Glyphosate : le mensonge d’État ?

Publié Par Wackes Seppi, le dans Environnement

Par Wackes Seppi.

Glyphosate By: Global Justice NowCC BY 2.0

 

Jeudi dernier, les représentants des États membres devaient se prononcer à Bruxelles sur le renouvellement de l’autorisation de mise sur le marché du glyphosate, un herbicide total vieux de plus de 40 ans, le plus employé dans le monde, vendu aux particuliers dans les jardineries et grandes surfaces, et même les supérettes de campagne.

Cette décision a une portée considérable : c’est l’avenir de l’agriculture et de l’alimentation européenne qui est en jeu. C’est le cas aussi de l’environnement et de la santé publique, mais dans un sens contre-intuitif : l’interdiction du glyphosate impliquera sans nul doute l’utilisation de produits bien plus préoccupants. Et, pour l’environnement, ce sont les techniques de culture simplifiées qui risquent de pâtir d’une décision négative. Il ne faut certes pas céder au catastrophisme, mais il importe de bien saisir les enjeux.

Sauf erreur, le vote des États membres n’est que consultatif et ne s’impose pas à la Commission. Il va de soi, cependant, que celle-ci pourra difficilement passer outre un résultat négatif et adopter la décision qu’elle a proposée ; ce serait immédiatement interprété comme une priorité donnée aux intérêts économiques au détriment de la santé publique. Notre construction européenne fort malmenée n’a pas besoin de ça. Les États membres enclins à poursuivre à Bruxelles une manœuvre de basse politique national le comprendront-ils ? La France… ?

Peste ! Le glyphosate n’est plus cancérogène…

Pendant des mois, un certain membre du gouvernement – enfin de la principauté environnementale – a surfé sur la décision du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) de classer le glyphosate comme « cancérogène probable », s’alimentant auprès de l’activisme anti-pesticides et anti-capitaliste, et l’alimentant en retour.

Cet argument vient de tomber avec fracas : la Réunion conjointe de la FAO et de l’OMS sur les résidus de pesticides (Joint FAO/WHO Meeting on Pesticide Residues – JMPR), qui a tenu une session extraordinaire du 9 au 13 mai 2016, a conclu que « le glyphosate n’est vraisemblablement pas génotoxique [unlikely to be genotoxic] aux expositions alimentaires prévues » et que « le glyphosate ne pose vraisemblablement pas de risque cancérogène [unlikely to pose a carcinogenic risk] pour l’Homme par l’exposition par l’alimentation. » Et l’OMS a fait diligence pour publier un pré-rapport « pour que l’information puisse être disséminée rapidement ».

Digressons brièvement, enfin pas vraiment : le CIRC est sous l’égide de l’OMS. Nombreux ont été ceux qui ont fait le raccourci pour donner plus de poids à leur boniment : « L’OMS a classé… ». Ils ont l’air fin maintenant…

Tenez, Mme Ségolène Royal a déclaré le 4 mars 2016 :

« Il faut vraiment que l’Union européenne et la Commission s’alignent sur la position la plus protectrice de l’environnement et de la santé. La France va pousser pour la position la plus offensive qui est la position de l’OMS. »

Voir par exemple ici, mais la déclaration a bien sûr été reprise par les médias militants. En fait de position offensive, c’était plutôt une offense à la raison et à la bonne foi…

Digressons encore : certains activistes ont accusé l’OMS de vouloir peser – indûment, cela va de soi – sur la décision européenne. C’est oublier que la réunion de la JMPR avait été programmée à l’automne 2015, et que la décision européenne aurait dû être prise le 8 mars 2016. Mais la fin justifie les moyens, même les plus infâmes.

C’est abracadabrantesque… le glyphosate est devenu un perturbateur endocrinien

Or donc, la France est entrée en campagne électorale et il faut donner des gages à la bien-pensance « écologique ». De toute manière, flatter la minorité qui peut faire la différence est un besoin permanent (c’était pareil sous la présidence précédente), et nous devons de surcroît souffrir un ministre de l’Agriculture aux opinions bien arrêtées. La France s’opposera donc au renouvellement de l’autorisation du glyphosate. M. Le Foll l’avait dit au Sénat le 12 mai 2016 dans une déclaration confuse dont le sens est maintenant clair.

En campagne électorale ? C’est Mme Marisol Touraine, ministre des Affaires Sociales et de la Santé, qui est montée au front le mercredi 18 mai 2016, dans la Matinale de France Info. Qu’a-t-elle dit ?

« Le président de la République a dit très clairement lors de la dernière conférence environnementale que le glyphosate ne serait pas autorisé en France car indépendamment des débats sur le caractère cancérigène ou non du glyphosate, nous considérons, et les études dont nous disposons montrent que c’est un perturbateur endocrinien ».

Selon elle,

« d’autres études sont attendues pour 2017 mais en attendant, nous ne renouvelons pas l’autorisation du glyphosate ».

Formidable ! Le glyphosate était cancérogène, selon l’OMS, argumentum ad auctoritatem oblige, l’argument tombe et, hocus pocus, il devient un perturbateur endocrinien.

Mensonges d’État…

Bien évidemment, notre respect inconditionnel pour notre gouvernement et notre confiance inébranlable dans sa bonne foi nous imposent de croire que ces études n’ont pas été gardées sous le coude, mais qu’elles ont été faites et sont apparues, comme par magie, entre le 12 et le 18 mai 2016.

Au fait, nos dirigeants se souviennent-ils qu’ils ont délégué à l’ANSES, à compter du 1er juillet 2015, en application de l’article 51 de la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014, la mission de délivrer, retirer ou modifier les autorisations de mise sur le marché et permis des produits phytopharmaceutiques, des matières fertilisantes et supports de culture et des adjuvants ?

Le 17 septembre 2015, Mme Catherine Regnault-Roger, professeur des universités émérite à l’Université de Pau et des pays de l’Adour, membre de l’Académie d’Agriculture de France, s’était insurgée dans la Tribune contre la « petite » loi, petite car composée d’un seul article, sans aucun considérant, votée dans l’urgence le 2 juin 2014 pour interdire en France la mise en culture des variétés de maïs OGM. Elle considérait, à juste titre, que cette loi était fondée sur un mensonge d’État, une décision strictement politique, non fondée scientifiquement. Elle écrit « Elle repose sur une duperie scientifique organisée dans les hautes sphères du pouvoir ».

En matière de mensonges d’État, nous pouvons penser que nous venons de voir pire.

Des intérêts économiques passés par pertes et profits

Dans le cas du maïs, le seul dégât effectif est que nos producteurs ne peuvent pas utiliser le maïs Bt MON 810, qui profite aux seuls Espagnols et Portugais en Europe. Imaginez une agriculture française, mais aussi des entreprises publiques comme Réseau ferré de France, sans glyphosate, face à la concurrence européenne…

M. Le Foll a beau avoir déclaré : « …il n’est pas question de renouveler l’autorisation, mais dans le cadre européen » : ce n’est pas cohérent avec la dernière déclaration, encore plus irrationnelle que la sienne et, surtout, démagogique et électoraliste.

C’est là une autre considération. Triviale…

France Info face à l’hystérie anti-glypho

France Info a fait fort avec, si nous avons bien compté, sept articles récents sur son site. Les journalistes se sont attaché à faire preuve de neutralité. Et ils ont plutôt réussi, du moins à l’écrit, et sachant qu’en cette période d’hystérie anti-glypho, on pouvait s’attendre au pire (mise à jour ci-dessous).

Il y a un « Renouvellement du glyphosate : « Il faut faire confiance à nos instances » (porte-parole plate-forme glyphosate France) ». Ce n’est pas tous les jours que l’on donne la parole à M. Yann Fichet…

Ce billet fait le pendant de « Renouvellement du glyphosate : « Le principe de précaution doit prévaloir » (Greenpeace France) ». L’argumentation de GP est intéressante ; Suzanne Dalle explique :

« On attend une étude d’ici l’année prochaine de l’agence européenne sur les produits chimiques avec une évaluation des impacts sur la santé humaine, mais en attendant, il nous semble indispensable d’interdire les usages ».

Mais peut-être n’ont-ils pas eu, chez Greenpeace, les études sur la perturbation endocrinienne qui ont convaincu notre gouvernement…

Dans « Agriculteur avec ou sans glyphosate : deux conceptions du métier », la journaliste a tenté un exercice d’équilibre : 240 hectares cultivés avec du glyphosate pour l’un, qui « arrive à produire beaucoup : plus de 100 quintaux à l’hectare pour le blé » ; et pour l’autre 40 hectares en agriculture bio… pour quels rendements ? Posons le problème en termes un peu différents : combien de personnes nourries par l’un et par l’autre à surface égale ? Un élément de réponse :

« Armel va produire deux fois moins que son voisin André mais il va pouvoir vendre son lait ou ses céréales deux fois plus cher. L’un dans l’autre il s’y retrouve et ne craint plus les interdictions de pesticides. »

Mais, tout en haut du tableau d’horreur, il faut mettre : « Glyphosate : des scientifiques dénoncent l’étude de l’EFSA, « une évaluation anonyme » (Robert Bellé, toxicologue) ». Voilà donc un scientifique, qui se prévaut de sa qualité de scientifique, qui fait un commentaire dans la droite ligne des insinuations des activistes. Il est vrai qu’il est aussi un des signataires de la fameuse lettre envoyée le 27 novembre 2015 par un groupe de scientifiques menés par M. Christopher J. Portier au Commissaire à la Santé et la Sécurité Alimentaire Vytenis Andriukaitis pour contester les conclusions de l’EFSA et lui demander de les classer sur le mode vertical (voir notamment ici sur ce site).

L’argumentation est impressionnante : c’est maintenant l’OMS et la FAO qui disent… mais sus à l’évaluation de l’EFSA. Ou encore : on connaît les noms des experts du CIRC… pas ceux de l’EFSA… qui a donc produit « en quelque sorte une évaluation anonyme qui a des conséquences extrêmement graves« .

Nous, nous pensons que des scientifiques qui utilisent ce genre d’argument, c’est extrêmement grave.

Sur le web

  1. tout ce tintamarre a une origine commune : le présumé coupable doit prouver qu’il est innocent. un truc surement hérité de l’inquisition pour permettre la torture et se débarrasser de personnes encombrantes
    bien entendu , c’est impossible et tout dépendra du bon voir de l’accusation.
    je me demande comment la justice des différents pays ayant un système inverse s’en accommode mais existent ils vraiment ?

  2. Je n’ai pas les connaissances scientifiques me permettant de juger sur votre argumentation. Mais elle me semble pathétique, comme toutes celles qui aboutissent au déni.

    Elargissons le débat, et allons au-delà du round-up. Il faut un débat de société très large sur l’ensemble du dossier écologie (dont fait partie le glysophate).

    1 – Supposons que vous ayez une maisons de vacances dans un superbe endroit très préservé au plan environnemental. La vendriez-vous pour en acheter une autre à Plestin les Grêves, avec vue et odeur sur les algues vertes?

    2 – Par ailleurs, êtes-vous prêt à boire uniquement l’eau tirée des puits de la Beauce, pendant un an ? Trouvez-vous intelligent que nous balladions sur les mers et sur les routes des tonnes d’eau en bouteille, sans pesticides ?

    Si vous répondez non à ces deux questions, vous conviendrez que votre article devient nettement moins convaincant.

    3 – Allons encore plus loin. Je vous invite à lire l’article suivant sur le gaz de schiste. On voit bien que toutes les déclarations des pétroliers sur le gaz de schiste sont pipo flûte. Là encore, cette histoire affaiblit considérablement votre article, car on en a lu des centaines comme le votre sur l’absence totale d’inconvénients de l’extraction du gaz de schiste. http://www.lefigaro.fr/societes/2014/02/25/20005-20140225ARTFIG00241-gaz-de-schiste-le-patron-d-exxon-n-en-veut-pas-dans-son-jardin.php

    4 – Ce n’est pas tout. Regardez les images ci-après. https://www.mediapart.fr/portfolios/or-noir-et-terres-mortes-au-canada
    Vous avez envie d’habiter là-bas ?
    Là encore, on ne peut nier qu’une réflexion d’ensemble rationnelle sur la problématique écologique (dont font partie les glysophates), s’impose.

    1. « un superbe endroit très préservé au plan environnemental »
      c’est quoi , le terrain vague a coté de chez moi , où la flore et la faune vivent une vie tranquille aux dépens des uns et des autres et dans la plus parfaite anarchie ou mon jardin arboré et entretenu par mes soins à coup de sécateurs pesticides herbicides et tondeuses tronçonneuses aussi bruyantes que fumantes ?

      1. Je suppose que de Kermel fait référence au 1er cas. Au dépend des uns et des autres? Développez? « L’anarchie » que vous citez, c’est l’état naturel de la faune et de la flore. Dans votre logique, on rase rapidement toutes les forêts, zones marrequageuse… qui n’ont pas encore exploitées par l’activité humaine au plus vite afin d’éliminer les nuisibles? Si c’est vraiment ce que l’espèce la plus intelligente vivant sur cette planète veut, c’est bien triste…

        COncernant le round-up, franchement je n’y connais pas grand chose, mais le principe de précaution cité dans l’article doit être de mise. De plus, gros problème, on ne laisse pas le choix au consommateur, puisque les pesticides se répandent par l’air et se retrouvent finalement sur n’importe quelle parcelle de terre à proximité…

        1. « ‘anarchie » est l’opposé de « organisé ». l’homme étant un animal social a besoin pour vivre d’organisation . c’est aussi un animal paresseux, si raser une foret ne lui apporte rien , il ne le fera pas .
          le principe de précaution ne devrait pas s’appliquer dans une société où chacun est responsable devant la justice des dégâts qu’il provoque…c’est le cas ici avec le round up , la société productrice est responsable des dégâts et donc a pris les précautions nécessaires pour fournir un produit sans danger..et d’ailleurs , il n’existe aucun cas d’intoxication par ce produit en respectant ses conditions d’emploi .
          le principe de précaution est toujours invoquée pour des raisons…mercantiles et donc le lobbying politique est utilisé car le politique n’a pas a rendre de compte de ses actes en justice ( en France)….jusqu’à présent mais avec le traité transatlantique, cela pourrait changer !

      2. « c’est quoi , le terrain vague a coté de chez moi , où la flore et la faune vivent une vie tranquille aux dépens des uns et des autres et dans la plus parfaite anarchie »
        euuhhhh je ne pense pas que ce soit l’anarchie. Je pense que c’est une société organisée et fondée sur des éléments basés uniquement sur la liberté et donc la loi de la Nature, ce qui revient à la loi du plus fort ou plutôt à un monde ou chacun a besoin de l’autre pour survivre (et parfois à son détriment).

      3. « c’est quoi , le terrain vague a coté de chez moi , où la flore et la faune vivent une vie tranquille aux dépens des uns et des autres et dans la plus parfaite anarchie »
        Non, ce n’est pas l’anarchie. C’est une société organisée et fondée sur la liberté, ou les différentes espèces vivent en interaction et ou l’une a besoin de l’autre pour survivre

        PS: peut être y aura-t-il doublon car problème de connexion. Si tel est le manque, veuillez m’en excuser.

      4. Non ce n’est pas l’anarchie. Cela s’appelle la liberté. Il s’agit d’un monde qui s’autogère selon ses propres règles et ou toutes les espèces vivent en interaction et parfois en harmonie.

        1. @isard64
          mais , c’est ça l’anarchie , la liberté , et cette liberté conduit à…la disparition des espèces non adaptées a cet environnement

    2. « Elargissons le débat… »

      Oui c’est ça, noyons le poisson !
      Manque plus qu’à mettre une photo d’Elephant Man..

    3. La Coupe Est Pleine

      « Là encore, on ne peut nier qu’une réflexion d’ensemble rationnelle sur la problématique écologique (dont font partie les glysophates), s’impose. »

      => Oui une réflexion RATIONNELLE s’impose en effet !
      Vos pseudo métaphores n’amènent pas la moindre preuve à charge du Glypho …. Aviez vous remarqué ?
      On pourrait monter en épingle un même procès contre l’aspirine, puisque c’est l’oeuvre des Farben qui ont commercialisé le Zyklon B des chambres à gaz …. Ce serait tout aussi pertinent.
      Vous reconnaissez ne pas avoir les compétences scientifiques, mais vous semblez manquer cruellement de discernement en sus.

    4. de Kermel: « Je n’ai pas les connaissances scientifiques me permettant de juger sur votre argumentation. Mais elle me semble pathétique »

      Vous ne savez rien du sujet mais votre opinion est faite… bien bien !

      de Kermel: « Par ailleurs, êtes-vous prêt à boire uniquement l’eau tirée des puits de la Beauce »

      Dans l’histoire les gens mourraient beaucoup et meurent encore de boire l’eau des puits, ce qui vous tuera c’est toute la faune bactérienne parfaitement naturelle.
      La DL, la diffusion et le temps de vie du gliphosate est bien trop faible pour vous faire du tort.

  3. Ce qui est pathétique, c’est surtout admettre qu’on manque de connaissance scientifique pour juger l’argumentation de Seppi, pour se fonder une opinion en embrassant toutes les peurs véhiculées par les extrémistes écolos et en faisant des amalgames. Votre courrier est la consécration de l’obscurantisme qui est devenu le fonds de commerce de toutes les gauches faute d’avoir réussi à inventer le « socialisme authentique ». J Curie doit se réveiller dans sa tombe. Le problème des algues vertes par ex n’a rien à voir avec le glyphosate. Quant à l’eau de la Beauce, pour citer un autre exemple (je suppose que vous faites allusion aux résidus d’atrazine et de glyphosate), et si vous manquez d’information scientifique, lisez donc le communiqué de l’AFIS à cet endroit : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2614

    1. Soit, je mélange tout et n’ai rien compris à rien. Tout va bien. Au fait, vous ne dites rien sur la classe action de ce bon PDG d’Exxon Mobil…, ni des photos prises au Canada…Par ailleurs, je n’ai pas écrit que les algues vertes étaient liées au glysophate. Ce dont je suis certain, c’est qu’elles sont liées à qun produit qui a été mis en marché, et dont les scientifiques ont prouvé l’époque qu’il ne posait aucun problème. Quant aux dégâts, ils ne sont pas payés par le fournisseur de ce produit, mais par le contribuable obscurantiste.

      Voilà pourquoi je pense qu’il faut sortir du déni systématique,et voir le problème plus largement.

      Je suis du reste tenté de vous suggérer de lire l’encyclique LAUDATO SI, qui, je vous le rappelle, s’adresse à tous les citoyens du monde, et surtout n’a été critiquée par aucun expert sur la planète. Soyez donc le premier à le faire. Cette encyclique véhicule beaucoup de peurs. Bref, c’est une autoroute pour que vous vous en moquiez. Si c’est un tissu d’âneries obscurantistes, faites-le savoir.

      1. « Je suis du reste tenté de vous suggérer de lire l’encyclique LAUDATO SI, qui, je vous le rappelle, s’adresse à tous les citoyens du monde, et surtout n’a été critiquée par aucun expert sur la planète. »

        À propos de l’encyclique pontificale  » Laudato si’ « .

        Un article de Rémy Prud’homme, dans la revue Commentaire, N° 152/Hiver 2015-2016, pp.827-834, sous le titre : Perplexités,

        L’encyclique pontificale est un genre littéraire avec son histoire, ses codes, ses références, son public, ses objectifs. Celle qu’a publiée en juin 2015 le pape François sous le titre  » Laudato si’  » pourrait, et sans doute devrait, être analysée à la lumière de ses spécificités. Mais son champ (« sur la sauvegarde de la maison commune »), son succès médiatique et, comme on le verra, son contenu appellent également une approche plus terre à terre. La part qu’y occupent la science, la psychologie, l’économie et la politique y est si grande qu’un examen critique en est légitime et désirable.
        R. P.

        […] Les réserves, on n’ose pas dire les critiques, sont rarissimes. [Celle du] cardinal australien Pell, qui n’est rien moins que le ministre des Finances du Vatican : « Il y a beaucoup, beaucoup d’éléments intéressants. Certains d’entre eux sont magnifiques, mais […] l’Église n’a pas reçu de mandat du Seigneur pour se prononcer sur les domaines scientifiques. »

        Ce n’est qu’un court extrait pour vous engager à lire l’intégralité de cet excellent article.

      2. Oui l’encyclique est un tissu d’âneries .
        Ce qui m’amuse(pas en vérité), il fut une époque ou l’on reprochait au monde injuste ( le capitaliste, le socialiste lui s’indignait)de laisser
        mourir de faim des millons de gens. Maintenant que tout le monde est nourri (sauf quand les états créent des famines) ça n’est pas « écolo ».
        Donc mourrons de faim mais en bonne santé d’un point vue « écolo ». Des épiphénomènes de Malthus mal digérés.
        Pour rappel la population du monde est nourrie, vit plus longtemps et en meilleures santé malgré les vilains capitalistes pollueurs buveurs de sangs .
        Et ça sans le secours de l’agriculture « bio » et des médecine alternatives.
        Vos petites peurs entretiennent vos confusions . Vendez votre maison secondaire et installez-vous en foret vierge, c’est bio et exquis…
        (pour les algues vertes relisez votre dossier, à moins qu’il ne soit partisan ou erroné)

      3. @de Kermel: « Mais elle me semble pathétique, comme toutes celles qui aboutissent au déni. » Déni de quoi? Entre « cancérogène probable » et « le glyphosate ne pose vraisemblablement pas de risque cancérogène [unlikely to pose a carcinogenic risk] pour l’Homme par l’exposition par l’alimentation.
        Est ce qu’il y a un rapport entre le glyhosate et les algues vertes, les puits de la Beauce, le gaz de schiste et le patron d’Exxon, les terres mortes au Canada?

      4. Quel rapport avec une class action contre la construction d’un chateau d’eau ? Attention au pur trollage qui n’est pas bien vu ici.

        1. Il ne s’agit pas d’un simple château d’eau… Ca c’est un troll. Pour le reste, le lien entre tout ce que je disais est simple . Nous sommes en face d’un méga problème écologique, dont le glysophate fait partie. Sur ce site, on adore le nier, pour une raison bien simple : le marché ne parle jamais des effets collatéraux positifs et négatifs de l’offre et de la demande. Si le marché n’en parle pas, c’est qu’il n’y a pas de problème. Bon, on arrête.

      5. Comme vous n’avez plus rien a répondre aux argument avancés (en particulier, l’AFIS), vous changez d’angle d’attaque.
        Une touche sur une class action laissant traîner le doute sans en indiquer l’objet réel (cf commentaire C.Boyer). Une autre fois sur les algues vertes… mais sans aucun rapport avec le sujet (les éleveurs de porcs tant décriés par nos écolos n’en sont plus responsables? C’est encore un coup de ces vils industriels et de ces incapables de scientifiques?). Et, apothéose, vous nous sortez l’encyclique Laudato. C’est plus une profession de foi, un texte politique… tout ce que vous voulez d’ailleurs (cf commentaire jg2433), mais en aucun cas un texte scientifique. C’est aussi pour cela qu’aucun expert scientifique qui ne s’est donné la peine d’argumenter et non pas parce que ce texte portait la Vérité.
        Si vous en êtes réduit à vous appuyer sur les écrits de l’Eglise pour soutenir vos thèses…

  4. Le glyphosate est trés utile aux adeptes du non labour pour luttes contre les adventices vivaces,le retour du labour est plutôt anti-écologique et anti-agronomique

  5. mais aussi des entreprises publiques comme Réseau ferré de France, sans glyphosate,

    Mort de rire : RFF c’est du bio écologique avec des produits pire que le RoundUp ❗

    Politique d’ivrognes en fRance 🙁

  6. L’auteur accuse carrément les politiques de mensonge en inventant des rapports qui n’existent pas et les trolls écolos habituels, qui pourtant doivent potasser la question à longueur de journée, ne trouvent rien de mieux que nous mettre sur le tapis les algues, les forêts, Exxon Mobil ou le Pape.

    Oui, peut-être. Et les Martiens dans tout ça, ils en pensent quoi ?

  7. Depuis que les instances politiques se sont saisies de ces débats ayant rapport à l’écologie, ces derniers sont faussés.
    Au lieu de rester suffisamment longtemps purement scientifiques, ces débats deviennent un enjeu de pouvoir et/ou d’argent, avant même qu’une certitude scientifique soit établie. Sans compter que, hélas, certains scientifiques se laissent tenter par la notoriété et les subsides qui vont avec.
    Avec des arguments tranchés, dans un sens comme dans l’autre, on simplifie à outrance des phénomènes complexes sur lesquels tout le monde veut avoir un avis sans en avoir les compétences. Selon les cas, un avis qui conforte des peurs, ou au contraire un avis qui s’inquiète des retombées excessives des peurs en question.
    Les médias jouent bien peu leur rôle d’information. Cela supposerait que les journalistes s’informent un minimum et surtout, fassent comprendre que tout progrès doit s’évaluer dans un rapport benéfice/risque. Rapport qui peut dépendre des lieux, des méthodes d’application, des contraintes économiques etc…
    Ce qui est certain, c’est que les marchands de peur essaient de vendre le mirage d’une vie sans risque et du « c’était mieux avant ». Avec une telle idéologie, on s’éclairerait encore à la bougie et on ne soignerait pas les cancers!

  8. Bonjour,
    Je regrette que toute l’inforation scientifique n’ai pas été donnée. En résumé, l’EFSA a évalué le glyphosate en écartant les résultats des mélanges avec les adjuvants (lire sur le site de l’EFSA). Le CIRC a tenu compte de toutes les études publiées, y compris les effets des mélanges (que l’on trouve dans la banque de données NCBI). L’EFSA conclue que le glyphosate n’est pas cancérogène probable, le CIRC que les mélanges le sont.
    A votre avis, qu’est-ce qui est utilisé ? ET donc qui a raison ?

    1. et le glyphosate c’est une molécule…alors …zut….
      alors on dit le adjuvants utilisés avec le glyphosate sont cancérogènes.. zut zut zut zut …
      quanon est une instance scientifique on se doit d’etre précis .
      ok j’ai tort mais j’ai raison….usant!!!! usant de parler avec des gens pus bourrés de préjugés que de pesticides…

      1. Bonjour, en l’occurrence ce ne sont pas les adjuvants mais ceux-ci permettent au glyphosate de pénétrer dans les cellules. Si vous connaissez un peu de biologie, tous les êtres vivants sont constitués de cellules et le glyphosate doit les pénétrer pour être herbicide. C’est le rôle des adjuvants.

    2. L’article parle de « unlikely to pose a carcinogenic risk ». En français, ça fait « pas vraisemblablement susceptible de poser un risque cancérogène », attention à l’ordre des mots. Le CIRC n’a jamais conclu que les mélanges étaient cancérogènes, puisque le groupe 2A correspond à des cas où « at present it is not conclusive ». En toute logique, le glyphosate devrait maintenant passer en 2B ou 3, et les études et le classement se concentrer sur les adjuvants.

    3. @ Robert Bellé

      Manifestement, vous êtes un peu plus au courant que l’auteur de l’article André Heitz dit « Wackes Seppi » ou les commentateurs: ceci pourrait vous intéresser:

      http://journal.frontiersin.org/article/10.3389/fenvs.2016.00028/full

      1. L’article remet en cause les études faites sur la toxicité. Ils ont raison : on n’est jamais trop prudent. En revanche il est de mauvaise foi de conclure qu’un produit est toxique parce que l’on doute des études. Ce serait comme prétendre que le réchauffement climatique n’existe pas parce que le GIEC n’est pas fiable …

        En revanche dans les 2 cas, c’est la confiance dans la science qui en prend un coup, et on en arrive forcément à conclure que tout ça n’est que manipulation politique …

        1. @ Pierre B et @ Pragmat

          Oui, @ Pragmat,

          la science ne sort pas grandie, dans ce cas: comme souvent montré dans la controversée émission « Cash », nombre d’études pèchent par de possibles confusions d’intérêt et les lobbies sont là pour influencer les décideurs politiques (qui souvent n’y pigent que pouic!) avec ces études dont la publication finale ne reprend pas toujours intégralement celles des études. La rédaction des conclusions (quand elles ont été lues!) ne suffit certainement pas à « faire loi ».

          Remarque: le glyphosate voit sa formule tomber dans le domaine public: Monsanto n’est donc plus le seul producteur concerné.

          Pour le GIEC, c’est logique. Le doute peut venir du fait d’une prédiction, impossible à démontrer expérimentalement, sur base de sciences multiples et qui ne recueille pas l’avis unanime des chercheurs supposés indépendants: l’hypothèse du GIEC doit donc être vraie à « X » %, sans plus.

          À @ PierreB.,

          je dirais que ce qui m’a paru être intéressant, c’est la forme physique (poudre ou liquide), les additifs, la forme chimique (pH …), et le devenir des résidus comme éléments sur les effets à venir, tant sur faune et la flore sauvages que sur les cultures et le bétail puis sur le consommateur humain: l’analyse des urines des parlementaires européens montre spectaculairement que nous avons quasi tous, du glyophosate dans nos urines. Vu les quantités vendues de ce produit depuis 1974, le phénomène est mondial et, médicalement (on ne se refait pas!), il n’y aura donc plus d’échantillon de personnes non exposées comme « témoin », pour d’éventuelles études à venir.

          Bref: nous savons que nous ne savons pas grand chose! (et je n’ai personnellement aucune compétence particulière)

          L’avenir nous dira peut-être si ce « miraculeux » produit a une contrepartie ou pas.

          Sérieusement, le glyophosate n’est évidement pas le seul produit sur lequel il faut se questionner! La lutte idéologique contre Monsanto ne fait que troubler la sérénité du débat comme le manque de transparence industriel et politique. En France, vous le savez bien pour l’avoir vécu avec la dissolution de l’AFSSAPS près 2 catastrophes (au moins).

      2. En lisant les paragraphes traitant des parties intéressantes (ceux sur les études traitant de la toxicité notamment), j’ai remarqué qu’ils citent souvent (et des fois exclusivement) leurs propres papiers. Il n’y a qu’à regarder le chapitre : « Review of recent findings ». C’est généralement de mauvais augure, surtout pour un article qui entend une conclusion de tous ces papiers (juge et parti). Il faut aussi noter qu’un certain nombre d’articles citent aussi des travaux du groupe de travail de M. Séralini, dont nombre des papiers ont été âprement critiqués (son étude n’a d’ailleurs pas été tenu compte dans l’évaluation du CIRC). Il est en outre, assez facile de faire du cherry-picking dans ce genre de papier donc il est assez difficile à évaluer si l’on n’est pas du milieu. Cependant, ces préoccupations restent de l’ordre de la supposition vu que je suis totalement incapable d’étudier le sérieux d’une étude aussi longue (et qu’il me faudrait plus de temps que je peux passer sur ce sujet).

        Je finirais par un autre papier écrit par eux : http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0308814613019201 . Papier dont j’ai l’impression qu’il y a eu pas mal de controverse sur son sérieux. (http://nodesci.net/blog/2014/03/27/a-critical-review-of-compositional-differences-in-soybeans-on-the-market-glyphosate-accumulates-in-roundup-ready-gm-soybeans-bohn-t-et-al-2014/, frankenfoodfacts.blogspot.fr/2016/04/review-of-compositional-differences-in.html ). J’ai aussi fait quelques petites recherches sur l’auteur de la première critique (https://www.biofortified.org/2015/08/better-know-a-scientist-entomologist-amelia-jordan/), pour voir quel background elle avait. Il s’avère que c’est une jeune diplômée. Et concernant le site de l’interview, il est cité assez négativement par des sites activistes anti-OGM, positivement par d’autres (qui généralement défendent les OGM). Relevons néanmoins que c’est une ONG qui publie l’ensemble de ses soutiens sur le site. Bref on se retrouve encore une fois devant une bataille entre le pour et le contre ne sachant pas vraiment qui a raison vu que chaque site défend son point de vue.

        En conclusion, il y a quelques doutes qui sortent lorsque que l’on commence à s’intéresser au papier. Tout n’est pas aussi clair que l’on pourrait croire, ce qui est évident lorsque l’on s’attaque à un sujet hautement sensible.

        1. @ Pierre B.

          Merci d’abord de m’avoir lu. Je suis tout à fait d’accord avec vous: on ne sait plus à qui faire confiance. C’est la raison pour laquelle je dis qui est derrière Wackes Seppi (« Joseph garnement » en Alsacien, paraît-il): André Heitz, l’auteur de cet article, qui aurait travaillé à l’O.N.U. dans les brevets agronomiques avant de devenir lobbyiste, selon ce site:

          http://www.combat-monsanto.org/spip.php?article1069

          qui lui non plus n’est pas neutre: comment en sortir?

          « Dans le Doubs, abstiens-toi! »

          Pendant ce temps-là, certains comme Claude Bourguignon – lien:

          https://www.facebook.com/NousSommesAnonymous/videos/1714557815433970/?pnref=story

          – s’intéresse à un autre aspect, en plus des pesticides, mais avec le même défaut de se vouloir scientifique (c’est peu contestable) en biologie et microbiologie des sols mais, en même temps, de défendre sa science et forcément ses idées y compris auprès du ministre S. Le Foll, avec plusieurs vidéos sur internet. Franchement, j’ai tendance à lui faire confiance, mais avec le même doute de Candide.

          On peut bien regretter le temps où les articles de publications internationales comme l’américain « Nature » disait la « Vérité » scientifique du moment, mais ce temps ne reviendra pas … et l’état n’a pas les compétences scientifiques (ses chercheurs, l’administration mais pas les moyens) pour remplacer « Nature » ou d’autres de même niveau.

          Quand on lit que Wikipédia, dont la noblesse de la tache ne fait pas de doute, se fait manipuler par certains (suivez mon regard), on se rend compte qu’on ne peut compter que sur son intelligence critique pour conserver son libre arbitre et vivre dans un doute permanent, loin des certitudes rassurantes que beaucoup veulent nous vendre, évidemment!

          Bon courage!

  9. cette histoire est trop drôle , on remplace quelque chose de virtuellement cancérigène pour un produit cancérigène certain : l’essence de la débroussailleuse ,le gaz de sa version thermique ou pire le charbon de l’électrique et ne parlons pas de la faux , mortelle, du mouton générateur de méthane etc

  10. l’article tombe dans le panneau en défendant un produit « en soi », alors qu’en la matière, « c’est la dose qui fait le poison », ce que rappelle d’ailleurs le travail des évaluateurs : « le glyphosate … aux expositions alimentaires prévues ».

    Quant à la fiabilité des études à charge, on n’oubliera surtout pas que « Most Published Research Findings Are False »
    http://journals.plos.org/plosmedicine/article?id=10.1371/journal.pmed.0020124
    En effet, statistiquement, si vous rassemblez des sujets et choisis au hasard et exposés à un agent quelconque , même parfaitement inoffensif, la liste des pathologies possibles est assez longue pour que statistiquement ces sujets soient un peu plus que la moyenne exposé à l’un ou l’autre désordre, de sorte que l’agent inoffensif est quand même corrélé significativement (> 0.9) avec la maladie dans le cadre de l’étude.
    Et c’est bien sûr encore plus vrai si vous avez un biais d’échantillonnage, augmentant la proportion de gens qui présentent un désordre précis pour une raison quelconque (génétique, professionnelle, environnementale …)
    L’auteur a donc raison de se moquer du changement d’accusation, c’est effectivement un signe (pas infaillible, mais sérieux) de l’innocence de l’accusé

    En fait les études de corrélation sur un agent devraient simplement être interdite de publication parce qu’elles ont 99% de chance de lancer sur une fausse piste et de provoquer une peur injustifié, avec pour effet d’orienter le public vers des solutions pires. Il est important d’identifier le mécanisme précis qui provoque l’effet allégué, dans le cas contraire, on n’a rien.

    1. Bonjour, vous avez totalement raison. Les études sur les mécanismes sont les plus solides. Ne reste plus qu’à convaincre les épidémiologistes. D’ici la, combien de personnes auront eu un cancer ?

      1. @ Robert Bellé

        C’est exactement ça!

        Convaincre les épidémiologistes va être compliqué: un scientifique travaillant avec des statistiques, SANS BUT PRÉDÉTERMINÉ DE RÉSULTAT, sera le premier à chercher tous les « biais » qui peuvent décrédibiliser son travail qui n’a donc rien de simple.

        Je dois dire ici que les études scientifiques médicales, s’adressant à des bacs + 7, se doivent d’être incontestables: tout autre groupe de professionnels pouvant prouver l’inverse jouira d’une audience sans pareil: il y va d’une réputation à titre définitif!

        Les méthodes d’étude (de médicament: c’est le plus compréhensible) sont d’une rigueur rarement imitée: quand le praticien ignore si il prescrit un principe actif ou du sucre, à un patient qui ignore ce qu’il prend, les résultats constatés par les mêmes et communiqués anonymement à des statisticiens inconnus des premiers intervenants (patients et médecins), on a le droit de revendiquer une objectivité … qui donnera pourtant des réponses statistiques: le nombre de résultats bénéfiques dus au sucre ne sera pas nul et doit être déduit du nombre de « bénéfices du médicament », le nombre d’abandons du traitement (ou pas) pour effet secondaire doit aussi être tenu pour compte et communiqué, effet par effet.

        Eh bien, même dans ces conditions, on n’obtient de résultats, par des praticiens différents, géographiquement, que dans des « fourchettes », raison pour laquelle je défends l’idée que la vérité médicale n’est que statistique à X% de chances ou de risques, loin du besoin de certitude du patient qui a besoin de se voir rassuré! Et je laisse aux autres les pronostics!

        Par rapport à @ P, on peut dire, maintenant, que le Coca ne donne pas le cancer, mais que les sucres qu’il contient sont des facteurs d’obésité chez certains, obésité qui semble être un « co-carcinogène »: vous trouver ça clair?

        1. Dernier paragraphe : c’est clair pour moi , mais j’ai une culture statistique solide …

  11. Sur le Glyphosate.
    Cela fait maintenant 30 ans que la première plante résistante au glyphosate a été obtenue par transfert d’un gène de l’enzyme bactérienne provenant de Salmonella typhimurium sélectionnée pour un gène de résistance mutant. C’était un Pétunia. Le glyphosate est une molécule très simple avec seulement un résidu phosphate d’un côté et un carboxyle de l’autre. Point de souffre, métaux lourds, susceptibles de rester dans la matière verte ou dans le sol. Cette petite molécule inhibe spécifiquement l’EPSP synthase (le P vient de phosphate), enzyme exclusivement présente chez les plantes autotrophes et chez les bactéries capables de synthétiser les trois acides aminés cycliques (tyrosine, phénylalanine et tryptophane). Les cellules animales ne possèdent pas cette enzyme et ne sont pas affectées par la mort cellulaire par manque de ces acides aminés, qu’elles reçoivent de leur alimentation. J’ai toujours considéré cette découverte comme géniale. Je ne suis pas sûr de l’auteur de cette découverte. Est-ce vraiment Monsanto ? De nombreux crédits publics, notamment européens, ont financé toute les mises au point de méthodes de transformation génétique avec ce type de gène marqueur comme moyen de sélection des cellules transformées. Bien entendu, Monsanto a utilisé la molécule et aussi l’idée machiavélique de fabriquer à la fois l’herbicide et les plantes cultivées « qui vont avec ».
    Quand une molécule doit être testée pour ses effets cancérigènes, il faut d’abord voir si elle est mutagène. Pour le glyphosate, il est clair qu’il faut des cellules insensibles par nature (sans activité EPSP synthase). Ensuite, si l’activité mutagène est prouvée, il faut des cellules susceptibles de devenir malignes. Dans une troisième étape, il faut des animaux entiers. J’attends la vulgarisation des résultats des deux premières étapes avec la même publicité que celle qui a été faite des expériences Seralini sur des rats d’une lignée à haute fréquence de transformation spontanée de cellules normales en cellules cancéreuses, et qui n’ont donc aucune valeur, puisqu’elles nécessitent un traitement statistique, sur des nombres élevés.
    Le glyphosate est détruit dans le sol ; si des concentrations infimes restent dans les eaux de surface, c’est que le sol a reçu une dose trop forte par rapport à sa capacité de détruire la molécule. Cela peut être le cas si des variétés GM (génétiquement modifiées) rendues résistantes au glyphosate sont semées année après année. Toutefois, la suppression de la vente de cette molécule aura des conséquences même si on n’utilise pas de variétés GM. Les écologistes sont-ils prêts à prendre la pioche, à arracher, rassembler, composter les plantes non désirées avant une culture ? Va-t-on remplacer une substance utile et sans danger démontré par des procédés polluants ou par d’autres substances dont les propriétés cancérigènes sont démontrées ?
    Je vois là la haine de la science et de la technologie. Dans ce domaine de l’agriculture et de l’environnement, beaucoup de chercheurs auront travaillé pour rien, avec de l’argent public dépensé en pure perte, pour satisfaire le fantasme et la peur irrationnelle diaboliquement entretenus parmi la population.

    1. Les écologistes sont-ils prêts à prendre la pioche, à arracher, rassembler, composter les plantes non désirées avant une culture ?
      Quelques uns, oui. La plupart sont prêt à VOUS FAIRE prendre la pioche (ou même pas de pioche : du terrassement à la petite cuillère voir à main nues, pour eux ça fait de l’emploi ….)
      L’écologisme se prétend de gauche, en réalité il est ultra-conservateur, et même réactionnaire. Plus à droite, y a pas, même le FN est un ramassis de gauchistes à leur coté

      1. Tout à fait.
        Comme en Autriche, bonnet blanc ou blanc bonnet 🙂

    2. @ Dulieu

      Il est dommage que vous vous manifestiez si tard!

      Je ne connais pas vos compétences scientifiques à l’appui de vos affirmations mais si elles sont corroborées par des observations sur le terrain, il est tard pour venir éclairer notre lanterne et remettre le débat sur le plan scientifique qu’il n’aurait jamais dû quitter pour aborder, bêtement, je vous l’accorde, des polémiques stériles sur l’idéologie ou la politique, ce qui dépasse nettement ce seul site de Contrepoints.

      Vous conviendrez, par seul exemple, que je m’étonne qu’on trouve dans les urines de bien des gens, cette molécule de glysophate et non ses métabolites de phosphates et carboxyles: il existe donc, au moins, un usage excessif.

      Et vous n’êtes pas sans savoir que ce sujet polémiste est largement exploité partout, dans les médias, tant la presse qu’internet.

      Pour moi (mais je ne suis pas seul) qui recherche un peu d’objectivité sur ce sujet qui m’est étranger, vous auriez pu être autrement utile.

      Bonne soirée.

      1. glyphosate dans les urines : A quelle dose ???
        De nos jours, avec les moyens dont disposent les labos, ont peut mettre en évidence n’importe quelle molécule, de l’ordre du picogramme, ce qui est normal ; tout finit par se mélanger dans la nature, mais ces doses infinitésimales n’ont aucune conséquence. C’est facile d’organiser des coups médiatiques en faisant de telles analyses pour faire peur et influence des politiques qui n’ont jamais mais les pieds dans un labo. Savez vous par exemple que l’on peut facilement mettre en évidence des molécules d’arsenic dans des cheveux chez les personnes non exposées (n(habitant pas dans les zones d’extraction ou industrielles) qui est le seul pesticide reconnu comme cancérigène avéré (mais interdit depuis quelques années) ! comme on pourrait mettre aussi en évidence des perturbateurs endocriniens naturels (naringinine) après avoir mangé une orange par exemple …

    3. je me souviens de l’arrivée du glyphosate vu du coté de la concurrence… bon produit, efficace,large efficacité,peu toxique sinon à l’époque sans effet toxique.. et c’est toujours le cas… il faisait peur…

  12. Comme pour beaucoup de sujets! L’écologie se nourrit d’idéologie! Nos verts ne sont que de pauvres représentants d’une partie de l’extrême gauche, anticapitalistes, anti-progrés ardents défenseurs de la décroissance et du retour à l’age de pierre.

    Aucune étude sérieuse n’a démontré la toxicité du glyphosate!

    Les verts manient la désinformation, ils remplacent les études scientifiques par des raisonnements simplistes.

    Les médias complices par paresse intellectuelle, relaient leur propagande mensongère et anxiogène jusqu’à ce que le peuple finisse par gober tout cru l’ensemble de leurs inepties.

    On pourrait en sourire mais ce qui est grave, c’est le retard scientifique que la France accumule dans beaucoup de domaines ( ogm, soins des plantes, gaz de schistes, nucléaire…etc…).

    Le plus ironique dans cette situation, c’est que ce sont bien les produits phytopharmaceutiques qui ont permis à la France d’obtenir l’autosuffisance alimentaire après la guerre. Autosuffisance qui a engendré cette génération de « bobo cool », de beatnicks new age dégénérés qui n’a jamais connu le ticket de rationnement!

Les commentaires sont fermés.