OGM : la mauvaise foi des écolos

Publié Par Marcel Kuntz, le dans Environnement

Par Marcel Kuntz.

Le 18 mai j’ai signalé la parution du dernier rapport de l’Académie des Sciences des États-Unis (NAS) sur les plantes génétiquement ingéniérées (GE), comme on dit là-bas. Bref, les « OGM » que toute la galaxie de l’écologie politique décrit comme responsables de tout ce que l’on peut imaginer de pire.

Comme tous les autres rapports scientifiques émanant d’une source scientifique crédible, ce rapport conclut que la technique de transgénèse appliquée aux végétaux ne présente pas de risques spécifiques par rapport aux autres techniques d’amélioration des plantes pour des besoins agricoles (ces autres techniques ne subissent pas un examen aussi exhaustif avant mise sur le marché).

Le rapport examine aussi les connaissances disponibles sur les divers points en débat (comme ces débats durent depuis 20 ans, les scientifiques ont eu le temps d’accumuler de nombreuses données !) et il conclut notamment, par une formulation excessivement prudente, qu’ « aucune différence n’a été trouvée qui implique un risque accru pour la santé humaine pour ces aliments OGM par rapport à leur homologues non-OGM ».

Autrement dit, pour parler sans circonvolutions, les lobbies anti-OGM vous ont raconté des sornettes sur les OGM depuis 20 ans !

De bonne foi (tout le monde peut se tromper) ou mensonges délibérés ?

La réponse est facile à trouver, par de multiples approches. Je vous en propose une. Si on a des arguments à faire valoir, par exemple sur ce rapport du NAS, on les expose. C’est ce qu’a fait H. Miller par exemple.

Mais pas les lobbies anti-OGM : ils ont préféré faire ce qu’ils font habituellement en pareille circonstance (confrontés à des faits scientifiques qui invalident leurs allégations), se livrer à des attaques ad hominem.

Dans L’art d’avoir toujours raison, A. Schopenhauer expliquait que lorsqu’on n’avait plus d’argument dans un débat, il fallait utiliser « l’ultime stratagème » : devenir insultant, se livrer à des attaques personnelles. En utilisant de manière compulsive cet ultime stratagème, les lobbies de l’écologie politique prouvent qu’ils n’ont pas d’arguments scientifiques à faire valoir. C’est un aveu !

C’est un honneur d’être attaqué par des extrémistes

Je ne l’ai pas mentionné jusqu’à présent (je n’éprouve pas le besoin de me mettre en avant), mais il se trouve que j’étais un relecteur de ce rapport du NAS (un « reviewer » comme on dit). Le seul Français. Mais le point important ici est que le rôle d’un reviewer est de traquer les erreurs, les omissions, s’il y en a, et de les signaler aux auteurs. Ce que j’ai fait, ni plus ni moins.

Cela m’a néanmoins valu des attaques personnelles par ce fameux ultime stratagème… Cela tourne au comique de répétition : je serais payé par Monsanto ! Je ne vais pas une fois de plus réfuter ces balivernes, et je me contente de rappeler ma mise au point de 2009. Déjà ? Eh oui !

L’occasion de rappeler mes travaux scientifiques d’évaluations des OGM

Voici la liste de mes publications, avec divers collègues (sans aucun financement privé), sur ce thème :

  • Ricroch, JBB. Bergé and M. Kuntz (2010) Is the German Suspension of MON810 Maize Cultivation Scientifically Justified ? Transgenic Research 19, 1-12.
  • AE. Ricroch, JB. Bergé and M. Kuntz (2011) Evaluation of Genetically Engineered Crops   Transcriptomic, Proteomic, and Metabolomic Profiling Techniques. Plant Physiology, 155: 1752-1761.
  • C. Snell, A. Bernheim, JB. Berge, M. Kuntz, G. Pascal, A. Paris, AE. Ricroch (2012) Assessment of the health impact of GM plant diets in long-term and multigenerational animal feeding trials: A literature review. Food and Chemical Toxicology 50 : 1134–1148
  • M. Kuntz (2012) Destruction of public and governmental experiments of GMO in Europe. GM Crops & Food, Vol. 3(4), pages 1-7, October/November/December 2012
  • M. Kuntz (2012) The post-modern assault on science. EMBO reports 13: 885-889
  • M. Kuntz (2013) Why the postmodern attitude towards science should be denounced. EMBO reports 14(2):114-6
  • Ricroch AE and Kuntz M (2013) Evaluation of genetically engineered crops using proteomics. In: Proteomics in Food. Principles and applications (Toldra F. and Nollet LML., eds) Springer, pp.503-514
  • Ricroch AE, Bernheim A, Snell C, Pascal G, Paris A and Kuntz M (2013) Long-term and multigenerational animal feeding studies. In: Animal nutrition with transgenic plants (Flachowsky G, ed.) CABI biotechnology series,  pp. 112-129
  • M. Kuntz, J. Davison and A.E. Ricroch (2013) What the French ban of Bt MON810 maize means for science-based risk assessment. Nature Biotechnology 31(6): 498-500
  • M. Kuntz (2014) The GMO case in France: Politics, lawlessness and postmodernism. GM Crops & Food 5(3): 163-169
  • Kuntz M (2014)  Is it possible to overcome the GMO controversy? Some elements for a philosophical perspective. In : Plant Biotechnology. Experiences and future prospects (Ricroch A, Chopra S & Fleischer SJ, Eds) Springer,  pp.107-111.
  • Kuntz M (2014) Controverses autour de la transgénèse végétale : des visions du monde divergentes. Revue des question scientifiques (Société scientifique de Bruxelles/Université de Namur) 185(4) : 363-372
  • A.E. Ricroch, A. Boisron and M. Kuntz (2015) Looking back at safety assessment of GM food/feed: an exhaustive review of 90-day animal feeding studies. Int. J. Biotechnology. 2014 Vol.13, No.4, pp.230 – 256
  • A. Ricroch, W. Harwood, Z. Svobodová, L. Sági, P. Hundleby, E.M. Badea, I. Rosca, G. Cruz, M.P. Salema Fevereiro, V. Marfà Riera, S. Jansson, P. Morandini, B. Bojinov, S. Cetiner, R. Custers, U. Schrader, H-J. Jacobsen, J. Martin-Laffon, A. Boisron, M. Kuntz (2015) Challenges facing European agriculture and possible biotechnological solutions. Crit Rev Biotechnol. Jul 1:1-9.

Sans oublier mes deux livres « grand public » :

Pour résumer, nous avons examiné toutes les publications scientifiques qui ont décrit différentes approches expérimentales évaluant la biosécurité des OGM. Par des techniques de profilages à grande échelle, par l’alimentation de rongeurs dans des tests classiques de toxicologie dite subchronique (90 jours), par des études d’alimentation à long terme ou sur plusieurs générations (soit d’animaux de laboratoire, soit des animaux de ferme). Aucune étude sérieuse n’a conclu à un problème sanitaire pour les OGM mis sur le marché.

Nous avons également montré que les arguments environnementaux invoqués par certains gouvernements (dont des Français…), pour « justifier » une interdiction politique de la culture des OGM (deal avec l’écologie politique) étaient sans base scientifique.

Je rappelle ici que la « science » parallèle des activistes anti-OGM a subi quelques désagréments : n’avoir pas été validée par la communauté scientifique, voire même retirée d’un journal ou même prouvée frauduleuse

Je formule le vœu que ces données scientifiques, que j’ai l’honneur d’avoir mises en lumière avec mes collègues, comme d’autres l’ont fait, contribuent à permettre au plus grand nombre de distinguer le vrai du faux dans ce dossier.

Bien évidemment, les attaques personnelles de ceux que la vérité semble déranger ne m’empêcheront pas de continuer mon travail. Bien au contraire…

Sur le web

  1. Cela fait longtemps que, intuitivement, je ne voyais pas pourquoi les OGM seraient mauvais pour la santé ?

    J’aimerais rapprocher cela des dernières conclusions d’une organisation de l’ONU concernant le risque nucléaire, autre cheval de bataille des écologistes :
    « Aucun décès, aucune maladie grave ayant un lien avec des radiations n’a été observé parmi les travailleurs et l’ensemble de la population à la suite de l’accident de Fukushima »
    « Aucune conséquence perceptible des radiations n’est à prévoir parmi le public exposé ou ses descendants ».
    Ce sont les conclusions du Comité Scientifique des Nations-Unies pour l’Étude des Effets des Rayonnement Ionisants (sigle anglais UNSCEAR1) : 80 experts de 18 pays !!!!!

    ​http://www.unscear.org/docs/reports/2015/Fukushima_WP2015_web_en.pdf

    Pas un animal malade dans l’enceinte de Tchernobyl !!

    1. En ce qui concerne ces conclusions d’une organisation de l’ONU concernant le risque nucléaire, autre cheval de bataille des écologistes : l’accident de Fukushima n’est pas comparable à la catastrophe de Tchernobyl…
      Fukushima a été causé par un tsunami et effectivement le niveau de radiations émis dans l’atmosphère est insuffisant pour causer une surmortalité significative, certes on mourra davantage de cancers que d’infarctus : et alors ?
      Tchernobyl est le résultat d’une expérience folle du Ministère soviétique de l’Énergie, les effets de la catastrophe sur l’homme ne sont pas négligeables, mais moindres que ce qui est colporté par les « escroclogistes » et la faune locale semble rayonner en l’absence du prédateur suprême qu’est l’être humain…

    2. Pour savoir la provenance de la mouvance écolo, il suffit de taper NAZI et WWF ou La protection animale sous le III ème Reich, pour le parti socialiste Allemand de l’époque un animal avait plus de valeur qu’un être humain.

    3. Le problème des OGM n’est pas en soi la modification génétique qui, elle, est sans danger. Il s’agit du fait que les OGM sont créés principalement pour résister aux herbicides de type glyphosate (Round’Up de Monsanto et autres). C’est justement le glyphosate qui fait polémique (classé cancérigène par l’OMS) par son utilisation, on a peur d’en retrouver des traces dans nos assiettes (on en retrouve déjà dans les serviettes hygiéniques pour femmes http://www.lefigaro.fr/sciences/2015/10/29/01008-20151029ARTFIG00002-85-des-tampons-et-serviettes-hygieniques-contiendraient-du-glyphosate.php ).

      En général, s’informer un peu sur un sujet est le mieux pour avoir une opinion juste. Je suis pas contre les OGM en soi, on peut faire de bonnes choses (riz doré c’est Monsanto d’ailleurs). Mais l’utilisation actuelle des OGM est vraiment problématique. De plus le glyphosate reste dans le sol et laisse des sols sur lesquels on peut uniquement cultiver des OGM, rendant les agriculteurs dépendants de Monsanto (profit profit).

      L’information c’est primordial mon ami !

      1. Vous en avez d’autres de cet acabit ?
        Oser dire à M Marcel kuntz de s’informer avant d’écrire…
        Parait que c’est à ça qu’on vous a r’connu

      2. En général, s’informer un peu sur un sujet est le mieux pour avoir une opinion juste.

        très vrai Reste a comprendre se que l’on trouve (ou etre capable de le comprendre)!

        Donc tu as vue que le glypho était aussi dangereux que le café et moins que le jambon et les saucisses ! C’est le CIRC lui même qui le dit !

        Si tu as peur du glypho tu as logiquement plus peur du café auquel tu es forcement plus exposé !!!

        Par contre ou à tu vus que après une culture GM tolérante au glypho on ne pouvait rien faire d’autre ?? Complètement absurde et du niveau abituel des anti qui n’y connaisse tellement rien qu’ils peuvent dirent des truc aussi absurde

  2. La Coupe Est Pleine

    La croyance de l’anti-ogemisme n’a besoin d’aucune preuve, encore moins scientifique. Une croyance ne fait pas référence aux faits encore moins à leur réalité.
    Par contre il faut s’attendre à une évolution dans les prochains mois. Vous serez accusé d’être payé par Bayer et non plus MTO.
    ça va être un peu long à assimiler par les porteurs de la secte du livre de MMR. Mais ce sera une évolution quand même.

    1. « Les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances, ils n’ont pas fait naître celles-ci, ils ne les détruisent pas ; ils peuvent leur infliger les plus constants démentis sans les affaiblir »
      Marcel Proust

  3. Enfin! Et maintenant, on attend 10 ans pour avoir le même genre d’étude Cochrane avec le changement climatique et les mêmes résultats.

    1. Pour ma part, cela fait plus de vingt ans que j’attends. Alors, 10 ans de plus, 10 ans de moins ?…

      1. 20 ans…
        Il y a 10 ans le réchauffement climatique n’existait pas (au niveau politique). Peu de gens y croyaient. Mais vous avez raison, il y a encore aujourd’hui des gens pour dire que la terre est plate…

        1. @Steph vous dites « Il y a 10 ans le réchauffement climatique n’existait pas (au niveau politique). »
          Ici, quelques dates pour votre information :
          1) 1977, il y a 39 ans : Premier rapport de l’Académie des Sciences US sur le réchauffement climatique
          2) 1981, il y a 35 ans : Première publication de James Hansen dans le journal Science
          3) 1988, il y a 28 ans : Première audition (hearing) de James Hansen devant une commission du Sénat Américain
          4) 1992, il y a 24 ans : signature de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro.
          5) 1995, il y a 21 ans : Première conférence UNFCCC (COP1) à Berlin.
          6) 1997, il y a 19 ans : Signature du Protocole de Kyoto lors de COP3

          Pour s’arroger le droit de traiter les autres d’ignorants (« terre plate »), il vaut mieux être soi-même informé.

          1. J’aurais plutôt attendu des exemples de mesures cités par des partis politiques de premier ordre en campagne. Des auditions et des rapports il y en a sur tout et tout le temps.

  4. Et puis , même vous seriez payé par Monsanto , encore une fois , seul ces écolos de pacotille ont une dent contre eux . Ils n’ont rien à se reprocher , c’est un entreprise comme une autre . Et qui a aussi une éthique de travail certainement meilleure que l’éthique de cette bande de nuls du même acabit , sinon pire que la CGT .D’ailleurs eux mêmes ne sont ils pas largement financés par des entreprise , ( blabla car entre autre , les sacs kipling , le prince de Galles , une multitudes d’acteurs , chanteurs et personnes publiques etc…la honte des hontes de soutenir ces mouvements obscurantistes , fascistes et j’en passe . Bravo Monsieur Kuntz pour vos travaux , continuez , des français ( un peu dans l’ombre , un peu comme les résistants ) vous soutiennent

  5. Le syndrome de la grande peur de l’an mil.. Exploité par des politiques malhonnêtes, rien n’a changé.

    1. Historiquement la peur de l’an mil n’a pas existé, c’est une légende postérieure.

  6. Votre intégrité, malgré la pression et les attaques, vous honore. Merci

  7. les scientifiques ont besoin de preuves pour avancer vers un but qu’ils savent inatteignable, un écolo n’a besoin que de sa foi
    le dialogue entre un scientifique et un écolo est donc totalement impossible . devant ce fait il n’y a qu’une attitude à avoir : ne pas s’en occuper du tout !
    un athée peut vivre au milieu de religieux sans problèmes , faudrait être fou pour essayer de les dissuader de l’existence de dieu et c’est ce que font les scientifiques , ça ne peut pas marcher , ignorez les !

    1. La Coupe Est Pleine

      Un athée ne peut vivre au milieu de ces croyants, qu’à la condition qu’il ferme sa gueule. Et qu’il soit assez malin pour passer inaperçu. Sinon c’est le linchage assuré dans l’indifférence des pouvoirs publics. Linchage n’est pas une métaphore. .. je suis agriculteur.

  8. Si je ne m’abuse, l’insuline nécessaire aux diabétiques est une IGM. Le moustachu pourfendeur de XGM n’en pipe mot…

  9. Dans les domaines du climat et de l’énergie, nous subissons les mêmes comportements et les mêmes attaques ad hominem des « carbocentristes » de tout poil, dont, évidemment, les écologistes radicaux. Et ces gens méprisables ont le soutien inconditionnel des médias, ce qui fait que les citoyens sont roulés dans la farine par une propagande éhontée. Le plus grave, c’est que les thèses foireuses de ces alarmistes climatiques sont aussi soutenues par les gouvernements, l’ONU (qui en est à l’origine), et l’UE. D’où des politiques climat-énergie catastrophiques pour le pouvoir d’achat de ménages et la compétitivité de nos entreprises.

  10. Ce n’est donc pas la première fois que des propos diffamatoires sont employés par les écolos extrémistes. Les propos utilisés dans le cas présent constituent un délit reconnu et sanctionné par le code pénal.
    On action judiciaire est donc possible. Il suffit de déposer une plainte auprès du procureur de la république ou d’une gendarmerie s’il existe des traces écrites et surtout si ces propos diffamatoires sont publiques, d’autant que ces extrémistes sont connus pour être des procéduriers (Séralini ne s’en prive pas et il y a aussi la plainte récente contre le responsable du site imposteurs.over.blog). Pourquoi ne pas leur envoyer l’ascenseur ?

    L’accusation de conflits d’intérêts de lobbyisme est d’ailleurs souvent absurde. Toute tentative d’homologation d’un produit, d’un OGM… (afin qu’il soit autorisé pour être utilisé et vendu) nécessite le dépôt d’un dossier comprenant des études validant ce qui est prétendu (avec précision des bénéfices/risques), des études forcément encadrées par des experts recrutés par les entreprises qui ont la possibilité de financer des recherches. Comment peut-on imaginer que demain toutes les études scientifiques soient pris en charge par le contribuable ? Imaginez n’importe quel tartampion se présenter dans un ministère pour réclamer le financement de ses études et le recrutement par l’état d’une équipe d’expérimentateurs sans qu’il ne dépense un seul centime pour éviter un conflit d’intérêt !!!

    1. La Coupe Est Pleine

      Les faucheurs volontaires ont fait des millions d’euros de dégâts, pour seulement des peines de sursis et des amendes de 7000€. Croyez vous vraiment qu’une accusation en diffamation les dissuade ?

  11. Le problème n’est pas là ! Deux préoccupations essentielles en matière de ces nouvelles espèces être la propriété d’une entreprise et impact sur les espèces voisines. La soumission à l’achat obligatoire des graines pour chaque campagne au lieu de pouvoir réutiliser celles issues de la production précédente est un handicap pour les pays sous développés. La résistance des OGM à certains végétaux ou insectes est un facteur préoccupant de modification progressive de ces derniers en réponse.

    1. @Alain Brunet :
      « La soumission à l’achat obligatoire des graines pour chaque campagne au lieu de pouvoir réutiliser celles issues de la production précédente » n’a strictement RIEN à voir avec la problématique des OGM.

      1) En France, alors même que les OGM sont interdits, les agriculteurs n’ont pas le droit de réutiliser leurs semences, sauf à payer une taxe : la fameuse CVO (« Contribution Volontaire Obligatoire » … je n’invente rien).

      2) L’épisode du Riz Doré, OGM destiné à sauver la vue, ou parfois la vie, à des centaines de millions de personnes dans le mode, est particulièrement intéressant. Sa mise au point a été financée sur un projet Européen, et les entreprises qui y ont participé ont signer la distribution GRATUITE des semences aux petits agriculteurs. Cette avancée est combattue, dans le monde entier, par les écolo-extrémistes

  12. Bravo Monsieur Kuntz. Vous faites honneur à la Science. Tenez bon.

  13. Amusant le monologue tenu ici par de multiples personnes pour dire la même chose que le « reviseur-pas-paye-par-Monsanto ».
    NB: traiter les écolos de « lobby » comme s’ils défendaient leur business démontre s’il en était besoin la relativité de la bonne foi des promoteurs de la soi-disant « science sans défauts ». La confirmation de ce point est l’utilisation, par des gens qui ne savent plus où se tourner pour débuter leurs sornettes, de ce même forum pour dénoncer les effets et même la réalité du changement climatique. Qui se ressemble s’assemble ? Je n’oserais l’affirmer – on verra si les défenseurs de l’amiante, ceux de l’innocuité des pesticides dans l’alimentation et contre les abeilles, et de l’aluminium dans les vaccins se retrouvent aussi ici 🙂
    Sur le fond: une meta-étude n’est pas une étude scientifique qui démontre quoi que ce soit de plus que ce qu’elle a analysé. Et la proportion des Etudes revues qui avaient été gérées ou aidées par les promoteurs des OGM n’est pas indiquée. Elle est évidemment énorme. Mais ne le disons pas, surtout pas ! On n’est pas membre du « lobby écolo », qu’à Dieu ne plaise !

    1. Bien sûr que l’écologie est une industrie qui vaut des dizaines de milliards, largement en aides d’États, d’ailleurs.

    2. L’écolo-business est un business comme les autres. Il se pare des atouts de la vertu pour vendre de la salade qui n’a de verte que la couleur.

    3. Le problème est que les méthodes employées par des anti-OGM, des réchauffistes ( anthropiques) ou de nombreux militants écologiques, discréditent la cause écologique, et s’apparentent à de l’obscurantisme, un obscurantisme parfois violent.
      On peut bien entendu être sceptique quant à l’usage de certains OGM, le scepticisme est même une vertu en science. Mais sans sombrer dans le militantisme imbécile, ou même ce fanatisme effrayant, qui finalement finit par desservir la cause qu’on voudrait défendre.
      Cela me rend triste de voir l’état de l’Écologie en France, l’écologie politique, l’écologie pastèque dévoyée et déshonorée. Triste et écœuré. Ceux qui ont de véritables préoccupations écologiques, sans tomber dans cette espèce de nouvelle Église sécularisée, ne peuvent qu’en être attristés.

    4. À qui essayez-vous de faire croire que l’écologie politique ne promeut pas un business? Comme celui du bio par exemple?

    5. Je vous crois sincère, cest déjà quelque chose, mais aussi complètement endoctriné. L’écologie en soi est une grande et belle chose, mais je suis convaincu que les ecolos, si on les laisse faire, nous conduisent à la ruine, tant ils sont dans une croyance dévoyée.

  14. C’est curieux que pas un écolo ne soit présent dans ces commentaires.

  15. Monsieur Kuntz, je vous crois bien volontiers,

    et j’avoue être très sceptique vis à vis des ONG écologistes, pour les avoir entendu raconter raconter n’importe quoi dans des dossiers en Afrique, concernant l’exploitation des forêts et du pétrole on shore.
    Et je me targue d’être objectif dans mes opinions, en essayant de me documenter avant de juger.

    S’agissant de ce sujet des OGM, je suis personnellement opposé aux OGM, mais pas pour cette raison de santé, car je n’ai pas d’opinion là dessus, mais surtout parce que les céréales OGM ne sont pas capables de se reproduire, et donc il faut pour l’agriculteur, acheter chaque année de nouvelles semences, ce qui crée une dépendance économique que je considère comme intolérable.
    avec mes salutations

    Richard Moulet

  16. Je ne suis pas scientifique mais j’ai du bon sens, je suis contre les OGM tout simplement car il s’agit d’un procédé qui a pour but de rendre dépendant de firmes et de produits de ces firmes, qui monopolise les produits agricoles et que l’intérêt n’est que financier; que je suis pour la diversité des cultures et que normalement la démocratie serait de tenir compte de l’avis du plus grand nombre et que 80 % n’en veulent pas !

    1. Il n’y a aucune dépendance à des firmes ni de situation de monopole. Votre « bon sens » ne vous fait que régurgiter les sornettes que l’on peut lire sur les tracts de Greenpeace et consorts. Et l’appel à la popularité que vous glissez dans votre commentaire est un argument fallacieux.
      http://thefarmerslife.com/whats-in-a-monsanto-contract/

      1. Jimmy, renseignez-vous donc sur ce qu’il s’est passé en Colombie avec l’introduction des OGM et… curieusement en même temps l’interdiction totale de la réutilisation des semences naturelles. Le gouvernement a fait détruire 8T de graines qui devaient servir aux semis de l’année suivante. L’effet direct de cette interdiction c’est l’obligation pour tous les paysants de racheter tous les ans leurs semis là ou il était gratuit avant…
        Mais ça aussi c’est un « argument fallacieux » !?

        1. Oui complètement. Comme 90% de ce qui vient de Combat-Monsanto.
          On passera sur l’appel à la nature, sur la quantité de semences qui varie mystérieusement d’un site de « réinformation » à l’autre, sur les corrélations douteuses sur fond de théorie du complot, pour se concentrer sur la réutilisation de semences. Quel intérêt pour un agriculteur de ressemer sa production d’un année sur l’autre, pour commencer?

          1. Quel intérêt aujourd’hui ? Le prix pour commencer.
            Les agriculteurs gardent les meilleurs graines d’une récolte pour replanter l’année suivante, tout simplement. Ca fonctionne comme ça depuis des milliers d’années.
            Mais ça ce doit être trop libéral pour les anars de ce blog…

            1. Il faut vous mettre à jour, mon pauvre Steph. En Europe, les agriculteurs n’ont pas le droit, bio ou pas, de replanter leurs propres semences … voir par exemple http://bit.ly/25xUyFw

    2. « l’intérêt n’est que financier »

      Dans ce cas, il faut combattre les OGM sur le plan financier !

      Mais vous aurez du mal à montrer que l’intérêt n’est que financier. La modification « in vitro » n’est qu’une technique améliorée de la sélection par croisement/sélection – qui est également « génétique ». Le but est toujours d’améliorer les rendements et donc financier, mais au final cela fait la différence entre un monde de famines récurrentes et un monde de surplus. A moins d’en faire une conviction religieuse, le choix est facile à faire.

      En revanche, il y a quelque-chose qui me gêne dans l’acharnement à faire des études sur la nocivité de certaines choses et d’en réfuter les résultats quand ils ne prouvent pas cette nocivité. Oui il faut faire ces études, et les refaire quand on a des méthodes d’analyse plus complètes. Mais cela a un cout. Et entre temps qui a prouvé que les carottes ne sont pas nocives ? Cela peut sembler stupide, mais certains remettent aujourd’hui en question notre alimentation à base de céréales au détriment des graisses. On remet en cause le fait de trop se laver autant que de ne pas se laver – sans parler de la sur-protection dans l’enfance qui nous empêche de développer notre système immunitaire.

      Donc beaucoup d’études à faire – mais avec une démarche scientifique rigoureuse et une remise en cause permanente. Dénaturer la vraie science et ruiner la réputation des scientifiques ne va surement pas aider …

    3. Votre argumentation est bizarre à tout le moins. Avec votre bon sens, cest vous qui le dites, vous récitez, sciemment ou non un catéchisme ecolo touchant mais non étayé et bien peu crédible.

  17. Les OGM c’est la monopolisation de la nature. Et actuellement les OGM sont modifié de sorte qu’elle produisent elle-meme l’agent chimique qui tuera les indésirable (et les autres).

    1. L’opposition naturel/chimique est un autre argument fallacieux. On ne construit pas un raisonnement cohérent de cette façon.

      1. Jimmy : faites attention à la méthode que vous utiliserez pour apprendre à normegnagna qu’il est lui même « chimique ». Il faut y aller avec douceur, cela pourrait autrement lui faire un choc 🙂

      2. Le commentaire ne parle pas d’opposition…
        Un avis aussi sur la « monopolisation de la nature » ?

        1. Un épouvantail. Si l’on s’en inquiétait réellement il faudrait aussi combattre les brevets sur les variétés « bio », et ce n’est pas le cas.

          1. Sauf que le bio n’interdit pas que l’on replante, contrairement au brevet sur les OGM.
            Pour votre information, le bio n’est pas un brevet mais un label.

            1. Il faudrait vous informer un peu, mon pauvre Steph. En Europe, les agriculteurs n’ont pas le droit, bio ou pas, de replanter leurs propres semences … voir par exemple http://bit.ly/25xUyFw

  18. La mauvaise foi, ce sont les apprentis sorciers qui en font preuve. Quant à l’indépendance des recherches et des chercheurs,il faut savoir que les deux derniers directeurs de la revue médicale New England Journal of Medecine, ont démissionné en affirmant qu’ils ne pouvaient garantir l’indépendance des études publiées dans la revue, même pas la validité des «peer reviews». L’avenir et les enquêtes prouveront bien le lien entre Monsanto et les croisés de la cause des OGM M.Kuntz! On sait déjà que le Comité scientifique et de patronage de l’AFIS (association française pour l’information scientifique)est devenu un lobby pro OGM. On vous a d’ailleurs demandé de révéler vos liens avec Monsanto et l’industrie des OGM.Face à cette situation,un membre émérite de ce comité, le docteur Marcel-Francis KAHN, professeur émérite de Médecine Paris 7, a démissionné. On peut berner quelques personnes quelque temps, mais on ne peut berner tout le monde tout le temps, prenez-en bonne note, car un jour le scandale éclatera et vous serez éclaboussé!

  19. C’est inhabituel de voir les mots ‘lobby’ ou ‘mauvaise foi’ utilisé pour les écolos! Pour ma part, bien que d’ordinaire je préfère la science à la foi, je garde mes convictions écolos pour le coup, même après vous avoir lu.

  20. Circonvolutions ou circonlocutions ?

  21. Coïncidence amusante dans l’actu : trois quarts des gens sont en même temps prêts à être eux-mêmes transformés en OGM.

    http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/15893-Manipulations-genetiques-76-des-Francais-pour-un-usage-therapeutique

    (Et là du coup, ça ne serait plus toxique).

    1. La Coupe Est Pleine

      C’est un fait assez amusant en effet! On attend toujours la première réaction du collectif des FV.

  22. Je crois qu’il s’agit plutôt d’une attaque ad personnam.
    L’attaque ad hominem retourne à l’adversaire ses propres arguments. On est encore dans l’échange.
    L’attaque ad personnam, est ce qui reste à celui qui faute d’argument sur le débat s’en prend à la personne, à ce qu’elle est.

  23. Peut être la seule question pour laquelle j’adhère à l’Europe des Princes Fonctionnaires.

  24. Le gros problème est et reste les brevets sur le vivant. Et les limites de ceux ci.

    1. En 1865, Louis Pasteur obtient un brevet français sur une souche de levure utilisée dans la fabrication de la bière.
      En 1911, les juges américains considèrent légitime un brevet sur une substance naturelle l’adrénaline.
      Le 13 mai 1930 le Congrès US autorise le dépôt de brevet pour les « variétés de plantes distinctes ».
      En 1932, l’Office allemand de brevets décide que les procédés de culture sont brevetables …

      Tout cela n’a, absolument, aucun rapport avec les OGM.

  25. Il y a eu, l’autre jour à Bruxelles, une manifestation d’écolos-conscientisés devant les bureaux de Monsanto. Une centaine de personnes, paraît-il. Ils manifestaient contre les OGM. La présidente et porte-parole desdits conscientisés estimait que les OGM étaient une menace majeure. Le deuxième péril était constitué par les chemtrails, d’après cette dame. Eh bin…

    1. « Ecolo-conscientisés » … Diantre !… encore plus grave que l’écolo-vulgarus ?

      1. Il s’agissait en réalité de spécimens de citrullus lanatus. Vous savez bien, c’est vert de l’extérieur, rouge de l’intérieur, rempli de petits grains noirs qui ne demandent qu’à germer.

  26. l’OGM est aussi mauvais que le cochon et doit donc être banni de nos assiettes . seriez vous écolophobe pour nier cette évidence et balancer un tas d’arguments d’alchimistes ayant échappé au bucher ?

  27. Soit, je veux bien considérer ce point de vue, surtout que je ne connaissais pas ces travaux contraires à la Doxa. Je vais y réfléchir.
    Par contre, je profite de cette petite tribune pour me poser la question, vous la poser à vous et à ceux qui voudront bien me répondre : est-il acceptable que le paysan ne puisse pas re-ensemencer sa propre production ? Qu’il fasse comme depuis des millénaires, 1/3 pour manger, 1/3 pour vendre et surtout 1/3 pour recommencer l’année suivante ? Parce que la tendance, bien plus forte dans les pays pauvres, est de devoir obligatoirement acheter chaque année les semences à un grand groupe multinational. Acheter à eux, afin de pouvoir semer et de survivre. Moi je trouve ce nouveaux systeme aberrant.

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