Non, le « bio » n’est pas moins cher au supermarché !

Contrairement à ce que laisse penser une enquête du Parisien, les produits « bio » les moins chers ne se trouvent pas forcément au supermarché.

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Non, le « bio » n’est pas moins cher au supermarché !

Publié le 11 décembre 2016
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Par Wackes Seppi.

bio
Supermarché By: francois schnellCC BY 2.0

Dans un précédent billet, « Agriculture biologique, enfumages politiques et mensonges médiatiques », nous avions évoqué un article au titre explicite du Parisien, « Consommer bio et pas cher, c’est possible ».

Les chiffres du Parisien laissent sceptique

La preuve par un panier composé de quatre yaourts nature (500g), un steak de 125g, un litre de lait demi-écrémé et six œufs. Le panier « bio » sort à 7,08€ tandis que le panier « produits de grande marque » grimpe à 7,21€. Preuve est faite… si on oublie que le panier « produits de marque distributeur » affiche un modeste 5,49€, et que le client, formaté à l’idéologie, de l’enseigne spécialisée dans le « bio » se fait dévaliser de 9,42€.

Ce bel article nous a laissé sceptique et nous avons flâné dans un petit supermarché – de province comme dit Le Parisien, mais d’une « province » qui subit une pression élevée sur les prix – et une enseigne bio.

Résultat des courses :
ws

Le bio du supermarché est plus cher

Nous n’avons nullement la prétention d’avoir fait œuvre scientifique. Quelqu’un d’autre aurait vraisemblablement relevé d’autres prix. Par exemple des œufs non pas en vrac, mais déjà en boîte (cela aurait donné, d’un producteur local bien connu dans la région, 1,16€ les 6 œufs « élevés en cage », 1,85€ pour le plein air et 2,88 pour le bio dans le supermarché ; et 1,95€ pour le magasin spécialisé, mais pour des œufs moyens, et non gros. Notre steak de supermarché, emballé dans son laboratoire, était de la limousine.

Ce qui ressort de notre petit exercice, c’est que nos totaux sont plutôt cohérents, sauf… pour le bio en supermarché.

Il est aussi intéressant de noter que le gourmet « bio » carnivore ou flexitarien n’aura guère de choix au niveau des viandes : dans le cas du bœuf, des tranches nobles style steak, entrecôte, pavé, etc. et du steak haché. Pour la daube et d’autres plats mijotés… Faut-il conclure que les morceaux moins nobles atterrissent dans les armoires dédiées au conventionnel ?

Les prix affolants des légumes « bio » au supermarché

Nous avons aussi arpenté les rayons des fruits et légumes. Mon supermarché a sensiblement réduit son offre bio, après s’être lancé en grand. Le choix est d’une pauvreté affligeante. Voici quelques prix.

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Cela se passe de commentaire. Sauf que, globalement, les fruits et légumes sont plutôt moches dans le supermarché ; le distributeur spécialisé a en revanche des légumes de bonne qualité visuelle.

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  • Par-delà l’éventuelle mauvaise foi, l’échantillon, le lieu, etc… il faut quand même admettre qu’en supermarchés le prix est ce qui distingue le bio.
    Si le bio n’était pas plus cher, où serait la coquetterie ?
    Si le bio était moins cher, il aurait une vertu : Etre moins cher.

  • La célèbre loi du marché :moins yen a plus c’est cher, bio ou pas….et moins on en achète,of course….. il est hors de question de nourrir les français uniquement avec du bio, ça produit pas suffisamment ce truc la…..et comme un supermarché n’est qu’un entrepôt…. faut que ça tourne pour faire son beurre.

    • Un hectare en permaculture produit bien plus et bien moins cher qu’un hectare en conventionnel, mais ni le « patron » de la FNSEA, ni le Crédit agricole ne tiennent à ce que ça se sache

      • Chut… faut pas le dire, vous allez casser le marché !
        Vous vous êtes installé quand pour profiter de cette nouvelle technologie ?
        Sont vraiment bêtes les gens j’vous jure…

        • Je commence ma première butte :-)))

          On a toujours le droit de ne pas croire ce qui est désormais démontré

          • Pareil que le moteur à eau pris en otage par les pétroliers… l’inventeur a même été assassiné…

            (je sens que le lien sur la ferme du Bec Hellouin ne va pas tarder à apparaître hi hi, j’ai des dons de voyance)

  • Rien ne vaut la vente directe en pas bio comme en bio

    Mais une chose est sure : si les collectivités se faisaient un devoir d’acheter bio au permaculteur du coin pour tous les repas des restaurants scolaires ou d’entreprises sur lesquels ils ont autorité, non seulement ça créerait des emplois locaux, mais ça permettrait au permaculteur ou maraîcher bio de vendre moins cher en direct chez lui ou sur les marchés locaux, y compris ses conserves.

    Même s’il n’y a pas encore assez d’études démontrant nettement les avantages de la nutrition bio pour autant que ce soit solidement étudiable, comme a conclu lors de son intervention aux dernières rencontres Natexbio à Lille, le jeudi 17 novembre le docteur diététicien de l’institut Pasteur de Lille, Jean-Michel Lecerf ….. qui consommait déjà bio il y a trente cinq ans.

    http://www.natexbio.com/rencontres-natexbio-2016-bio-bien-etre/

    • Sauf que non les emplois locaux ne sont pas forcement la panacée. Cela empêche tout développement et condamne les agriculteurs à ne pas se développer et à rester pauvres. C’est la fausse bonne idée typique.

    • Non c’est absurde…la vente directe ça revient à dire, prendre sa bagnole pour aller chercher une salade chez un producteur, aller ailleurs pour acheter ses patates…ce qui coûte fort cher en temps et déplacement..ou estimer qu’n producteur doit être diversifié…Pourquoi croyez vous que les super marches fonctionne ou même que la surconsommation existe? C’est par ce que l’économie recherche l’efficacité!

      notez que vous dites rien ne vaut la vente directe…mais vous ne précisez pas selon quel critère!

      J’en ai assez des gens comme vous…Que vous ayez raison , c’est bien possible…mais que vous puissiez être affirmatif MON ŒIL!!! Votre langage au quotidien c’est la diffamation qui repose sur vos présupposés!
      Je ne sais pas si vous voyez la différence entre accuser une personne d’etre un criminel…et qu’ensuite les preuve vous donnent raison, et d’abord avoir les preuves et accuser de crime….. Le premier cas est inacceptable..
      Vous avez parfaitement le droit de manger bio, vous n’avez aucun droit d’accuser sans preuve.. vous comprenez les bases d’un état de droit ou de simple justice, vous comprenez le terme écolo-fasciste?

      Alors quand vous aurez établi que manger bio est bon pour la santé revenez nous voir. en attendant abstenez vous de raisonner sur des preuves qui vont bientôt se faire jour…
      Et contrairement à vous je n’ai pas de préjugés la dessus, pour l’avenir, il est fort possible que des résidus de pesticides dans l’alimentation aient un effet, donc, sur le fond je m’en fiche…pour le présent, vous êtes odieux.
      Notez que moi quand j’aurai éventuellement vu la différence bio / conventionnel sur la santé, je regarderai le reste… car ,comment vous dire ,si jamais vous me prouvez qu’un régime caviar bélouga à la louche en or est meilleur que œuf de lump à la cuillère en plastoque au bisphénol A …comment vous dire…ça m’en touchera une sans remuer l’autre…

      Vous avez une experience globale qui se déroule devant vous….
      La longévité humaine est grosso modo la plus élevée dans les villes des pays industriels « pollués comme vous dites » où on bouffe massivement de la bouffe achetée au supermarché issue d’agriculture conventionnelle. Est ce une preuve qu’on ne puisse pas améliorer des trucs? certainement pas…est ce que ça devrait inciter les utopistes changeurs de monde à la modestie?..je crois.

      Dans la nature boire de l’eau présente un risque significatif en terme de santé, dans notre pays, l’eau dans laquelle pourtant des vilains messieurs payes par des odieux capitalistes font barboter des gaz toxiques est potable!

      A une époque le bio visait la défense de l’environnement, du genre les petits oiseaux les insectes, ça jouait sur la peur, façon peut être qu’un jour subirons nous les effets d’une dégradation de notre environnement… ça, ça allait encore…
      arrêtez de diffamer bon sang!

      On a tous des préjugés des opinions, c’est normal, pour autant si on veut accéder à la vérité on doit s’en débarrasser. je ne vous accuse pas de malice…j’affirme que vous vous trompez sur la méthode.

      • Si vous pouviez être un peu plus clair et préciser vos options alimentaires , j’essaierais de vous répondre constructivement.

        Diffamer qui ?

        Hier matin mon maraîcher bio en direct disposait de treize produits qu’il vend aussi, entre autres, sur Paris même dans des « Ruches qui dit oui »

      • « Rien ne vaut la vente directe en pas bio comme en bio »

        Non c’est une perte de temps et ça découle des avantages comparatifs.
        Explications: il ne fait aucun doute que c’est la production qui permet de tirer le meilleur revenu. En effet, si c’était la vente, alors il serait préférable de n’être que vendeur… et donc il faut se consacrer à l’activité la plus rentable.

        Pour achever de vous en convaincre, voyez les maraîchers qui viennent vendre UNE FOIS PAR AN leurs fruits et légumes sur une place parisienne à des prix proches des supermarchés de province… on ne les revoit pas de l’année, c’est juste un coup de com’ : 10 vendeurs pour 20 tonnes de fruits et légumes, ils ne rentrent pas dans leur frais.

        • exactement le plus fascinant est qu’en général ils font là la démonstration de leur erreur… mais là n’est pas le plus troublant, le plus troublant est l’absence totale de la moindre analyse critique des journalistes qui reportent cela avec enthousiasme..
          Il y a pourtant des éléments factuels..si des gens vous disent les supermarchés font une marge énorme sur les légumes et la viande, il est facile de voir ça!!!.
          fascinant…et inquiétant.

    • le simple fait de dire que les « collectivités DOIVENT » implique que vous savez que ce n’est pas rentable…sinon vous parlez prix…
      une petite remarque il y a deux cent ans tout le monde bouffait des trucs peut être pas bio au sens moderne du terme mais sans pesticides de synthèse…

      vous avez votre petit lexique du parfait robot bio?
      synthèse = mal
      permaculture = bien
      additif = mal
      sel = ça dépend
      bio = sain, bien
      qualité= bien ( la mauvaise qualité est une qualité!)
      local = bien
      travail= mal, emploi = bien.
      profit= mal

      nature = bien
      etc etc…

      Entrer dans votre monde c’est entrer dans le monde du froncement de sourcil et de l’étonnement permanent…
      agriculture biologique… produit chimique…à peu rien de ce sur quoi vous reposez vos argumentaire n’est compréhensible …
      Un peu homme de paille il est vrai, mais votre commentaire est tellement exemplaire que je suis vraiment énervé.

      Pour savoir si un produit est sain on ne va plus essayer de déterminer si il est mauvais pour la santé, on peut se contenter de regarder si il est conforme au cahier des charge bio et si il est exempts de produits chimiques (?????!!!!).. on va tomber plus bas dans les classements d’évaluation des connaissances scientifiques de nos bambins je pense…

    • « si les collectivités se faisaient un devoir d’acheter bio […] mais ça permettrait au permaculteur ou maraîcher bio de vendre moins cher en direct chez lui ou sur les marchés locaux, y compris ses conserves. »

      Un devoir d’acheter ? Ça s’appelle des subventions !
      Et d’autre part vous avez un raisonnement circulaire : le volume permettrait de faire baisser les prix… qui permettrait d’avoir du volume. C’est le mouvement perpétuel. Si c’était le cas il suffirait d’amorcer la pompe en baissant les prix… pour avoir le volume validant le prix mais en fait c’est un fail.

  • chez leclerc mensonge sur le bio constat tres évident marque bio village de gâteaux avec des additifs industrielles notifiés E 315 etc j’ai fait une réclamation leclerc fait la sourde oreille pour le bio ne pas acheter en grande surface.Il faut faire fonctionner les AMAP qui sont beaucoup moins cher.Mais tout le monde oublie que le bio est aussi pollué les pluies acides les vents surtout en ce moment avec la pollution

    • si vous estimez que leclerc fraude qur la qualification de bio , il faut attaquer en justice pas lui envoyer une lettre, le bio n’est pas ce que vous croyez, le bio c’est un cahier des charges il n’est pas impossible que le E315 soit autorisé, je n’en sais rien.
      Pour le reste…que dire..
      wikipédia
      Dans des conditions normales, le pH de l’eau de pluie se situe autour de 5,6 (mais peut osciller entre 3,8 et 8)6 : elle est donc naturellement légèrement acide, en raison essentiellement de la solvatation du dioxyde de carbone atmosphérique, qui forme de l’acide carbonique H2CO3 selon la réaction :
      CO2(aq) + H2O(l) {\displaystyle \rightleftharpoons } \rightleftharpoons H2CO3(aq)

      l’eau de pluie est donc acide de façon tout à fait naturelle…le contraire est plutôt l’exception.
      mais comme à l’ordinaire avec le monde de l’environnement, on change le sens des mots la pluie acide n’est pas la pluie acide mais anormalement acide…

      bon…si vous estimez en fait que des légumes sont salis par le pollution entraînée par les pluies, vraie question..vous avez une solution qui est de laver les légumes avec une eau potable un peu high tec désolé, … je vous conseille de le faire…et même dans des pays exempts de « pollution ».

      En général vous allez dans un pays « non pollué » vous bouffez un truc, vous avez la chiasse… Je peux aussi vous conseiller de relire les voyages d’exploration des occidentaux dans les pays « vierges »…la nature n’est pas tendre…

      pollué ne veut pas dire nocif
      non pollué ne veut pas dire sain…
      que ça vous plaise ou non. et si la vérité ne vous plait pas navré pour vous.

    • Les fournisseurs d’AMAP devraient indiquer « sous réserve » la semaine d’avant ce qui sera probablement livré la semaine d’après.

      En ce sens la « Ruche qui dit oui », mais qui paye généralement un certain nombre d’heures de salariat, est plus souple

      Le souhaitable pour réduire les prix de vente c’est que le producteur diversifie ses débouchés, y compris la cueillette sur le terrain

      Mais le débouché garanti « cantines locales » semble essentiel pour réduire les prix de revient et donc les coûts avec une marge raisonnable pour un salaire ou des salaires décents

      • Dans l’AMAP que je connais, on s’engage pour 6 mois à prendre des paniers, et on mange donc tout ce que le paysan arrive à produire. Mais ça ne suffit pas pour faire de paniers diversifiés ; Ainsi il complète par de l’achat-revente (auprès d’une centrale d’achat), surtout en hiver (avec les agrumes) … bref quel travail ! Ça a l’air plus simple avec la « Ruche qui dit oui », mais ça ne supprime pas le fait qu’on ne trouve pas de tout : font-ils aussi de l’achat-revente sur certains produits ?

      • « Mais le débouché garanti « cantines locales »… »

        Moi je vais faire des bouquets de fleurs champêtres… et avec le débouché garanti collectivités locales je devrais faire mon beurre…
        Un bouquet de fleurs ça vous donne le sourire pour la journée…
        (A changer une fois par semaine)

    • Faut pas non plus être dans la religion! Pourquoi un gâteaux bio « industriel » ne pourrait-il pas contenir des additifs ? Les matières premières y sont bio, et donc vous avez « contribué » au bio à votre façon. Sinon, si vous ne voulez pas que d’autres fassent le boulot à votre place (ici un industriel), faut faire « maison » ! Car souvent les additifs permettent la conservation, ce qui est obligatoire si vous ne voulez pas mangez de vilains champignons ou bactéries avec votre sucrerie …

  • Le problème n’est même plus les contrevérités ou les approximations , la question de savoir pourquoi les médias s’en font écho si facilement, les mêmes qui s’offusquent de la désinformation sur internet d’ailleurs.

  • Consommer bio n’est pas forcément une question de prix. C’est une démarche globale: quand on mange bio, c’est pour être en meilleure santé, donc logiquement, on ne passe pas seulement du non-bio au bio, on change aussi de type de nourriture; on augmente la consommation de fruits et légumes et on réduit sérieusement les achats de cochonneries diverses (viennoiseries, plats préparés, sucreries, sodas…), voire la viande rouge pour certains, voire toutes les viandes pour d’autres, bref on fait attention à ce qu’on achète. Donc par expérience, je peux vous dire qu’à budget égal, on est en bien meilleure santé avec une démarche bio. C’est bien le but, non ?

    • « Donc par expérience, je peux vous dire qu’à budget égal, on est en bien meilleure santé avec une démarche bio. »

      Que donnerait la même démarche (moins de cochonneries, plus de fruits et légumes) avec des produits conventionnels en terme de santé ?

    • Broono

      Je ne sais pas si vous l’avez fait exprès mais vous avez cumulé pas mal d’erreurs de logique assorties de multiples sophismes et votre commentaire serait digne d’illustrer cette méthode de raisonnement fallacieux.

      « quand on mange bio, c’est pour être en meilleure santé… »
      Et hop, direct la conclusion : bio = meilleure santé
      (pétition de principe)

      « on réduit sérieusement les achats de cochonneries diverses »
      Ah bon il n’y a pas de viennoiseries bio, pas de chocolat bio, pas de plats préparés bio ?

      « bref on fait attention à ce qu’on achète »
      Je ne vois toujours pas de lien avec le bio, on peut faire attention soit pour avoir un nourriture saine, soit pour des raisons de budget.

      « on est en bien meilleure santé avec une démarche bio »
      Vous l’aviez déjà écrit au début comme prémisse… « on mange bio, c’est pour être en meilleure santé » …qui vous sert donc de conclusion.
      En fait il n’y a pas de corrélation, il y a une variable cachée, saurez vous la trouver ?
      (confusion des variables et Inverser la cause et l’effet : post hoc ergo propter hoc)

      Vous me faites penser à celui qui perd ses cheveux et qui se voit conseiller par son coiffeur un produit cher à appliquer tous les jours en massant le cuir chevelu pendant 10 minutes :
      – il ne saura jamais si sans le produit il aurait perdu ses cheveux plus ou moins vite (idem pour votre santé, vous vous croyez en bonne santé)
      – si un effet bénéfique se fait ressentir il y a de grandes chances que ça vienne du massage, pas du produit (confondre manger sain et manger bio)

      • ça ne sert à rien…le plus étonnant est je suis certain que broono est une personne d’une intelligence dite normale…et qu’elle remarquerait les failles logiques d’un discours similaire dans un autre contexte, ou je l’espère.

        Le monde à l’envers..le cerveau à l’envers…

        J’ai adoré la campagne contre les sucres cachés dans les produits industriels mais visibles sur la composition …tandis que le produit artisanal fait à la main avec amour ne contient jamais de sucres « cachés » pas plus que ne supporte une étiquette mentionnant une composition…
        je me souviens aussi de l’époque où la malbouffe c’était la bouffe trop « riche »… mais qui peut maintenant englober des produits allégés car industriels..

        désormais malbouffe = bouffe industrielle… c’est comme ça; règle numéro 1 .l’écologiste a toujours raison car il est gentil , et règle numéro 2 si l’écologiste a tort., c’est la vérité qui est méchante donc a tort…

      • Au moins quand on mange bio on est sûr de ne pas être victime d’un surdosage de produits cancérigènes de la part d’un agricultueur, on peut manger certaine peaux en confiance, on « permet » à des agriculteurs et autres maraîchers et autres permaculteurs forcément en bio de ne pas agresser la nature., etc. , etc.

        Mais ça ne doit pas être une religion qui rendrait malade (psychologiquement, voire physiquement ) lorsque les circonstances vous amènent à ne pas manger bio.

        Manger bio le plus possible, c’est une des composantes d’un état d’esprit qui amène à sortir positivement de la grégarité..

        • « Au moins quand on mange bio on est sûr de ne pas être victime d’un surdosage de produits cancérigènes de la part d’un agricultueur, »
          « AgriculTUEUR » pas de doute, dans votre pensée, l’agriculture conventionnelle, c’est le mal absolu.

          Cela dit, les agriculteurs bio épandent eux aussi et pas de l’eau de rose… cf lien
          http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/11/01/deux-chateaux-viticoles-du-bordelais-mis-en-examen-pour-epandage-de-pesticides-pres-d-une-ecole_5023645_3244.html
          Un des deux châteaux viticoles poursuivi est un établissement de production bio…

        • « Au moins quand on mange bio on est sûr… »

          … d’avoir 15 fois plus de risques de mourir à cause d’un syndrome hémolytique dont la plus importante épidémie à ce jour a une origine bio qui en 2011 a atteint 4000 personnes hospitalisées et fait 47 morts dans plusieurs pays : graines germées provenant de la ferme biologique Gärtnerhof à Bienenbüttel, en Basse-Saxe. 1/3 des accidents de ce type concerne des produits bio.

          … de manger du saumon toxique (2016) : googlez saumons bio toxiques, la totale : métaux lourds, dioxines et PCB et même antibiotiques ! (alors que d’après la même étude de « 60M de consommateurs » aucune trace de toxicité n’a été relevé parmi les saumons non bio 😀 ). Le saumon de LIDL a obtenu la meilleure note 18/20… MDR

          Le lien ci-dessous vient d’un site bio… je ne suis pas sectaire. Vous devriez lire l’article sur ce même site, du vrai déni (en gros c’est pas grave c’est meilleur !) on dirait Libé qui en 1975 a nié pendant 2 ans le massacre d’1/4 de la population cambodgienne par les khmers rouges (là c’est les khmers verts) et qui a fait son mea culpa 30 ans après.

          http://www.bioalaune.com/sites/default/files/images/actus_bio/2016/Novembre/carton_rouge_pour_le_saumon_bio_60_millions_de_consommateurs.jpg

          Et je pense que ce n’est pas fini pour la raison suivante :

          – le bio ça ne nourrit pas son homme (le producteur) et il n’est pas étonnant que producteurs comme transformateurs fassent de temps en temps l’impasse sur des procédures (traitements, erreurs, mode opératoire) pour éviter des pertes importantes que ne permet pas la marge réduite : d’ailleurs la réglementation permet certaines exceptions pour ne pas pénaliser la filière et ça n’apparaît pas sur l’étiquette… alors un peu plus, un peu moins…

          En cas de problème sur une culture ou un élevage, le producteur bio y regardera à 2 fois avant de mettre ses produits non-conformes sur le tas de fumier pour la bonne raison que sa marge ne lui permet pas de se récupérer sur la saison suivante. D’autre part un déclassement pour vendre ses produits sur le marché conventionnel le conduira à devoir déclarer cette non-conformité et à s’abstenir de commercialiser sous label bio pendant 3 ans (agriculture et viticulture par exemple)… et pendant ce temps à appliquer des procédures bio pour vendre sur le marché conventionnel : intenable économiquement parlant.

          Ce type de problèmes ne se rencontrent pas sur le marché conventionnel car la réglementation est moins contraignante tout en étant stricte (i.e.sans exceptions) et la marge permet de récupérer des accidents de production ou de transformation (meilleurs rendements, lots plus importants), accidents qui n’affecteront qu’une partie de la production et non une ou plusieurs campagnes comme dans le cas du bio.

          Pour qui connaît la façon dont sont appliquées les procédures dans un environnement agro-industriel il y a toujours beaucoup plus de risques quand le produit n’est pas homogène, qu’il se conserve moins bien, que les lots sont petits (pour assurer la traçabilité) et que les procédures souffrent d’exceptions : un processus de production ou une recette de fabrication constants c’est la sécurité car une fois les tests faits la production est continue sans intervention humaine toujours source d’erreurs et subjective.

          Toute discontinuité dans les processus, même le stockage intermédiaire sans fongicide, ce sont des risques sanitaires.

          Je ne cherche pas à convaincre, juste à informer et vous verrez que les prochains accidents seront bio et gratinés.

          « agresser la nature »

          Syndrome de Munchausen ?
          C’est la nature qui nous agresse continuellement : voyez tous les moyens qu’elle utilise pour nous éliminer : catastrophes naturelles, maladies, épidémies, bactéries, virus etc….
          Quand vous êtes malades vous vous soignez avec des médicaments ; pourquoi le refusez aux plantes ou aux animaux qui vous permettent de vous nourrir ? L’interdiction d’utilisation des fongicides par exemple, vous expose beaucoup plus avec la filière bio au risque de mycotoxines qu’un mauvais stockage des produits pourrait engendrer…et un mauvais stockage ce n’est pas un intrant et ça ne se voit pas dans un process de production ou de transformation…et les mycotoxines ça ne se détecte pas au goût.

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