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Les fonctionnaires préfèrent Fillon aux candidats de gauche

Publié le 7 janvier 2017
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Par Frédéric Mas.

Les fonctionnaires préfèrent Fillon aux candidats de gauche

D’après une enquête récente du Cevipof, Marine Le Pen est en tête des intentions de vote des fonctionnaires au premier tour de l’élection présidentielle. Plus étonnant encore, alors que la candidate du Front national est créditée de 20,7 à 22% des voix, c’est François Fillon, candidat de la droite et du centre, qui la talonne avec 18,8% à 21% des voix. Manuel Valls les suit, loin derrière avec environ 15% d’intentions de vote, lui-même au coude à coude avec Jean-Luc Mélenchon.

Réduire le nombre de fonctionnaires ne gêne plus

Non seulement les fonctionnaires, qu’on dit traditionnellement pencher à gauche, ne semblent pas séduits par la plateforme programmatique du parti socialiste, mais les réductions d’effectifs proposées par le candidat Fillon ne les dérangent plus. Les raisons sont multiples, mais il est possible d’en retenir au moins deux :

  • François Hollande a réussi le tour de force de se fâcher avec sa clientèle traditionnelle, en particulier les enseignants, en répondant aux demandes d’autorité et de reconnaissance du personnel enseignant par l’autoritarisme, l’assentiment aux pires délires égalitaires des pédagos et des réformes qui ont réussi à faire l’unanimité contre elles (réforme des collèges, suppression du latin et des classes européennes).
  • Les fonctionnaires sont prêts à entendre la vérité sur les multiples couches d’administration qui s’empilent jusqu’à rendre toute action des administrateurs comme des administrés inefficaces. Malgré les effectifs pléthoriques dans les bureaux du service public, la police, la justice ou l’administration hospitalière fonctionnent mal, très mal. Et la socialisation de la Santé n’améliorera pas les choses.

Dans ce contexte, quand François Fillon fustige la prise de pouvoir des pédagogues autoritaires sur les professeurs qui travaillent sur le terrain, le discours de la droite devient audible à un public traditionnellement de gauche. Quand le même candidat parle de débureaucratiser le pays, tout le monde, fonctionnaires compris, peut penser à ses expériences quotidiennes avec la hiérarchie, avec le monde kafkaïen de l’Éducation nationale, du RSI, de la Sécurité sociale, de la socialisation rampante par le Tiers payant.

Les fonctionnaires eux-mêmes comprennent que la plupart d’entre eux, en devenant un rouage dans la machine bureaucratique, voient leur travail dévalorisé, ramené à rien, le tout pour épargner pour des enfants qui, faute de travail en France, seront contraints demain à des emplois de médiocre qualité ou à l’exil. Contrairement à ce qu’ont pu affirmer certains éditorialistes et journalistes, le réformisme de François Fillon n’attire pas que les classes aisées : il séduit ceux qui veulent éviter la banqueroute du pays.

Si désormais, les fonctionnaires basculent à droite, et deviennent même réceptifs à un discours de raison sur l’avenir de la fonction publique, c’est qu’il existe une occasion historique de réformer, à droite comme à gauche, qu’il ne faudrait pas gâcher.

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  • Évidemment c’est quand on est à l’intérieur du système qu’on en perçoit mieux les failles et les lourdeurs. Les fonctionnaires (certains d’entre eux au moins) sont les premières victimes de la gabegie et de l’impuissance publique.

    • Oui, c’est au contact direct, intime, du Léviathan, que le fonctionnaire subit le plus durement (la pestilence du monstre) la lourdeur impitoyable du rouleau compresseur écrasant les individualités, surtout quand il est confronté à l’autre hiérarchie, la hiérarchie parallèle à peine cachée, celle des petits Kamarades syndiqués tout puissant.

      Les fonctionnaires sont les premières victimes, les victimes les plus directes de l’Obésité de l’Etat, avec son organisation perverse qui commence par le statut de faux fonctionnaires. Il faut bien comprendre que le statut de faux fonctionnaires, faux au sens de fonctionnaire non régalien, statut qui n’aurait jamais dû exister, n’est pas une protection pour le fonctionnaire qui veut travailler avec honnêteté, au service de son pays, c’est au contraire un enfermement, exactement comme une prison. En revanche, pour le parasite qui ne veut surtout pas travailler mais profiter du travail de ses collègues (quand il y en a pour un, il y en a bien pour deux ou trois, voire quatre, puisque c’est bien connu, le travail de ceux qui bossent se partage aisément), on comprend que ce statut est le paradis sur terre.

      Il n’est pas surprenant que les honnêtes fonctionnaires correctement éduqués soient attirés par un programme qui leur laisse espérer un rafraichissant nettoyage de printemps dans leurs services et demain, pourquoi pas, une libération de leur insupportable statut qui ne sert qu’à favoriser la double hiérarchie inique à leurs dépens. N’oublions pas que le taux de syndicalisation dans le public n’est que de 20%, ce qui fait très exactement 80% de victimes des premiers chez les fonctionnaires.

      • il y a toujours eu dès fonctionnaires de droite comme il existe des indépendants de gauche. Ça n’a souvent rien à voir avec les convictions ou le métier, d’ailleurs gauche droite ne veut plus dire grand chose, simplement que la couleur politique est souvent hérité depuis les familles.

        • Il n’y a que vous pour parler de droite et de gauche, cette distinction qui ne veut plus dire grand chose.

  • Il conviendrait probablement de distinguer les sympathies électives des fonctionnaires selon leur catégorie d’appartenance.. mais bon. Fillon aurait tout intérêt à présenter la réforme nécessaire de l’Etat, sa modernisation, sa simplification, sa meilleure efficience comme une opportunité pour chaque fonctionnaire de faire valoir enfin ses talents et d’en tirer le meilleur bénéfice personnel. Présenter sa réforme sous forme d’une charrette indifférenciée de 500 000 gus (je t’en mets 50 000 de plus ou de moins ?) est une grosse erreur de communication car on ne peut imaginer un instant que cette conséquence probable (réduire l’effectif), soit la finalité de la réforme. Au contraire, Fillon aura besoin des plus motivés des fonctionnaires pour mener à bien, au coeur du système, la réforme en question.

    • Stéphane Boulots
      7 janvier 2017 at 11 h 43 min

      Il n’a jamais été question de « charrette », ça, c’est la désinformation qui circule en boucle relayée par la gauche, les syndicats, les médias et surtout le FN

      Enfin, ce genre de mensonge à l’air de toujours fonctionner, même à l’ère d’internet ou une simple recherche google permet de se renseigner à la source (et pas au café du commerce ou au 20h de FrancePravda)

      Idem pour l’histoire de la sécu.

      Le choix de Fillon semble être de ne pas répondre à la polémique par la voie « officielle » des médias trop content d’en faire un fromage, mais de laisser les gens se renseigner eux même en utilisant Google et de laisser Marine s’enferrer dans ses mensonges.

      https://www.fillon2017.fr/stopintox/

      A voir si sa stratégie sera le bon choix pour lui.

      • L’union sacrée des candidats collectivistes contre Fillon dont le programme est pourtant à peine libéral, est un signe très positif, le signe que les multiples candidats de l’unique parti de la pensée inique, qui voudraient bien continuer à monopoliser la vie politique pour empêcher les Français d’avoir le choix, ont bien compris qu’il y a danger.

        Si jamais les Français ont le choix, le si délicieux fromage ripoublicain est menacé de disparition.

    • « chaque fonctionnaire [pourra] faire valoir enfin ses talents et d’en tirer le meilleur bénéfice personnel »
       » Fillon aura besoin des plus motivés des fonctionnaires pour mener à bien, au coeur du système, la réforme en question »
      Je sais pas si vous êtes sérieux car je doute très fortement que l’on motive les travailleurs du secteur public en augmentant leur charge de travail de +11,4% et d’augmenter leur salaire de tout au plus 5,7%
      Ce qui correspondra à une baisse de pouvoir d’achat horaire de 5,1%.

      • Ces chiffres sont des moyennes entre fonctionnaires utiles sous-payés qui gagneraient enfin un salaire à hauteur de leur dévouement et fonctionnaires inutiles ou inutilement employés (à verbaliser les véhicules avec la mauvaise parité, par exemple) dont 100% du salaire serait récupéré. Le pouvoir d’achat horaire d’un fonctionnaire n’a d’ailleurs pas de sens, le seul pouvoir d’achat qui compte est celui du revenu net annuel. Il suffit de regarder de combien le traitement est diminué si le fonctionnaire est absent sans justification ou fait la grève pendant une heure pour s’en convaincre.

      • Voilà encore un raisonnement de syndicaliste. Quand on augmente le salaire de 5,7% il y a gain de pouvoir d’achat mais pas une perte de pouvoir d’achat. Plus personne ne vous croit. Même pas les fonctionnaires.

        • « Voilà encore un raisonnement de syndicaliste » : mais non c’est un raisonnement TOUT COURT d’économiste ou de mathématicien voire d’une personne dotée d’un gros bon sens.
          Si vous travaillez davantage de x % , vous vous attendez évidemment à gagner x % en plus.
          Mais si vous ne gagnez que y % en plus avec y < x , il y a un problème.
          Écoutez, je sais bien que sur Contrepoints, vous haïssez les fonctionnaires et tout ce quoi s'apparente à l’État, mais il y a une limite à la mauvaise foi.
          En moyenne, le pouvoir d'achat HORAIRE baisse de 5.1%. Et en marginal (je ne vous ferai pas le cours sur la différence entre la moyenne et la marge), le pouvoir d'achat HORAIRE baisse de 50 % (les 4 heures travaillés en + ne seront rémunérés que 2 heures).

          • Je suis, en partie d’accord avec vous. Mais quand, au bas de la feuille de paye, le montant a augmenté, il n’est pas honnête de parler de perte de pouvoir d’achat.

            • De toutes façons un salaire n’est pas une distribution de pouvoir d’achat mais la rétribution d’un travail.

    • Villiers, le gars qui n’a jamais dépassé les 5% pense pouvoir prédire qui sera aussi second tour ? C’est riche !

  • La réforme de Fillon est un cadeau électoral à destination des fonctionnaires, François Fillon c’est Hollande en plus cynique.
    500 000 poste supprimés ? ce ne sont pas des licenciements secs ? cela ne concerne donc personne.
    Effectivement, on veut bien croire que certains fonctionnaires perçoivent que le maintient d’effectifs pléthoriques ne sert pas leurs intérêts, mais j’ai un gros doute.
    Fillon fait un cadeau très onéreux aux fonctionnaires.
    La retraite de la fonction publique est calculée actuellement sur 1 an, en alignant ce calcul (soi disant, car nous sommes très loin du compte) sur le privé, soit 25 ans, l’impact sur la pension est minime. Il n’y a rien de plus linéaire que la carrière d’un fonctionnaire !
    Par contre, Fillon intègre les primes dans le calcul, et sa réforme se transforme alors en véritable bonus. Les primes représentent une part importante du salaire d’un fonctionnaire. De plus, allez faire un tour sur le site qui leur est dédié : http://www.fonction-publique.gouv.fr/primes-et-indemnites une usine à gaz comme seul l’état sait en produire.
    Passé cette réforme, les primes seront devenues l’enjeu syndical, nous assisterons alors à une véritable inflation du montant de ces primes, rendant plus opaque encore la rémunération des fonctionnaires.
    Avec cette réforme en peau de lapin, Fillon se livre à un exercice purement clientéliste, il va pouvoir serrer la vis du privé, en faisant acroire que les fonctionnaires ont produits les mêmes efforts, alors que ces derniers verront leurs retraites augmenter de 25% en moyenne.
    Bien entendu, le privé va payer toute cette gabégie, et les soi disant 500 000 fonctionnaires en moins ne viendront jamais équilibrer les comptes, la fonction publique est ainsi faite qu’il faut souvent des années pour se rendre compte des effets d’un coup de barre dans la direction du navire.
    Si Fillon avait eu la moindre intention de réforme, il aurait aligné le public sur le privé sans autre forme de procès, mais non, il ruse en faisant un fabuleux cadeau aux fonctionnaires.
    Le citoyen lambda va par contre se serrer la ceinture, quand il n’y a plus de crans, on fait des trous, nous avons l’habitude. Préparez vous avec Fillon s’il est élu à regretter, hélas, le sieur Hollande.
    Comme dirait un auteur du site, ce pays est foutu, définitivement.

    • Je pense que vous réclamez l’alignement des calculs des retraites du publicsur ceux du privé
      Si on aligne le calcul sur les 25 années, comme dans le privé, contre 1 an (ne serait-ce pas plutôt 6 mois ?) dans le public; dans ce cas là, pourquoi ne pas, non plus, tenir compte des primes versés aux fonctionnaires ?
      Dans le privé, l’ENSEMBLE de la rémunération (salaire de base, intéressement, primes, indemnités) d’un salarié est soumis aux cotisations sociales, et par la suite, l’ENSEMBLE de la rémunération servira au calcul de la retraite versé par régime général.
      Dans le secteur public, les « primes » qui sont l’ensemble des éléments versés en dehors du traitement de base et qui peuvent constituer une part non négligeable de la rémunération, ne sont pas compris dans le calcul de la retraite.
      Donc alignement privé-public : pourquoi pas ? Mais alors jusqu’au bout.

      • Je ne réclame rien du tout. Si Fillon devait réellement réformer les retraites des fonctionnaires, il ne prendrait pas de gants, comme avec le privé. La il rallonge la durée du calcul à 25 ans ce qui encore une fois n’est pas pénalisant dans la carrière plus que linéaire d’un fonctionnaire tout en proposant d’inclure les primes. Je crois que vous n’avez pas lu son programme, Fillon parle bien d’intégrer les primes dans le calcul des retraites. Formidable cadeau et en même temps dérive inflationniste annoncée sur les primes.

  • Les fonctionnaires ont la mémoire courte …
    Tous ont oublié que l’on doit à Fillon la Loi sur les retraites qui s’est appliquée de manière rétroactive … assez rare dans la vie républicaine… ainsi les fonctionnaires ont vu toutes les années faites antérieurement à cette Loi passer progressivement de 2 points de retraite à 1,825 (40 années de cotisation au lieu de 37,5 années pour avoir droit à une retraite complète… Mesure d’une malhonnêteté totale que les syndicats n’ont même pas vus !

    • Certains fonctionnaires se rendent compte qu’ils ne pourront pas avoir éternellement le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière sans véritable contrepartie de leur part, certains fonctionnaires en ont aussi marre de la gabegie socialope, des petits chefs hystériques qui terrorisent leurs collègues…
      Vivement le 7 mai !

    • Une loi modifiant une promesse ne pas être qualifiée de rétroactive puisqu’une promesse concerne le futur, parfois un futur antérieur, mais un futur quand même.

      En outre, promesse ne vaut pas engagement. Une promesse, c’est un futur aléatoire, quand bien même la promesse serait une loi. Une loi peut toujours défaire une précédente loi. C’est en effet la différence essentielle entre la répartition et la capitalisation. La répartition n’est qu’une promesse (d’ivrogne) collective, la capitalisation est un contrat individuel privé liant réellement les parties. Mais enfin, ceux qui choisissent la répartition n’ont pas à se plaindre ; puisqu’ils sont prévenus dès aujourd’hui (qu’il s’agit d’une pyramide de Ponzi), demain ils ne pourront pas venir pleurnicher qu’ils ne savaient pas (quand il ne restera que des clopinettes).

  • 18% des fonctionnaires votent Fillon et faudrait en déduire que les fonctionnaires acceptent ses propositions, c’est un peu tiré par les cheveux. Mais franchement, Fillon est un sacré hypocrite. Parce qu’avant de supprimer des fonctionnaires, faudrait d’abord penser à supprimer des élus, des cabinets et des couches du millefeuille politique. Mais Fillon n’y touchera pas car tout ce gras profite aux machines clientelistes que sont LR et le PS.

    • Il y a beaucoup trop d’élus, certes, mais à côté de combien trop de fonctionnaires, c’est vraiment négligeable.

      • Il y a beaucoup trop d’élus, certes, mais à côté de combien trop de fonctionnaires, c’est vraiment négligeable.

        600’000 record mondial c’est loin d’être négligeable.
        La plupart n’ont pas des ponts d’or, le problème n’est pas financier, c’est la collusion et les pressions politique pour avoir plus de fric, plus de dépenses, plus de lois pour eux, leurs amis et leurs clients votants.

      • C’est les élus qui tirent les dépenses, demandent à recruter des fonctionnaires. Ce n’est pas l’inverse.

  • J’ai quand même bien peur que vous preniez vos désirs pour des réalités. Que des fonctionnaires en aient ras le bol. Oui!
    Maintenant….

    • N’oubliez pas que ceux qui veulent exercer certains métiers, prof au hasard; n’ont guère le choix que de devenir fonctionnaire. Non non, tous les fonctionnaires ne sont pas socialistes.

  • Un article qui a le mérite d’ouvrir une brèche dans une idée aussi absurde que répandue dans le petit monde politico-médiatique, selon laquelle les fonctionnaires formeraient une caste hermétique coupée du monde, rétive à tout changement ! Même Agnès Verdier-Molinié a intitulé l’un de ses livres (remarquablement bien documenté au demeurant) « Les fonctionnaires contre l’État » alors qu’un titre correct et plus conforme à son contenu aurait été « Les syndicats de fonctionnaires contre l’État » ou plus précisément « La CGT contre l’État ». Assimiler les fonctionnaires dans leur ensemble aux syndicats marxistes sensés les représenter est une grave erreur qui d’un côté, étouffe les velléités des réformateurs potentiels et de l’autre, peut susciter des réactions de rejet de la part des intéressés. C’est d’ailleurs exactement ce que veulent nous faire croire ces syndicats.
    Tout d’abord, constatons que, même si la « fonction publique » a pris une ampleur démesurée, seuls environ 25% des salariés sont fonctionnaires ou assimilés alors que les 75% travaillent dans le secteur privé. Tout fonctionnaire a donc de très fortes chances d’avoir des non fonctionnaires dans son entourage : conjoint, parents, enfants, cousins, amis, voisins… avec lesquels il peut comparer sa situation, le plus souvent à son avantage (et vice-versa).
    Deuxièmement, tout fonctionnaire qui réfléchit un peu plus loin que le bout de son nez sait parfaitement que sa propre prospérité dépend de celle du secteur privé et que, sans secteur privé prospère, lui-même sera réduit à la misère, comme en Argentine, au Venezuela et dans bon nombre de pays d’Afrique. Pourquoi ? Parce que : 1) les salaires des fonctionnaires, infrastructures et équipements nécessaires à leur travail sont payés avec les impôts prélevés sur les travailleurs du secteur privés; 2) ce que les fonctionnaires achètent avec leur salaire, les infrastructures et équipements nécessaires à leur travail sont essentiellement produits par le secteur privé (2 versants d’une même réalité). Plus le secteur privé est étouffé par des réglementations et prélèvements de toutes sortes, moins il génèrera d’impôts et moins il produira de biens et services donc plus le secteur public ira, lui aussi, vers la paupérisation. L’intérêt bien compris des fonctionnaires est de soutenir toute réforme qui réduira le périmètre de l’état, pendant qu’il en est encore temps. Quand on en sera arrivé au niveau du Venezuela (et ce n’est pas une fiction !), il sera trop tard.
    Troisièmement, tout fonctionnaire, comme tout citoyen, ne peut que constater et souffrir des innombrables « désagréments » du « vivre ensembles » socialiste : insécurité, intrusion de plus en plus prégnante de l’état dans nos vies privées, obligations en tous genre, généralisation des pénuries (les secteurs les plus touchés étant naturellement les plus socialisés : aujourd’hui : logement, santé, transports, éducation, sécurité, justice, demain : énergie et tout ce qui sera touché par la grâce de la socialisation ou de l’interventionnisme).
    Il serait temps que les hommes politiques ayant à cœur de réformer la France comprennent et expriment ces réalités.

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