Éolien, CO2 : une politique énergétique absurde

La politique énergétique actuelle semble méconnaître les faits et la logique.

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Eolienne by Jenny222(CC BY-NC-ND 2.0)

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Éolien, CO2 : une politique énergétique absurde

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 12 mars 2018
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Par Jean-Pierre Bardinet.

Il y a quelque temps, le ministère de la Transition Écologique et Solidaire (qui n’a rien d’écologique ni de solidaire…) a lancé une consultation publique concernant un projet de décret relatif aux éoliennes terrestres et portant diverses dispositions de simplification et clarification du droit de l’environnement.

Que de manière jésuistique ces choses-là sont dites, car il s’agit en fait de supprimer toute possibilité de recours aux associations de riverains et/ou aux associations nationales telle la FED.

Bref, ce projet de décret, émanant de la Commission Lecornu a pour seul objectif de supprimer toute entrave juridique ou administrative à l’implantation d’usines éoliennes partout en France et à laisser les promoteurs avides faire ce qu’ils veulent.

Bien évidemment, comme de coutume, sous couvert de démocratie participative, les conclusions de cette consultation sont déjà connues et ne subiront très vraisemblablement aucun amendement.

J’ai néanmoins participé, sans me faire aucune illusion, en déposant deux commentaires (le premier pour rappeler qu’en matière de production d’électricité ils n’ont rien compris, que leur politique énergétique est totalement incohérente et catastrophique pour notre pays, et le second pour me défouler face à la lourde machinerie techno-bureaucratique, adepte inconditionnelle des thèses du GIEC/IPCC).

Une politique énergétique incohérente

Les politiques climat-énergie de notre pays (et de la plupart de pays de l’UE) sont fondées sur l’hypothèse non prouvée que nos émissions de CO2 ont une action mesurable sur la température moyenne annuelle globale et sur le climat de notre planète.

Il s’ensuit que les politiques énergétiques privilégient en principe les émissions bas carbone et elles sont censées, en outre, fournir des moyens de production conformes aux standards d’une production rationnelle d’énergie électrique, à savoir :

1. Elle doit être pilotable, adaptable en temps réel aux fluctuations de la demande. En particulier, elle doit être capable de gérer les heures de pointe (HP) et de réduire la production en fonction de la baisse de la demande en heures creuses (HC).
2. Elle doit être indépendante des caprices d’Éole et des cycles de Phébus.
3. Elle doit avoir un impact mineur sur l’environnement et la biodiversité
4. Le réseau de transport ne doit pas être soumis à des fluctuations brutales et aléatoires.
5. Le prix du kWh doit être compétitif.
6. La sécurité d’approvisionnement doit être garantie.
7. Elle doit avoir un bilan carbone vertueux.

Contrairement à ce qui nous est affirmé péremptoirement, le bilan carbone des éoliennes intermittentes est mauvais, de manière indirecte, car la gestion de l’intermittence en temps réel nécessite des centrales thermiques en soutien permanent, obligées de fonctionner en régime discontinu, ce qui dégage encore plus de CO2.

Donc, pour sauver la planète d’un problème vraisemblablement imaginaire, on met en place des filières qui vont à l’encontre de ce qui est souhaité. Comprenne qui pourra !…

Plus généralement, il est facile de vérifier que les éoliennes intermittentes ne satisfont à aucun des standards d’une production rationnelle d’énergie électrique : non pilotables, soumises aux caprices des vents, massacreuses de biodiversité ailée (ce qui perturbe gravement l’équilibre des écosystèmes locaux), sources de nuisances pour les riverains (infrasons), sources de variation brutales du réseau de transport, prix du kWh non compétitif, aucune sécurité d’approvisionnement en HP hivernale du soir, bilan carbone non vertueux, et… racket institutionalisé des ménages (taxe CSPE), ce qui fait que l’on se demande quelle est la justification de leur développement inconsidéré.

Les profits pharaoniques des promoteurs, aux frais des ménages ? Une politique volontariste de décroissance, engendrant misère et graves mouvements sociaux ? Un torpillage en règle du tourisme dans nos belles régions, défigurées par les usines d’éoliennes ? Le soutien dogmatique d’une énergie « verte », alors qu’elle ne l’est pas ? Pour tuer le nucléaire, combat historique des Verts, alors même que son bilan carbone est particulièrement vertueux, ce qui est une seconde incohérence ?

Pour toute personne sensée, les EnR intermittentes, à la technologie du passé, adulées par les chantres de l’écologisme, n’auraient jamais dû voir le jour, car les filières de la surgénération, sur lesquelles travaillent et avancent plusieurs pays, sont bien plus intéressantes.

Bref, l’éolien ne sert à rien et les propositions de la Commission Lecornu, dont l’objectif est de favoriser les implantations d’usines éoliennes en bafouant les droits des citoyens, sont néfastes pour notre pays.

Une politique énergétique qui méconnaît la science

Posons-nous tout d’abord une simple question : l’hypothèse arbitraire, non prouvée, de l’action mesurable du CO2 sur la température, peut-elle être suffisamment robuste pour servir de socle aux projections des modèles numériques et aux politiques énergétiques ? Voyons si cette hypothèse est validée par l’observation.

Depuis 130 ans, la seule période connue de co-variation CO2 -température est 1978-1997. De 1950 à 1977 (approximativement) la température a légèrement baissé alors que nous étions dans les Trente Glorieuses et que nos émissions de gaz satanique étaient en plein essor.

Auparavant, de 1910 à 1940, la température avait augmenté, avec la même pente que sur 1978-1997, mais avec une très faible croissance du taux de CO2 atmosphérique.

Un autre exemple plus lointain : au Cambrien (-500 à -600 millions d’années) le taux de CO2 a été de plusieurs milliers de ppm, et, de -100 Ma à -500 Ma (avec un minimum de quelques centaines de ppm autour de -300 Ma), la moyenne a été de 2000 ppm, sans que cela ne génère un réchauffement cataclysmique.

Si les modèles numériques tournaient avec en entrée un taux de CO2 de quelques milliers de ppm, ils prévoiraient un emballement incontrôlé et exponentiel de la température, ce qui ne s’est pas produit dans le monde réel. Il est donc légitime de douter de la pertinence de la politique climat-énergie de notre pays.

N’oublions pas que le CO2, quelle que soit son origine, est gaz de la Vie sur Terre : sans lui, pas de photosynthèse, donc pas de végétation, pas de phytoplancton, pas d’oxygène. Il est donc incompréhensible de le considérer comme un polluant et de le taxer. Taxer le gaz de la Vie, n’est-ce pas absurde ?

Cela étant, selon le rapport AR5 du GIEC/IPCC, nos émissions de CO2 ne sont que de 4 à 6% du total des émissions. On nous dit que le CO2 d’origine anthropique s’accumule dans l’atmosphère, son temps de séjour étant estimé par le GIEC/IPCC à une centaine d’années (notons que cette estimation, curieusement, est la seule, 40 autres, provenant de publications scientifiques, mais négligées par le GIEC/IPCC, l’estimant à 8 ans en moyenne).

En fait, le temps de séjour du CO2 dans l’atmosphère, quelle que soit son origine, naturelle ou anthropique, n’est que de 5 à 6 ans environ, et la part de CO2 anthropique dans l’air n’est que d’environ 6% (delta C13).

Donc, même si le CO2 avait une action mesurable sur la température, notre politique climat-énergie, censée agir sur 1% environ du total des émissions mondiales, n’aurait aucun effet, si ce n’est procurer des avantages déraisonnables aux promoteurs de l’éolien (et du solaire), d’augmenter la précarité énergétique, de détruire de l’emploi et de réduire le pouvoir d’achat des ménages. Faire plus absurde, est-ce possible ?

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  • L’éolien c’est l’alliance de la stupidité et de la cupidité

  • « Contrairement à ce qui nous est affirmé péremptoirement, le bilan carbone des éoliennes intermittentes est mauvais, de manière indirecte, car la gestion de l’intermittence en temps réel nécessite des centrales thermiques en soutien permanent, obligées de fonctionner en régime discontinu, ce qui dégage encore plus de CO2. »
    Ce qui est évidemment faux. Les pays qui se sont lancés dans l’installation d’éoliennes n’ont pas été obligés de construire de nouvelles centrales thermiques. Ces centrales thermiques existent déjà et tant que l’énergie éolienne ne sera pas prépondérante dans la production d’électricité, le problème ne se posera pas.
    Par ailleurs, une erreur commune à tous les opposants à l’énergie éolienne, qu’on soit ingénieur d’une ENSI de province ou pas, est qu’il croit que les vents soufflent en France de manière totalement ordonnée, qu’ils se mettent tous en branle en même temps, et s’arrêtent tous au même signal. Dans la vraie vie des vents, il n’en est rien. Il y a toujours du vent quelque part en France, et plus il y a de parcs éoliens, plus la production éolienne est lissée.

    • ben justement en France, avec le nucléaire, nous avons très peu de centrales thermiques ! Il faut donc les construire pour compenser l’éolien que l’on met partout : le nucléaire est encore un peu trop lent pour suivre les variations d’Eole.
      par ailleurs, le réseau n’est pas non plus capable de suivre ces variations…
      Enfin, une éolienne, entre le béton pour l’ancrer, les matériaux pour la fabriquer (terres rares) me laisse très septique pour son aspect écologique.
      En revanche pour son aspect hideux, c’est fait !
      Enfin, pour l’aspect économique, c’est la ruine : c’est donc sans intérêt.

      • Ce qui me désole c’est la faiblesse de la résistance à l’éolien….Quelques bottes de paille, un quinzaine de pneus et ces truc s moches et chers verraient de quel bois on se chauffe…

      • En france, nous n’avons pas construit de centrale thermique pour compenser l’eolien, c’est comme ça. Comme l’indique RTE, on compense l’eolien avec des centrales nuclaires, parce que si le les ER sont intermitentes, elles sont prévisibles.

        • Idem en Allemagne, où ils ont fortement augmenté l’éolien, sans augmenter le thermique, et en faisant baisser le nucléaire.

          • Propagande verte.
            En Allemagne, la baisse du nucléaire a été une décision politique pour donner de la place aux ER non parce que ces dernières sont plus rentables. Le prix de l’électricité des ER n’est pas concurrentiel par rapport à celui du nucléaire sauf à le subventionner à fond. Les allemands s’en sont rendu compte avec l’augmentation du tarif de l’électricité.
            Et encore, l’augmentation du prix de électricité allemande a été limitée par l’effondrement du prix du charbon US permettant aux centrales à charbon allemandes de baisser le prix de vente de leur électricité.

            • Vous répondez à côté de la plaque ! La question était : faut-il construire de nouvelles centrales thermiques quand on augmente le parc d’ENR ? La réponse est non;

              • Non, vous laissez entendre que la baisse du nucléaire a été permise par l’augmentation des EnR. Ce qui est faux. La baisse du nucléaire allemand est décision politique pour laisser la place aux EnR contre toute logique financière.

                Quant à votre question  » faut-il construire de nouvelles centrales thermiques quand on augmente le parc d’ENR ? » Tout dépend de la marge qu’il y a entre la production d’un pays et sa propre consommation.

                Prenons un pays fictif dont la production d’électricité est de 100 TWh, autosuffisante, basée sur des E fossiles et nucléaires. Ce pays décide de faire en sorte de produire pour 20 TWh d’électricité issue de l’éolien et du solaire. Décision politique et non économique car d’un cout de production nettement supérieur à l’électricité fossile ou nucléaire… Mais soit.
                La logique voudrait que cette électricité « renouvelable » en remplace une autre pour ne pas faire un doublon source de dépense supplémentaire d’argent. Sauf que cette électricité éolienne et solaire est intermittente, non pilotable (cf post plus haut) et dont la prévisibilité est liée aux performances du service de météorologie et ne dépasse par qq jours avec une fiabilité aléatoire. Donc, vous pouvez vous retrouver avec une production d’électricité « verte » à 0 ou quasiment au max en qq jours voire qq heures.

                Si la consommation du pays n’est que de 70TWh, il y a 30TWKh de marge avant d’être en défaut de couverture de la consommation nationale. Dans ce cas, ce pays peut se permettre de supprimer des unités de production classique et de les remplacer par de l’électricité éolienne ou solaire. Même si celle-ci ne produit rien, l’approvisionnement est assuré. C’est le cas de l’Allemagne qui avec 679 TWh (Wikipédia) produit en 2015 et 530 consommé (delta de 149TWh) peut se permettre d’avoir les 119TWh éolien et solaire au point mort. Ce delta a permis aux allemands de prendre l’option (politique et coûteuse) de sortir du nucléaire.

                Si la consommation du pays est de 90 TWH, la suppression de 20TWh d’électricité classique par autant d’électricité éolienne et solaire fait courir le risque d’avoir une production insuffisante (80TWh) si l’éolien et le solaire se retrouvent off. Dans ce cas, les 20 TWh d’électricité verte ne peuvent être développés qu’en sus des autres (ou au ¾ avec une suppression de 5TWh d’électricité classique mais pas plus pour garder une marge de sécurité).
                C’est plutôt le cas de la France dont la production (Wikipédia) en 2015 atteignait 547 TWh pour une consommation 476 TWh (delta de 70TWh). Pour absorber le développement des EnR solaire et éolienne qui sont passées de 8TWh en 2009 à 28 TWh en 2015 (soit +20TWh), la France a dû augmenter sa production d’électricité nucléaire (passée de 410 TWh en 2009 à 437 en 2015) soit +27TWh dont une partie à servie à compenser la baisse de 18TWh d‘électricité fossile survenue dans le même temps (choix politique ‘vert’ là encore).
                Donc pour résumer, l’augmentation de plus de 20TWh de la production d’électricité éolienne et solaire a nécessité un solde d’augmentation d’électricité nucléaire (càd augmentation brute de l’électricité nucléaire moins la baisse d’électricité fossile) de 10TWh. Au total, l’aventure des EnR éolienne et solaire a engendré une production d’électricité globale (Nucléaire+Vert) supplémentaire de 30TWh (l’hydroélectrique est resté stable) alors que la consommation française (en données corrigées, cf Wikipédia) est restée quasiment stable dans le même temps passant de 471 TWh en 2010 (pas trouvé ceux de 2009) à 475 en 2015.
                Où donc sont passés ces 30 TWh ? Et bien dans l’export : le solde export de l’électricité française (car la France exporte mais importe parfois aussi) est passé de 24,6 TWh en 2009 à 61,7 en 2015. Mais à quel prix cette électricité est vendue ? Sachant que les pics de production des EnR touchent souvent plusieurs pays à la fois, leur arrivée sur le marché européen entraine une chute de leur cours et donc une baisse supplémentaire de leur rentabilité. Nous subventionnons une production électrique qui sera en grande partie vendue à bas prix au bénéfice d’autres pays. C’est beau la vie en vert avec l’argent des autres.

                Evidemment, il ne s’agit que d’un raisonnement sur des moyennes de production et de consommation. Cependant, ces phénomènes d’inadéquation production /consommation sont grandement majorés lors des pics de consommation qui nécessitent des moyens de production hautement pilotables et rapides ce que ne sont pas les EnR éoliennes et solaires.

    • N’importe quoi !
      En janvier dernier qui a été très venteux et a permis à l’éolien d’afficher un facteur de charge de plus de 38% (contre 30% en moyenne en hiver), la puissance délivrée a néanmoins fluctué entre 800 MW et 10200 MW pour une puissance installée de 13000 MW environ.
      Et durant les périodes de conditions anticycloniques, la puissance éolienne délivrée peut tomber à moins de 100 MW seulement. La puissance garantie de l’éolien n’est même pas de 1% de sa puissance installée.
      Il suffit d’aller sur le site eco2mix de RTE pour s’informer et éviter de propager les mensonges escrologistes !

    • Décidément l’écolo de service vient à chaque fois nous baratiner avec sa propagande mensongère. Non monsieur ce ne sont pas les faits!

      • Eh bien, rappelons les faits !
        En France, entre 2009 et 2015, la production d’électricité d’origine fossile est passée de 59 TWh à 41 TWh alors que pour l’éolien, on est passé de 8 à 21 (et de 0 à 7 pour le solaire). On a même fermé des centrales au charbon !
        Les faits ne semblent donc pas corroborer les affirmations de l’auteur ni les vôtres. On n’a pas augmenté la production thermique au fur et à mesure de l’augmentation de la production ENR.
        Mais bon, malgré cela, je m’attends, bien évidemment à lire, dans Contrepoints, un nouvel article qui reprendra la même ânerie…

        • Propagande verte JRDC. Vous êtes un adepte de la technique du cherry picking

          Vous oubliez astucieusement de préciser que, dans le même temps (2009-2015), la production nucléaire française brut est passée de 410 TWh à 437 TWh soit 27 TWh compensant plus que largement la baisse de 18TWh de la production d’électricité d’origine fossile (cf wikipédia électricité France). Ce n’est donc pas l’électricité éolienne et photovoltaïque qui a compensé la baisse de l’électricité fossile mais l’électricité nucléaire.
          Vous oubliez également de vous arrêter sur ce fait essentiel : les électricités nucléaires, fossiles et hydroélectriques sont pilotables càd déclenchables à la demande en fonction des besoins (incomplètement pour l’électricité hydroélectrique) alors que les ER PV et éoliennes sont fonction des conditions météo.
          Conséquences ? Quand le vent souffle et/ou que le soleil brille sur l’Europe (ou au moins une partie), de nombreuses unités éoliennes et/ou PV produisent en même temps d’où un afflux d’électricité sur le marché qui n’en est pas forcément demandeur (surtout quand le soleil brille). Cet afflux brutal engendre une baisse des prix majorant encore plus le delta existant entre le coût réel de production (pourtant subventionné) et le prix de vente. Cet afflux d’électricité non pilotable oblige de plus à baisser la production des unités nucléaires et fossiles (pilotables) altérant d’autant plus la rentabilité de ces dernières.
          La Suisse qui possède des capacités de stockage de l’électricité (pompage-turbinage) achète cette électricité à bas prix pour le revendre au plus haut avec un solde comptable excédentaire de 440M CHF en 2014. https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_en_Suisse. Ce n’est pas le cas de la France.
          Donc oui, il y a eu 28 TWh de produit par les EnR PV et éoliennes en 2015 mais la plupart du temps de manière inadaptée par rapport aux besoins et avec une rentabilité au-dessous de tout.
          Vous me direz : pourquoi alors ne pas préférer arrêter temporairement les unités PV et éoliennes si le prix de l’électricité chute trop ? Arrêter une unité de production ne fait pas disparaître ses frais de fonctionnements (élevé en cas de PV et éolien). Donc si vous l’arrêtez quand elle produit (enfin) qqchose de manière plus abondante que d’habitude, vous ne ferez que dégrader encore plus sa rentabilité.
          Sans parler de la surcapacité de la production d’électricité française par rapport à la consommation nationale rendant absurde la construction d’unités de production non pilotables et chères. Sans parler de son déficit en capacité de production en cas de demande de pointe, déficit que ne peut combler les EnR PV et éoliennes.

          La transition énergétique avec l’argent des autres, c’est facile.

          • « Ce n’est donc pas l’électricité éolienne et photovoltaïque qui a compensé la baisse de l’électricité fossile mais l’électricité nucléaire. »
            Encore une fois, ce n’est pas la question ! L’auteur prétend : « Contrairement à ce qui nous est affirmé péremptoirement, le bilan carbone des éoliennes intermittentes est mauvais, de manière indirecte, car la gestion de l’intermittence en temps réel nécessite des centrales thermiques en soutien permanent, obligées de fonctionner en régime discontinu, ce qui dégage encore plus de CO2. »
            On voit bien que même dans le cas que vous citez, c’est encore faux. ON N’EST PAS OBLIGE DE DOUBLER CHAQUE PARC EOLIEN D’UNE CENTRALE THERMIQUE !

            • Il faut disposer de moyens de production pilotables capables prendre le relais des éoliennes quand le vent tombe. Si on en dispose déjà, plus on installe d’éoliennes, moins on utilise les moyens pilotables. Ce qui réduit voire annule leur rentabilité financière. Financièrement, il vaut mieux associer éolien et charbon/gaz/fioul que éolien et nucléaire, car le nucléaire, c’est surtout de coûts fixes et il doit produire presque tout le temps pour être rentabilisé.

            • L’intermittence et la non pilotabilité de la production électrique d’un parc éolien ou solaire implique automatiquement, dans l’état actuel du développement technique, le couplage avec des unités pilotables et souples. Dans quelle proportion? Cela dépend de l’importance de la marge entre production et consommation.
              Vous nous sur-citez le réseau allemand qui n’a pas eu à augmenter sa production d’électricité fossile alors que sa production d’électricité éolienne et solaire a nettement augmenté et sa production nucléaire a partiellement baissé.
              Comme je le rappelle dans mon commentaire au-dessus, l’Allemagne a une consommation nettement moins importante par rapport à sa production. Cela a été mis à profit par les politiques allemands pour diminuer la part du nucléaire surfant ainsi sur la vague d’inquiétude qui a fait suite à l’accident de Fukushima. Cette électricité verte aléatoire a simplement remplacé une partie de l’excédent de production allemand, l’approvisionnement de la demande intérieure étant sécurisé par les moyens classiques de production.
              Cette situation n’est possible que dans un système ou l’excédent de production est important et où le pays est prêt à payer de sa poche (enfin des contribuables) le surcoût que cela entraîne…
              Un pays qui n’a pas d’excédent de production important ne remplacera jamais une unité de production classique par un éolien. Il sera obligé de garder les deux.

    • Jean Roule Du Cable ne doit pas (ou ne veut pas) connaître les données de R.T.E. sur l’éolien en France. Je mets le lien ici : http://www.rte-france.com/fr/eco2mix/chiffres-cles

    • Votre « lissage » ne sert à rien, la production est de trop faible puissance pour circuler sur le réseau électrique autrement que localement. Autrement elle s’épuiserait en pertes en ligne. Que les dieux nous préservent, Eole en tête, de réduire notre production nucléaire!

    • @Jean… Vous ne comprenez pas le sens du mot « nécessité » : il s’agit en réalité de décrire une situation d’équilibrage du réseau, pour laquelle les centrales thermiques anciennes n’ont pas été conçues.
      Pour compenser l’intermittence, il faut un cahier des charges différent d’une centrale classique faite pour fonctionner en feu continu, à un régime constant.

      Vous n’arrivez pas à comprendre la notion de valeur de l’électricité, qui dépend surtout de sa disponibilité, pas de sa quantité.

    • Renseignez-vous JRDC.
      L’Europe de l’Ouest est baignée par des vents dominant d’Ouest en Est avec des unités météorologiques dépassant largement les frontières. Quand un vent de N-W souffle sur la moitié nord de la France, il en est de même sur la Belgique , les Pays-Bas, une bonne partie de l’Allemagne sans parler du RU. Si les éoliennes sont d’ailleurs placées sur des sites exposés à ces vents dominants, ce n’est pas pour rien.
      Voici une carte des vents: https://www.tameteo.com/cartes-meteorologiques/viento-europ.html
      Vous pourrez suivre leur évolution sur plusieurs jours et voir que le régime des vents est similaire sur de larges régions.

  • Convaincu que l’indispensable transition énergétique vers les énergies renouvelables ne peut se faire qu’avec l’adhésion et pour l’unique bénéfice de la population lorsque je lis les conclusions de ce projet de décret je n’y vois d’un côté que la spoliation faite aux citoyens de leur droit de se défense et de l’autre un ensemble de mesures d’exceptions offertes aux promoteurs éoliens pour leur faciliter un déploiement à marche forcée et sans plus d’obstacles. On peut légitimement se demander qui tenait la plume du rédacteur de ce projet.
    Il s’agit là d’un réel mépris de la population, ce comité piétine tout ce qui fait le fondement de notre démocratie en prenant les mesures, préparant les décrets et prétendant ensuite consulter le public pour se donner un vernir démocratique. Il n’est que de consulter les membres de ce comité pour s’apercevoir que la représentativité était à une écrasante majorité pro-éolienne et qu’aucune association, aucun comité, aucune fédération s’opposant légitimement à l’éolien n’a jamais été invité. Quelle injustice, je n’hésite pas à dire quel scandale, comment osez-vous nous demander de cautionner une telle violation de nos droits et à qui profite donc ce crime écologique ?

  • Il ne faut pas demander à la gauche écolo-bobo d’être logique et de tenir compte des faits! Pour elle seule l’idéologie compte.

  • Faire d’énormes dépenses pour réduire les émissions de CO2, c’est gaspiller de l’argent pour rien. Cet argent serait beaucoup plus utile à nous adapter aux changements climatiques (agriculture, habitations, réfugiés climatiques).

    • Ce ne seraient évidemment pas les mêmes qui en bénéficieraient (et il y aurait loin d’avoir besoin des mêmes montants).

  •  »
    Posons-nous tout d’abord une simple question : l’hypothèse arbitraire, non prouvée, de l’action mesurable du CO2 sur la température, peut-elle être suffisamment robuste pour servir de socle aux projections des modèles numériques et aux politiques énergétiques ?
     »
    http://documents.irevues.inist.fr/handle/2042/53375
    ou
    http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/98GL01908/pdf
    via
    https://sciencetonnante.wordpress.com/2015/11/27/faut-il-croire-au-rechauffement-climatique-video/

    Venus a une atmosphere bien épaisse, à 96,5% de CO2 : c’est la planette la plus chaude, loin devant Mercure. (azote à 3,5%, le reste à l’état de trace).

    • La température au sol de Vénus est en effet particulièrement élevée (460 °C), mais le CO2 n’y est pour rien : elle a pour seule cause l’énorme pression au sol, d’environ 90 atm. Sur Terre, la température moyenne au sol est d’environ 15°C grâce à la pression atmosphérique. Quand on monte en altitude dans la troposphère, la pression décroît et la température aussi, à raison de -6,5°C/km (standard aviation civile)

      • Plusieurs remarques
        1) Vos deux premiers liens présentent des simulations par modèles informatiques. Mais un modèle ne constitue pas une preuve. Un modèle est une tentative de représentation de la réalité. Si les modèles présentés tournaient avec quelques milliers de ppm, taux moyens des 600 derniers millions d’années, leurs sorties seraient un emballement incontrôlé et irréversible de la température moyenne annuelle globale, ce qui ne s’est pas produit.
        2) La vidéo présente la bible GIECquienne sur » l’effet de serre » (Je vous rappelle que dans une serre, les échanges de chaleur se font essentiellement par convection, donc parler d’effet de serre pour un modèle radiatif dans l’atmosphère n’a aucun sens) et la climatologie mainstream a inventé un processus nouveau : le forçage radiatif, que le présentateur semble ignorer, et qui bafoue les lois de la thermodynamique. Je note par ailleurs que la courbe de montée du CO2 est fausse (manipulation par l’image). Elle a été faible de 1880 à 1960 environ puis a augmenté quasi-linéairement jusqu’à nos jours, donc indépendamment de nos émissions de gaz satanique qui ont explosé depuis le début des années 2000.
        3) Les -18°C calculés en l’absence de CO2 sont faux, comme l’ont montré les physiciens Gerlich et Tscheuschner. La valeur, selon le calcul intégral correct, est de -129°C.

      • Gerlich et Tscheuschner ont pris la peine de procéder à une analyse très détaillée des dizaines de « définitions » de l’effet de serre, et ils ont constaté la plus grande incohérence entre ces définitions et leur absurdité par rapport à la physique. Leur publication de 115 pages dans la revue « International Journal Of Modern Physics » a été laissée pendant 2 ans sur le site de discussion arxiv : personne n’a pu la démentir ni proposer une définition de l’effet de serre qui tienne la route. La conclusion de leur réplique aux commentaires de climatologues de la mouvance GIECquienne est en substance : « l’effet de serre est une fabrication de faussaires dans le cadre de la prétendue « science du climat », comme la bible GIECqienne récitée dans votre vidéo.

      • Dès 1909 l’opticien Robert Wood montrait expérimentalement qu’il n’y a pas de différence de température dans la « serre » que la vitre de la serre soit opaque en infrarouge thermique ou transparente en infrarouge.En réalité la température de surface du globe ne résulte pas « d’un piégeage de chaleur » par les « gaz à effet de serre » mais tout simplement d’une relation « polytropique » entre température et pression :
        T/Tref = (P/Pref)^0,19 avec 0,19 = Rair / (Cp + |Ch|)
        ou, de manière rigoureusement équivalente, du gradient de température dû à la gravitation et au chauffage de l’air en altitude par le soleil et par la condensation de la vapeur d’eau: ce gradient de température est en effet g / (Cp + |Ch|) avec g accélération de la pesanteur, Cp chaleur massique de l’air, Ch représente le chauffage en altitude par le soleil et la condensation.
        Le couple (Tref , Pref) représente la température « moyenne » de rayonnement du globe vers le cosmos, à 90% dû au rayonnement de l’air, lui même à 90% dû à la vapeur d’eau, et sa position en altitude, en moyenne vers 5,6 km, mais assez fortement variable avec la latitude et la saison.
        Une relation analogue se vérifie sur Vénus où Pref = 0,1 atm et Psurface = 92 atm; la température élevée de la surface 462°C (735 K) découle simplement du poids de l’atmosphère ! C’est la masse de l’air qui fait la température de surface et le CO2 n’y est pour rien.

    • Propagande verte pour Venus (et le reste d’ailleurs).
      Le CO2 n’y est pratiquement pour rien en ce qui concerne la température de l’atmosphère de Vénus. Il s’agit d’un effet de serre provoqué par l’H20 et le SO2 même si ces substances y sont en très faible quantité.
      Voir en bas de la page 3: http://www.insu.cnrs.fr/files/437.pdf Article du CNRS qui n’est pas connu pour être spécialement climato-sceptique…
      Dans une atmosphère vénusienne contenant une quantité de gaz 100 fois supérieure à celle de l’atmosphère terrestre et composée à 96.5% de CO2 , celui-ci n’est pas responsable de l’effet de serre à l’origine de l’importante température de l’atmosphère de Vénus. On se demande donc comment dans une atmosphère contenant 100 moins de gaz (en quantité), une teneur de 0.4% de CO2 pourrait exercer un effet de serre suffisant pour provoquer une quelconque variation significative de température…

    • Dernière chose: vos liens sont un peu dépassés.
      Aucune modélisation du GIEC n’arrive à expliquer le plateau de la hausse des températures depuis 1998 alors que la teneur en CO2 de l’atmosphère a continué à augmenter.
      Et c’est sur la foi de ces modélisations inexactes que nos écolos veulent engager des dépenses pharaoniques pour lutter contre un réchauffement climatique en panne depuis 20 ans.

  • Décroissance, chômage, guerres voilà ce qui nous arrivera avec les écolos et leurs moulins à vent.

  • Il serait temps de comprendre la complexité d’avoir un comportement responsable pour l’environnement. Petit thread sur le sujet: https://threadreaderapp.com/thread/961964678699200513.html
    Voilà pourquoi l’écologie est un désastre ce sont des militants qui prétendent avoir des solutions qu’ils prônent pour des raisons idéologiques et non en raison des faits. Les solutions qu’ils prônent sont choisis par leur idéologie et non pas par des faits. Leur idéologie les empêche de comprendre qu’un comportement qui a première vu peut paraître écologique s’avère contre productif.
    Il faut arrêter de croire que l’on peut prôner des solutions simples à des problèmes complexes comme le croient les écolos.

  • De récentes études montrent que le passage du moteur thermique au moteur électrique aggravera les effets sur la santé dans les campagnes. Dans la série : une mesure simpliste et démagogique ne résout jamais un problème complexe
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/12/14/la-voiture-electrique-ne-resout-pas-les-problemes-de-pollution-elle-les-deplace_5229854_3232.html#CUgu70YzUpxTG5wx.99
    cela montre bien que ce que les mesures prônées par les écolos sont totalement contreductives. C’est un exemple mais il en existe bien d’autres

  • Les pales des éoliennes off shore rouillent après quelques années. Coûts de maintenance astronomiques http://www.itv.com/news/meridian/2018-03-12/wind-farm-blades-eroding-after-few-years-at-sea/

  • Les commentaires sont fermés.

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