par an pour le coût annuel d’une psychose. Dans les deux scénarios, le nombre total de cas augmente pour se stabiliser après 55 ans de progression, lorsque les décès compensent les nouveaux arrivants. Dans le premier scénario, le nombre total de cas de maladie se stabilise à 800 personnes, avec un coût total annuel de 32 millions de CHF. Dans le deuxième scénario, le nombre total de cas se stabilise à 3’900 personnes, avec un coût total annuel de 156 millions de CHF. Nos perspectives sont passées du scénario 1 au scénario 2 en à peine dix ans.

    Quelle part des nouveaux cas de schizophrénie serait imputable au cannabis? D’après l’Observatoire suisse de la santé, le nombre de nouveaux cas de schizophrénie serait en Suisse de 0.05 pour cent, soit 50 pour 100’000 habitants par an. Ce taux semble très élevé par rapport à la valeur médiane de 15.2 cas pour 100’000 rapportée dans la revue de McGrath et coll. En prenant ces deux valeurs comme fourchette, nous aurions chaque année entre 1’127 et 3’707 nouveaux cas de schizophrénie pour toute la Suisse. Les 78 nouveaux cas annuels imputables au cannabis représenteraient entre 2.1 et 7% du total de nouveaux cas de schizophrénie. Ce dernier chiffre se rapproche de l’estimation d’Arsenault et coll., selon laquelle 8% des psychoses seraient imputables au cannabis, donc potentiellement évitables.

    Vous trouverez les références sur le site stop cannabis.ch: http://www.stop-cannabis.ch/statistiques/les-couts-du-cannabis

    L’article est bien joli mais il scotomise totalement les coûts médicaux et sociaux de ce business si florissant aux States. Encore une preuve que le keynésianiste ne se remet jamais en cause et préfère enfumer les gens, avec ou sans cannabis sur les vertus de son modèle économique.

    • Vous traitez de la consommation, (en Suisse). Cette consommation existe. Légaliser le produit n’induit pas une mécanique augmentation de la consommation. De plus on peut, assez sûrement penser qu’une production industrielle, maîtrisée, fournirait des produits calibrés aux effets mesurés et les taxes générées, comme pour le tabac et l’alcool, peuvent compenser les coûts économiques.

      Aujourd’hui nous avons les effets toxiques directs dus à la consommation, les effets sociétaux dus au banditisme de son commerce.

      • Le tabac et l’alcool sont des produits en vente libre. J’ai pris les chiffres suisses car c’est une rare étude faite avec sérieux. Le poids économique de la consommation d’alcool et de tabac en France s’établit à 120 milliards d’euros pour chacune de ces substances, bien loin de celui des drogues illégales, qui est lui évalué à 8,7 milliards. C’est ce que révèle une étude publiée par l’Observatoire français des drogues et toxicomanie (OFDT) en septembre 2015. Pierre Kopp, professeur à l’université Paris 1 et chercheur au centre d’économie de la Sorbonne, visait à mesurer le « coût social » des drogues, c’est-à-dire le coût monétaire des conséquences de la consommation et du trafic des drogues licites et illicites. Cela ne touche pas que l’aspect « banditisme » mais simplement l’assistanat de ces personnes hors marché du travail mais qui coûtent à l’état: loyers à payer, charges diverse en dehors des soins médicaux. Chaque année, 78.966 décès liés au tabac en France. Ce « coût social » prend en compte les « coûts externes » (composés notamment de la valeur des vies humaines perdues, les pertes de qualité de vies, ainsi que les pertes de production) et le coût pour les finances publiques (les dépenses de prévention, de répression, de soins, les économies de retraites non versées et les recettes des taxes sur l’alcool et le tabac). L’étude, basée sur des données de 2010, montre que le coût social de l’alcool et du tabac est bien supérieur à celui des drogues illégales. Ces chiffres sont à rapprocher des 13,4 millions de fumeurs et des 3,8 millions « d’usagers à risques d’alcool ». Les usagers problématiques de drogues illicites sont quant à eux estimé à 300.000. Les « coûts externes » représentent l’essentiel du coût social de chaque drogue, notamment en raison des « pertes en vie humaines ». Le nombre de vies perdues chaque année s’élève à 49.051 pour l’alcool, 78.966 pour le tabac, et 1.605 pour les drogues illicites(OFDT 2015).

        L’alcool cause plus de décès prématurés que le tabac: Avec un coût pour une année de vie perdue fixé à 115.000 euros, les décès liés à l’alcool reviennent à près de 66 milliards d’euros et ceux liés au tabac à près de 62 milliards. Cette différence, alors que le nombre de décès liés au tabac est plus important, s’explique par les décès prématurés liés à l’alcool (moyenne d’âge 63 ans, contre 71 ans pour le tabac), et les nombreux décès accidentels engendrés par l’alcool, qui touchent souvent les jeunes. Le coût des vies perdues pour les drogues illicites s’élève à 2,7 milliards d’euros. La perte de qualité de vie, liée aux maladies engendrées par ces drogues, arrive en deuxième position : elle représente plus de 39 milliards pour l’alcool, plus de 31 milliards pour le tabac, et 2,6 milliards pour les drogues illicites. Le coût des soins arrive en troisième position (près de 26 milliards pour le tabac, 8,5 milliards pour l’alcool et 1,4 milliard pour les drogues illicites).

        Donc imaginez que pour les drogues non produites légalement ni de façon industrielle, leur coût est LARGEMENT sous évalué. Sans parler que la tendance actuelle est la polytoxicomanie où alcool, tabac, drogues dures, psychotropes et de synthèses sont allègrement mélangées et donnent des tableaux bien plus graves et chroniques irréversibles. La légalisation n’apporte rien sinon des bénéfiques uniques à ceux qui les produisent. En tout cas pas à la société ni aux toxicomanes ni aux personnes qui doivent les soigner ou les supporter ou subir leurs comportements.

        Si vous pouvez par des faits concrets me prouver que la légalisation de toute drogue apporte le bonheur financier et sociétal désiré, alors dites-le moi.

        En Suisse on pratique la politique des 4 piliers: à télécharger ici (17 pages) http://www.grea.ch/sites/default/files/Savary_2007%28a%29.pdf

        Le 20 décembre 2006, le Conseil national adoptait le projet de révision de la Loi sur les Stupéfiants par une confortable majorité. Celle-ci inscrit enfin dans la loi le principe des «quatre piliers», officiellement adopté par le Conseil fédéral 12 ans plus tôt et dans les grandes villes suisses dès la fin des années 80. Ce vote attendu vient ainsi clore un débat politique passionné qui aura secoué notre pays pendant plus de 20 ans.

        Le modèle des 4 piliers est le fruit d’une réflexion pragmatique développée sur le terrain par les professionnels. L’expérience nous a appris que si l’objectif premier (n’accepter aucune consommation de produits) est important lorsque nous nous adressons aux non-consommateurs, cette manière d’aborder les usagers en phase de consommation est peu pertinente. Au lieu de demander «a priori» l’arrêt de toute consommation, le soignant va offrir une aide à la personne, en collaboration avec elle, basée sur une communauté d’objectifs entre le soignant et la personne dépendante. Le réseau socio-sanitaire va désormais aider la personne à retrouver son autonomie sur son projet de vie et l’accompagner, si elle le désire, vers l’abstinence (traitement). Par contre, si celle-ci n’est pas dans une démarche de ce type, des services lui seront tout de même proposés afin d’améliorer sa situation sociale et sanitaire aujourd’hui, pour influer favorablement sur ses chances de rétablissement à long terme (réduction des risques). Le cadre de la régulation du marché des drogues reste toujours la prohibition, ce qui demande de la part de l’Etat des mesures de contrôle pour agir sur le marché noir (répression). Enfant chéri des politiciens, mais parent pauvre des budgets de l’Etat, la prévention demeure l’approche à privilégier de manière transversale.

        Au final, le modèle des 4 piliers, qui aura valu à la Suisse son statut de pionnier au niveau international, semble mettre aujourd’hui tout le monde d’accord. Mais de quoi s’agit-il exactement? Comment et pourquoi sommes-nous venus à penser ainsi la gestion des problèmes de drogues? Ce dossier va tenter de comprendre comment il va servir de substrat conceptuel à des solutions pratiques qui répondent à des questions brûlantes.

    • En effet le cannabis n’est pas bon pour nos adolescents. C’est vrai pour beaucoup de produits, on pourrait d’ailleurs y placer tous les produits psychoactifs : alcool, antidépresseurs, somnifères, tabac, café, sucre etc. Le problème est que la prohibition favorise justement la consommation des adolescents et empêche les adultes de profiter des nombreux bienfaits du cannabis médical. Il s’agirait désormais d’inverser ce mécanisme.

    • Merci pour vos explications et le lien.

    • Bonsoir Amora,
      Votre commentaire est très intéressant et bien argumenté, merci. Il procède cependant, à mon humble avis et je peux me tromper, d’un mode de pensée alarmiste. Les multiplications, tout le monde peut en faire, et tout le monde en fait. Combien de fois ai-je pu lire un business plan qui allait rendre son auteur millionnaire en quelques années !
      Le problème qui m’interpelle et qu’on peut probablement traiter avec le même alarmiste la consommation d’alcool ou l’abus de temps passé devant un écran. On étudie, on postule, on multiplie et on crie « au loup ».
      Parfois a raison, parfois à tort. Mais l’alarmisme multiplicatif n’a pour seule vertu que la crainte qu’il inspire, si bien argumenté soit-il.
      Rien ne justifie de traiter au prix fort tous les schizophrènes.
      Rien ne justifie que si on en traite une telle quantité les coûts ne baisseront pas.
      Rien ne n’interdit de penser qu’avec un tel marché les laboratoires ne chercheront pas et ne trouveront pas de remèdes réellement efficaces.
      Bref, négliger le contexte global et les capacités d’évolution de la société, de la science, de la technologie, c’est priver la réflexion d’un pan considérable d’arguments décisifs…

      • Bien argumenté ? vous rigolez ? C’est un vulgaire copié collé de la source qu’il cite.

        Et quand, sur un malentendu, il « pense » par lui-même, vous obtenez ceci :

        « Encore une preuve que le keynésianiste ne se remet jamais en cause et préfère enfumer les gens, avec ou sans cannabis sur les vertus de son modèle économique. »

        Le type nous sort une soupe fadasse, où il confond sans sourciller keynésianisme et libéralisme… que vous faut-il de plus pour comprendre qu’il a de la moutarde à la place du cerveau ?

  • Idéalement, il faut, non pas seulement dépénaliser le cannabis, mais le produire et le distribuer comme jadis la SEITA faisait le tabac.

    Produire du cannabis ‘OGM’ et chauffer les serres au gaz de schiste.

  • Dans ces études, on ne parle pas d’une chose: que deviennent les dealers? comment compensent-ils la perte de leurs revenus? s’inscriront-ils à pôle emploi, ou deviendront-ils, comme les buralistes, revendeurs pour le compte de l’état?
    Il serait bon de ne pas voir QUE les avantages de la dépénalisation, mais aussi les « effets secondaires » (on pourrait dire aussi dégâts collatéraux…)

    • Oui c’est ça, et que deviennent les producteurs ? Snifff (si je puis dire) ☻

    • les dealers adapteront leur business. Ils vendront moins cher que l etat qui, toujours aussi vorace, va vendre avec un prix qui tiendra compte de la production de la distribution ( l’idéal un réseau spécialisée donné aux petits copains) une pelletée de fonctionnaires pour gerer le bidule, et … et… TAXES diverses et nombreuses (pourquoi petites hein? voir tabac). Donc, à la fin, le dealer sera moins cher. Comme le tabac de contrebande ! Et le contribuable paiera une armée de parasites comme il paye actuellement les buralistes la nouvelle race de fonctionnaires!!!

    • En même temps est ce à l’état de protéger les revenues des délinquants? Car c’est la conséquence de la pénalisation

  • Est-ce que vous pouvez imaginer une seconde que tous les demi-sels, dealers, transporters, producteurs, intermédiaires,etc… et familles de ceux-ci qui vivent beaucoup mieux que nous de leurs revenus vont rentrer dans le rang de notre « civilisation »? Ils vont se tourner vers une autre délinquance ou autre trafic encore plus dangereux pour la population: drogue dure, cachetons, etc…
    Il faut laisser une barre comme le cannabis afin que les gens sentent qu’ils transgressent la loi et la bien-séance, qu’ils s’encanaillent. Sinon, la parisianisme n’a plus de raison d’être.

  • La légalisation du cannabis montre une dynamique … d’augmentation des recettes fiscales …

    Double effet kiss cool : on transforme les citoyens en zombies bien obéissants et on remplit les caisses de l’Obèse !

    (sans compter la fameuse inversion de la courbe du chômage et la réduction de l’insécurité … que du bonheur)

    • connaissant beaucoup de fumeurs et de gens ayant un faible pour l alcool, les fumeurs sont bien moins zombie que les alcolos…une legalisation ne rend pas obligatoire la consommation, et laisse a chacun son libre arbitre de consommer ou non. elle permet juste de ne plus jetter en prison des gosses qui preferent fumer un joint que boire une biere. (prison de laquelle ils sortent avec tous les contacts pour devenir de vraie trafiquant…).a marseille la prohibition du cannabis a tuer combien de jeune a coup d ak47 rien que sur marseille? une 30taine? (rapelons que depuis le debiut de l humanité ou le cannabis a tjrs ete consommé,il n y a jamais eu un seul mort directement due a cette substance…c’est le monde a l envers encore une foie…

      • « rapelons que depuis le debiut de l humanité ou le cannabis a tjrs ete consommé,il n y a jamais eu un seul mort directement due a cette substance »

        La consommation commune du cannabis est fortement liée à sa culture qui n’a vraiment pris son essor que dans les années 70. Avant, les gens avait autre chose à faire que se rendre neu-neu. C’est principalement un problème de pauvre petits occidentaux désœuvrés qui estiment avoir le droit de tout.

        Quand a prétendre « qu’il n’y a jamais eu un seul mort directement du », c’est du grand n’importe quoi, à quoi rime cette discussion alors ?

        Autant la légalisation que la prohibition sont ridicules, c’est la peste ou le choléra.

        • Il est impossible de mourir d’overdose de cannabis, c’est ce que voulait dire je le suppose Jac Joub.

        • En tant que fumeur et fréquentant des fumeurs je tiens à donner mon avis : rares sont ceux qui tombent dans la dépendance et la déficience psychologique sans aucun antécédent: qu’il soit moral , affectif , psychologique, mentale ou autre. Donc le cliché du tous zombie : poubelle.

          Ensuite dans mon milieu tous les fumeurs que je connaissent sont diplomés de master ou en doctorat ou travaillent et sont pleinement insérés.

          Ceux que l’on croisent et qui fument ou dealent à 20 piges dans la rue sont les même qui foutaient le bordel en classe rendaient aucun devoir et trainaient à pas d’heure à l’âge de 10 ans : il n’y pas de secret.

          Ensuite le problème de la législation fait qu’il n’y a pas de quantité minimum ce qui fait que sur le papier pour 0,001 g ou 1kg c’est 1 an et 375000 euros.

          Le passage du cannabis aux drogues dures : la aussi un mythe, la conso de produits et entre 1 et 5℅ , sans compter que les gens qui en prennent detestent pour la plupart le cannabis.

          Ensuite le milieu: tous dépend l’endroit où l’on vit mais sauf exception on trouve pas de la fumette comme on trouve du produit .

          Et dernier point : les milieux sociaux sont souvent séparés : la fumette aux hippies et aux prolo le reste au flambeurs et autre BCBG, c’est cliché mais étant depuis 5 ans dans le milieu étudiant je pense pouvoir me faire un avis sur le milieu étudiant et festif en général : j’ai fait des des festivals en France , Portugal et Hongrie.

          Tous le monde à pas les moyens de payer l’équivalent d’un Bordeaux Paris plein tarif pour passer quelques heures de bon temps si on prend l’exemple de la cocaine. Quant aux opiacés la conso est situé entre du 0, et du 1 ℅ donc marginales.

          Par contre j ai pu voir de pres les dégâts de l’alcool auprès de connaissances directes ou indiretes et mon constat et le suivant il est beaucoup plus grave à long terme de s’habituer au rouge du midi et du soir que de cramer sa mèche avant d’aller dodo.

          Les effets de la dépendance et du sevrage à l’alcool sont similaires à ceux des opiacés : dépression , douleurs au coeurs , sensation de brûlé, nausée, sueur…

          Bref on en revient toujours au même oui le cannabis et l’alcool sont des drogues mais conséquences sont avant histoire de predispositions , de milieu social , situation personnelle.

          Exemple idiot l’alccolisme est sans doute plus présent chez des célibataires qu’en couple , au chômage en détresse affective , psychologique etc etc etc

          J ai bossé 6 mois dans une clinique donc mon propos ne sors pas de nul part.

          • Oui le critère social est évident et c’est bien pour cela que ce sujet est avant tout électoraliste et démagogique : il tappe en plein dans le coeur électoral de Terra Nova, c’est le même genre de pseudo liberté qui termine en machine a taxes, à régulation et à publicité infantilisante et culpabilisante.

  • il est désormais obligatoire de prendre une fumette régulièrement pour les pilotes d’avions et d’hélico ainsi qu’aux amateurs des aéro-clubs, idem pour les chauffeurs de car et conducteurs de TGV, quant aux personnels du gouvernement c’est déjà fait par dérogation de la présidence. D’autres catégories de professionnels ne vont pas tarder à rejoindre cette chance pour la France en premier lieu les chirurgiens et l’ensemble du corps enseignant . . .

  • Le Cannabis est une drogue qui ruine la sante des adolecents.
    Ma famille a déjà payé un lourd tribut

    J’ aimerai avoir l’avis des psychiatres

    • Absolument. Mais soyons clairs : c’est aujourd’hui que le cannabis est en vente libre, dans n’importe quel patelin, n’importe quel collège. L’échec de la pénalisation est TOTAL.

  • je suis contre la dépénalisation , a mon avis ,mais je peux me tromper si on dépénalise les jeunes passeront aux drogues plus dures qui déjà fait des ravages.

    • Avez vous déjà étudié l’exemple portugais.
      Le portugal a dépénalisé l’usage de TOUTES les drogues (canabis, cocaine, heroine, crack, LSD… toutes les drogues quoi) il y a plus de 20 ans. (dépénalisé hein pas légalisé, la production et la revente sont toujours interdites), suite à cette décision le nombre d’usagers de toutes ces substances a dimminué fortement, le nombre, le nombre de toxicomanes a diminué fortement, le nombre de transimissions de maladies (VIH/Hépatites) à également chuté.

      Réfléchissez : en quoi mettre en prison un toxicomane va l’aider à décrocher ?? Ça va l’enfoncer encore plus. Cette idée de punir quelqu’un qui a besoin d’aide est totalement aberrante… Les portugais l’ont compris… Il y a plus de 20 ans… Dans 20 ans on en sera toujours au même stade, malgré les nombreux exemples qui prouvent que notre politique en matière de drogue est totalement dépassée…

    • Jamais, nulle part, il n’a été observé un lien consistant entre consommation de cannabis et consommation de drogues dures. C’est une légende urbaine qui sert d’argument (sans fondement) aux prohibitionnistes.
      Pour mettre un peu de piment à la discussion, j’ajouterai que ce sont toutes les drogues qui devraient être dépénalisées, de la production à la consommation. Liberté, responsabilité…

  • CONTRE LA STUPIDITE DU TOUT REPRESSIF & LA LÂCHETE DES POLITIQUES

  • C’est incroyable qu’un pays comme la Tunisie, aux difficultés économiques importantes et avec de nombreux chômeurs continue de prohiber le cannabis alors que la prohibition leur a été imposée par les Etats-Unis qui eux sont en train de légaliser. De plus le climat Tunisien est très favorable à cette plante.

    • Je ne connais personne qui boive pour s’ennivrer, meme si je sais que ça existe..
      A l’inverse je n’ai jamais vu personne fumer un joint parce que cela accompagnait bien tel ou tel repas..
      J’ai vu le cannabis au lycée et à la fac.. et les résultats.
      Je veux bien voir les chiffres et les sources qui disent le contraire, je suis pour le débat. Mais je pense que les pays qui dépénaliseraient paieraient très très cher cette à moyen terme.

    • c’est peut être lié au fait que la Tunisie est un pays très très majoritairement musulman et que le cannabis (tout comme l’alcool) est interdit dans cette religion ?

  • Le problème de fond est l’idée sous-jacente à cet article : pour son auteur, légaliser la consommation, mettrait fin aux trafics. Sauf, il existe un produit légal dont 1/3 de la consommation en France provient de trafics : il s’agit du tabac !
    Légaliser ne supprimera pas les produits issus des trafics car les produits sans taxe, TVA, et autre charges sociales, resteront toujours plus intéressants pour le consommateur que les produits vendus officiellement et les filières illégales en place, n’auront aucune raison d’abandonner leur commerce lucratif.

    Enfin, tout ce débat, sous-entendrait que le cannabis est sans effet (le fameux « usage récréatif »). Sauf que, en dehors des effets immédiats sur la santé (bien plus dangereux que le tabac), le cannabis provoque des schizophrénies ! Je l’ai déjà constaté moi même sur un proche. Il est maintenant irrémédiablement atteint et ne pourra plus jamais menerune vie normale pour le reste de son existence. Il passera sa vie à la charge de la collectivité, dans des hôpitaux et des institutions spécialisés. J’ai du mal à voir en cela une libération et un triomphe des principes des libéraux.

    • La dangerosité pour le poumons du cannabis, vient surtout du fait qu’il est majoritairement consommé mélangé au tabac (fumé pur aux USA). L’effet vasodilatateur du cannabis renforce les effets néfastes du tabac sur les poumons, qui ne seraient pas présent si consommé pur, ou vaporisé (comme bcp le fond aux USA ou en Hollande)
      Le lien entre cannabis et schizophrénie n’a pas été prouvé, les gens ne consommaient pas massivement du cannabis il y a 60 ans, contrairement à aujourd’hui, et on observait à l’époque le même taux de schizophrènes dans la population Française.
      Légaliser va souvent de paire avec la légalisation de l’autoculture (faire pousser son cannabis chez soi), les personne ne voulant pas payer plein de taxes préféreront recourir à l’autoculture, plutôt que d’acheter un produit coupé par des trafiquants peu scrupuleux.

    • Vous avez 100% raison : le problème c’est l’argent, le nerf de la guerre, le COUT pour la société.

      « Punir » au portefeuille les irresponsables est la solution la plus acceptable. La coercition, les contraintes sociales exercées juste pour certains conduirait à des contraintes pour tous.

      En filigrane il y a donc aussi la responsabilisation par la libéralisation des assurances sociales (comme pour les assurances-auto).

    • Je me suis peut-être mal exprimé, alors je me répète d’une autre façon à propos de la phrase « Il passera sa vie à la charge de la collectivité, dans des hôpitaux et des institutions spécialisés. J’ai du mal à voir en cela une libération et un triomphe des principes des libéraux. ».

      Liberté Responsabilité.

      Vous voulez avoir la liberté de vous détruire. OK. Mais ne comptez pas sur les principes assurantiels pour vous tirer d’affaire.

  • Dépénalisation et légalisation sont deux choses différentes, soyez précis sur les termes que vous employez.
    Dépénalisation, c’est juste arrêter de pénaliser l’usage, la vente, la production sont toujours interdites.
    Le Colorado et d’autres Etats américains ont LÉGALISÉ pas seulement dépénalisé l’usage.
    Le portugal a dépénalisé l’usage de toutes les drogues, pas seulement le cannabis, mais ils n’ont pas légalisé.
    Aux pays-bas contrairement à ce que l’on croit, ce n’est pas légalisé : l’usage a domicile ou en coffee shop est dépénalisé, et la revente est tolérée par les coffee shop, tant que ceux ci ne vendent pas plus de 5 grammes par transaction, et tant que le stock du coffee shop a un instant T ne dépasse pas 500g. La production est toujours interdite, et ainsi les coffee shop se procurent ces substances dans l’illégalité. C’est toléré, mais pas légalisé 😉
    La production est toujours assurée par les groupes mafieux, le modèle hollandais est un mauvais modèle, il faut suivre l’exemple du Colorado pour le cannabis, et du Portugal pour le reste des drogues. La politique menée par le portugal depuis 20 ans a fait fortement chuter l’usage de TOUTES les substances, et limité grandement le nombre de toxicomanes, et le nombre d’infections VIH et autres hépatites.

  • Donc, c’est illégal, mais votre proche en a quand même consommé. Super. Ça change quoi que ce soit légal ou non dans ce cas? Si le produit est légal, nous allons avoir un meilleur contrôle de la qualité du produit. Présentement, quand nous achetons d’un dealer, nous n’avons aucune idée de ce que nous achetons.

    J’ai un oncle qui a fait deux cures de désintoxication à cause de l’alcool. Pourquoi l’alcool est légal si elle détruit des vies comme mon oncle??

  • Il ne faut pas confondre dépénalisation et légalisation. Mais, quoi qu’il en soit, le cannabis ne devrait être autorisé que pour des raisons thérapeutiques et sous contrôle médical. Son usage est redoutable en libre service et à long terme. Quant à brandir l’argument économique, faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’état, alors là, c’est tout simplement ahurissant!

  • Je suis étonné et admiratif des résultats du Portugal en matière de consommation de drogue. Est ce bien vrai et réel?? A-t-on étudié aussi l’incidence des psychopathies suite à cette dépénalisation?? Et le pourcentage de consommateurs de cannabis qui passent à la drogue dure a-t-il augmenté en valeur relative et en valeur absolue?? Ce sont ces chiffres qui seraient significatifs et inciteraient les autres pays européens à suivre l’exemple portugais. L’argument fiscal de rentrée d’argent pour les états est certainement très important dans leur décision….et c’est pourtant un motif pitoyable.
    Si l’on compare à l’alcool, la prohibition des années 20 aux USA a-t-elle augmenté la consommation de boissons alcoolisées?? Et la levée de cette prohibition, donc la dépénalisation et la légalisation qu’elle a engendrées ont-elles vraiment diminué la consommation?? Je n’en suis pas certain .
    Pour le tabac, la seule façon de diminuer sa con sommation est d’augmenter considérablement son prix, tous les chiffres de c-es dix dernières années en Europe ont confirmé cette assertion. Donc, être très très prudent et faire des expérimentations avant de légiférer.

  • Dans un pays tel que la France, Pays des droits de l’homme, Traiter avec différence Alcool et Cannabis est contraire au principe d’égalité.
    Cannabis Zéro mort. Il faut arrêter cette chasse aux sorcières dévastatrice pour la société qui ruine de la France.
    Si la réalité, cache un néocolonialisme à domicile alors il faut doublement l’autoriser. Quel idiot croit à l’interdit du Cannabis?

  • Il y a une erreur assez balaise dans l’article :

    « À titre de comparaison, le géant du fast-food McDonald a réalisé un chiffre d’affaires de 6,26 milliards de dollars en 2015. »

    Non le CA 2015 de McDo pour les seuls USA est de $8,559Mds (Page 18 : 4,198 owned + 4,361 franchised) mais comme ce chiffre d’affaires représente pour moitié des commissions des franchisés il faudrait prendre, par rapport à votre comparaison avec le cannabis, le total des ventes McDo aux USA : c’est page 19 du même lien et ça fait $31,639Mds et plus de 5 fois le montant avancé dans l’article.

    http://corporate.mcdonalds.com/content/dam/AboutMcDonalds/Investors%202/2015%20Annual%20Report.pdf

  • @pukura, en phase avec toi. Sur toute la ligne… j’ajouterai que plus la drogue est dure, plus difficile est l’accès (coffee shop pour cannabis, centre médicalisé pour héroïne). On peut en parler… mais on n’est pas prêt d’y arriver.

  • « L’argument fiscal de rentrée d’argent pour les états est certainement très important dans leur décision….et c’est pourtant un motif pitoyable. »

    Non.

    Je comprends qu’il soit de bon ton ici de militer contre impôts et taxes, mais s’agit d’un prélèvement devant compenser les effets négatifs de ce toxique qui aujourd’hui circule aux frais et compte de l’Etat (puisque non taxé contrairement au reste) et générateur des couts directs de santé et de police, de justice, etc…

  • 60000 morts de cyrrhose par an, plus les drames sociaux (et des morts en trop sur les routes) ; 40000 morts du fait du tabac. Quel bilan pour le cannabis ?

    • Du plaisir pour ceux qui en fument. Et les puritains détestent le plaisir, alors…. Sans compter Big Pharma qui perdrait beaucoup. Imaginer, les gens faire pousser leur médicament au lieu de l’acheter à des prix indécent. Scandale..

    • 0 c’etait facile la réponse

  • « tirer les leçons de ce qui marche ailleurs »? C’est une insulte!

  • Les commentaires sont fermés.

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