Le retour de la fessée

Peut-on tolérer certains actes comme les gifles ou les fessées, violences que le droit qualifie généralement de légères, mais violences tout de même ?

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Le retour de la fessée

Publié le 14 mars 2015
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Par Roseline Letteron.

Putto spanking credits M Rafik (CC BY-NC-SA 2.0)
Putto spanking credits M Rafik (CC BY-NC-SA 2.0)

 

L’éducation des enfants suscite, depuis bien longtemps, des débats passionnés. Peut-on tolérer certains actes comme les gifles ou les fessées, violences que le droit qualifie généralement de légères, mais violences tout de même ? La question revient dans les médias à l’occasion de la publication d’un texte du Comité européen sur les droits sociaux, texte adopté le 12 septembre 2014 et publié le 4 mars 2015. Très clairement, il prend position contre les autorités françaises qui ont choisi de ne pas légiférer dans ce domaine.

L’existence du débat

Nul ne conteste l’existence même de ce débat qui présente un caractère international. Certains États ont voté des lois prohibant expressément ce genre de pratiques. Tel est le cas de la Suède, pays pionnier dans ce domaine, puisque le législateur est intervenu dès 1979. Trente cinq ans après, c’est-à-dire plus d’une génération plus tard, le livre du psychiatre David Eberhard dénonçant « ces enfants gâtés à qui on a laissé le pouvoir » suscite dans le pays un important débat, certains demandant l’abrogation de la loi de 1979. D’autres États comme la France ont sanctionné ces pratiques en utilisant le droit commun applicable aux mineurs. On voit alors se développer la revendication inverse, et diverses ONG demandent avec insistance l’intervention du législateur  français pour ériger la gifle ou la fessée en infraction pénale. Le caractère dissuasif de le peine est alors censé entraîner la disparition pure et simple de ces violences.

Nul ne conteste que l’autorité parentale doit pouvoir s’exercer autrement que par la violence. Il n’en demeure pas moins que le débat sur les causes et les conséquences psychologiques de ces pratiques relève d’abord des pédiatres et des pédopsychiatres. La question des instruments juridiques de nature à empêcher les violences à l’égard des enfants est d’une autre nature.

Un débat juridique biaisé

Le problème est que, pour le moment, le débat juridique est parfaitement biaisé, pour ne pas dire manipulé. Le Monde titre ainsi, dans son édition du 2 mars 2015 : « La France condamnée pour ne pas avoir interdit gifles et fessées », formule reprise par Huffington Post, et à peine modifiée dans Le Parisien. Ce dernier affirme que la France est « sanctionnée » par le Conseil de l’Europe. Les formules sont percutantes à souhait, mais elles ont l’inconvénient d’être fausses.

La France ne fait l’objet d’aucune condamnation. Le texte présenté comme tel est une « décision sur le bien-fondé« , c’est son nom officiel, prise par le Comité européen des droits sociaux (CEDS). Organe du Conseil de l’Europe, il a pour mission d’apprécier la manière dont les États appliquent la Charte sociale européenne. Il est composé de quinze experts indépendants et impartiaux élus par le Comité des ministres pour un mandat de six ans, renouvelable une fois. Il peut être saisi de « réclamations collectives » effectuées par différents groupements, associations, syndicats, ONG auxquels le Comité donne un agrément.

L’intérêt britannique pour les libertés

C’est précisément une ONG britannique, l’Association for the Protection of All Children, APPROACH, association dont l’objet principal est la lutte contre les châtiments corporels infligés aux enfants, qui a saisi le CEDS d’une « réclamation collective ». La « décision sur le bien-fondé », se borne à estimer que le droit français viole la Charte sociale européenne, sans formuler aucune condamnation. En d’autres termes, le texte a la valeur d’une expertise juridique et est totalement dépourvu de puissance normative.

On observe avec intérêt que nos amis britanniques s’intéressent beaucoup à l’état des libertés dans notre pays. Tout récemment, dans l’affaire S.A.S. c. France du 1er juillet 2014, la requérante qui se plaignait devant la Cour européenne des droits de l’homme de ne pouvoir  porter un voile intégral dans l’espace public français était défendue par un cabinet britannique. Différentes ONG anglo-saxonnes étaient d’ailleurs venues contester la conception française de la laïcité. Ces efforts avaient pourtant été déployés en vain, puisque la Cour européenne avait finalement déclaré la loi du 10 octobre 2010 conforme à la Convention européenne des droits de l’homme.

Il apparaît tout de même naturel que les Britanniques s’intéressent aux châtiments corporels dont les enfants sont victimes, car c’est précisément sur ce sujet que le Royaume-Uni fut pour la première fois condamné par la Cour européenne des droits de l’homme dans l’arrêt Tyler de 1978. La Cour qualifie alors de « violence institutionnalisée » un châtiment corporel infligé à un adolescent de quinze ans dans l’île de Man, châtiment infligé avec le concours des policiers locaux. Plus tard, dans un arrêt A. c. Royaume-Uni du 23 septembre 1998, la Cour condamne le droit britannique qui tolère encore le châtiment corporel sur des enfants à condition qu’il soit « raisonnable ».

L’article 17 al. 1 de la Charte sociale européenne

Quoi qu’il en soit, l’argument unique du Comité réside dans la violation de l’article 17 al. 1 b)  de la Charte sociale européenne ratifiée par la France en 2002. Or, cette disposition se borne à énoncer que les États parties s’engagent « à protéger les enfants et les adolescents contre la négligence, la violence ou l’exploitation« .

Le droit français viole-t-il cette disposition ? Rien n’est moins certain. Il suffit de la lire pour comprendre qu’elle impose seulement de protéger les enfants contre la violence, y compris celle infligée par leurs proches. Les instruments juridiques de cette protection demeurent à la discrétion des États, et il n’est mentionné nulle part qu’ils sont tenus d’adopter une législation particulière interdisant les châtiments corporels.

Le droit français réprime les châtiments corporels

Le droit pénal français permet de punir les auteurs de châtiments corporels. C’est ainsi que l‘article R 222-13 al. 1 du code pénal (c. pén.) punit de trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende les violences légères infligées à un mineur de moins de quinze ans. Quant aux violences « habituelles« , elles sont réprimées par l’article R 222-14 c. pén. et leur auteur peut risquer entre cinq et trente ans de prison, selon les conséquences pour la victime de ces mauvais traitements.Les juges n’hésitent pas à sanctionner ces pratiques.

La Cour d’appel de Douai, dans une décision du 29 septembre 2010 confirme ainsi la condamnation d’un homme coupable d’avoir donné trois coups de ceinture à la fille de sa compagne, une enfant de sept ans. Le tribunal correctionnel de Limoges, en octobre 2013, condamne à son tour pour coups et blessures volontaires un père qui a reconnu avoir battu son fils de neuf ans. Le tribunal administratif de Nancy, le 16 novembre 2004, admet la légalité de la sanction d’un cadre socio-éducatif accusé d’avoir donné une fessée à un enfant. En l’espèce, il considère qu’une exclusion de deux années est excessive, tenant compte du fait que les faits ne sont pas clairement établis. Enfin, la Cour d’appel de Rouen, intervenant en matière civile le 10 mai 2007, n’hésite à priver de son droit de visite et d’hébergement le père divorcé qui a admis avoir donné deux fessées à son fils. Le système juridique français n’est donc pas sans moyens pour réprimer des comportements violents à l’égard des enfants, même s’il s’agit de violences légères.

Dans ces conditions, l’idée, largement développée dans la presse, selon laquelle le texte publié par le CEDS serait une sorte d’avertissement adressé à la France avant sa condamnation par la Cour européenne des droits de l’homme semble relever de l’incantation. D’une part, la Cour n’est évidemment pas liée par ce texte. Surtout, il lui appartiendra, si un jour elle est saisie, d’apprécier la conformité du droit français à la Convention. Or rien ne permet d’affirmer que le droit français ne réprime pas les violences infligées aux enfants. Le débat portant sur l’opportunité ou non de voter une loi spécifique dans ce domaine élude les problèmes essentiels. Pense-t-on réellement que l’intervention du législateur suffira à mettre fin à des pratiques qui n’ont rien de rationnel, mais sont souvent le résultat de sentiments divers comme l’impuissance, la colère ou la peur ? Si une telle loi donne satisfaction aux associations actives dans ce domaine, elle ne résout d’ailleurs pas le problème essentiel de la preuve.

Dans un tel domaine, les poursuites pénales se heurtent à différents obstacles : les enfants ne dénoncent généralement pas leurs parents, les professeurs comme les services sociaux ne voient pas toujours les traces physiques ou psychologiques de ces violences. Il serait sans doute bien préférable de faire des efforts dans le suivi des enfants, mais aussi dans l’utilisation par les juges, parfois prompts à classer des affaires jugées peu importantes, de dispositions pénales qui existent et qui doivent être appliquées.

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  • Ce sujet est tellement complexe, il y a des événements que les enfants peuvent percevoir comme bien plus violents qu’une fessée. Savoir ressentir la souffrance c’est savoir ressentir le plaisr aussi, ne rien ressentir c’est la mort de l’âme. Bien sur une fessée à un enfant, peut être que 2 h avant, on lui faisait un câlin. Il faut un équilibre et un sens au chose, mais il y a des familles avec des situations tellement difficiles, que je comprend qu’on veuille épargner au maximum les enfants, nous, adultes.

  • « …le débat juridique est parfaitement biaisé, pour ne pas (dire) manipulé. Le Monde titre ainsi, dans son édition du 2 mars 2015 : « La France condamnée pour ne pas avoir interdit gifles et fessées », formule reprise par Huffington Post, et à peine modifiée dans Le Parisien  »

    Le fond du sujet concerne la violence physique dans l’éducation des enfants, les lois qui la condamnent, leur applicabilité et l’avis rendu par le CEDS sur la manière dont la France respecte l’article 17 al. 1 b) de la Charte sociale européenne suite à la demande collective d’une ONG britannique.
    ( Les violences psychologiques semblent moins émouvoir )

    A côté du sujet de fond, un deuxième point s’avère digne d’intérêt… au lieu de se limiter à son rôle de relai, la presse française telle une chorale bien huilée sans voix dissidente, transforme l’avis ou expertise juridique rendu par le CEDS en une condamnation.
    Par ignorance, par négligence ou par manipulation délibérée ?

    Les mots ont un sens, expertise ne vaut pas condamnation.
    Ces « raccourcis » hâtifs laissent tout à craindre sur la manière dont l’information subit de curieuses déformations volontaires ou non, y compris dans les journaux  » de référence  »

    Hier, les gros titres concernaient le retour imminent « des survivants » et « des rescapés » du crash d’hélicoptères en Argentine…
    Qui sont les survivants d’un accident au cours duquel tous les passagers sont morts ?
    Faut-il en conclure simplement que le survivant fait plus d’audience que le témoin ou le compagnon d’aventure, de même que la condamnation frappe les esprits autrement plus que l’expertise…

  • Merci pour cette mise au point. Sur le fond, il s’agit bien que des associations forcément bien pensantes poussent les États à légiférer jusque dans la vie privée des citoyens. Et dans une conception de liberté et de responsabilité individuelles, c’est inacceptable.
    Pour ma part, je pense que lorsque l’État laisse croire aux enfants qu’ils ont tous les droits, il leur fait bien plus de mal que leurs parents avec une fessée symbolique. Je me souviens de ma fille de 8 ans rentrant de l’école en brandissant fièrement la charte des droits de l’enfant. Piètres éducateurs que ceux qui donnent à des gamins un texte qui a été élaboré à destination des adultes!
    On ne le dira jamais assez: la liberté s’élabore dans le cadre de limites qui sont simplement le droit des autres à bénéficier aussi de la liberté. Les moyens pour ce faire sont de la responsabilité éducative des parents. Toujours est-il que les jeunes qui n’ont pas ce cadre apprennent la licence qui est la pire perversion de la liberté. La licence, c’est faire ce qu’on veut, la liberté, c’est vouloir ce qu’on fait.

    • c’est un problème aujourd’hui: tout le monde a des droits mais personne n’a des devoirs. perso, rien ne m’agace plus que tous ces gens (notamenent les minorités) qui réclament toujours plus de droits, qui veulent avoir des privilèges. il n’y a pas de droits sans devoirs. de manière général, cela montre la déresponsabilisation collective, les gens à cause de l’état providence sont complètement déresponsabilisés. il n’y a qu’à voir le nombre de gens qui croient que la liberté c’est faire ce que je veux et qui ne comprennent pas que la liberté implique toujours la responsabilité

    •  » la licence, c’est faire ce qu’on veut , la liberté , c’est vouloir ce qu’on fait  »

      trés bonne maxime ! c’est de vous ?

  • la violence psychique peut être bcp plus violent et traumatisant qu’une fessée ou une gifle. or si on interdit la fessée ou la gifle, cela augmenterait cette violence psychique. perso, j’ai jamais été traumatisé parce que j’ai recu une fessé. l’état doit arrêter de se mêler de cequ’il ne regarde pas: les rapports familiaux sont privés. l’éducation est du domaine des parents et non pas de l’état qui ne doit intervenir que en cas de manquement grave des parents dans l’éducation des enfants (si un parent bats son enfant,…). moi, je serais ravi de voir comment sont les enfants de tous ces gens voulant interdire la fessé car j’ai remarqué que les enfants avec une éducation sévère s’en sortaient mieux que les enfants avec une éducation laxiste. ces ong se prennent pour qui ??? de quel droit ils veulent imposer leurs visions des choses à tout le monde??? ces gens feraient bien de s’occuper de ce qu’ils les regardent. le conseil de l’europe (qui n’est pas la même chose que l’ue) n’a absolument rien de démocratique (au moins l’ue a un parlement élu), pourtant cette organisation impose bcp de choses aux états. le pouvoir de la cedh est absolument délirant, la cedh déduit pleins de choses de la convention européenne des droits de l’homme (des droits qui n’ont jamais été marqués dedans,….). tout juge doit interpréter mais il y a des limites à cette interprétation, elle ne peut pas être trop large. or cela fait longtemps que la cedh a dépassé la limite

    • Un coup de baton sur les fesses par dessus le vetements est mois cruel que des punitions humillantes utillisée dans certaines écoles comme le bonnet d’ane…

  • http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/03/13/01016-20150313ARTFIG00402-interdiction-de-la-fessee-70-des-francais-disent-non.php
    vive la démocratie, la majorité des francais sont contre l’interdiction mais pourtant une petite minorité réussit à imposer sa volonté. (à noter que là, on n’a pris l’ensemble des francais mais que si on faisait un sondage juste au près de gens qui ont des enfants, le chiffreserait bcp plus élevés. ce n’est pas pour rien si ce sont les gens de 35 ans (ceux qui ont des enfants en bas âge) qui sont le plus opposé à l’interdiction de la fessée). bien sûr, la minorité bien pensante sait mieux que les parents ce qu’il faut faire pour une bonne éducation

  • « Celui qui ménage sa verge hait son fils » (Prov 13 :24)
    « La folie est attachée au coeur de l’enfant, La verge de la correction l’éloignera de lui » (Prov 22 :15)
    « N ‘épargne pas la correction à l’enfant, si tu le frappes de la verge, il ne mourras point. En le frappant de la verge, tu délivres son âme du séjour des morts. » (Prov 23 :13-14)
    Voyez ce qui vous reste à faire pour sauver l’âme de vos enfants

  • Désolée mais on ne frappe personne sauf légitime défense qui n’est pas applicable à un enfant tant qu’il ne frappe pas ses parents. Il existe des punitions non physiques tout aussi efficaces.

    Frapper un enfant c’est lui montrer que la violence peut être une solution à des problèmes. C’est lui montrer qu’on peut frapper plus faible que soit (car bien entendu les parents sont laches et frappe leur enfant tant qu’il font pas une tête de plus qu’eux car après c’est une autre histoire).

    La violence est la solution de facilité. Mais elle débouche plus tard sur la violence domestique entre adulte.

    Donc on ne touche pas aux enfants.

    • La façon d’éduquer vos enfants ne regarde que la sphère privée. Ce n’est pas l’état et encore moins tous ces psy avec leur toutes-les-études-nous-montrent-que-blablabla qui m’arrêterons de donner une correction à ma fille si celle-ci le mérite.

    • « La violence est la solution de facilité. Mais elle débouche plus tard sur la violence domestique entre adulte » la très grande majorité des adultes aujourd’hui ont recu des fessés pendant leur enfance, ils ne sont pas spécialement violent. il n’y a pas si longtemps que cela (années 60 ) pour punir un enfant qui avait fait une grave bétiste, la plupart des parents utilisaient le ceinturon. quand un enfant en bas d’age est turbulant, le meilleur moyen de le calmer c’est une petite fessée. « C’est lui montrer qu’on peut frapper plus faible que soit (car bien entendu les parents sont laches et frappe leur enfant tant qu’il font pas une tête de plus qu’eux car après c’est une autre histoire) » on ne parle pas de battre un enfant, juste de lui donner une fessé, il ne faut pas exagéré. et cela lui montre que si il se comporte mal, il sera puni. j’ai recu des fessés dans mon enfance et je ne crois pas qu’on puisse frapper plus faible que soi. ce qui est lache c’est les parents qui sont laxistes, qui laissent leurs enfants faire n’importe quoi. ces enfants deviennent des enfants roi, ils deviennent arrgoeants et se croient tout permis. ce qui nuit plus tard une fois confronté à la vie réelle

    • vous avez des enfants ???

    • Ce que vous dites, Adèle, est vrai pour la très grande majorité des enfants. Pour l’avoir vécu, il peut y avoir des cas où la punition physique est le seul recours pour obliger l’enfant à reconnaître des limites. Cela doit être exceptionnel, non brutal et ne doit pas s’appliquer sous l’effet de la colère. Le but n’est évidemment pas de faire mal à l’enfant.
      Pour le cas général, interdire toute fessée relève du déni de réalité. C’est comme la dissuasion nucléaire: ce n’est pas fait pour s’en servir. On peut seulement envisager, vu que le monde n’est pas parfait, que la possibilité d’une violence évite un mal plus grand.

      •  » le but n’est évidemment pas de faire mal à l’enfant …  »

        alors c’est soit une caresse , et j’emet des doutes que l’enfant reconnaisse la limite, ou alors un atouchement … et là , vous allez avoir des problèmes !

        le but est bien évidemment de faire mal à l’enfant , mais de manière proportionné à la faute commise.

    • « Frapper un enfant c’est lui montrer que la violence peut être une solution à des problèmes.  »
      En effet. C’est la triste réalité.
      « C’est lui montrer qu’on peut frapper plus faible que soit »
      Egalement vrai. Le monde est injuste, hein?

      Vous voyez quand vous voulez! Vous aussi vous pouvez être réaliste!

      Vous progressez dans le monde merveilleux de la réacosphère néo-fasciste, mais faites attention tout de même: si vous décrivez trop ouvertement la réalité, vous risquerez d’être la cible de la justice bien-pensante du camp du bien. :mrgreen:

    • Juste une question : vous avez des enfants ?

    • vous n’avez jamais du élever un chien …

    • Il n’est pas question de faire violence aux enfants maisil est absolument necessaire que les enfants sachent que la fessée ou les oreilles tirées etc etc soient une possibilité; Parfois la menace suffit largement a faire règner l’ordre et le respect; C’est avec des raisonnements comme les votres que certains jeunes finissent par cracher a la figure de leurs parents ou que certains profs se retrouvent complètement débordés par des jeunes futurs voyoux; Cet « état de droits « pour tout le monde et de devoirs pour personne conduit a la chienlit pour tous

  • Quand j’étais petit, j’allais souvent aux manèges avec mes amis. Je me rappelle qu’il y avait là un grand de 12 ans qui nous embêtait tout le temps et qui gâchait notre après-midi. Un jour, un papa est venu et lui a donné une gifle devant tout le monde. Il a continué de venir mais ne nous a plus jamais embêté.

    Je n’ose même pas imaginer ce scénario aujourd’hui: on en parlerait au 20h00 !

    • pareil avec un voisin : je lui ai fait comprendre avec un gros baton de bambou que je n’était pas quelqu’un qui se laissait monter sur les pieds :

      ça m’a couté un max, mais il n’ai jamais revenu …

  • Et que dire de l’extrême violence imposée aux enfants musulmans à travers la circoncision (=mutilation génitale), acte qui touche à leur intégrité physique de manière irrémédiable sans leur consentement. Cette pratique est bien sûr contraire aux principes des Droits de l’homme mais aucun politique ne semble concerné par cette atteinte à la liberté individuelle de rester  » entier » .En comparaison l’histoire d ela fessée est bien dérisoire.

    • Exellente riposte qui m’a valu l’exclusion d’un certain site a commentaires, il est vrai que je n’avais pas cité des enfants musulmans mais d’ autres également circoncis et mutilés sans leur consentement, ceci explique peut etre cela !

    • Ayez l’honnêteté de reconnaître, au moins, que les enfants musulmans ne sont pas seuls à vivre ceci. Belle mémoire sélective.

  • il y a deux sortes de fessées .La plus ignoble consistant à battre jusqu’au sang un enfant alors que la simple tape par dessus les habits aura eut pour effet de calmer les crises de nerfs certains enfants entrant en transe suite au refus du parent résistant à lui acheter ceci ou cela
    Mais il en existe une célèbre à laquelle il n’y a aucun interdit,la fessée électorale et qui elle ne sera jamais punissable

    • « La plus ignoble consistant à battre jusqu’au sang un enfant  » désolé mais ce n’est pas une fessée mais un passage à tabac. il est évident que dans l’esprit des gens, la fessé s’est quelque chose de léger, c’est une simple tape

    • pour aller jusqu’au sang, comme vous dites, il faut au moins un bon ceinturon de cuir , ou du noisetier …

      on est alors plus dans la correction , mais dans la pathologie !

  • J’ai élu domicile dans le pays le plus civilisé du monde, le Japon. À l’école primaire le châtiment corporel est de mise, des coups de baguette de bambou sur les doigts. Mais il est rare que le personnel enseignant en arrive à cette extrémité. On apprend aux enfants le respect d’eux-mêmes et des autres, le respect du bien public, la propreté, la politesse et enfin, à l’école comme à la maison, le respect de l’ordre donné. Cet état d’esprit est imbriqué dans la philosophie shintoïste qui englobe comme divinités toutes choses. Un repas est quelque chose de respectueux, d’ailleurs on fait un genre d’ablution très brève en début de repas et un bref rite de remerciement en fin de repas. Les enfants apprennent ce qu’est le respect tant dans la famille qu’à l’école. Où en est-on en Europe et en particulier en France ? On se masturbe les neurones pour savoir si quelques coups de règles sur les doigts risquent de traumatiser à vie ces chères têtes blonde ! Du foutage de gueule …

    • j’adore la scène du film  » furio  » , ou david bowie , sauve un officier britanique qui allait se faite décapiter en venant faire mimi à ryuichi sakamoto …

      comme disait lino ventura :  » ben voila ! avec un peu de bonne humeur , tout s’arrange … « 

  • Chère Roseline Letteron,
    Vous avez vraiment du temps à perdre à enfiler les mouches sur une question à laquelle la sagesse populaire a déjà répondu: « Qui aime bien châtie bien » (achtung: bien ne signifie pas beaucoup).

  • LGBT triomphe. Qui aura envie de faire des enfants, qu’il ne pourra éduquer à sa façon ?
    Certains commentateurs disent « tant que l’enfant ne frappe pas ses parents, ils n’ont pas à le frapper !!! » tout est dit.

    • Le mot « fessée » est ambigu.
      Il y a la fessée acte violent destiné à faire mal.
      Et il y a la fessée symbolique qui ne fait pas mal.

  • Je pensue que les chatiments corporels sont une nécéssité absolue mais uniquement si ils ne sont pas infligés au visage ou sur la peau nue.Et éventuellement en public mais uniquement dans les écoles ( pour les universités c’est plus difficiles vu qu’ils sont majeurs).Enfin je précise que je suis également pour la réintroduction des chatiments corporels comme sanction pénale et éventuellemnt infligé en public car cela est dissuasif;Mais n’a pas les effets destructeurs de la prison en plus de coûter peu d’agent.Toutefois il ne faudrait pas fouetter les condamnés jusqu’au sang comme à Singapour ou en Malaisie car cela est a mon avis exessivenet sevère.Dans ce cas on n’est plus dans une punition légitime infligée par le poujoir judiciare mais dans du sadisme pur et simple ( la province Indonésienne d’Acheh peut servir de modèle pour une application raisonavble des chatiments corporels).

    • Pourquoi vous pensez que les châtiments corporels sont une nécessité absolue?

      • Historiquement il n’y existe auccun autre moyen raisonable et qui n’est pas exessif…L’alternative etant l’humilliation a travers des insultes , des cris et autres sévices….

        • Je comprends, je n’aime pas tout ça, mais j’ai un rapport étrange à la souffrance et la douleur alors je suis une bien mauvaise interlocutrice pour vous à ce sujet.

      • Le débat est difficile car c’est notre affect et nos émotions qui prennent le pas sur notre raisonnement.
        Je dirais que l’absence de châtiments corporels entraînerait un accroissement considérable des violences psychologiques. Je pense sincèrement que les violences psychologiques sont terriblement plus néfastes que celles corporelles. J’ai eu mon lot de châtiments, et celles qui m’ont le plus marqué sont les punitions d’ordre psychologique (humiliation notamment). Le pire étant qu’elles ne venaient pas de mes parents mais de personnes qui aiment penser pour les autres.
        En fait, je pense que les châtiments, s’ils sont basés sur la passion et non sur la raison, sont effectivement néfastes. Les châtiments corporels, dans la plupart des cas interviennent immédiatement après une « bêtise ». Ce qui atténuerait le mauvais côté de l’expression de notre colère passagère en retour. La violence psychologique est plus vicieuse.
        Quoiqu’il arrive, il vaut mieux être clair et logique avec les enfants, et ne pas hésiter à reconnaître nos erreurs devant eux, car ce n’est pas parce que nous sommes soi-disant adultes, que nous n’avons plus rien à apprendre. L’adulte a une trop grande estime de lui-même alors que la plupart du temps, il n’est qu’un grand enfant.

        • Oui, ce que vous dites est sûrement vrai. J’essaie de comprendre et qd je n’y arrive pas, c’est horrible pour moi et on m’a appris à supporter la douleur ou la souffrance, dc je raisonne et je souffre ou j’ai mal, mais comme je sais que ce n’est pas bien de tout contenir, alors je fais tout pour souffrir et avoir mal, ensuite je pleure jusqu’à épuisement. Alors psychologique ou physique, pour moi, l’une ne va pas sans l’autre.
          Complètement d’accord, sur les enfants, même si cela est plus dur à faire qu’à dire!

  • En admettant qu’il soit souhaitable d’interdire la fessée, on se retrouve avec un gros soucis, très concret: comment fait-on respecter la loi? Pour empêcher la violence légère que constitue la fessée, quels moyens de coercition est-on prêt à employer? Infligera-t-on une amende? Une peine de prison? Une déchéance de l’autorité parentale? Un simple rappel de la loi? Qu’est-ce qui est proportionné au dommage que l’on cherche à éviter? Qu’est-ce qui est bon pour l’enfant lui-même? Est-ce que le discrédit porté à l’autorité parentale est plus grave ou moins grave que la fessée reçue par l’enfant?

    Il est certain que l’interdiction de la fessée sera violée. Le problème de la loi n’est pas de dire si la fessée est bien ou mal, mais de prévoir la réaction de la société si une fessée est donnée à un enfant. Sans l’usage de la force publique, la loi n’est pas crédible. Vous aurez besoin de la violence publique pour faire cesser cette violence familiale. Forcément.

    Tiens, c’est justement le problème qu’ont les parents qui fessent. Ils ont parfois besoin de faire usage de leur force d’adultes, pour faire cesser la violence enfantine. Et c’est précisément quand ils refusent d’admettre cette éventualité qu’ils se trouvent amenés à faire un usage disproportionné et dangereux de leur force. Une fessée donnée posément et à bon escient ne constitue ni un danger ni un traumatisme pour l’enfant, mais a une grande efficacité. Mais si on attend que les actes des enfants nous mettent vraiment en colère pour y mettre un terme, alors là on risque vraiment de faire quelque chose de regrettable et de mettre les enfants en danger.

    L’adulte dispose de moins en moins de moyens de faire appliquer les règles, mais il est de plus en plus responsable si l’enfant les transgresse. Dans certains lieux, l’enfant est assuré d’une impunité à peu près complète. Qui osera encore éduquer?

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L’affaire d... Poursuivre la lecture

Par Paul Zeppenfeld.

Pour faire face à la crise sanitaire et tenter de limiter les conséquences tragiques sur la vie des personnes, le gouvernement n’avait lésiné sur aucune mesure contraignante et donc restrictive de liberté : un confinement accompagné d’une attestation de sortie surannée, la fermeture des lieux de vie tels que les marchés, les cafés-restaurants et discothèques, des mesures de distanciation dans les bureaux, l’interdiction des rassemblements publics…

Seule l’obligation de porter un masque n’avait pas été retenu... Poursuivre la lecture

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