Communiquer avec bienveillance : le secret de la communication non violente (CNV)

De nombreuses situations de conflits et d’incompréhensions, par manque d’écoute, peuvent être ainsi résolues par le modèle de la communication non violente. Au point que l’on peut être encore étonnés que tant de managers l’ignorent !

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Communiquer avec bienveillance : le secret de la communication non violente (CNV)

Publié le 21 mars 2017
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Partant de la conviction profonde que notre nature nous porte à aimer donner et recevoir dans un esprit de bienveillance, Marshall B. Rosenberg a conceptualisé et développé une pratique du langage et de la communication qui vise à renforcer notre aptitude à conserver nos qualités de cœur, même dans des situations éprouvantes ou de conflits.

Il a appelé cette pratique la « Communication Non Violente » (CNV). Ce modèle part des prémisses que nous avons tous des besoins fondamentaux semblables et que nous sommes capables de montrer de la bienveillance à l’égard de nos propres besoins et de ceux de nos semblables.

Prendre conscience de nos émotions et de nos perceptions

Ce modèle de la CNV nous engage ainsi à reconsidérer la façon dont nous nous exprimons et dont nous entendons l’autre. Les mots que nous employons deviennent alors des réponses et des expressions réfléchies, émanant de de la prise de conscience de nos perceptions et de nos émotions. Cela consiste dans tout échange à être à l’écoute de nos besoins et de ceux de l’autre.

De nombreuses situations de conflits et d’incompréhensions, par manque d’écoute, peuvent être ainsi résolues par ce modèle. Au point que l’on peut être encore étonnés que tant de managers ignorent encore celui-ci ; ou l’oublient.

Mais en quoi consiste ce modèle ?

Il est représenté dans le schéma ci-contre.

 

Il comprend quatre composantes sur lesquelles nous focalisons notre attention.

  1. Observation objective de la situation, sans jugement : les faits.
  2. Les sentiments : qu’éveille cette situation (qui ne sont ni des jugements ni des interprétations)
  3. Les besoins : cette étape permet de les prendre en compte ; ce sont nos motivations, nos aspirations. Il s’agit de nos besoins propres (et non « j’ai besoin que tu.. »)
  4. Les demandes que nous formulons pour satisfaire ces besoins ; ces demandes sont négociables et ouvrent le dialogue avec autrui.

Ce modèle vaut pour la compréhension de nos propres sentiments et besoins, mais aussi celle des sentiments et besoins de l’autre.

Quelle démarche observer ?

La démarche est alors simple :

J’observe un comportement concret qui affecte mon bien-être,

Je réagis à ce comportement par un sentiment,

Je cerne les désirs ou besoins qui ont éveillé ce sentiment,

Je demande à l’autre des actions concrètes qui contribueront à mon bien-être.

La démarche va consister à exprimer les quatre composantes nous concernant, puis à accueillir les quatre composantes dans l’expression de l’autre en utilisant nos quatre composantes.(ou l’inverse, ça marche aussi).

Simple, mais pas si simple.

Pour aller plus loin on a l’ouvrage de référence de Marshall B. Rosenberg Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) – Introduction à la communication non violente.

Les vidéos de Marshall B. Rosenberg, comme ICI.

Et aussi une association pour la communication non violente. 

J’avais aussi fait un post sur la girafe et le chacal ICI. C’est la girafe qui nous apprend à écouter.

Au-delà du modèle technique, la CNV, pour ses adeptes les plus inspirés, c’est de renouer avec une humanité commune et un état de compassion qui est naturel lorsque nulle violence n’est présente dans nos pensées ou dans nos cœurs.

Ambitieux programme…

Il suffit d’y croire pour s’y mettre.

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